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Henri CORDIER
HISTOIRE

GÉNÉRALE

DE LA CHINE

IV

1821 - [1919]



à partir de :

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA CHINE

et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu’à la chute de la dynastie manchoue
par Henri CORDIER (1849-1925)
IV. Depuis l'avènement de Tao Kouang (1821)

jusqu’à l'époque actuelle [1919]
Librairie Paul Geuthner, Paris, 1920, 428 pages.

Ouvrage numérisé grâce à l’obligeance des

Archives des Missions Étrangères de Paris



http://www.mepasie.org

Édition en format texte par

Pierre Palpant

www.chineancienne.fr

juillet 2013

TABLE DES MATIÈRES

Chapitre I : Tao Kouang (1821-1850)

Chapitre II : Hien Foung (1851-1861)

Chapitre III : Hien Foung (fin)

Chapitre IV : T'oung Tche (1862-1875)

Chapitre V : T'oung Tche (suite)

Chapitre VI : T'oung Tche (suite)

Chapitre VII : T'oung Tche (suite)

Chapitre VIII : T'oung Tche (suite)

Chapitre IX : T'oung Tche (fin)

Chapitre X : Kouang Siu (1875-1908)

Chapitre XI : Kouang Siu (suite)

Chapitre XII : Kouang Siu (suite)

Chapitre XIII : Kouang Siu (suite)

Chapitre XIV : Kouang Siu (suite)

Chapitre XV : Kouang Siu (suite)

Chapitre XVI : Kouang Siu (fin)

Chapitre XVII : Siouen T'oung

Chapitre XVIII : Épilogue : la République (Tchoung Houa Min Kouo).

Appendice :

A. Table des Dynasties

B. Missions catholiques en 1918

C. Divisions territoriales de la Chine

D. Population de la Chine, 1919

Tableau généalogique de la famille impériale de Chine

Tableaux dynastiques :

I. Hia — II. Chang — III. Tcheou — IV. Ts’in — V. Han — VI. Chou Han — VII. Tsin — VIII. Soung — IX. Ts'i — X. Leang — XI. Tch'en — XII. Souei — XIII. T'ang — XIV. Heou Leang — XV. Heou T'ang — XVI. Heou Tsin — XVII. Heou Han — XVIII. Heou Tcheou — XIX. Soung — XX. Youen — XXI. Ming — XXII. Ts'ing.
*

Notes
CHAPITRE PREMIER

Tao Kouang (1821-1850)

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p.005 Le nouveau souverain avait la réputation d'être un homme énergique : il avait témoigné de sa bravoure en repoussant les rebelles du Palais impérial en 1813. Il semble avoir perdu ses qualités assez rapidement : la tâche qu'il avait à accomplir était trop lourde pour ses épaules ; il renonça à la lutte et son règne n'est que la préparation à celui désastreux de son fils et successeur.

Mission de Timkovski

En 1819 en conformité avec l'article 5 du traite Vladislavitch, une nouvelle mission quittait Saint-Pétersbourg pour remplacer celle qui était à Pe King depuis le 10 janvier 1808. Elle arriva à Irkoutsk en février 1820 et à Kiakhta le 1er juillet ; elle se composait d'un archimandrite, de cinq autres ecclésiastiques et de quatre jeunes gens de 22 à 27 ans.

« L'entretien de la mission, dit Timkovski, coûte annuellement au gouvernement chinois plus de 1.000 roubles et 9.000 livres de riz, et 16.250 roubles en argent à la Russie ; sur la dernière somme, 1.000 roubles sont destinés à l'entretien et à l'instruction des jeunes Albaziniens qui vivent à Pe King.

