Le programme économique du Premier ministre








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Après l’attentat, revenir à l’état normal

Le defusing, le débriefing et leurs variantes sont destinés à aider les victimes dans l’immédiat après-attentat. Ces interventions rapides, tout comme, dans les pays où la violence est permanente, les programmes de résilience évoqués plus haut, servent notamment à faire un tri. Il faut, en effet, s’abstenir d’aider ceux qui n’en ont pas besoin, pour ne pas les maintenir dans l’ombre du terrorisme. « Notre philosophie n’est pas de réparer ce qui n’est pas cassé », dit Danny Brom, le directeur du Metiv. Mais il n’est pas moins important de repérer les gens cassés, ou du moins fêlés, et il y en a toujours. Les personnes ne sont pas égales face au la menace d’un traumatisme durable. Il y a des facteurs de risque bien connus : un faible niveau d’intelligence, un bas niveau socioéconomique, l’échec scolaire et la maltraitance pour les enfants, des difficultés financières pour les adultes et, pour tous, avoir déjà vécu des expériences traumatisantes. Si, dans l’immédiat, tout le monde est sous le choc, certaines réactions anormales vont inquiéter le clinicien : pâleur, fixité du regard, sidération, agitation, actes automatiques, tel cet homme qui, après un grave accident de car, plie et déplie indéfiniment ses vêtements. Ces symptômes signalent un état de stress dépassé, qui est un facteur de risque pour la névrose grave, et qui justifie donc une prise en charge médicale. Les lieux de soin ne manquent pas, car, si la vague mondiale d’attaques terroristes est relativement récente, les catastrophes, accidents et actes de violence susceptibles de traumatiser leurs victimes sont, eux, fort anciens. Les centres de santé mentale capables de prendre en charge les victimes existent un peu partout ; il arrive aussi qu’on en monte un en urgence à proximité du site d’une catastrophe.

Trouver du sens à la vie

Quant aux méthodes, on utilise assez souvent l’EMDR (eye-movement desensitization and reprocessing), découvert à la fin des années 1980. C’est un traitement par stimulation sensorielle, qui fait appel à des mouvements des yeux ou à des stimuli auditifs pour faire disparaître les manifestations les plus gênantes de l’état de stress, tel que le fait de revivre la scène traumatisante. Cette technique est souvent efficace, mais pas pour tout le monde, et elle n’affecte que les symptômes. Aussi les psychologues lui préfèrent-ils souvent les thérapies comportementales et cognitives, en se concentrant sur les points forts de la personnalité de leur patient, sur les facteurs positifs de résilience qu’ils ont mis en valeur et sur lesquels ils s’appuient, voire qu’ils développent. Car il existe des facteurs favorables à la résilience : l’optimisme, le sens de l’humour, un environnement chaleureux, l’altruisme. Il est utile a fortiori de s’investir dans un projet conforme à ses valeurs, qui peut redonner du sens à la vie. Car l’objectif du traitement est, bien entendu, de rendre le patient à sa vie d’avant. On y parvient assez bien, puisque les spécialistes évaluent à 3 % le pourcentage de victimes qui souffriront toute leur vie de leur névrose posttraumatique. Les autres finissent par s’en remettre, même si c’est parfois très long.

Enfin, ceux qui vivent sous la menace permanente du terrorisme peuvent finir par s’y habituer. Ainsi, un jeune couple israélien, Yehuda et Tsipora, a choisi de s’installer à Sdérot. Oui, Sdérot, la ville aux 8 000 Qassams ! Mais, disent-ils, « nous nous plaisons ici ». En raison de ses problèmes, la ville reçoit beaucoup d’argent, qu’elle investit dans de nouveaux quartiers, un hôtel, des restaurants ; il y a des concerts partout… Les jeunes affluent, comme s’ils affirmaient : « Qassams ou pas, nous voulons faire vivre cette ville ! »

