Historique des relations irak usa








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Les relations IRAK- ETATS UNIS
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Historique des relations IRAK USA
Les relations entre les États-Unis et l’Irak ont pris un certain essor en 1984, quand l’administration Reagan décide de normaliser ses relations avec Bagdad. Les liens avaient été rompus entre les deux pays à la suite de la prise du pouvoir par le parti Baas, en 1967.

Dans les années 80, Washington estime en effet que l’Irak constituait un rempart contre l’islamisme, d’autant plus que le pays est engagé depuis 1980 dans une guerre contre son voisin islamiste iranien. L’Irak fut donc, pour cette raison, rayé de la liste des pays soutenant le terrorisme.

Les États-Unis apportent à cette époque un soutien actif à l’Irak. Le New York Times a d’ailleurs confirmé dans son édition du 18 août 2002 que les officiers américains soutenaient Bagdad en fournissant des détails sur les forces iraniennes. Alors que l’armée irakienne connaît quelques difficultés, elle utilise des armes chimiques (interdites par la convention de Genève) sans que les conseillers américains ne s’y opposent.

Le conflit entre les deux pays arabes évoluant un peu trop en faveur de l’Irak, Washington commence à s’inquiéter et décide de vendre des armes à l’Iran. C’est ce qu’on appellera l’Irangate. Les États-Unis poussent ensuite les émirats de la région à faire une coûteuse guerre économique à l’Irak.

En 1988, la guerre se termine enfin, mais l’Irak est exsangue. C’est une des raisons qui poussera Bagdad à envahir le Koweït deux ans plus tard.

Mais en 1989, George Bush père, alors président des États-Unis, signe une directive stipulant que des relations normales avec l’Irak servent les intérêts américains à long terme et favorisent la stabilité dans le Golfe Persique.

Parallèlement, des entreprises étrangères, dont certaines américaines, exportent en Irak des produits pouvant servir à la fabrication d’armes biologiques. Le département d’État américain ne bronche pas.

En juillet 1990, l’ambassadrice des États-Unis, April Glaspie rencontre Saddam Hussein. Il lui explique que l’Irak a chèrement payé, en sang et en argent (40 milliards $ US de dette), la protection des émirats contre l’Iran. Plusieurs observateurs rapportent que Mme Glaspie a, à cette époque, tenu des propos suggérant que les États-Unis ne souhaitaient pas se mêler des disputes territoriales entre le Koweït et l’Irak.

Huit jours après cette rencontre, soit le 2 août 1990, l’Irak envahit le Koweït. L’ONU décrète immédiatement un embargo commercial et financier contre l’envahisseur et le Koweït occupé.

Contrairement à ce qu’avaient laissé entendre les États-Unis, ces derniers condamnent alors l’invasion du Koweït et supportent énergiquement les sanctions. L’ONU en vient même à offrir sa médiation, mais cette offre est repoussée par Washington. De son côté, l’Irak offre de se retirer du Koweït moyennant le retrait d’Israël des territoires occupés; proposition qui est également refusée par les Américains.

Ces tractations diplomatiques ne donnant aucun résultat, les États-Unis, à la tête d’une coalition internationale, attaquent l’Irak: c’est la guerre du Golfe. Environ 100 000 tonnes de bombes sont lâchées sur l’Irak, tuant 200 000 Irakiens. Bagdad, ne pouvant rivaliser contre la force de frappe américaine, se retire du Koweït.

Entre 1991 et 1998, des inspecteurs de l'ONU s'assurent de la destruction du programme nucléaire, de la quasi-totalité des missiles et d'une partie importante des armes chimiques de l’Irak. Un contrôle à long terme est mis en place, avec un système de caméras de surveillance sur des dizaines de sites. Washington et Londres ont par ailleurs divisé l’Irak en trois: le nord (kurde) et le sud (chiite) sont interdit à l’aviation irakienne.

