Ou la bataille pour l’émancipation et l’égalité de 1791 à nos jours








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Quelques dates clés de l’histoire des femmes,

ou la bataille pour l’émancipation et l’égalité de 1791 à nos jours
Journée internationale de la femme

1909 : 28 février création aux États-Unis de la Journée nationale de la femme (National Woman's Day) à l'appel du Parti socialiste d'Amérique

1911 : À la suite d'une proposition de la Clara Zetkin en août 1910, l'Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première Journée internationale des femmes et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. En Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, plus d'un million de personnes participent aux rassemblements.

1977 : les Nations unies officialisent la journée le 8 mars.
La femme libre, citoyenne, égale de l’homme ?

1328 : A la mort du dernier fils de Philippe le Bel, Charles IV, qui ne laisse aucun héritier mâle, il est affirmé (par référence à la loi salique, publiée en 508) que les femmes ne peuvent régner sur le royaume de France

1791 : Olympe de Gouges présente à la Convention la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prône l’émancipation féminine, notamment au travers de l’égalité entre les sexes. Selon son ouvrage, la femme devrait être considérée comme citoyenne à part entière ; (1793 : Exécution d'Olympe de Gouges guillotinée et le 8 novembre de Manon Roland, considérée comme l'égérie des girondins.)

1793 : Interdiction des clubs féminins. Les femmes n'ayant aucun droit politique, la Convention leur interdit de se réunir en club. L'assemblée craint que ces regroupements ne soient des réunions politiques.

1795 : Décrets interdisant aux femmes d'assister à toute assemblée politique, de s'attrouper à plus de cinq.

1804 : Le Code civil de Napoléon consacre l’incapacité juridique totale de la femme mariée. En effet le Code civil fait du mari le chef de famille : les femmes célibataires, les épouses et leurs enfants sont sous son autorité L’article 213 précise « le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari ». Il a l’autorité parentale, choisit le domicile conjugal et sa femme doit lui obéir. Elle ne peut pas effectuer d’action en justice, signer de contrat ou travailler sans l’accord de son époux. Seules la célibataire de plus de 21 ans, la veuve ou la divorcée sont émancipées.

1881 : Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d'épargne sans autorisation de leur époux.

1907 : Les femmes mariées peuvent disposer librement de leur salaire.

1907 : Les femmes sont électrices et éligibles aux conseils des prud’hommes.

1908 : Les "suffragettes" manifestent dans les rues de Londres. Quelque 250 000 femmes manifestent à Hyde Park, à Londres, pour demander le droit de vote des femmes. En 1918, elles obtiendront une première victoire avec l'octroi du droit de vote des femmes de plus de 30 ans. Les femmes britanniques obtiendront vraiment le droit de vote en 1928.

1909 : Loi instituant un congé de maternité de huit semaines (sans traitement) (1945 : Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé 50 pour 100.)

1919 : Déclaration pontificale en faveur du vote des femmes.

1915 : les femmes disposent de l'autorité paternelle en l'absence du mari et pour la durée de la guerre.

1920 : Les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l’autorisation de leur mari.

1936 : Léon Blum nomme trois femmes sous-secrétaires d'État.

1938 : Réforme des régimes matrimoniaux : suppression de l’incapacité juridique de la femme, l’époux conserve le droit d’imposer le lieu de la résidence et d’autoriser ou non l’exercice d’une profession par sa femme. Il garde l’autorité paternelle sur ses enfants.

1941 : Officialisation de la fête des mères.

1944 : Ordonnance d'Alger du Général de Gaulle qui accorde le droit de vote aux femmes. « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que de gaulle dans son Ordonnance du 21 avril 1944. L’engagement massif des femmes dans la Résistance est récompensé, mais l’idée que la politique est une affaire d’hommes perdure…

1946 : Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes dans tous les domaines.

1947 : Germaine Poinso-Chapuis est la première femme nommée ministre.

1970 : Remplacement de l’autorité paternelle par l’ « autorité parentale ». La notion de chef de famille est supprimée, les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille.

1974 : Françoise Giroud devient secrétaire d'État à la Condition féminine.

1980 : Marguerite Yourcenar rentre à l'Académie française.

1981 : Création du Ministère des Droits de la femme.

1983 : Loi Roudy qui interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe.

1991 : première femme premier Ministre Édith Cresson sous la présidence de François Mitterrand.

1992 : Vote de deux lois, l'une réprimant les violences conjugales, l'autre sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.

1999 : Réforme de la Constitution : la loi «favorise » l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. La parité entre dans les faits avec la loi du 3 mai 2000 et a été mise en application aux élections municipales de 2001.

2000 : Loi sur la parité qui favorise l'égalité d'accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux. Légalisation du travail de nuit pour les femmes. Malgré cela la France est en 2010 au 63e rang mondial pour la part des femmes au Parlement (18,9% à l’Assemblée – 21,9% au Sénat)
La fille, une élève comme les autres ?

1850 : La loi Falloux rend obligatoire la création d’une école de filles dans toute commune de plus de 800 habitants.

1861 : Julie Victoire Daubié, première bachelière.

