Aujourd’hui en Afrique, quatorze (14) pays sont en guerre ou vivent une situation précaire d’après-guerre ou, encore, sont embourbés dans un contexte qui, s’il








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Aujourd’hui en Afrique, quatorze (14) pays sont en guerre ou vivent une situation précaire d’après-guerre ou, encore, sont embourbés dans un contexte qui, s’il n’est pas celui de guerre, peut malheureusement en constituer l’étape préliminaire.

Conakry, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone ; en Afrique de l’Est, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie, le Soudan et l’Ouganda ; en Afrique centrale, le Burundi, la République démocratique du Congo et le Rwanda ; enfin en Afrique australe, l’Angola et le Zimbabwe. Comment est-on arrivé là ? Ces situations sont-elles évitables et de quelle manière ? C’est à ces questions qui taraudent plus d’un Africain et plus d’un observateur que nous allons tenter d’apporter des réponses.

Cependant avant d’en venir aux faits, cinq remarques s’imposent :

Depuis le début des années 90, la plupart des conflits et guerres opposent les populations ou une partie des populations à leurs gouvernants. Autrement dit, il s’agit de conflits internes ou de guerres civiles.

Les personnes entrées en rébellion contre le pouvoir central de leurs pays respectifs sont d’abord et avant tout des citoyens de ces pays, même si elles peuvent bénéficier dans certains cas, de soutien de pays étrangers ou d’organisations de toutes sortes.

Une fois la guerre éclatée, elle est d’une violence inouïe et d’une inhumanité inqualifiable.

Les anciennes puissances coloniales, soit par le soutien inconditionnel qu’elles apportent aux pouvoirs en place, soit par leur silence complice, portent une part de responsabilité dans la gestion, l’éclatement et les ravages de ces conflits.

Avant le tournant des années 90, la majorité des guerres civiles reflétaient l’opposition Est-Ouest, communisme-libéralisme. De nos jours, elles s’apparentent, du moins du côté des rebellions, à une lutte pour plus de justice, de démocratie et de liberté.

L’héritage colonial

Certes, les anciennes puissances coloniales ont souvent été montrées du doigt et considérées comme des boucs émissaires idéaux par certains leaders africains pour justifier leurs propres faillites. Depuis les années 60, la plupart des Etats africains ont accédé à la souveraineté nationale et internationale. Ce qui signifie qu’ils ont pris en main leur propre destin.

Cependant, on ne peut esquisser une explication de la situation du continent sans évoquer notre passé colonial. En effet, l’Afrique n’aurait pas eu le visage qu’elle présente aujourd’hui s’il n’y avait pas eu de colonisation.

Dans ce sens, l’on ne peut ignorer le fait que les frontières tracées par le colonisateur ont tenu moins compte de la configuration ethique des espaces concernés que des intérêts des anciennes métropoles. Or, si l’on part de la conférence de Berlin (qui a consacré le partage de l’Afrique) en 1884-1885 jusqu’à nos jours, il y a exactement cent vingt (120) ans.

Cette fourchette de temps est-elle suffisamment large pour que des peuples qui ne se connaissaient ou qui étaient en conflit larvé ou ouvert puissent sédimenter leurs cultures et vivre ensemble. Malgré ses richesses, l’Afrique est condamnée à végéter du fait que sur le marché international, ce sont les acheteurs de ses produits qui en fixent les prix et pas elle. Or, il n’en est pas ainsi des produits en provenance du Nord dont les prix sont fixés par leurs producteurs.

On le voit bien, la théorie de Adams Smith selon laquelle, le marché s’autorégule sur la base de la loi de l’offre et de la demande grâce à cette main invisible est une véritable supercherie dont la victime est l’Afrique. Le marché est libre, dit-on, mais c’est l’histoire du renard libre dans un poulailler libre.

Par ailleurs, que de tracasseries lorsqu’il s’agit pour les pays africains de chercher à percer le marché des nations dites développées ; des taxes leur sont imposées : 9% sur l’ananas frais, 32% sur l’ananas en boîte et 42% sur le jus d’ananas.

http://www.lefaso.net/spip.php?article4055

D’aucuns répliqueront que pourtant, sans les subventions que les pays du Nord accordent à l’Afrique, certains Etats ne seraient pas viables. Cela est vrai si l’on jette un coup d’œil sur la structure des budgets des pays africains.

On pourrait aussi arguer que même si l’on achetait les matières premières africaines à un "juste prix", cela ne leur permettrait pas de se passer des subventions, encore moins de décoller économiquement. L’argumentation est fort séduisante ; même si elle se révélait vérifiable, il reste que cela permettrait de réduire le montant des subventions qui, ne nous le cachons pas, représentent une bonne part de liberté perdue.

Des problèmes politiques non solutionnés

Dans nombre de pays en guerre, il est aisé de remarquer que cette situation a été précédée par le règne, pendant de très longues années, d’un parti unique ou d’un régime militaire. En tout état de cause, par un régime qui n’était pas de droit démocratique et libéral. Résultat, cela a donné lieu à toutes sortes d’abus sans que les citoyens disposent de mécanismes institutionnels compétents pour réparer les torts dont ils ont été victimes.

Un sentiment de ras-le-bol généralisé est ainsi né et il ne fallait qu’une toute petite étincelle pour provoquer la déflagration générale. Et à supposer même qu’ils aient eu des canaux pour se faire entendre et se faire rendre justice, il arrive un moment où les peuples ont besoin de changement.

