Le programme de la formation doit s’articler autour des points suivants








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Etre Référent Social en Addictologie
C.N.R.S.


Action-Formation 2009 - 2010

Formateur :

Olivier Schirlin

Docteur en Psychologie

Rappels des objectifs généraux du CNRS

La formation doit permettre aux stagiaires de:
• Savoir repérer l’usage nocif et la dépendance : qu’est-ce que la dépendance ? Où commence l’addiction ?)

• Connaître les risques addictifs et leurs conséquences sur le lieu de travail : toxicomanie, dépendances sans produit. Un éclairage spécifique est demandé sur l’alcoolisme.

• Appréhender les stratégies d’intervention et de prise en charge : quelles sont les limites de l’intervention des AS ? Comment agir dans le respect des libertés individuelles et des obligations de l’entreprise ? Comment aider une personne dans le déni ?

• Connaître le cadre juridique et réglementaire : quelles sont les différentes responsabilités engagées (responsable hiérarchique, collègues de travail, équipe RH)

• Mettre en place un plan d’intervention collective : identifier le rôle des différents acteurs en internes et en externes (séquence en lien avec des intervenants CNRS)

• Comprendre les limites de son action et savoir construire un argumentaire les expliquant.
LES ATTENDUS DE LA FORMATION

Contenu de la formation

Le programme de la formation doit s’articler autour des points suivants:

�� Les effets et conséquences des différents produits

�� Le cadre juridique et réglementaire

�� Les réseaux et stratégies de prises en charge

�� La méthodologie pour mettre en place un plan d’action
Ce dossier s’inscrit dans cet attendu de la formation

Programme proposé par l’INFIPP

PREMIERE JOURNEE : DE LA DEPENDANCE A L’ADDICTION
Savoir définir l’addiction, la détecter et connaître des facteurs de vulnérabilité.


L’objectif de cette première journée est de définir la distinction entre dépendance et addiction, dresser un panorama des différentes addictions et de proposer des critères de dépistage de l’addiction.


  • Introduction de la formation :

  • Cette phase de présentation des participants va permettre de faire le point des connaissances des participants, mettre en sens l’objectif global de la formation et de leur présenter le déroulé global de l’action de formation.

Lors de cette présentation, un quizz pourra être proposé aux stagiaires afin de faire mentir certains préjugés sur les addictions.

  • La notion d’addiction : de la dépendance à l’addiction :

  • Etymologie et historique de la notion d’addiction : De la dépendance à l’addiction, la souffrance comme point d’ancrage.

  • Définition opératoire de l’addiction : Goodman et les neuf critères addictifs.

  • La définition de Brown : les six critères cliniques de l’addiction.

  • Définitions usuelles de l’addiction.

  • Le sujet addict : la victime.

  • Dépistage de l’addiction : un consensus ?

  • Les trois catégories de pratiques de consommation de substances psychoactives :

      • La dépendance.

      • L’abus.

      • L’usage.

  • Les outils d’évaluation :

      • Les critères du DSM-IV.

      • Les critères de la CIM-10.

      • Les critères de la SFA : non-usage, usage et mésusage.

      • Les critères de l’OFDT : sujets expérimentateurs, occasionnels, réguliers, à problème.

      • Des tests spécifiques aux conduites addictives : tabac, alcool, etc…

  • Les racines de l’addiction : vers une approche multifocale nécessaire :

  • Le point de vue neurobiologique : le système de récompense.

  • Le point de vue psychanalytique : la lutte contre soi-même.

  • Le point de vue cognitif : le conditionnement.

  • Le point de vue biopsychocomportemental : la recherche de sensations.

  • Les facteurs de vulnérabilité :

      • Vulnérabilité liée aux produits.

      • Vulnérabilité individuelle.

      • Vulnérabilité environnementale.

  • Les différentes conduites addictives : typologie des addictions

  • A propos de la difficulté de trouver un consensus sur l’intégration d’une dépendance en tant qu’addiction : retour sur les critères de définition.

  • Les addictions aux produits (selon classement OFDT) :

      • Alcool.

      • Cannabis.

      • Cocaïne et Crack.

      • Ecstasy et amphétamine.

      • Hallucinogènes.