La déradicalisation vue d'ailleurs

Prévenir les attentats en dissuadant leurs auteurs de les commettre est un moyen auquel il est naturel de songer. La France l’a fait, mais les premiers résultats sont peu encourageants. Dans un rapport rendu en février 2017, deux sénatrices, Esther Benbassa et Catherine Troendie, dressent un bilan sévère des projets mis en route depuis deux ans, parlant d’amateurisme et de gâchis financier. Le premier centre de déradicalisation, Pontourny, ouvert en juillet 2016, est vide aujourd’hui. Selon un compte rendu publié par l’American Psychological Association en novembre 2009, rédigé par Tori de Angelis, il existe des programmes mieux conçus et plus prometteurs dans d’autres pays, tels l’Égypte, l’Irak, l’Arabie Saoudite, Singapour et la Grande-Bretagne. Ces programmes ont trois caractéristiques en commun. D’abord, une composante intellectuelle : des musulmans modérés enseignent aux jeunes emprisonnés ce que le Coran dit vraiment sur la violence et sur le jihad. Ensuite, une composante affective : on s’intéresse à leur famille, on offre de financer la formation professionnelle d’une épouse… Enfin, une composante sociale : des terroristes repentis expliquent à des jeunes qui veulent se réinsérer dans la société qu’attaquer des civils compromet l’image de l’Islam. Avec quels résultats ? Cela reste à voir.

Claudie Bert

En France

Le 25 avril dernier a été publiée une liste de « 23 actions du gouvernement pour améliorer l’accompagnement psychologique des victimes », dont certaines sont déjà engagées et les nouvelles s’inspirent des recommandations de spécialistes et d’associations. Par exemple : créer un centre national de ressources et de résilience ; élaborer des annuaires départementaux de personnes ressources.

Claudie Bert

Combattre la haine pour survivre

Le 15 janvier 2007, Bassam, un Palestinien, perd sa fille Abir, 10 ans, tuée d’une balle dans la tête par un soldat israélien. Le lendemain, il adhère à une association, Parents Circle Families Forum, qui réunit des familles israéliennes et palestiniennes ayant perdu un proche, tué par ceux d’en face. « Il fallait que je le fasse, dit-il. La douleur et la colère étaient là et seront toujours là ; mais la haine et le désir de vengeance m’auraient détruit. » Alors, aux côtés de son ami israélien Rami, qui a lui aussi perdu sa fille, il se bat pour faire aboutir non pas tant un accord de paix, qui est l’affaire des politiques, que la réconciliation entre leurs deux peuples. « Notre arme, c’est l’éducation. Nous donnons plus de mille conférences par an dans des lycées palestiniens et israéliens. Nous nous faisons parfois insulter, mais on nous écoute, parce que nous sommes ressentis comme légitimes ; nous avons payé le droit de nous faire entendre. Et nous arrivons à ébranler des convictions, à faire comprendre le point de vue de l’autre. »

Claudie Bert

NOTES

1. Voir Yael Danieli, Danny Brom et Joe Sills (dir.)The Trauma of Terrorism. Sharing knowledge and shared care, an international handbook, Haworth Press, 2004.

2. Naomi Baum, « Building Resilience », in Yael Danieli, Danny Brom et Joe Sills (dir.),op. cit.

3. Voir Hilit Kletter et al., « Helping children exposed to war and violence. Perspectives from an international work group », Child & Youth Care Forum, vol. XLII, n° 4, août 2013.

4. Rony Berger et al., « School-based intervention for prevention and treatment of elementary-students’ terror-related distress in Israel. A quasi-controlled trial », Journal of Traumatic Stress, vol. XX, n° 4, août 2007.

5. Acronyme hébraïque pour Israel Center for the Treatment of Trauma, un centre de recherche et de traitement sur le choc traumatique.