G. Timkovski, attaché au Collège des Affaires Étrangères, fut chargé d'accompagner la nouvelle mission de Kiakhta à Pe King et d'en ramener la mission de 1808. Il se mit en route le 31 août et arriva à Pe King le 1er décembre 1820. Il nous a laisse le récit de son voyage et de son séjour dans la capitale, ou il vit plusieurs missionnaires portugais ; son séjour à Pe King, jusqu'au 15 mai 1821, lui permit de recueillir un certain nombre d'observations intéressantes.

T'ien Chan

L'annexion des T'ien Chan par l'empereur K'ien Loung aurait dû assurer la tranquillité de la région et arrêter les p.006 révoltes dans ce pays. Malheureusement, le choix de mauvais administrateurs causa un nouveau et terrible soulèvement ; les habitants étaient surchargés d'impôts et les fonctionnaires se partageaient leurs dépouilles ; l'incapable et injuste Pin Ts'ing, gouverneur d'Ili, crut pouvoir réprimer un mouvement à la tête duquel se mit Djihanghir, second fils de Saadet Ali Sarimsak (Sa Mou-k'o) et petit-fils du Grand Khodja, Burhân ed-Din (1820). D'abord malheureux, Djihanghir réussit à obtenir un vrai succès en octobre 1825, sur le commandant chinois Pa Yen-t'ou. Les quatre villes importantes du T'ien Chan Nan Lou, Kachgar, Yangi Hissar, Yarkand et Khotan, tombèrent quelque temps après aux mains des rebelles qui furent rejoints par un grand nombre de musulmans. Tao Kouang s'aperçut enfin qu'il était temps d'agir ; il mit Tch'ang Ling à la tête de ses troupes, qu'il concentra avec les vivres d'Ouroumtsi et d'Ili à Aksou. Cette ville faillit tomber entre les mains de Djihanghir, mais, en 1827, les Chinois ayant reçu des renforts, reprennent l'offensive ; à la suite de combats heureux Kachgar repasse entre les mains des Chinois, ainsi que les trois autres villes de l'ouest dont nous venons de parler. Djihanghir, en fuite, se décida à traverser la frontière à la suite d'une ruse du général Tch'ang Ling qui fit courir le bruit que les troupes chinoises battaient en retraite et avaient abandonné Kachgar. Attaqué à K'artié Kaï, Djihanghir fut battu et fait prisonnier, dans sa fuite, par le colonel Hou Tchao et le major Touan Young-fou, (1828) ; envoyé à Pe King, il fut mis à mort de la plus barbare manière. Ses enfants, réfugiés près du khan de Kokand qui refusa de les livrer aux Chinois, échappèrent aux bourreaux. Nous retrouverons plus tard l'aîné Bourzouk (Pou sou p'ou). Cette guerre avait coûté aux Chinois dix millions de taels,

« encore que le nombre des troupes employées n'ait pas été considérable ; en effet 36.000 hommes environ entrèrent en campagne, mais il n'y en eut pas même 20.000 qui allèrent jusqu'à Kachgar. (101)

Formose

p.007 À la chute de la dynastie éphémère de Koxinga, cette grande île était rentrée sous la domination de l'empereur. Sakkam, où avaient été établis les Hollandais, devint la capitale sous le nom de T'aï Wan fou, dont dépendaient trois hien : Tchou Lo, T'aï Wan et Foung Chan. La détestable administration locale installée par les Chinois amena, comme plus tard dans les T'ien Chan, des soulèvements nombreux dont le plus important eut lieu en 1722. Le 26 août 1771, le fameux aventurier, comte Maurice-Auguste Beniovski, échappé de sa captivité chez les Russes au Kamtchatka, débarquait à Formose, qu'il quittait le 12 septembre de la même année, après avoir formé de grands projets de colonisation dans cette île. Beniovski fut chargé plus tard de les réaliser pour la France à Madagascar, où il périt misérablement en 1786 en combattant les Français contre lesquels il s'était tourné. La paix avait régné depuis cette époque jusqu'en 1830 ; une querelle ayant éclaté entre deux villages, les mandarins chinois, gagnés probablement par des présents, prirent parti pour l'un d'eux. Les habitants du village sacrifié s'armèrent, battirent les troupes impériales et s'emparèrent de la capitale T'ai Wan fou. Une flotte chinoise équipée en grande hâte dans le Fou Kien arrivait devant T'aï Wan lorsque la zizanie entre les vainqueurs rendit son effort inutile : la paix était complètement restaurée en 1833. La mauvaise administration du Céleste empire devait porter ses fruits amers.