      • Champignons, psylocybine, mescaline

      • Héroïne et autres opiacés.

      • Médicaments psychotropes.

      • Poppers, colles et solvants.

      • Tabac.

      • PCP

      • Le G.H.B.

      • La Ketamine

      • La datura

      • La salva divinorum

      • Le Khat

      • Le Ayahuasca

      • Le Ma Huang




  • Les addictions sans produits (soumis à controverse) :

      • Boulimie.

      • Jeu pathologique.

      • Sport.

      • Travail (hyperactivité)

      • Achats pathologiques.

      • L’internet – dépendance.

      • Jeux électroniques.

      • Onychophagie, trichotillomanie

      • Téléphone.

      • Sexualité / sexe addiction

      • Meurtres en série.



DEUXIEME JOURNEE : DEVENIR REFERENT - ADDICTION
Avoir des connaissances sur les aspects légaux concernant les addictions au travail, les réseaux prenant en charge les addictions au niveau local, et disposer d’une vision technique de la notion de référent professionnel.


L’objectif de cette seconde journée est d’amener les stagiaires après une formation sur le contexte légal encadrant l’accompagnement des addictions au travail, les réseaux de prise en charge des addictions et la notion de référent professionnel, à fonder leur propre méthodologie de prise en charge en tant que référent - addiction, dans le contexte propre au CNRS.


  • Présentation des réseaux d’accompagnement des addictions et des nouvelles instances créées : STP (Service Territorial de Psychiatrie) et RTSM (Réseau Territorial de Santé Mentale).

  • Réseaux de prise en charge des patients addicts : Les priorités du plan 2007 – 2011 

  • Les équipes spécialisées en addictologie aux urgences / les équipes de liaison ELA.

  • Un service d’addictologie pour 500 000 habitants.

  • Les pôles d’addictologie.

  • Les CSAPA : Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie.

  • Les Schémas régionaux d’addictologie.




  • Le cadre juridique et réglementaire : Responsabilités, Droits et Devoirs :

  • Intégration de l’addiction comme un risque psychosocial au travail.

  • Le code du travail et l’obligation de l’employeur.

  • Gestion des risques et évaluation de l’addiction dans l’entreprise : les textes de référence.

  • L’obligation de sécurité des salariés.

  • Les instances liées à l’entreprise assurant le risque addictif : le CHST :

      • Décret d’existence.

      • Missions et obligations.

  • Les instances liées à l’entreprise assurant l’accompagnement sanitaire des salariés : la médecine du travail :

      • Décret d’existence.

      • Missions et obligations.

  • Les obligations sociétales :

      • Code de la santé publique.

      • Code de la route.

      • Code des transports.

  • Le règlement intérieur de l’entreprise.

  • Les sanctions et la jurisprudence liée à l’addiction dans l’entreprise.




  • La notion de référent professionnel

  • Qu’est-ce qu’être référent ?

  • Personne-ressource, le travail en amont : prévention, information légitimité

  • Les fonctions symboliques de référent : soutien, étayage, contenant, …

  • Avoir un travail de partenariat efficace avec les équipes de liaison spécialisées : s’inscrire comme référent, relais de l’entreprise.

  • Des exemples de référents professionnels :

    • Les référents – qualité

    • Les référents – hygiène

    • Les référents en addictologie au sein des unités de prise en charge

  • Quel outil approprié pour faire vivre la notion de référent professionnel ? les exemples de chartes, conventions, protocoles,…




  • Vers l’uniformisation d’intervention et le rôle de référent professionnel, d’assistant social dans les différentes délégations CNRS.

  • Présentation du travail d’intersession nécessaire à la construction et validation des valeurs professionnelles et le cadre d’intervention soutenant le rôle de référent professionnel spécialisé dans les addictions au sein du CNRS.

TRAVAIL D’INTERSESSION (Décembre à Mars 2010)
A partir des éléments apportés par les deux jours de formation, les stagiaires devront réaliser un travail d’écriture autour des valeurs essentielles soutenant leurs interventions dans la problématique des addictions au sein du CNRS. Le travail sera présenté par l’intervenant à l’issue des journées de formation.