Le désarmement irakien est sur la bonne voie et la levée de l’embargo commercial qui affecte gravement le pays est donc envisageable. En effet, le programme Pétrole contre nourriture a fait doubler le taux de mortalité des enfants irakiens de moins de cinq ans. Un rapport de l’UNICEF, publié en 1999, établit que le taux de mortalité des nourrissons (enfants de moins d’un an) est passé de 47 pour 1000 (en 1984-1989) à 108 pour 1000 (pour la période de 1994 à 1999). Les organisations humanitaires présentes en Irak font, quant à elles, état d’un million d’enfants morts suite à l’application de l’embargo contre l’Irak. Et environ 5000 enfants meurent chaque mois.

Washington aurait-il un autre échéancier?

Le Financial Times de Londres rapporte, dans son édition du 30 juillet 2002, que M. Rolf Ekeus qui a dirigé les inspecteurs des Nations unies en Irak entre 1991 et 1997, a révélé que, non seulement les États-Unis avaient utilisé les inspecteurs à des tâches d'espionnage, mais qu'ils avaient «fait pression pour que ceux-ci mènent des missions controversées d'un point de vue irakien, créant ainsi un blocage qui pouvait justifier une action militaire directe».

C'est ce qui se passe en décembre 1998, quand Washington décide de bombarder l'Irak, sans l’aval de l'ONU, forçant les inspecteurs à quitter l’Irak. Le programme d'armements irakien est depuis hors de contrôle. Washington se sert de l'éventualité que l’Irak se soit réarmé depuis 1998 pour justifier son désir de renverser Saddam Hussein.

C'est le 15 septembre dernier que les États-Unis établissent, pour la première fois, un lien entre l’Irak et le réseau terroriste Al Qaïda
Le succès relativement facile et la démonstration de la puissance de feu de la coalition anglo-américaine au cours de ces deux premières étapes face à des armées du Tiers-monde ouvre la porte à de nouvelles aventures appuyées sur la violence et le non droit international…On cherche toujours les armes de destruction massive qui auront servi à justifier l’invasion irakienne . Peut-on encore faire confiance aux services secrets qui ont révélé l’existence de celles-ci et ainsi fondé les accusations portées aux Nations Unies ?
Pourquoi, au fond y a-t-il eu la guerre ? Une guerre programmée depuis le 11 septembre ?
De quoi va-t-il s’agir à l’avenir ?… d’intimidations ou davantage à l’égard de la Syrie et de l’Iran considérés comme des Etats- voyous dans les schémas précédents des faucons ; depuis l’occupation de l’Irak, la Syrie fait l’objet de menaces de la part des principaux dirigeants américains et de G. Bush L’oléoduc Irak- Syrie est coupé Pourquoi et comment la Syrie est-elle ainsi sur la liste ?

 La Grande-Bretagne s’efforce de son côté de nouer de nouvelles alliances dans le Proche-Orient. Pourtant Bush affecte une semaine après la fin des hostilités en Irak de n’avoir plus d’objectif guerrier en vue et de travailler seulement au rétablissement le plus rapide possible d’un gouvernement irakien « démocratique »
Selon Washington, les discussions de Pékin révèleraient que la Corée du Nord possède des armes nucléaires et se terminent par un échec. L’administration Bush à nouveau partagée sur cette question entre ses va-t-en guerres et ses diplomates. Mais la balance va pour le moment vers les diplomates.
Et puis comment gérer la feuille de route exhibée à l’égard du conflit israélo-palestinien pour laquelle Sharon a déjà prévu une pluie d’amendements et de corrections et qui risque une fois de plus de se montrer une mascarade. Quelle sera encore l’influence de la Russie et de la France dans cette région du Proche-Orient ? Les relations entre la France et les USA restent toujours tendue une semaine après la fin des hostilités. (BBC News 23/4). Londres navigue à vue entre Washington et l’Europe, se voulant un pont entre les deux.
Le pouvoir américain, utilisant le choc du 11 septembre est désormais déterminé à maintenir à tout prix la supériorité des Etats-Unis, y compris par la guerre préventive. « C’est une vision clairement impérialiste.