6. Acronyme pour une expression hébraïque signifiant « faisons place au jeu ». Voir Esther Cohen et al., « Making room for play. An innovative intervention for toddlers and families under rocket fire », Clinical Social Work Journal, vol. XLII, n° 4, décembre 2014.
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Retraites : le bel avenir est à portée de main Contre les visions catastrophistes du COR

Christophe Ramaux Henri Sterdyniak Juillet 2017 www.atterres.org

La France a l’un des systèmes de retraites les plus performants. Grâce à lui, le niveau de vie des retraités est similaire à celui du reste de la population. Grâce à lui, notre pays peut s’enorgueillir d’avoir l’un des taux de pauvreté chez les retraités les plus faible au monde. Le coeur de notre système est simple : nous avons fait le choix social de prélever chaque mois, sous formes de cotisations, une fraction de la valeur ajoutée afin de payer les pensions. C’est le choix politique de la répartition : une part de la richesse produite est prélevée pour être répartie afin de financer les retraites (mais aussi les prestations santé, chômage, famille…). Nulle accumulation financière ici. Et c’est heureux.

Les fonds de pension sont nocifs : ils alimentent la financiarisation de l’économie, enrichissent inutilement les intermédiaires financiers et soumettent les pensions aux aléas de la spéculation. Un peu partout dans le monde, des fonds de pension sont au bord de la faillite. C’est notamment le cas de ceux des collectivités locales aux Etats-Unis. Un système de retraite par capitalisation prélève aussi sur la valeur ajoutée, mais sans garantie sociale et de manière très inégalitaire via la possession de titres financiers.

Notre système mérite bien entendu d’être amélioré. Il y aurait lieu notamment de revaloriser les petites retraites ou bien encore de faire converger dans une « maison commune » les différents régimes qui subsistent (même si la convergence a déjà été largement opérée ces dernières décennies). Mais une chose est de remédier à ces failles afin d’améliorer notre système, autre chose est d’en prendre prétexte pour détricoter celui-ci, afin d’encourager la capitalisation, ce que les réformes libérales de ces trente dernières années n’ont eu de cesse de rechercher.

Les retraites, ce sont au total 312 milliards d’euros1. Ces sommes alimentent massivement le revenu des ménages (23%, près d’un quart donc) et partant leur consommation. Bref, elles sont un support essentiel

1 En 2016, en incluant les régimes de base et les régimes complémentaires (ARRCO, AGIRC, etc.), y compris les pensions de droits dérivées.

de débouchés – qui plus est relativement stable – pour les entreprises privées.

En 1970, on comptait 3 retraités pour 10 emplois. Pour des raisons essentiellement démographiques, ce ratio a augmenté : on est passé à 4 en 2000 et 6 aujourd’hui. Malgré cela, le niveau de vie des retraités n’a pas baissé, il a même sensiblement augmenté par rapport à 1970 (en pouvoir d’achat bien sûr mais aussi relativement au reste de la population).

Le COR prévoit que la France comptera 7 retraités pour 10 emplois en 2040 et près de 8 (7,7 précisément) en 2070. Remarquons d’emblée que le « choc démographique » à venir, sempiternellement agité par les libéraux, est bien moindre que celui passé. Pourquoi ne pourrions-nous pas assumer une augmentation de 30% du ratio de dépendance (de 6/10 à 7,7/10) dans les 50 prochaines années… alors que nous avons su gérer une augmentation de 100% (de 3/10 à 6/10) au cours des 50 dernières ?

Le choix de la socialisation par la répartition a bien fonctionné jusqu’alors. Pour faire vivre plus de retraités, la société a décidé de leur consacrer une plus grande part de la richesse : les pensions sont ainsi passées de 7,3% du PIB en 1970 à 14% aujourd’hui. Dans les faits, ce sont les salariés qui ont fait un « effort » : sur la masse salariale, ils ont accepté qu’une plus grande part soit prélevée sous forme de cotisation afin de financer les retraites. Leur pouvoir d’achat a augmenté depuis 1970, mais il a augmenté moins vite, car la solidarité intergénérationnelle a joué, il a fallu payer des pensions, et cette solidarité leur bénéficie finalement au moment où ils partent à la retraite.

Ce que les libéraux refusent, c’est de voir à l’avenir se prolonger ce choix de la socialisation, de la part socialisée, ou socialiste, de nos économies.

1. Le gâteau augmentera demain, il y aura plus de retraités… mais il faudrait leur donner une plus faible part de gâteau !