TROISIEME JOURNEE : FINALISATION DE L’ACTION



  • Retour sur les éléments manquants dans les premières journées de formation (si besoins ressentis par les stagiaires)




  • Compléter éventuellement la formation initiale suite aux réflexions des stagiaires après la première session de formation.




  • finaliser et matérialiser l’action de formation par un outil écrit délimitant le cadre d’intervention en tant que référent professionnel sur les addictions pour les assistants sociaux du CNRS.




  • Présentation générale des écrits des stagiaires sur les valeurs professionnelles à développer dans le cadre de la notion de référence professionnelle sur les addictions.



  • Conception technique de l’outil

INTRODUCTION
L’objectif de ce dossier est de mettre en lumière les missions caractéristiques d’un référent social en addictologie.
Il ne pouvait durant cette formation être procédé à un inventaire exhaustif des missions de l’assistant social dans le domaine de l’accompagnement de la personne addict. Aussi, il a été clairement choisi de schématiser les missions en 4 grandes catégories d’action afin que le rôle de référent social en addictologie puisse prendre forme à l’issue de l’action de formation.
De manière arbitraire, il a donc été choisi de faire travailler les stagiaires sur les missions de Conseil, d’Evaluation, de Prévention et de travail en Réseau du futur référent social en addictologie. Avec un temps de formation initiale plus long, le choix des missions aurait pu être collégial, mais en synthèse, il semble que ces missions correspondent bien au profil attendu du futur référent social en addictologie.
Le travail fourni durant l’action fût dense de la part des stagiaires. Il appartient ensuite à l’institution de faire vivre ce travail, point initial de définition du référent social en addictologie mais en aucun cas normes imposées aux salariés.
Le dossier correspond au travail brut des stagiaires, il n’y a pas eu d’interprétation de la part de notre organisme.
La démarche de travail proposé pour chaque groupe était la suivante :

  • Etablir la cartographie des processus dans le groupe concerné




  • Identifier le ou les processus cités (hiérarchisation, définition)




  • Dérouler les processus en étapes et sous étapes, analyser les étapes, rechercher des solutions pour les dysfonctionnements et les risques éventuels et faire le lien avec le système documentaire existant ou à constituer




  • Définir les contraintes réglementaires et autres visant ce processus




  • Définir les niveaux de performance attendus et les indicateurs




  • Aboutir au plan d’action visant à concrétiser et sécuriser le processus




  • Assurer l’information du plan d’action

LA MISSION DE CONSEIL

DU REFERENT SOCIAL EN ADDICTOLOGIE
Postulat : l’addiction est abordée sous l’angle de l’activité professionnelle, l’Assistant de Service Social étant positionné comme référent au sein de l’institution.
Plusieurs niveaux de conseil :



L’institution et ses managers L’entourage professionnel






L’agent L’AS « référent » La famille






Les partenaires médico-sociaux

Identification des processus :


  • Réception de la demande, écoute

  • Clarification de la demande, évaluation

  • Cadre préalable à notre intervention

  • Mise en place d’un suivi


A] Le conseil aux managers
 Directeur d’unité, responsable hiérarchique de l’agent

 Partenaires du réseau RH : RRH, conseillers RH…
Réception de la demande, écoute :
L’AS peut être sollicité par tout responsable hiérarchique ou partenaire du réseau RH pour apporter son conseil concernant une situation susceptible de relever d’une conduite addictive, dans le cadre de la prévention des risques psycho-sociaux.

Clarification de la demande- Evaluation :
Contexte : qui nous saisit ? Rôle et place de cette personne dans l’équipe et par rapport à l’agent, son objectif en signalant la situation ?
Indicateurs objectifs de la situation signalée : qu’est-ce qui laisse à penser que l’agent a un problème d’addiction ? Comment celui-ci se manifeste-il ?
Des actions ont-elles été menées pour tenter de remédier au problème : celui-ci a-t-il été abordé et par qui ? Des mesures ont-elles été prises ? La situation a-t-elle déjà été signalée à un autre acteur du champ médico-social (médecin) ?
Cadre préalable à notre intervention (explicitation des possibles et des non possibles) :
Chacun doit être dans son rôle. Positionner l’interlocuteur dans son rôle et sa fonction vis-à-vis de l’agent.
Déontologie : un des préalables sera que la personne concernée soit informée de ce signalement par le « signalant » lui-même, ou que celui-ci nous autorise à révéler l’origine du signalement. Ceci est nécessaire pour légitimer notre intervention et pour sortir des non-dits qui entourent souvent ces situations et paralysent toute action.
Explicitation des limites : le déni de la personne, son refus de prise en charge sont des réactions possibles. Il faut souvent du temps pour faire évoluer ces situations.