Contre les dictatures, pour la démocratie ?

Ce qui va suivre, ce n’est pas la démocratie, mais une occupation militaire. Il n’y a pas de relève disponible en Irak »

La réunion de ce 15 avril à Ur entre différentes composantes de l’ex-opposition irakienne sous l’égide des USA a permis d’entériner les exigences US : démocratie, refus des identités communautaires, rejet du parti Baas et surtout prochaine réunion dans 10 jours

Pour mieux cerner ces diverses questions, nous voudrions ici expliciter différents scénarios du futur « armé » ou « pacifique » du Moyen-Orient. Parmi ceux-ci, les doctrines et idéologies des faucons qui ont porté G W . Bush au pouvoir et l’entourent, occupent une place fondamentale.
En témoigne l’article de James Wolsey, ancien directeur de la CIA de 1993 à 1995 publiée en français dans Le Monde le 9 avril 2003 et dont le titre est tout un programme 
« L’Amérique va gagner la quatrième guerre mondiale ».
La lutte contre le terrorisme passe par une guerre contre les Etats « non démocratiques » musulmans
Après y avoir évoqué le combat pour la liberté des deux premières guerres mondiales, puis la 3° ou guerre froide gagnée sans devoir combattre (… !), J. Wolsey argumente sur la quatrième qui affronte le terrorisme international. « L’enjeu est d’étendre la démocratie aux parties du monde arabe et musulman qui menacent la civilisation libérale à la construction et à la défense de laquelle nous avons œuvré tout au long du XX°siècle…il est certain qu’elle durera plus longtemps que la première et la deuxième. Il faut probablement envisager plusieurs décennies…En cours de route, beaucoup de gens ont prétendu…que les allemands, les japonais, les russes ou ceux qui avaient le confucianisme chinois comme tradition ne seraient jamais capables de fonctionner en démocratie.
Certes, il a fallu les y aider un peu…mais (ils) ont fini par comprendre. Dans le monde musulman, hormis les 22 Etats arabes, où la démocratie n’a pas cours, il existe des Etats relativement bien gouvernés, qui évoluent vers la modération, comme Bahreïn. Sur les 24 Etats non arabes à dominance musulmans, environ la moitié sont des démocraties. Figurent parmi celles-ci certains des pays les plus pauvres de la planète comme le BanglaDesh et le Mali. Près de 200 millions vivent dans une démocratie en Inde. A l’exception d’une province, ils coexistent pacifiquement en général avec leurs voisins Hindous…

Il n’en demeure pas moins un problème spécifique au Proche-Orient. Hormis Israël et la Turquie, il ne s’y trouve fondamentalement aucune démocratie. On observe en revanche deux types de gouvernements : les prédateurs pathologiques et les autocrates vulnérables.

Ce qui ne constitue pas un mélange excellent.

Outre l’Irak, l’Iran, la Syrie, le Soudan et la Libye financent et soutiennent, d’une façon ou d’une autre le terrorisme. Les cinq ont cherché à se procurer des armes de destruction massive. Il est clair que jamais la guerre terroriste ne disparaîtra tant que nous ne changeons pas la face du Proche-Orient, ce que nous avons commencé de faire en Irak….Le changement reste à entreprendre dans cette unique partie du monde à n’avoir aucune expérience historique de la démocratie, à avoir rejeté avec violence les ingérences de l’extérieur : le Proche-Orient arabe… Saddam Hussein, les autocrates de la famille royale saoudienne, tout comme les terroristes, doivent aujourd’hui comprendre que pour la quatrième fois en cent ans, l’Amérique a ouvert les yeux.

