Premier Acte








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Scène 1

Nelly : Je te conjure. Cesse de penser à ça. Tu veux encore avoir une attaque cardiaque? Tu veux me briser moi aussi ? Ca suffit avec cette guerre, ça va te tuer ! Regarde dans quel état ça te met : Ca ne te suffit pas ? Tu m’as promis, si j’opposais mon véto que tu cesserais avec tout ça, alors voilà, c’est fait, je pose mon véto, je t’interdis même d’y penser. Demain tu descends à Eilat, repose-toi. Admire les belles femmes mais ne t’émeus pas trop de la beauté des suédoises. Souviens-toi de ce que t’a recommandé le docteur. Je te promets que la délivrance arrive.
Ully : Tu peux m’interdire d'agir, mais je ne peux cesser de penser. C’est plus fort que moi. Seulement toi, ne fais aucun excès quand je serai à Eilat. Si tu dois parler avec ton oncle, méfie-toi de lui, il est dangereux. Ne commets aucune action illégale, je n’ai pas besoin d’une femme en prison. Cela me semble suspect que tu m’éloignes et que tu sois si froide, je te connais depuis 20 ans et je sens que tu prépares quelque chose.
Nelly : (elle regarde avec embarras les murs comme si elle avait peur d’être entendue)

Je te promets que je n’ai rien en tête, je t’ai dis que j'avais terminé avec ces canailles et ils ne valent pas qu'on sacrifie notre vie a cause d'eux. J’ai été avec toi chaque jour et chaque nuit depuis déjà plusieurs semaines à l’hôpital comme à la maison. J’ai aussi droit à un peu de repos et j’ai décidé de rester à la maison. Dana est au camp de jeunesse et Doudi en prépa militaire, ainsi je serai totalement seule. Je dois quand même être là, si Doudi me téléphone de l’armée et a besoin de quoique ce soit. Je dois être à la maison, et si on lui laisse une perm, je l'amènerai chez nous de la base et je lui ferais une machine de linge sale.
Ully : A propos de linge sale, ne pense pas à me faire une revanche… quand je serai à Eilat. Je sais que je ne peux pas encore t’offrir un peu de « plaisir conjugal » mais patiente encore quelques jours…
Nelly : (embarrassée) Tu n’as pas honte de parler comme ça à ta femme après tout ce que j’ai fais pour toi, que penses tu donc que je suis ?

Scène 3


Parc Hayarkon, Tel Aviv.

Nelly et Sima puis Hadas entrent en scène. Puis entrent les personnages muets  suivant: Elie, Arieh, le dieu Hadès. C’est le matin très tôt. Des acteurs en tenue de sport courent et passent de temps en temps non loin d’eux.
Sima : (inquiète) J’espère que nous ne sommes pas suivies. Ce n’est qu’ici, qu’il est possible de parler en toute sécurité. On dirait qu’ils se doutent de quelque chose. Hier j’ai sorti les documents du coffre d’Elie. Je les ai photocopiés. Mais une des pages n’était pas claire, quand j’ai voulu rouvrir le coffre, Elie avait changé le code. Il m’a surpris dans son bureau et m’a demandé ce que je faisais là. Je lui ai dis que je l’attendais pour discuter d'un problème, il ne m’a pas cru et a dis que la prochaine fois il fermerait à clef son bureau.
Nelly : Il semblerait qu’Elie se soit souvenu qu'il m'a donné le code du coffre. Pour plus de sécurité il l’a changé.
Sima : Il m’a posé des questions sur toi. Il m’a dit que toi et Ully, vous aviez disparu et qu’il avait d’urgence, besoin de vous.
Nelly : Il va me voir beaucoup plus rapidement qu’il ne croit. Raconte ce qui se passe exactement pour Hadas.
Sima : Hier soir nous nous sommes retrouvés dans ce parc. Il était en état de choc. Il disait qu’on le suivait. Qu’on voulait l’éliminer. Il a menacé Elie et Arieh de dévoiler leurs crimes. Tout a commencé parce qu’ils ne lui ont pas versé, comme promis, 5 millions de dollars sur un compte suisse. Il n’a reçu qu’une avance d’un demi-million. Puis ils ont prétendu qu’ils ne lui verseront pas le reste, à cause des difficultés de liquidité et l’ont envoyé balader comme Ully. En ça, ce sont des maîtres, tu sais. Ensuite ils sont passés sur l’entreprise et l’on viré sous prétexte qu’il retardait l’aboutissement du développement. Ils lui ont dis qu’ils ne payeront pas les 5 millions. Qu’il leur avait promis une entreprise saine juridiquement et qu’il n’avait pas tenu parole. Ils l’ont menacé d’intenter une action juridique contre lui si les actionnaires de « Molécule » attaquaient la société après avoir découvert qu’ils ont été escroqués.