Cette notion doit d’emblée être prise en considération.
Mise en place d’un suivi de la situation :
● Aider nos interlocuteurs à aborder le problème à partir de leur fonction. Quelle marge de manœuvre ? Quelle responsabilité ? Quelles mesures peuvent-ils mettre en œuvre ?
● Repérer les « personnes ressources » dans l’environnement professionnel proche qui pourraient s’impliquer autour de cette situation
● Faire le lien entre la sphère « hiérarchique » et les autres acteurs médico-sociaux
● Expliciter notre propre démarche vis-à-vis de nos interlocuteurs.

B ] Le conseil à l’agent :
Réception de la demande, écoute :
Tout agent peut solliciter directement l’assistant social. Il est toutefois rare que soit exprimée une demande d’aide ou de prise en charge vis-à-vis d’un problème d’addiction (si cette demande existe, elle s’exprime plus vraisemblablement auprès du médecin).
Clarification de la demande :
En revanche, cette problématique peut transparaître au travers d’autres difficultés plus faciles à évoquer : problèmes de santé, difficultés financières, problèmes familiaux…
Le travail réalisé pour tenter de résoudre ces difficultés peut permettre de nouer une relation de confiance, d’amener l’agent à accepter de parler de son addiction et de formuler éventuellement une demande d’aide.
Cadre préalable :
Explicitation de l’aide que l’on peut apporter : orientations que l’on peut envisager, réseaux que l’on peut activer (réseaux internes/réseaux externes).
C’est l’agent qui doit décider de faire une démarche et qui doit choisir le mode opératoire qui lui convient
 Limites : déni, non adhésion de l’agent
Mise en place d’un suivi :
● Accompagnement de l’agent vers une prise en charge
● Lien avec les acteurs de cette prise en charge
● Information et conseil vis-à-vis des dispositifs de protection sociale
● Suivi lors de la réintégration s’il y a eu interruption d’activité
C] Le conseil aux partenaires médico-sociaux :
Réception de la demande, écoute :
L’AS peut être alerté sur une situation, en vue d’instaurer un travail en partenariat avec ses partenaires médico-sociaux.
Clarification de la demande :
Qu’attend-t-on de nous ? Sur quel registre ou dans quel domaine de compétences nous sollicite-t-on ?
Cadre préalable à notre intervention :
● Clarification du rôle de chacun
● S’entendre sur la restitution à l’agent et/ou aux autres partenaires

Mise en place d’un suivi :
● Définir un plan d’action partenarial
● Délimiter le rôle de chacun
● Fixer des échéances


D] Le conseil à l’entourage professionnel :
Réception de la demande, écoute :
L’As peut être sollicité par des agents qui demandent un conseil, un soutien à propos d’une situation susceptible de relever d’une conduite addictive, impliquant un collègue de travail (troubles de comportement, agressivité, emprunt d’argent, absentéisme…).
Clarification de la demande :
Quel est le but de la démarche ? Quelles sont les attentes par rapport à notre intervention ? Le problème a-t-il déjà été signalé et à qui (supérieur hiérarchique, médecin) ? A-t-il été abordé avec l’intéressé et de quelle manière ?
Cadre préalable à notre intervention :
● Notre intervention doit pouvoir s’appuyer sur le signalement de faits objectifs : qu’est-ce qui laisse à penser que l’agent a un problème d’addiction ? Comment celui-ci se manifeste-il ?
● Les collègues ayant signalé la situation sont-ils prêts à aborder eux même le sujet avec l’intéressé, ou nous autorisent-ils à révéler leur démarche ?
 Limites : difficultés de l’environnement à signaler (=dénoncer) et à faire état de ses propres difficultés face à cette situation
Dans le cas contraire, il sera impossible d’agir directement :  réorientation vers le supérieur hiérarchique et/ou le médecin de prévention.
Mise en place d’un suivi social :
● Suivi de la personne concernée par le signalement
● Soutien de la personne signalante et de l’entourage professionnel