1880 : La loi Camille Sée organise l'enseignement secondaire féminin, « Les filles sont aussi aptes que les garçons à recevoir l'éducation secondaire ». La Sorbonne s'ouvre aux filles. L'instruction des filles ne sera plus dispensée que par les seules écoles privées ou religieuses. Des externats sont institués laissant aux municipalités la possibilité de créer des internats. L'enseignement de la religion disparaît au profit de la morale. L'adoption de la loi Sée provoque un débat houleux à la chambre et au Sénat, notamment auprès de l'Église qui s'oppose à ce que l'on forme des "femmes libres penseurs"

1881 : Création de l’École normale supérieure de Sèvres formant les professeurs femmes de l’enseignement secondaire féminin.

1882 : Loi Jules Ferry instituant l'obligation de l'enseignement primaire pour les filles comme pour les garçons.

1884 : La faculté de droit accueille sa première étudiante : c'est une femme mariée qui vient accompagnée de son mari et du secrétaire de la faculté, par crainte du scandale...

1906 : Marie Curie (1867-1934) est la première femme à enseigner à la Sorbonne, elle reçoit le prix Nobel de chimie en 1911.

1913 : 12% de femmes à l'Université

1919 : création du baccalauréat féminin.

1924 : Les programmes d’études dans le secondaire deviennent identiques pour les garçons et les filles, entraînant l’équivalence entre les baccalauréats masculins et féminins.

1925 : Création de l’École polytechnique féminine, première école d’ingénieurs réservée aux femmes.

1959 : Mise en place progressive de la mixité dans l’enseignement secondaire.
La femme, une employée comme les autres ?

1838 : Première École normale d’institutrices.

1875 : Première femme française médecin.

1900 : Première femme française avocate (Au XXIe siècle, les avocates représenteront près de la moitié des effectifs).

1909 : Loi instituant un congé de maternité de huit semaines sans rupture du contrat de travail.

1920 : Les institutrices obtiennent l'égalité de rémunération avec les hommes.

1965 : La femme peut exercer une activité professionnelle sans l’autorisation de son mari. Interdiction de licencier une femme enceinte et pendant douze semaines après l’accouchement
La femme à égalité dans le couple ?

1792 : instauration du divorce

1816 : suppression du divorce sous Louis XVIII pour incompatibilité avec le catholicisme

1884 : Loi Naquet rétablit le divorce mais exclue le consentement mutuel.

1975 : le divorce par consentement mutuel est autorisé.

La femme, du « ventre qui enfante » à la maîtrise de son corps ?

Une liberté vestimentaire

1909 : Le port du pantalon n'est plus un délit si la femme tient à la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval.
Le contrôle de son corps : le refus du viol et la légalisation de l’avortement

1810 : selon l'article 317 du code pénal, l'avortement est un crime passible de la Cour d'assises (réclusion d'un an à cinq ans aussi bien la femme qui avorte que le tiers avorteur). Le praticien opérant l'avortement peut également se voir punir d'une amende et d'une interdiction d'exercer d'au moins cinq ans.

1920 : dans le contexte de la politique nataliste à la suite de la Première Guerre mondiale, la loi réprime fortement l'avortement (défini comme un crime) et interdit la propagande pour les méthodes anticonceptionnelles. Le gouvernement espère ainsi augmenter le taux de natalité, au détriment de la condition féminine.

1920 : en Russie, Lénine lève l'interdiction et la pénalisation de l'avortement, Staline l'interdit à nouveau en 1936 mais il est rétabli dans l'urgence en 1955 pour lutter contre la mortalité natale entraînée par les avortements clandestins.

1930’s : plusieurs pays (Pologne, Turquie, Danemark, Suède, Islande, Mexique) légalisent l'avortement dans certains cas particuliers (viol, menace pour la santé de la mère, risque de malformation du fœtus)

1942 : France, pendant le régime de Vichy, –de délit, l’avortement devient « crime contre la sûreté de l’État » et est puni de mort. Ce sera le cas de Marie-Louise Giraud, guillotinée en 1943 pour avoir pratiqué des avortements.

1955 : L’avortement thérapeutique est autorisé.

1967 : La loi Neuwirth autorise la contraception (Elle abroge la loi de 1920 qui interdisait toute contraception. Les décrets d’application sortiront en 1971 après quatre ans d’attente ; celle-ci sera remboursée en 1974).

1971 : La presse publie le manifeste des 343 appelée familièrement « manifeste des 343 salopes », un titre qui n'est pas celui des signataires. Rédigé par Simone de Beauvoir (« Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l'avortement libre ». Toutes déclarent avoir recouru à l’avortement au cours de leur vie. Elles réclament en effet le droit d’accéder librement à la contraception, ainsi que celui d’avorter en toute légalité. Parmi ces signatures figurent celles de personnalités très en vogue, telles que Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, … Le scandale est retentissant.

1975 : en France, la Loi Veil du 17 janvier 1975 dépénalise l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

1990 : Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.

1990 : Dépénalisation de l'avortement en Belgique

2001 : dans les collèges et les lycées, les infirmières scolaires sont autorisées à délivrer la pilule du lendemain.

2001 : la loi Aubry porte de 10 à 12 semaines le délai légal de l'IVG et supprime l'autorisation parentale pour les mineures.

2002 : décret qui oblige les pharmaciens à distribuer gratuitement la pilule du lendemain aux mineures.

2012 : le financement de la sécurité sociale prévoit une prise en charge à 100% des IVG par l'assurance maladie.

2014 : la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes remplace les mots "[femme] en situation de détresse" issus de loi Veil de 1975 par "[femme] qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse".

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