Nelly : Comme je les connais ils lui ont certainement dis aussi que c’était Ully qui avait tout combiné et qui menaçait sa vie.
Sima : Absolument. C’est pour ça qu’il est venu me voir en suppliant que je lui parle pour qu’il lui pardonne. Je lui ai dis que jamais Ully ne le tuerait ni ne ferait quoique ce soit contre lui. Mieux valait qu’il m’explique et il m’a raconté leurs exactions. On s’est assis dans un café, j’ai noté tous les éléments concernant le compte suisse et les ingérences d’Arieh dans l’affaire. Il est vraisemblable qu’ils vont tenter de l’éliminer, en tous cas de le faire taire.


Nelly : Bravo, qu’elle perspicacité ! Comment es-tu parvenu à soustraire sous leur nez assez de documents à charge. Les documents concernant les actions et les titres, les accords, les corruptions, du coffre d’Elie. Et maintenant la déposition d’Hadas. Simalé, il semblerait que tu aies raison au sujet d’Hadas. Je ne prendrai pas d’assurance sur sa vie. Selon moi, ils vont arranger son suicide, Hadas est fragile, il est capable de se tuer. Il est aussi isolé et n’a personne au monde. Personne ne remuerait ciel et terre et irait le rechercher s’il disparaissait.
Sima : Je pense vraiment que ces salauds sont dangereux. Quand ils auront découvert que tu as trompé Elie, que j’ai les documents et que j’aide Hadas, nous serons les prochaines victimes à faire disparaître. On doit agir vite.
Nelly : (souriant) Pas tant d’inquiétude. Nous avons encore plus d’un tour dans notre sac. Nous ne leur donnerons pas ce bonheur : disparaître, toutes deux, d’un coup, de la vie d’Ully pour qu’une troisième nous le vole ?…
Sima : On est comme deux sœurs face aux difficultés. On s’est mise d’accord pour sauver l’homme que nous aimons, qui, lui, se repose à Eilat, alors que nous risquons d’être éliminées.
Nelly : (embrassant avec tendresse Sima, lui tenant l’épaule et éclatant de rire de bon cœur) Je pense que c’est le début d’une amitié sublime…
Elles rient toutes les deux et s’éloignent, enlacées, quand arrive Hadas, boitant, qui leur heurte. Hadas semble dans un état de folie. Il murmure pour lui-même des phrases sans suites et sans aucun sens. On voit qu'il n’a pas dormi de la nuit. Ses yeux sont rouges par manque de sommeil et à cause des pleurs. Ses habits sont sales et tachés et il boite plus que de coutume.
Hadas : Sima, j’étais sûr de te trouver ici, ton mari m’a dit que tu étais partie te balader avec une amie. Nelly, comment va Ully ? Il est toujours en colère contre moi ? C’est bien que vous soyez là, toutes les deux. Je dois vous parler. Hier soir l’ingénieur-son d’Elie est venu me voir. C’est lui qui mixe toutes ses cassettes spéciales. Lui aussi, ils l’ont escroqué, au lieu de recevoir les 50.000 shekels promis, ils lui ont donné 5000. Il a hurlé et menacé de faire un scandale. Elie lui a répondu : « Rien à foutre, ça sera ta parole contre la notre. Et on nous croira parce que nous sommes respectables, toi tu n’es qu’un nul. Il suffit de dire qu’Ully t’a commandité pour nous enregistrer et que Nelly t’a payé pour filmer Ully. Tu devrais être heureux que nous te donnions un dessous de table de 5000 shekels, sans impôt, sans déclaration, sans rien. En deux mois tu ne ramènes pas cette somme. Remercie-nous : si tu n’en veux pas, il y en a des dizaines comme toi, prêt à faire le même boulot à moitié prix. »
Nelly : On peut dire que ces salauds ont vraiment un sens logique: ils payent toujours 10 % de ce qu’ils promettent. A toi aussi, Hadas, ils ne t’ont donné que 10% de ce qui était promis, pas étonnant qu’ils s’enrichissent autant…
Hadas : Toujours est-il, il a voulu se faire un peu d’argent et m’a passé les enregistrements des conversations entre Elie et Arieh. Ils se moquent de moi de manière horrible et préparent mon élimination. Je lui ai remis 10.000 shekels quand j’ai compris que ça pouvait m’aider à les faire tomber, quelle méchanceté, et quelle naïveté de ma part, être tombé dans le panneau.