E] Le conseil à la famille :
Réception de la demande - Ecoute :
L’assistant de Service Social peut être sollicité par toute personne ayant droit de l’agent C.N.R.S pour apporter son conseil concernant une situation de conduite addictive. Il peut être aussi amené à proposer son aide à la famille, à l’entourage de l’agent confronté à cette situation.
Clarification de la demande - Evaluation :
Contexte : qui nous saisit ? Quel est le contexte familial, social et professionnel dans lequel se trouve l’agent dépendant ? Rencontre t-il des difficultés dans un de ces environnements ?
Quels sont les indicateurs qui amènent à penser que la personne a une conduite addictive ?
Les acteurs : Qui nous saisit ? Qu’est ce que la famille attend de notre intervention ? Clarification sur le soutien et l’accompagnement que l’assistante sociale pourra leur apporter.

Comment la famille se positionne face à la dépendance de leur proche ? Elle éprouve de la colère, de la culpabilité, du déni ?
Des actions ont-elles été menées pour apporter une réponse à cette dépendance? Quelles sont les actions à envisager ?
Importance pour l’assistante sociale de clarifier la demande afin d’apporter son expertise et de définir son rôle auprès des acteurs.
Cadre préalable à notre intervention :

Repositionner le rôle de l’assistante sociale dans cette situation.


  • L’assistante sociale sera là pour écouter, orienter, accompagner. Elle apportera un soutien à la famille et pourra être un relais entre les proches et l’agent dépendant.


  • L’addiction d’une personne a des répercutions sur sa vie familiale. Il sera important de soutenir l’entourage familial et de leur rappeler qu’eux aussi ont de l’importance, ils ont une place. L’A.S peut-être une des aides « extérieures » capable d’aider l’entourage à prendre la distance suffisante et accompagner la personne addict.




  • L’assistante sociale peut-être force de proposition dans les actions pouvant être menées tout en précisant toujours qu’une action ne pourra être entreprise qu’avec l’adhésion de la personne dépendante.




  • L’A.S aura un rôle de soutien et sera là pour essayer de faire perdurer le lien qui maintient l’agent à sa vie sociale et professionnelle.



Mise en place d’un suivi :


  • Mise en place d’un accompagnement de l’agent addict et de sa famille.




  • Informer sur les différents dispositifs existants pour répondre aux problèmes d’addiction.




  • Identifier et instaurer un partenariat avec des « personnes ressources »

(Médecins, psychologues, travailleurs sociaux spécialisés dans ce domaine…) tout en définissant le rôle de chacun.


  • Etablir un plan d’action avec des objectifs, tout en réévaluant la situation au fur et à mesure en s’appuyant sur notre expertise et celle des personnes ressources.


LA MISSION D’EVALUATION

DU REFERENT SOCIAL EN ADDICTOLOGIE
Les évaluations se font à plusieurs niveaux.
A] Evaluation de la demande
Origine de la demande

Qui formule la demande ? Existe-t’il un fait particulier, générateur de la demande (accident, incident,…) ?
Qu’est-ce qu’on me demande exactement ?

La reformulation des attentes. Un canevas d’entretien social en addictologie (s’appuyant sur les critères de Goodman)
Le ou les protagoniste(s) de la situation

Quelle est la nature du lien entre le demandeur et la personne désignée ? Quelle est la nature du lien entre le demandeur et le référent social ?
Le contexte de la situation

Le lieu où se pose le problème (domicile, professionnel ?) Recherche d’informations dans mon réseau professionnel interne et externe. Recueil de données pour analyser la situation.
Les attendus de la part du ou des demandeurs ?

Question sur les attendus. Recueil écrit des attentes. Elaboration écrite des attendus.
B] Evaluation des moyens d’action à mettre en place
Cadre réglementaire d’intervention du référent social en addictologie au sein du CNRS et/ou celui de l’AS

Fiche mission AS au CNRS

Règlement interne Laboratoires (absences, horaires...)