Les Anglais à Canton

L'insuccès de l'ambassade de Lord Amherst ajoutait aux difficultés de tout genre que soulevaient les autorités de Canton à l'égard des Anglais qui, il faut bien le reconnaître, manquaient souvent de tact dans leurs relations avec les Chinois. Les chefs de la factorerie anglaise, très âpres en affaires, suivaient une politique qui était naturellement celle de la Compagnie des Indes dont ils étaient employés, mais n'était pas toujours celle de la couronne. Parfois la petite politique venait contrecarrer la grande politique et cet état de choses dura jusqu'au moment où l'action maladroite de la Compagnie des Indes amena le p.008 soulèvement des cipayes en 1858 et la suppression d'un privilège qui, s'il avait duré plus longtemps, eût certainement compromis la politique générale de l'empire britannique.

La faiblesse des marchands étrangers qui, dans l'intérêt de leur commerce, cédaient aux réclamations ou aux menaces des fonctionnaires chinois, même lorsque les prétentions de ces derniers étaient iniques, n'était pas de nature à améliorer la situation. En septembre 1821, un matelot italien nommé Terranova, embarqué sur un navire américain de commerce, Emily, à Whampou, accusé d'avoir causé accidentellement, par la chute d'un vase, la mort d'une Chinoise qui, dans un bateau voisin, faisait un petit commerce, fut livré aux Chinois qui le firent étrangler. Le 15 décembre 1821, un navire de guerre anglais, la Topaze, faisait de l'eau à Lintin ; ses matelots furent attaqués et obligés de fuir avec quatorze blessés ; l'infanterie de marine envoyée à leur secours avait tué deux Chinois et blessé quatre. Le commandant de la Topaze, capitaine Richardson, s'étant plaint au vice-roi Jouan Youen de l'attaque dirigée contre ses hommes, ce dernier non seulement refusa d'accéder aux demandes de l'officier, mais encore réclama deux Anglais et demanda qu'un fonctionnaire fût envoyé à bord de la Topaze pour examiner les blessés chinois ; Jouan Youen n'ayant pas obtenu satisfaction, le commerce fut arrêté ; quinze jours plus tard, le vice-roi voulut rendre les subrécargues responsables de l'incident ; entre-temps la Topaze, le 8 février 1822, prenait le large ; les subrécargues, avec leur président James B. Urmston, quittèrent Canton ; de guerre lasse, les Chinois rouvraient le commerce le 23 février. Quatre ans plus tard Jouan Youen était transféré des Deux Kouang au Yun Kouei.

La même année, le navire Canning, capitaine Patterson, essuya sans riposter le feu des forts de Boca Tigris. En 1824, un autre bateau de la Compagnie des Indes, Earl Balcaris, fut l'objet du chantage des Chinois : une pièce de bois étant tombée sur une natte qui couvrait un sampan à côté, les indigènes s'empressèrent d'exhiber un des leurs à p.009 moitié mort, disaient-ils, des suites du coup qu'il avait reçu accidentellement ; ils réclamèrent la modique indemnité de 3.000 taels, réduite à 300. On découvrit, fort heureusement que le moribond n'avait pas été touché et qu'il succombait à une maladie naturelle.

Pour donner une idée de l'intolérance des Chinois, nous dirons que ceux-ci ne permettaient pas aux femmes et aux filles des étrangers de demeurer à Canton ; elles étaient obligées de rester à Macao. En 1829, les marchands hanistes font faillite, ce qui permet d'obtenir certains avantages des Chinois. D'autres faits rendaient la position intenable à Canton pour les marchands étrangers.