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) publie tous les ans (en juin) une projection à 50 ans de l’équilibre financier des retraites à long terme, jusqu’à 2070 dans le rapport qui vient d’être publié. Il retient dans celui-ci quatre scénarios d’évolution de la productivité du travail sur le long terme : 1% ; 1,3% ; 1,5% et 1,8% par an2.

Le PIB étant ce qui permet de payer les retraites, plus sa croissance est forte et plus est aisé leur financement. A l’horizon 2070, une hausse de 1% par an représente en cumulé une hausse de 70%, tandis qu’une hausse de 1,8% représente 160%. Dans le premier cas, et a fortiori dans le second, cela laisse de la marge pour financer les retraites (rappelons que le ratio de dépendance n’augmentera selon le COR que de 30% d’ici à 2070).

Mais, le COR, dans le rapport qu’il vient de publier (tout comme dans les précédents), retient un scénario proprement irresponsable, de baisse de la part des pensions dans la richesse nationale.

Les dépenses pour les retraites baisseront, anticipe-t-il, de 14% à 13,7% d’ici à 2025, puis à 11,7% en 2070 dans le scénario à 1,8% de gains de productivité, soit une baisse de 2,3 points de PIB. Même si elle plus limitée, une baisse est aussi enregistrée avec les scénarios à 1,5% et 1,3% (respectivement -1,3 et -0,6 point). Ce n’est que dans le scénario pessimiste à 1 % que la part des retraites augmente mais fort 2 L’évolution de la productivité du travail est une question délicate. Durant les 10 années d’avant la crise, soit de 1996 à 2006, sa croissance a été de 1,7 % par an. De 2006 à 2016, elle a été en moyenne de 0,5 % l’an. Il est difficile de faire la part entre une baisse durable pour des raisons d’épuisement du progrès technique, des effets de rétention de la main d’oeuvre, de l’effet Kaldor-Verdoon (le ralentissement de la croissance induit un ralentissement de la productivité du travail) et de l’effet des mesures de baisse du coût du travail. Le COR retient quatre scénarios de productivité du travail à l’avenir, de 1,8 % à 1% l’an, ce que l’on peut juger optimiste, mais n’inclut pas de rattrapage des pertes de productivité connues pendant la crise. 1,3% de croissance de productivité par an, c’est un doublement de la production par tête d’ici 2070. Peut-on l’envisager sans tenir compte des contraintes écologiques, sans réfléchir aux évolutions de l’emploi ?

modestement (+0,5 point). Ce qui est vrai côté dépenses, l’est côté recettes : quel que soit le scénario retenu, ces recettes passeraient de 13,8% aujourd’hui à 12,7% en 2070.

Les hypothèses retenues reflètent en réalité le refus d’envisager toute hausse de cotisation à l’avenir3. Un choix proprement irresponsable : alors que la France sera plus riche et comptera demain plus de retraités, la part de la richesse qui leur sera consacrée serait appelée… à baisser ! Le COR, à sa décharge, peut arguer qu’il travaille selon la commande qui lui est passée : établir des prévisions à législations constantes. Certes, mais, pour le coup, on mesure les conséquences de ces législations libérales. D’autant plus qu’avec les scénarios retenus, on aboutit à un autre paradoxe : plus la société sera riche, moins elle consacrera aux retraités.

2. Plus la société sera riche… moins favorable sera la situation des retraités

Les retraités auront demain un pouvoir d’achat plus élevé. La pension nette moyenne, aujourd’hui à 1 450 euros par mois, passerait à 1 650 euros en 2030 (soit un gain de pouvoir d’achat de 14%), puis à 1 800 euros en 2045 (+24% par rapport à aujourd’hui) et, selon les scénarios retenus, à 2 100 euros en 2070 (scénario à 1%, soit +45% de pouvoir d’achat) ou à 2 450 euros (scénario à 2%, soit un gain de +70%). Malgré les réformes libérales, le pouvoir d’achat moyen des pensions augmentera demain. C’est le produit de l’effet noria : puisque les salaires augmenteront à l’avenir (au même rythme que les gains de productivité, selon l’hypothèse retenue par le COR), les pensions qui sont liquidées selon ces salaires augmenteront aussi, et cela en dépit des règles plus restrictives adoptées ces dernières années4.