Règles Fonctionnement Professionnel (déclaration maladie...Interdiction consommer alcool sur lieux de travail)

Taux d’alcoolémie / code de la route
Notion »non assistance à personne en danger »

« mise en danger d’autrui »
Délimiter les actions d’intervention du référent social en addictologie au sein du CNRS et/ou celui de l’AS

-informer Agent origine demande et attendus

-évoquer les enjeux prof/perso/ familiaux

-évaluer stade motivation

-inciter à aller consulter

-informer des structures de soutien

-proposer suivi d’étapes
Connaissance des réseaux de partenaires

Comment :

contacts et échanges fréquents, se présenter, visite, réunions

prendre le temps d’écouter les métiers et les objectifs de chaque réseau

Connaître :

-Fonctionnement interne du réseau ,

-l’équipe sur laquelle s’appuyer,

-l’interlocuteur du réseau,

-les objectifs propres à chaque réseau
S’appuyer sur la mutualisation des connaissances

Informer systématiquement notre réseau

Alimenter la base de données à créer

La réactualiser
C] Evaluation de l’action
Ressenti de l’agent sur sa situation

-mieux-être personnel, moins d’angoisses ?

-confiance en soi ?

- prise de décision

-mieux être dans le groupe de collègues, avec sa hiérarchie, dans sa famille


Recueil des indicateurs permettant de faire une évaluation de la situation

-pas de nouveau signalement

-réinvestissement professionnel

-adaptation aux changements proposés

-diminution des conflits

-décision de l’agent suivie de démarches entreprises auprès de tiers (suivi social/médical-recours à des associations.)

-résolution de difficultés collatérales (financières... )

-réévaluation selon critères Goodmann

-présence active au suivi par étapes
Evaluation par les différents partenaires de la situation

Proposition de réunion veille sociale :

Faire le point de la situation entre RRH-MP-AS

Définir un projet concernant l’agent

Point d’étape, choix d’un garant de suivi

Ecoute de l’évolution de la situation dans le labo /une personne (le RRH ?) en est chargée

Avoir un document référent écrit
Mesurer l’écart entre les attendus et l’éprouvé à l’instant d’évaluation.

Savoir prendre le temps

Accepter les « rechutes »

Reprendre les critères Goodmann

Avoir clarifié au préalable le projet

Recentrer sur le professionnel et sur des critères objectifs

LA MISSION DE PREVENTION

DU REFERENT SOCIAL EN ADDICTOLOGIE
Introduction
Au cours des différents travaux que nous avons réalisé, nous sommes arrivés sur une démarche s’appuyant à la fois sur nos propres ressources et sur l’intervention d’acteurs extérieurs. De ce fait, nous avons hiérarchisé notre action sur 4 grandes thématiques :
La boite à outils (ou plus précisément veille documentaire de l’AS)

La communication (à laide de différents supports)

Le partenariat (travailler avec les autres acteurs internes et externes du CNRS)