Nelly : Tu es en bonne compagnie, jusqu’à présent ils ont escroqué tout le monde et il ne leur est jamais rien arrivé.
Hadas : Enfin, j’ai décidé d’écrire mon testament, je sais qu’ils m’élimineront. C’est sûr qu’ils ont enregistré mes conversations avec l’ingénieur-son. Ils sont peut être même ici, tout près. (observant les alentours avec inquiétude.) Je ne sais pas si j’aurai le courage de me battre contre eux, de porter plainte. Ou s’ils m’élimineront avant. Je vais simplement me suicider ou alors les tuer puis me tuer ensuite. Vous voyez cette arme. Je promets que je vais m’en servir.
Sima : Hadas, ne fais pas de bêtises, donne-moi ce flingue, ta vie vaut bien plus que quelques millions de dollars.
Hadas : Ce n’est pas l’argent, je m’en fous de l’argent. C’est avant tout, ce sentiment humiliant de dégradation, la façon dont on est prêt à s’adresser ainsi à moi, un homme. C’est cette honte qu’ils m’ont fait subir, comme si j’avais été un chien errant. C’est leur trahison, après avoir cru qu’ils étaient mes amis, ils m’ont bafoué, ont ri de mon handicap, une méchanceté absolue. Ils m’ont ôté mon envie de vivre, Ils m’ont cassés tous mes moyens, ils ont pris tout ce que j’avais fais dans la vie et m’ont payé du vent. Je suis resté totalement démuni et seul…
Nelly : On restera à tes côtés et on t’aidera pour tout ce dont tu auras besoin.
Hadas : (n’écoute pas ce qu’elle dit) Finalement ils m’ont jeté aux chiens. Le boiteux a accompli sa tache, le boiteux peut s'en aller! (riant de lui) Oh la bonne blague ! Apres m'avoir fait marcher, le boiteux peut s’en aller! (il semble complètement confus) Bien, ne vous en faites pas, je ne ferais pas de conneries ; je vous le promets. Mais pour plus de sécurité j’ai préparé mon testament à l’exemple de celui de mon père. Toutes les deux vous êtes couchées sur mon testament, et je vous promets qu’il est authentique. Je donne deux de mes…N’est ce pas que c’est ainsi qu’il faut agir, Sima ?
Sima : Arrête ça! Tu ne vas pas mourir, tu vas surmonter l’épreuve, tu es jeune, tu as la vie devant toi. Nous avons tous passés des épreuves difficiles ces derniers temps. Et alors, il faudrait se suicider? Viens, on te ramène à la maison, on va te donner un calmant et tu vas dormir.
Hadas (criant comme un gosse) Je ne veux pas dormir, je ne veux pas dormir !
Hadas leur jette son testament à la tête et part en criant et en boitant. On entend en fond la musique de requiem de Verdi « Agnus Dei » et en fin de scène « libera me ».
Pendant que Nelly lit le testament, Hadas court en zigzag vers le fond du parc, derrière les arbres. Soudain apparaissent Elie et Arieh près de lui, alors qu’il est très éloigné de Sima et Nelly. Ils ne parlent pas tout le long de la scène. Ils se tiennent près de lui, derrière lui, à ses côtés, et il ne voit rien. Ils se moquent de lui, lui font des grimaces, l’humilient, riant à gorge déployée, imitant son boitement d’une manière grotesque. Hadas continue son chemin en zigzagant. D’une rythme de plus en plus lent, jusqu’à épuisement. Il marmonne des fragments de phrases sans sens, sans suite, entrecoupés de sanglots. Il s’arrête près d’un banc, s’y assoie. Elie et Arieh s’assoient près de lui, de chaque côté et il ne les voit pas. Hadas pleure, crie, chante et soudain dit: «  le boiteux peut aller… », sort son arme et se tire une balle dans la tête.
Nelly et Sima courent du côté du coup de feu. Hadas est sans vie, sur le banc. Elie et Arieh se penchent sur le corps d’Hadas. Ils lui tiennent la tête, vérifient qu’il est bien mort, et laissent tomber sa tête. Ils examinent l’arme d’Hadas, et le brandissent vers Nelly et Sima d’une manière menaçante, sans les voir. Soudain, ils entendent des gens s’approcher du banc. Ils remettent l’arme dans la main d’Hadas, et s’éloignent rapidement, ils regardent autour d’eux avec suspicion, continuant d’imiter le boitillement d’Hadas, riant d’un rire effrayant. Près du banc, surgit le dieu Hadès, qui s’approche de Hadas et le touche doucement ; Hadas se redresse, il sourit à Hadès, qui le prend par la main, et Hadas part sans boiter, comme un homme dont l’âme à finalement trouvé la paix, on entend la musique au plus fort lors qu’ Hadas et Hadès s’éloignent doucement vers le fond…


Scène 4


Bureau d’Elie.