3 C’est même une baisse qui est planifiée. Selon le COR, le taux de prélèvement global (prélèvement pour les retraites / revenus d’activités bruts) aujourd’hui à 31,2 %, baisserait rapidement dans les prochaines années pour se stabiliser ensuite autour de 28 % jusqu’en 2070.

4 La France (qui partait certes d’un point haut suite aux réformes de 1971 et 1982, mais qui bénéficie d’un certain dynamisme démographique) est l’un des pays au monde qui a le plus réformé son système de retraite dans un sens restrictif ces dernières années : changement des modalités d’indexation (sur 6

Les jeunes sont persuadés que la retraite « c’est bon pour leurs grandsparents aujourd’hui », « peut-être bon pour leurs parents demain », mais qu’ils n’en bénéficieront pas ou peu eux-mêmes. Cette représentation massivement inscrite dans les têtes – au grand bonheur des libéraux puisqu’elle vise à inciter les jeunes à recourir à la capitalisation – est en partie erronée indiquent les chiffres précédents. Mais en partie seulement et cela pour une raison simple : nous vivons en société et nous comparons notre niveau de vie à nos contemporains… et non à celui qui prévalait il y plusieurs décennies.

Or à cette aune, la seule qui vaille finalement, c’est bien une profonde régression qui est organisée par les réformes libérales.

La pension nette moyenne rapportée au revenu d’activité net moyen5, aujourd’hui à 63%, passerait à 44% en 2070, dans le scénario de croissance optimiste à 1,8%, soit une baisse abyssale d’un tiers, et à 54% dans celui à 1% (-18%).

Le niveau de vie des retraités (incluant leurs autres revenus dont ceux du capital) rapporté à celui de la population, aujourd’hui à 106%6, passerait quant à lui à 81% en 2070 dans le scénario à 1,8% (soit une baisse d’un quart) et à 95% dans celui à 1 % (-10%). Meilleure sera la situation économique, moins favorable serait la situation des retraités.

l’inflation et non plus sur les gains de pouvoir d’achat) à la fois du « salaire porté au compte » (celui pris en compte pour calculer le montant de la pension au moment du départ à la retraite) et des pensions (leur revalorisation annuelle) ; hausse de la durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein (de 37,5 ans à 40 ans, puis 42 ans à ce jour) ; introduction de la règle de la décote (la « double peine » qui veut qu’en cas de durée de cotisation insuffisante, la retraite est amputée au prorata des années manquantes, mais avec en sus une décote ar années manquantes) ; report des bornes d’âge, de 60 ans à 62 ans, pour l’âge légal (celui auquel on peut faire valoir son droit à la retraite), et de 65 à 67 ans, pour le droit à une pension sans décote, etc.

5 Pensions et revenus d’activité sont ici calculés nets des divers prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). A noter qu’il n’est pas tenu compte de la mesure envisagée par Emmanuel Macron de suppression des cotisations sociales salariés chômage (2,4 %) et maladie de remplacement (0,75 %), avec, en contrepartie, la hausse de la CSG de 1,7 point. Avec cette mesure, les salariés du privé bénéficieraient d’une hausse de pouvoir d’achat de 1,8 % tandis que les retraités imposables à la CSG (ceux dont le revenu dépasse 1200 euros par mois) perdraient 1,85 % de pouvoir d’achat. Si cette mesure est adoptée, l’écart projeté sera encore plus grand. Pour une critique de cette mesure, voir Sterdyniak H., Blog Médiapart, 11 décembre 2016.

6 A noter que ce chiffre est rapporté à l’ensemble de la population, y compris les enfants (dont le niveau de vie est plus bas de 10 %). Les retraités n’ont pas un niveau de vie plus élevé que les seuls actifs contrairement à ce qui est parfois raconté ici et là.
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