Les actions collectives (répondant à un objectif visé de sensibiliser les agents sur une information commune)
Si nous devions hiérarchiser ces différentes thématiques, nous partirions sur la répartition de ces thématiques en 2 étapes.
La première consisterait à organiser (par l’AS) les actions concernant « la boite à outils » et « la communication ». Il paraît essentiel pour le travailleur social de s’auto-documenter (veille sociale documentaire) afin d’être informé des différentes évolutions règlementaires, sociales et institutionnelles. Le travailleur social est un référent social sur tous les aspects socio-économique et au soutien des agents. En parallèle avec cette mission, l’AS doit communiquer sur son action afin faire connaître son champ d’action et de compétences. A l’aide de différents supports (brochure, site internet,…), il valorise son intervention et définit son champ d’expertise et d’intervention. Il peut mettre l’accent sur des registres méconnus qui peuvent (re)préciser sa place, sa fonction et légitimer son action. S’appuyant sur des valeurs propres à la profession, l’AS communique sur son travail et sur le soutien qu’il peut apporter aux agents en difficultés. La communication passe également par l’idée de préciser à quels types de manifestations ou réunions l’AS fait partie prenante (CHSCT, Réunions CORAS, Réunions de service RH,…). Le service social (gestionnaire d’action sociale et l’AS) peuvent s’appuyer sur les ressources de la délégation et notamment sur le service communication et information pour mettre en exergue son implication en DR et présenter l’éventail de son intervention (budgétaire, médiateur, coordinateur,…).
La seconde étape ne se dissocie pas de la précédente, mais se tourne davantage vers l’extérieur (interne et externe de la DR). Elle s’oriente vers l’idée de travailler en partenariat avec d’autres acteurs internes (médecine de prévention, service prévention sécurité, service RH,…) et externes (MGEN, MDPH,…). L’AS ne peut travailler seul, il doit aller au devant des différents acteurs et tenter de valoriser son intervention en tant qu’expert social. Il ne doit pas dire aux autres sa place, mais au contraire démontrer sur le terrain sa plus value sur certaines situations pour lequel il est formé et apporte son approche globale. L’AS peut mettre en place différentes actions collectives en vue de sensibiliser les agents à une problématique identifié (couverture sociale, handicap, l’alcool au travail,…). Son rôle doit être clairement identifié et il doit être formé à la méthodologie de projet afin de garantir le succès d’une telle action. Pour se faire, il veiller à respecter le cadre légal et faire que la manifestation réponde à une demande collective d’information, de conseil ou réflexion.
La prévention en addiction ne peut s’opérer qu’avec un minimum de préparation et de réflexion, l’AS doit se montrer comme un professionnel impliqué dans une telle démarche. Il doit être à l’affut des différentes évolutions et faire naître une dynamique au sein même de sa DR. Plus que l’action, l’AS doit « communiquer » avec les autres services afin de mutualiser son expérience et son expertise au service des agents les plus nécessiteux.
La prévention signifie prévenir et plus précisément « voir venir », c’est pourquoi le professionnel social doit anticiper les éventuelles mutations professionnelles ou dégradations des situations sociales des agents afin de préserver les conditions sanitaires et sociales des agents de sa DR. L’objectif est de se positionner sur un versant de veille sociale plutôt que sur un aspect curatif de l’aide proposée. La prévention permet de venir au devant des situations devenues parfois irrémédiablement compromises…

La méthodologie de travail


  1. Etablir la cartographie des processus, dans le groupe concerné


Il s’agit de lister toutes les actions, tous les procédés. Il faut définir comment prévenir, comment susciter de la prévention. Comment engager un processus de prévention au CNRS.
La Liste :


  • Utilisation du réseau des Assistantes Sociales

  • Plaquette d’information

  • Réunion d’information

  • CHSCT

  • Veille Sociale (Réunion médico-sociale)

  • Forum

  • Affiches

  • Sensibilisation

  • Veille documentaire

  • Formations collectives des agents

  • Animation site web

  • CNRS Hebdo

  • Alerte entretien social

  • Réactualisation des connaissances de l’assistante social ou référent social

  • Rapprochement du médical

  • Création d’indicateurs

  • Charte ====>>>>ENGAGEMENT MUTUEL


Ces actions, ces processus ont été regroupés en quatre catégories, et hiérarchisés soit :


  1. Identifier le ou les processus cités (hiérarchisation, définition)


Boite à outils de l’Assistant de Service Social  I.

Partenariat  II.

Support de communication  III.

Actions Collectives  IV.

I. Boite à outils de l’Assistant de Service Social

QUI ? L’assistante Sociale

QUOI ? L’expertise

Comment ? Veille documentaire

Réseau

Formation permanente

II. Partenariat

INTERNE

    • CHSCT, CORAS, Médecine, S.D.S, Délégation Régionale

    • Responsable des Ressources Humaines, partenaires sociaux, communication, formation

EXTERNE

    • Les associations

    • MGEN

    • CRAM

    • ANPAA

    • Juristes

    • CHS

    • Conseil Général

    • CSAPA



Ces partenaires internes et externes constituent le groupe de travail, support.
III. Support de communication
La plaquette de communication
QUI? LA CIBLE  TOUS LES AGENTS
COMMENT  Matérialisée : plaquette papier

Virtuelle : pièce jointe/ mail …

QUOI ?


  1. Une Plaquette Alcool

    • tabac

    • médicaments A déterminer sur

    • travail évaluation

    • Jeux

  1. Une Plaquette dépendance


AVEC QUI ET PAR QUI ? Définition du groupe de travail
Concernant les autres supports (Affiches, animation du site du web,…), le raisonnement est le même.