Sont présent, Elie, Arieh et Nelly. Sur le bureau, éparpillés, on voit des documents, des photos et des cassettes.
Elie : (hystérique) Sale pute, sybarite! Sale menteuse, pute de bas étage! Débauchée! Tu m’as menti, trahi et trompé! Tu as trompé ton mari, tu m’as trompée! Tu as trompé le monde entier ! Tu es parvenue à me détrousser ! Tes mots d’amour avaient l’air vrai ! « Mon Dionysos, mon dieu, mon maître, je gémis de plaisir ! Elie, Elie ! que cela ne finisse jamais ! » tout était faux ! tout le temps ta tête trompait ton corps et simulait ! Tu fais l’amour et moi, je parle ! Je n’ai pas compris que tu m’arnaquais ! Je n’étais qu’un pion sur ton échiquier, dans ton jeu diabolique !
Nelly : (riant) Qu’est ce qu’il y a mon miel ! Pourquoi s’énerver ainsi ? La jument prend le dessus sur le fou ? C’est une nouvelle pose et tu vas vite t’y habituer. C’est les jeux de l’amour, l’un gagne, l’autre perd, l’un monte, l’autre descend. Que t’attendais-tu d’une infidèle, qu’elle tienne ses promesses ? Depuis quand sa parole est fidèle? Mais pourquoi m’insulter ? Pourquoi m’appeler « pute de bas étage » ? Penses-tu donc que le prix que tu vas payer pour notre unique nuit d’amour soit si bon marché ? Je ne peux pas dire que les millions que tu vas devoir rembourser et la prison ou tu aboutiras soit un bon marché ! Même une prostituée de luxe ne prend pas si cher. Tu ne pourras pas dire que Pénélope ne fait pas les choses en grand !
Elie : Ne te réjouis pas trop vite. Je n’irai pas si tôt en prison, j’ai encore des ressources que tu n’imagines pas…
Nelly : Je suis désolée de te décevoir, mon bel Adonis ; mais j’ai une surprise pour toi. Tous les documents que tu vois, les photos, les documents des sociétés fictives, les cassettes de corruptions, les chantages pour meurtres, tout est déjà entre les mains de la police ; et aux mains des services institutionnels. Et pour plus de sécurité je suis venu avec deux policiers qui t’attendent dehors pour t’emmener là où tu mérites d’être et qui ont ordre de venir à mon secours au cas où tu me menacerais. Une fois, c’est une fois de trop : se sentir violée et avilie ! C’est la seule expérience que tu es capable d’offrir aux femmes qui t’approchent.
Elie : Maintenant, c’est facile pour toi de parler, mais quand on verra le film de notre nuit, personne ne croira un instant que tu simules la jouissance. Tout était réel. Et quand tu as eu du plaisir, ne viens pas dire que tu as été violée. (l’imitant) : « tu m’envoies dans l’Olympe, je vois des feux d’artifice, je suis heureuse, je veux réaliser tous tes fantasmes. » Rien de cela n’était simulé, tout était vrai à chaque instant. Alors ne me joue pas la sainte vierge violée, tu n’es qu’une pute à face de vierge.
Nelly : (riant) Disons que tu n’es pas un mauvais amant. Quand je fermais les yeux et que je ne voyais pas ta face de crapaud et ton dos poilu, je me suis régalée par ci par la. Dommage, ce n’était que pour une seule fois, la prochaine possibilité où nous pourrions peut être remettre cela, ne se passera pas avant mon quatre-vingtième anniversaire, quand tu sortiras enfin de prison pour bonne conduite. Quel dommage qu’un tel talent comme le tien soit gâché autant d’années. Mais quand j’y pense, j’ai un petit espoir ; il me semble que tes grosses fesses vont trouver grâce aux yeux de la compagnie et que cela va te guérir une fois pour toute de tes hémorroïdes.
Elie : Je t’emmène avec moi, partout où j’irai, jusque dans la tombe ; tu as passé avec moi, un contrat diabolique et tu ne pourras pas t’en défaire.
Nelly : (sérieusement) Qu’est ce que tu pensais ? Que je suis rentré dans ton lit pour me réjouir ? Je n’avais qu’un objectif en tête : te virer d’ici, te casser comme tu as réussi à briser le cœur d’Ully. Mon seul et unique amour. J’ai enduit mon corps de sérum de vérité, pour t’obliger à parler. A chaque baiser, tu as ingurgité des toxines, et plus tu t’approchais des parties intimes plus tu ingurgitais du produit concentré. Je ne t’ai pas donné un élixir d’amour, tu es incapable d’aimer. Je ne t’ai pas mis une poudre de désir, tu désires tout, même d'une poupée en plastique, nymphomane, c’est du sérum de vérité que je t’ai donné pour te délier la langue.