D'autre part, un acte pour régler le commerce de la Chine et du Japon abolissait le monopole et le contrôle de l'East India Company, et par suite le commerce devenait libre pour tous. Pour mettre fin à ces misères, que même une lettre de Lord William Bentinck, alors gouverneur général de l'Inde, adressée au vice-roi des Deux Kouang, n'avait pu faire cesser, on pensa que la nomination d'un surintendant en chef du commerce britannique à Canton serait le meilleur moyen ; le 10 décembre 1833, par commission royale, étaient nommés William John, Lord Napier, surintendant en chef, William Henry Chichely Plowden, pour second surintendant, et John Francis Davis, pour troisième surintendant. Plowden qui était président du « Select Committee » de l'East India Company, étant parti avant l'arrivée de la mission, Davis devint second surintendant et Sir George Best Robinson, troisième, tous les deux d'ailleurs appartenaient au « Select Committee » ; le commerce confiné d'abord au port de Canton, c'est-à-dire dans l'intérieur de Boca Tigris, fut étendu à Macao et à Lintin, par une instruction en date du 28 mai 1836. (102)

Arrivé à Macao, le 15 juillet 1834, Napier, sans attendre l'autorisation des Chinois, sur le navire Andromache, remonta à Whampou puis à Canton le 25, où, immédiatement, il annonça au vice-roi sa venue par une lettre que les Chinois refusèrent de recevoir, à moins qu'elle ne fût p.010 présentée comme une pétition. C'est au milieu de difficultés paraissant insurmontables que le 1er août mourait Robert Morrison, le fondateur des missions protestantes en Chine et le premier sinologue anglais. Les autorités de Canton ayant arrêté le commerce, Lord Napier, le 5 septembre, donnait l'ordre aux frégates Imogene et Andromache de remonter la rivière de Canton et de forcer le passage de Boca Tigris. Les Chinois se plaignirent qu'on n'avait reçu aucune notification de la nomination de Napier, que contrairement aux lois de l'empire, les Anglais avaient introduit des armes et des munitions dans les factoreries, et qu'ils avaient franchi les passes sans autorisation ; sans perdre de temps, les Chinois opérèrent le blocus de la factorerie anglaise qui, encerclée par terre par les troupes, avait ses communications par eau coupées par des barques : c'était à bref délai, la famine pour les Anglais.

En outre, Napier n'était pas en état de faire face à une situation aussi difficile ; malade depuis le commencement de septembre, le 9 il a une attaque de fièvre paludéenne qui l'oblige à quitter Canton ; il arrive le 26 septembre à Macao où, épuisé par le travail, les vexations, les déboires, il meurt le 11 octobre. Napier, qui représentait l'opinion publique anglaise, avait été de la plus rare maladresse ; il avait pour excuse que son pays n'avait pas en Chine une politique bien définie : Compagnie des Indes, marchands hanistes, couronne, avaient des buts divers poursuivis par des moyens différents ; pas d'entente commune ; manque d'instructions. Les négociants anglais avaient à lutter contre le monopole de la Compagnie que défendait le réactionnaire Davis qui avait remplacé Napier comme chief superintendent avec Sir G. Robinson et J. H. Astell comme collègues ; le capitaine Charles Elliot remplaça ce dernier comme secrétaire. Les mutations dans le personnel ne pouvaient faciliter les affaires. Le 19 janvier 1835, Robinson remplace Davis ; Astell quitte le 21 novembre ; Charles Elliot et A. R. Johnston complètent le trio ; enfin en 1837, Elliot qui remplace Robinson adopte une politique plus énergique. Le privilège de la Compagnie p.011 est suspendu et, avec la liberté, le commerce de Canton se développe, les difficultés aussi.

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