IV. Actions Collectives
QUI ?

Directeurs d’unités, Délégué Régional, Responsable de Ressources Humaines, Chefs de Service…
QUOI ?

Veille Sociale

Journée de formation aux Directeurs d’unités

Journée des nouveaux entrants

Journée Santé au travail

Formation

COMMENT ?

    • sous traitance

    • Assistante Sociale DR


PAR QUI AVEC QUI ?

    • Groupe de travail


La Boite à outils
1/ la veille documentaire
Afin de se spécialiser sur le sujet et de développer des compétences, il est nécessaires aux ASS de s’informer sur les thématiques à traiter…. Exemple de références documentaires



17/10/2010

le régime des centres de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie

ASH

22/05/2008

Le dépistage au travail

drogues.gouv.fr

31/07/2007

L'entreprise et les addictions : tabac-alcool-drogue

liaisons sociales

Avril 2007

Drogues et dépendance: le livre d'information

INPES

25/01/2007

Interdiction de fumer : renforcement de l'interdiction

liaisons sociales

20/11/2006

L'interdiction de fumer sur les lieux de travail est renforcée

liaisons sociales

2003

Guide pratique pour faire le point sur votre consommation d'alcool

ANPAA 59

2001

Le risque alcool

ANPAA

2001

Le rôle des associations d'anciens buveurs dans la prise en charge du malade alcoolique

Alcoologie et addictologie: Tome 23

2001

Choix et définition des termes essentiels de la pratique alcoologique

Alcoologie et addictologie: Tome 23

01/09/2000

La maladie alcoolique: aspects médicaux et biologiques

ANPAA: Dr Pierre GUIBE

2000

Alcoolisme

La revue du praticien, N°50

Déc 2000

Neurobiologie des addictions

Toxicomanie hepatite sida, N°8

Sept 2000

Le concept de pratiques addictives et les polyconsommations

toxicomanie hepatite sida, N°7, vol 2

Mai Juin 2000

Quelle place accorder aux facteurs individuels, sociaux, environnementaux, culturels et biologiques?

La santé de l'homme, N°347

Mai 2000

Psychotropes: une approche sociologique

Sciences Humaines, N°105

Nov 1999

Déviances d'hier, Normes d'aujourd'hui?

Sciences Humaines, N°99

1998

Boire seul, une pathologie ou un mode de vie?

Alcool ou Santé, N°2



















DATE

Plaquettes , dépliants

auteur

Mai 2006

Que sais-tu de la toxicomanie?

Ministère de la Justice

Sans

Les alcooliques anonymes peuvent vous aider

Association des Alcooliques anonymes

Sans

Un professionnel confronté au problème de l'alcoolisme: alcooliques anonymes

Association des Alcooliques anonymes

Sans

Consultations adolescents, familles, écoute: Le C.A.F.E

Association Le Relais à Roubaix

Sans

Alcooliques Anonymes d'un coup d'œil

Association des Alcooliques anonymes

Sans

Alcooliques Anonymes: un partenaire pour la profession médicale

Association des Alcooliques anonymes

Sans

Guide d'aide à l'arrêt du cannabis

drogues.gouv.fr

Sans

Alcool, tabac, cannabis: risques et conséquences pour tous

GRSP Nord-Pas-de-Calais




2004

Plaquette: Intervention auprès des consommateurs excessifs d'Alcool

INPES


Plus les plaquettes de l’inpes : http://www.inpes.sante.fr/


2/ Identifier des structures spécialisées
Afin de trouver une structure adaptée à la problématique de l’usager, Internet peut être un bon moyen pour effectuer les recherches : exemples de site
réseau documentaire alcool santé

www.alcoolinfo.com
http://www.drogues-dependance.fr/
http://www.sante-sports.gouv.fr/addictions.html
3/ Mutualiser les ressources existantes
Les ASS communiquent sur ce qu’ils font dans leur délégation. Mise en commun, d’actions collectives, procédures….Un collègue pourrait être identifié « personne ressource sur une thématique » et pourrait en accompagner d’autres dans la réalisation de travaux.

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