Elie : Je ne t’ai rien raconté, tu n’as rien obtenu cette nuit là, tu joues un va-tout.
Nelly : Je t’ai déjà prouvé que c’était faux. Que tout témoignait à charge contre toi. Tous les documents sont chez moi, toi tu n’as rien. Tu l’as ouvert, la bouche et grand ouvert ! Tu as pénétré mon intimité et moi ton âme. Tu as atteint mes valeurs les plus sacrées, mais je suis parvenue à atteindre la construction de ta méchanceté que tu as élaboré toutes ces années. Nous deux, nous nous sommes libérés physiquement et moralement, mais finalement tu resteras concentré, épuisé, sans plus aucun désir en toi.
Elie : Tu es vraiment un cas : d’une pieuse vierge tu t’es transformée en la pire des nymphomanes et soudain tu te vêts en une sorte de sorcière, une mante religieuse qui dévore tout ce qui passe son chemin. Qui es-tu vraiment, Nelly ?
Nelly : Je suis les trois à la fois. Soupirant de désir la reine des abeilles te pique de son dard. Je t’ai procuré la satisfaction de monter jusqu’à une jouissance rare, c’est ce que tu as toujours voulu, n'est-ce pas, parvenir au bonheur absolu.
Elie : Si tu crois que je vais différer la publication des images de ta nuit d’adultère, tu te trompes. Ce jour même, Ully et tous les magasins de films de la ville vont recevoir des copies de la cassette. Moi, je n’ai pas de honte à avoir ! Mais je ne voudrais pas être à ta place quand tes enfants vont voir leur mère figurant comme Nelly la dévoyée, sur le câble d’une chaîne allemande. Et ton mari, l’imbécile, tu crois qu’il va passer sa journée tranquille quand il va découvrir tout ce que tu as fabriqué avec moi ? La pute la plus nymphomane du monde n’a pas une conduite plus dépravée que la tienne ! Je ne m’étonnerai pas que tu fasses entrer dans tes draps prostitués Sima pour découvrir ce qu’Ully lui a trouvé.
Nelly : (riant) Je sais que tu ne me crois pas, mais tu es le second homme de ma vie ; et si j’ai été si exceptionnelle, il ne faut le mettre que sur ton compte, qui as su réveiller mes émotions, qui a su éveiller d’un seul coup, tous mes instincts cachés. Mais ne t’en fais pas, j’ai tout raconté à Ully et il est derrière moi.
Elie : Je ne crois pas du tout que tu lui as raconté ce qui s’était passé entre nous. Tu n’as pas osé, alors qu’il est alité après une crise cardiaque, à moitié mort. Ca l’aurait tué. Mais même si tu le lui avais dis, quand il va voir la vidéo, ça va l’achever ou il te tuera, comme on fait chez lui, au nom de l’honneur de la famille. Si tu renonces à porter plainte, je verrai peut être ce que je peux faire au sujet de la cassette et te rendre le film.
Nelly : Comme tu te trompes! Ully a vraiment vu le film et n’a pas été surpris. Les machos de nos jours ne sont plus ceux des années 50; ils ont appris quelque chose des nouvelles mœurs. Il m’a dit qu'avec tout autre il se serait mis en colère, mais il t'aime vraiment et veut que tu te réjouisses. C’est son cadeau de séparation en l’honneur de ta grande odyssée de la nuit. Tu vois combien je suis gentille, je te donne de tels cadeaux sensuels ! (elle continue) mais ce que tu ne sais pas c’est qu’il faut se méfier des cadeaux des grecs ! Des cadeaux de Nelly Doron…
Elie : J’ai vu la vidéo, on y voit tout, même les plus petits détails intimes.
Nelly : Quoi, on y voit même ton microscopique petit serpentin ? Je ne savais pas qu’il existait des télescopes aux caméras! Mais tu es un grand menteur et ce n’est pas joli de mentir à ta sœur siamoise, à qui tu avais promis d’être totalement lié, Nelly et Elie pour l’éternité ! Tu étais tellement fier de toi, après l’amour, que tu n’as pas pensé que tu serais arnaqué, qu’on envoyait le renard récupéré le fromage de ton bec, pour que tu puisses commencer de chanter. Quand le diable est en tête, il féconde les yeux et la conscience disparaît dans les profondeurs, et alors seulement, on commence à faire les plus grandes des fautes.