Pas parce que l’équipe en place est nécessairement mauvaise, mais parce que les citoyens en ont marre de la voir où elle est. A l’échelle individuelle, il nous arrive de nous débarrasser d’une voiture, d’une motocyclette, d’une bicyclette ou même d’une chemise pas parce qu’elle est endommagée mais parce que le plaisir que nous éprouvons en l’utilisant s’est émoussé.

CRISE IVOIRIENNE

La crise ivoirienne de 2010-2011 est une crise politique en Côte d'Ivoire qui débute après le second tour de l'élection présidentielle ivoirienne de 2010, le premier scrutin depuis 10 ans, dont le résultat amène à un différend électoral, à la suite de fraudes présumées.

Les deux candidats, Laurent Gbagbo, président sortant et reconnu par le Conseil constitutionnel, et Alassane Ouattara, reconnu par la Commission électorale indépendante et la communauté internationale, revendiquent chacun la victoire. Laurent Gbagbo est finalement arrêté le 11 avril 2011. Le dernier bastion pro-Gbagbo tombe le 4 mai suivant ; le même jour, Alassane Ouattara est proclamé chef de l'État par le Conseil constitutionnel.

Origine du conflit[modifier]

Le règne de Félix Houphouët-Boigny[modifier]

Sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny (de 1960 jusqu'à sa mort en 1993), la Côte d'Ivoire est un pays très bien intégré dans le commerce mondial. Les principales recettes de l'État viennent de l'exportation de matières premières produites dans la zone forestière, notamment le cacao (dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial), le café et le coton mais également le gaz naturel.

Ce commerce extérieur a permis au pays de se développer et aux citoyens d'avoir un bon niveau de vie. Ce « paradis » économique et social, dans une Afrique pauvre, attire de nombreux immigrants des pays voisins. C'est ainsi que, notamment, les Burkinabè et Guinéens furent nombreux à s'établir dans la zone forestière au sud du pays. D'abord comme ouvriers sur les chantiers forestiers, dans les usines et villes de la côte, dans les plantations industrielles et individuelles, ils sont devenus par la suite producteurs agricoles pour certains.

Vers la fin du règne d'Houphouët-Boigny, dans les années 1990, la Côte d'ivoire connut des soubresauts liés à la transition du régime de parti unique à un régime multipartisan. À sa mort, le pays entra dans une crise multiforme. Ses successeurs n'avaient pas son aura et ils ne surent faire face ni aux difficultés économiques dues pour une grande part à la dégradation des termes de l'échange entre pays du tiers monde et pays développés, ni aux difficultés politiques.

Le concept d'ivoirité et son application politique[modifier]

Article détaillé : Ivoirité.

Le 8 décembre 1994, une révision du Code électoral impose aux candidats à la présidence de prouver leur ascendance ivoirienne, garante de leur citoyenneté, alors que pendant la période Houphouët-Boigny, les cartes d’identité avaient été largement distribuées à la majorité des étrangers vivant sur le territoire nationale dans un but électoraliste3.

Le 26 août 1995, Henri Konan Bédié, alors président depuis la mort d'Houphouët-Boigny, réintroduit le concept d'ivoirité. Selon lui, ce concept permet à la Côte d'Ivoire de mieux préserver son identité. Cela lui permet également d'évincer son principal rival, Alassane Ouattara originaire du Nord du pays. Mais le fait d'avoir poursuivi ses études au Burkina Faso et d'avoir été envoyé occuper de hautes fonctions sous la houlette Burkinabé ont permis son rejet.


Groupes ethniques de Côte d'Ivoire.

Ce rejet d'Alassane Ouattara s'appuyait sur le rejet ancien du dioula, l'homme du Nord pour les Ivoiriens de la côte et du centre. À une différence
ethnique s'ajoute en effet une différence de religion : les Ivoiriens du Nord, majoritairement musulmans, sont soupçonnés de ne pas être Ivoiriens et sont donc rejetés par les Ivoiriens du Sud, majoritairement chrétiens. Les populations du Nord et du centre, notamment les Malinkés, ont des patronymes identiques à ceux des immigrés de même ethnie provenant des pays voisins. Ceux qui sont dans cette situation subissent toutes sortes d'injustices. Certains voient leurs pièces d'identité détruites par les forces de l'ordre. Ils n'obtiennent plus de carte d'identité, de passeport et ne peuvent ni avoir de certificat de nationalité ni voter. Bien que certains Ivoiriens du Sud (notamment les Akans) possèdent aussi des patronymes identiques à certains peuples immigrés (Ghana, Togo et Libéria), ils ne subissent pas le même sort.

L'apparition du concept d'ivoirité s'explique essentiellement par la crise économique que connaît la Côte d'Ivoire depuis le milieu des années 1980. En effet, cette réaction xénophobe est apparue lorsque l'économie de ce pays a cessé de créer massivement des emplois. Cette situation n'a pas sensiblement réduit les flux migratoires provenant des pays musulmans pauvres et surpeuplés du Sahel. Le but de l'ivoirité semble être avant tout d'empêcher les populations étrangères, qui peuvent rentrer dans ce pays sans visa, de participer à la compétition pour le pouvoir politique et d'accéder aux emplois de la fonction publique. En effet, les étrangers représentaient 26 % de la population en 1998.




Le 22 octobre 1995, contre un seul candidat (les autres candidats sont refusés par la Cour suprême ou ont boycotté l'élection), Henri Konan Bédié est élu président de la Côte d'Ivoire avec 96,44 % des voix. Fort de ce succès, il effectue en 1998 une réforme de la propriété foncière avec l'appui de tous les partis politiques, y compris celui d'Alassane Ouattara. Avec cette réforme, seuls les Ivoiriens de souche peuvent détenir des terres.
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