Ce pays est en marche…Cette guerre n’est pas une guerre contre les autres. C’est une guerre de la liberté contre la tyrannie. …

Nous voulons qu’ils comprennent que l’Amérique est aujourd’hui est en marche et que nous sommes du côté de ceux qu’ils redoutent le plus : leurs propres peuples. »
De quelques questions à propos de cet article concernant
- l’auteur : Républicain, ancien directeur de la CIA, officine particulièrement secrète du régime américain ayant fomenté allègrement coup d’état et espionnage partout à travers le monde au profit de la puissance américaine. G. Bush père y a officié également. Il se drape et avec lui la Nation américaine dans la démocratie alors que tout son travail a toujours été « secret » en tout cas pour le bon peuple.
- le moment de la publication : Particulièrement provocateur et suggestif. Au moment même où Bagdad tombe ainsi que les symboles de S. Hussein (sa statue..) donc avec la victoire ouf, moment de soulagement, où G W. Bush affecte la victoire modeste…Il s’agit à la fois de célébrer la 2° étape du processus à l’égard du Proche-Orient, d’intimider donc aussi ceux qui hésiteraient à se mettre dans le camp de la victoire. Dans ce sens, il s’agit aussi de légitimer le travail de la CIA qui, durant des années n’a cessé d’œuvrer à cette victoire. Ainsi la guerre d’Irak s’ouvre-t-elle et se ferme t-elle sur le travail des obscurs (ceux de la CIA) à l’encontre des ennemis de la démocratie à l’américaine…
- l’exaltation de la démocratie… soutenue par les USA, champions de celle-ci : quelques questions ici aussi… De quelle participation populaire s’agit-il ? Aux USA même, 50% de la population à peine votent. Les décisions de partir en guerre ont été prises par les 25% de républicains + un soutien des démocrates (5% ?). Si on estime que chez les républicains, il existe une tendance moins unilatérale toujours attachée aux Nations Unies (style Powell) et donc ne souhaitant pas recourir à la force, c’est de 10 à 15% des américains qui auront voulu vraiment cette guerre…Quelle drôle de démocratie ?
- le lien entre démocratie et terrorisme : ceux, parmi les arabes qui ne sont pas démocratiques (à l’américaine) sont dangereux parce que soit faibles soit belliqueux (comme dirait La Fontaine : « Ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Il y a ici un saut entre cette « aboulie ou dangerosité du monde arabe » et la démocratie non américaine existant au Proche-Orient. Ainsi glisse-t-on à l’épicentre de la stratégie américaine le Proche-Orient…
- la Turquie et Israël donnés en exemple de démocratie dans cette région : cela donne à rêver.

Oui, il y a des élections dans ces deux pays, oui il y a un parlement élu dans ces deux Etats, oui il y a un gouvernement d’alliance entre partis et une certaine alternance liée aux coalitions qui se succèdent.

Mais, que penser du pouvoir des militaires intérieur à ces deux régimes, des services secrets, des politiques expansionnistes (colonies) accompagnées de répression dans les territoires occupés d’Israël, des combats contre les Kurdes, du respect des Droits de l’Homme en territoire occupé et aux frontières kurdes, du système de police intérieur à ces deux Etats ??? Disons-le plus simplement, cette affirmation de démocratie en Israël n’est qu’un paravent pour masquer le soutien inconditionnel actuel des USA à Israël qui est à la base du refus de changement dans la région.

Comment pratiquer une démocratie d’opinion dans une région ravagée par la guerre incessamment (1947, 67, 73 – Le Liban, Intifadas et réactions israéliennes…) et où le droit international et civil n’existent pas (cfr le non-respect par Israël des résolutions des NU sur les territoires occupés, les réfugiés…)
Là est peut-être la question fondamentale à laquelle avec l’approfondissement des inégalités devrait se confronter l’intelligentsia américaine qui se soucie seulement de pratiquer l’évangélisme de la démocratie sans s’en donner les choix fondamentaux : non-violence, respect d’autrui, ouverture aux autres cultures, refus des impérialismes quels qu’ils soient et surtout de l’impérialisme commercial qui détruit lentement les structures des autres et les colonise.

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