Elie : Supposons que le film est chez toi, je dis supposons, car je ne crois pas un mot de ce que tu dis, supposons que tu aies eu le courage de le montrer à Ully, tu ne pourras jamais me faire croire qu’il l’ait accepté comme une lettre à la poste !
Nelly : (sérieuse) Je ne vais pas cacher qu’il a tout d’abord pris ça difficilement, comme j’ai accusé le coup pour Sima. Mais finalement il a bien compris que dans une guerre totale contre les forces du mal, la fin justifiait les moyens. Le prix de la victoire était l’abandon de mon corps, une nuit, à l’adversaire. Je ne cacherai pas que lorsque tu es parti je me sois sentie avilie… Et j’ai pleuré comme jamais dans ma vie. Ully m’a comprise et m’a pardonnée, exactement comme je lui ai pardonné l’histoire avec Sima ; quand on aime, on pardonne.
Elie : Je n’ai pas encore dis mon dernier mot. Vous entendrez encore parler de moi. Arieh ne m’a pas abandonné, je sais trop de choses. J’espère bien me sortir de ça comme je me suis débarrassé de tout. Ully ne réagira pas de même quand ton adultère sera révélé aux yeux de tous et ton oncle ne supportera pas cette entorse à l’honneur de la famille. Nelly, je vais te casser la figure!
Nelly : Elie, mon chéri, tu as déjà oublié que tu m’avais déjà cassé la figure cette nuit, je n’ai plus peur de rien. Je ne demande pas à mon oncle avec qui il batifole et il ne me le demande pas non plus. Ully est 100% avec ce que je fais. De toutes les façons j’ai déjà fais parvenir tous les documents à la police. Je ne recule devant rien, je n’ai peur de rien. Je me suis émancipée cette nuit d’adultère avec toi, de toutes mes peurs et de tous mes complexes. En salaire, mon cher oncle te versera quelque chose. Après avoir entendu l’enregistrement dans lequel tu disais que tu t’arrangerais pour le tuer dans une fosse à purin, que tu avais volé des millions de dollars… Même ta femme va te quitter quand elle entendra la manière dont tu veux l’éliminer. Ecoute toi-même comme Arieh a envie de te sauver…
Arieh : Elie, espèce de petite frappe, tu veux me faire tuer dans un tas de fumier, tu as déjà préparé les balles, tu t’organises pour tout récupérer, éliminer tout le monde! J’ai de bonnes nouvelles pour toi. Je vais m’arranger pour que tu crèves toi-même dans un tas de fumier, jusqu’à ce que tu supplies qu’on te tue ! Mais tu vas avoir une longue vie, d’ici là, je vais prendre soin à ce que tu vives le plus longtemps possible et que tu rembourses toutes tes transgressions. Je vais t’envoyer les meilleurs médecins pour qu’ils te recousent chaque fois le cul, et te réparent ton misérable sourire. Tu vas supplier qu’on te fasse mourir. Mais tu vivras encore et encore : et tu rentreras dans l’enfer en souriant, mais tu dois savoir que je n’ai peur ni de toi, ni d’un autre ! Je n’ai jamais rien fais contre la loi, et ma conscience est blanche comme neige. Même si tu ouvres ta grande gueule, la puanteur qui en sortira sera si grande que personne ne croira un type comme toi !
Elie sort.

Arieh (grand sourire) Nelly ma mignonne, tu as été magnifique, tu as donné la représentation de ta vie. Je vois que la pomme ne tombe pas loin de l’arbre. Qui sait, tu as peut être un avenir dans le monde des affaires, tu vas hériter de moi un de ces jours. Je suis somme toute, ton oncle et le parrain de ton fils !
Nelly : (sérieuse) ca suffit avec les inepties, mon cher oncle. On a assez de preuves pour te faire entrer toi aussi en prison et pour de longues années. Qu’est ce que tu crois, si on continue à se combattre, quelqu’un te croira quand tu racontes que tu n’es au courant de rien. Voilà, ici la photo d'une déclaration, qu’Hadas a donné devant deux témoins, au sujet de votre voyage à Genève, et voilà une autre sur l’argent que tu lui as donné illégalement à la banque suisse. Il a confirmé devant nous toutes les affaires de corruptions, les illégalités, comme tu l’as influencé, désespéré, comme tu as trompé les actionnaires, les services gouvernementaux, tous ! Et maintenant il est mort, en plus par suicide! C’est au moins le troisième homme qui disparaît dans votre entreprise d’une manière saugrenue, depuis qu’Ully vous a quitté. La première fois, un virus qui tue, ensuite une morsure de serpent et maintenant un revolver. Vous innovez. Mais tu ne penses pas qu’ils vont commencer à poser des questions : qu’est ce que c’est que ce bazar ! Quel étrange et horrible miracle que les gens qui vous mettent en danger meurent les uns derrière les autres.
Arieh : (Il éclate d’un rire diabolique) Ma petite Nellouche, que crois-tu, que tu vas enquêter sur moi? Tu me prends pour un clown comme Elly, vraiment tu as trouvé les meilleurs camarades. Un à la belle âme, qui s’est brisé et est tombé d’une crise cardiaque. Le second, un chaud-lapin, qui perd la tête chaque fois qu’il voit une paire de seins. Ma petite douceur, je suis bâti d’une autre matière. Si les Nazis ne m’ont pas bouffé, si j’ai été capable de construire un conglomérat malgré tous les pièges qui ont été posés sur le chemin, qu’est ce que tu crois qu’une institutrice de 11eme va pouvoir m’éduquer ? Qu’est ce que tu veux tenter avec moi ? Tu n’as aucune chance de te prostituer avec moi, je ne couche pas avec mes nièces et je suis insensible aux conneries de ton Hadas! Avant tout, il est mort, que dieu aie son âme ! Les morts ne peuvent porter plainte ! Je prétendrai qu’on avait rendez-vous avec son correspondant en Suisse, surtout que nous nous sommes réellement rencontré. Je prétendrai que vous m’avez menacé avec cette histoire pour récupérer l’argent que vous avez perdu. Je raconterai même à tous mes potes de la police que vous avez tué Hadas. En représailles de tout ce qu’il vous a fait subir ; vous lui avez extorqué son testament puis vous l’avez éliminé avec sa propre arme. Je veillerai même à ce que vos empreintes figurent sur l’arme!
Nelly : (en silence, presque chuchoté) Mon cher oncle. Avant qu’Hadas ne se suicide, il nous a retrouvés, moi et Sima dans le parc Hayarkon. Il a raconté que vous le suiviez et qu’il avait peur que vous ne l’éliminiez. Il l’a même écrit sur son testament. On a eu peur qu’il lui arrive quelque chose, on a tenté de l’arrêter, mais il nous a échappé. On lui a couru après et nous avons vu tout ce qui s’est passé. On a vu comment vous le pressiez ; ce que vous lui aviez fait ; comment vous avez vérifié qu’il était bien mort, comment vous avez mis l’arme dans sa main, et comment ensuite vous avez quitté l’endroit, en riant horriblement et en imitant son boitillement. Vous n’avez oublié qu’une chose – vos propres empreintes sur l’arme – vous avez pensé que personne ne vous surprendrez, quand ce pauvre homme s’est suicidé. Vous avez pensé que parce qu’il n’a pas de famille, personne ne ferait d’enquête sur sa mort. Et bien, voilà de bonnes nouvelles pour vous. Nous avons prévenu le frère de Sima qui est haut gradé dans la police, que nous craignons, à cause de son testament, qu’Hadas ne se suicide. La police a découvert des traces d’empreintes autres que les siennes sur l’arme. Mais on ne savait pas de qui elles étaient! Nous seules, nous le savons ! et ne tente pas de nous éliminer, car il y a d’autres personnes qui sont au courant. Dès l’instant où il nous arrive quelque chose, tu ouvres la boite de Pandore, qui te conduira directement en prison.
Arieh : (très pale) Nous ne l’avons pas tué et vous le savez !
Nelly : Un assassin n’utilise pas toujours une arme, il peut utiliser les menaces, les sarcasmes, tromper. La vérité importe peu. Ce qui importe c’est que vos empreintes se trouvent sur l’arme et que deux témoins feront tout pour que la vérité éclate en plein jour. Maintenant tu me connais un peu mieux. Je ne suis plus la petite Nelly bien gentille et mignonnette de ma fête d’anniversaire. Je coucherai avec qui il faudra pour te faire tomber.
Arieh : Nelly, je ne te reconnais plus ! tu t’es métamorphosée, tu es devenue une sorcière, une bête de proie !
Nelly : (furieuse, la colère dans les yeux) Je suis devenue une femme libre. Je ne suis déjà plus cette femme amorphe, qui ne sait que filer sa toile et attendre patiemment le retour du voyageur. Pénélope a quitté son métier à tisser et c’est sans retour ! De la même manière que tu es parti te battre contre les allemands pour rejoindre la résistance, moi-aussi je suis partie en première ligne, pour Ully, pour mes enfants, et pour moi-même. Je vous poursuivrez sans pitié, avec les mêmes armes que les vôtres, jusqu’à la victoire !
Arieh: (sidéré) Je t'ai compris. A présent, que veux-tu?
Nelly: (plus calme) Tout d'abord, je veux que tu saches que je ne crois pas un mot de ce que tu dis. Tu ne va pas m'avoir comme tu as eu Ully et tu ne va pas essayer de gagner du temps jusqu'à ce que tu vas trouver une solution a ta façon. Ce qu'on va décider, on va le signer aujourd'hui en bonne et due forme avec l'aide de Sima. Tu ne vas pas sortir de cette pièce, tu ne vas consulter personne. Ecoute bien ce que j'ai a te proposer car je n'étai jamais aussi sérieuse que aujourd'hui. Tu vas démissionner immédiatement de ton poste de PDG et de tous tes postes de direction de "Larissa Médicaments", d'une façon honorable, car tu assumes la responsabilité de tout ce qu'a fait Elie, bien que soi-disant tu n'en savais rien. Tu donnes a Ully et a moi la moitié des actions de ton entreprise. De toute façon tu as toujours dit que tu voulais me tout faire hériter, et de cette façon tu auras le bonheur de le faire avec les mains chaudes et tu en seras doublement réjoui.
Arieh : Tu as oublié que j’ai un fils et une légion d’anciennes femmes !
Nelly : Tes femmes n’ont jamais rien reçu de toi et n’attendent rien de toi. Tu n’as jamais eu l’intention de leur léguer quoi que ce soit. Au sujet de ton fils dégénéré, tu feras mieux de lui léguer le moins possible. Il se débrouillera pour gaspiller ce que tu lui as laissé en trois mois et tu sais bien qu’il n’y a aucune chance qu’il te fasse des petits enfants. Malgré tout, je te promets que mon premier petit fils portera ton nom, afin que tu puisses te réjouir, comme tout bon grand-père sépharade, d’un petit-fils portant ce nom avec fierté…Toi, occupe toi à ce qu’Ully devienne PDG de « Larissa-Médicaments », occupe-toi de me faire entrer à la direction de l’entreprise comme vice-président des ressources humaines. Ainsi je pourrai mieux surveiller Ully et évidemment toutes les nouvelles employées seront laides. (elle rit)
Arieh : Et que va-t-il se passer pour les classes d'école ? Ils vont devoir se passer de la merveilleuse pédagogue que voilà ? Tu as sans doute attrapé le virus de l’argent et de la prostitution. Ou appelle cela comme tu veux, c’est déjà dans ton sang, Tu as perdu la pureté de ton âme et tu es devenue une femme d’argent et de pouvoir.
Nelly : (embarrassée) Tu as peut être raison, je ne sais déjà plus… Depuis le moment où j’ai perdu mon intégrité dans les draps d’Elie, je ne me sens pas assez pure pour éduquer des mômes angéliques. En dehors de ça, le témoignage contre Elie, les enregistrements de la chambre à coucher et la vidéo qui a tourné librement tout le temps, ont touché mon intégrité et ma pureté a jamais. La police a dit qu’ils parviendraient à aboutir a un compromis avec d’Elie afin de le faire avouer tout pour que le procès soit court. Je n’aurai alors pas besoin de déposer et sa sanction serait peut être plus légère.
Arieh : Je vois que tu commences à comprendre dans quelles embrouilles tu t’es mise toi-même ! Supposons que je sois d’accord avec tes conditions. Je dis, supposons, tu crois que j’accepterai qu’on jette mon nom aux caniveaux et que tu parles à tous de rapines, de torts, de corruptions, et autres gracieusetés dont tu m’accuses ? Je suis peut être prêt à renoncer à mon poste, à l’argent, mais jamais à mon honneur !
Nelly : Je vois que tu commences déjà à te préoccuper et à penser à des vacances dans ton nouveau monde avec une bande de jeunes femmes. Si l’honneur est le sens de ta vie, il va nous aider à clore le sujet. Je vais persuader Ully de concocter un discours calqué sur celui de Marc Antoine pour Jules César, tous ceux qui l’entendront en auront les larmes aux yeux. Personne n’en croira un mot, parce que tout le monde te connaît. Mais ça fera de beaux titres dans les journaux. Entre nous, ce sont les évènements qui t’ont corrompu. Parce que sur cette terre, il est difficile de survivre si tu n’es pas corrompu. Et si tu n’arrives pas en prison, ce sera grâce à ces circonstances atténuantes.
Arieh : Tu m’as épuisé. On dirait que les évènements de ces dernières semaines ont eu raison de moi. La mort d’Hadas, la trahison d’Elie, ta prolificité, c’est un peu trop pour ton vieil oncle. Viens, appelle Sima, clore le sujet.

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