La révolution industrielle : une complexité sémantique








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Chapitre 6

Croissance et fluctuation depuis le 19è

  1. La croissance économique

Il existe plusieurs manières de définir la croissance € :

  • François Perroux : la croissance correspond à l’augmentation soutenue pendant plusieurs ou une périodes longues d’indicateurs de dimensions, pour une nation, le produit global net en terme réel. → Cette déf s’intéresse à un processus soutenue, durable mais elle réduit la croissance à une dimension quantitative du produit. Elle ne se limite pas dans ses causes et ses effets à un indicateur quantitatif de production.

  • Simon Kuznets (origine de la comptabilité, PIB) : associe à la croissance, la croissance du PIB supérieur à celle de la pop.

  • INSEE : évolution de la richesse produite sur un territoire entre deux années.

  1. Une approche historique de la croissance €

  1. La révolution industrielle : une complexité sémantique

On utilise souvent le terme de rév ind pour désigner les grandes phases de croissances du 19è, mais ça pose un problème théorique dans el mode de désignation de ce phénomène de croissance. Le terme n’est pas neutre, autour de son emploi, il y a des enjeux pol et théoriques. JP Rioux le rappelle dans son introduction, dans Révolution Industrielle. Il note que l’on trouve l’emplois du terme « rév ind » notamment sous les plumes de docteurs comme Engels, Marx, Mill. Il désigne une rupture fondamentale avec un ancien type de prod. Ensuite, Paul Mantoux (historien) consécralise le terme : émergence d’un monde nouveau. Puis il y a eu des critiques de la pertinence du terme « rév » : certains auteurs préfèrent parler d’accélération que de rupture à la fin du 18è et début 19è.

Rostow ne parle de de croissance mais de take-off. Il y a 5 étapes de la croissance € : la société traditionnelle (faible productivité), la réunion des conditions préalables au décollage (mobilisation de l’épargne pour l’investissement), le décollage, phase de maturité, l’âge de consommation de masse.

3 concepts de Rioux :

- take off

- la croissance

- la rév ind

2) Identifier la révolution industrielle : les différents rythmes de la croissance économique

Le choix des indicateurs pertinent + identification des périodes, phases = problèmes, choix important des historiens.

Concernant les indicateurs, on retrouve dans la litt de l’histoire €, les indicateurs en terme de volume de prod, mais principalement celui de la prod du L (quand bcp de L, plus de richesse). On retrouve le procédé de jean Fourastié, le mouvement moteur de la croissance du L. il insiste sur la nécessité du L humain, pour s’émanciper des contraintes de la nature. S’il y a du progrès technique, c’est que le rapport de la prod à la nature de l’homme change. Pendant les 30G, il va y avoir des travaux d’historien pour reconstituer les grandes phases de la croissance :

  • En Angleterre : Charles Feinstein, A. Maddison (grand historien de la croissance €, L’économie Mondiale au XXe siècle, il identifie 3 grandes phases de la croissance : - 1820/1870 → dominée par l’angleterre qui suit une croissance de l’europe + EU. Il insiste sur le fait que c’est une phase importante de libéralisation (des échanges, de l’activité €) : 1834 (abrogation du speenhamland), 1846 (suppression des lois sur les corn Law) - 1870/1913 → s’ouvre sur la grande dépression puis sur celle de La belle époque → reprise, affirmation de nouvelles puissances (All qui s’est constitué en tant qu’unité pol et € → Zollverein), affirmation des EU, affirme la suprématie de la France et de la GB (qui domaine le domaine financier et monétaire + empire coloniaux) mais retour du protectionnisme. - 1913/1950 → affirmation des EU portés par des innovations technologiques, consommation de masse (dvlptm de la pub) - 1950/1973 → 30G, âge d’or, taux de croissance record, nouveaux contexte internationale (BM, FMI, GATT) dans le cadre d‘une hégémonie américaine, période dominée par une pensée keynésienne (relance étatique, légitimé par l’affirmation de l’état-providence) - 1973/fin du XXe → instabilité monétaire, financière, s’ouvre avec le premier choc pétrolier, post-fordisme.

  • France : Maurice Lévy-Leboyer

La question qui se pose : les facteurs de la rév ind et ses acteurs.

  1. Les facteurs de la rév ind

Le progrès technique, l’essor des transports, dvlpt du libre-échange, apparition d’une classe ouvrière, mutation démographique. Ces dimensions vont etre organisée pour rendre compte de leur utilité.

  • Caractéristiques générales des € anciennes :

Première caractéristiques majeur : la prépondérance de l’agriculture → € rurale. Au 18è, en France, ¾ du revenue nationale provient de l’agriculture, 80% de la pop vit et L à la campagne. L’espace rurale organise la vie € et sociale. Même si on voit apparaitre un esprit d’entreprise, il y a une prépondérance de la polyculture avec des techniques prod qui restent trad (archaïque) même s’il y a quand même des progrès agricoles dans certaines régions (ex : GB : nouvelles techniques). Donc diminution des bénéficiaires des communaux (squatteur, cottagers), des yeomen (proprio ind) → mutation que l’on retrouve en Angleterre, mouvement plus faible et inégale en France. Ces mutations interrogent le lien de causalité entre la rév agricole et la rév ind : certains auteurs comme Rostow. Du côté de l’industrie, on observe une industrie rurale et dispersé. Au début du 19è, factory system (idée de la réunion dans un même lieu spécialisé des activités strictement dédié à la prod, pour accroitre la prod) ≠ domestic system (prod dans la sphère familiale, domestique → pas de distinction entre l’espace prod et privé). C’est un processus qui se fait progressivement et de manière inégale car cela nécessite de mobiliser du K.

  • Le rôle du progrès technique

La contribution majeure du PG à la rév ind parait évident : pour qu’il y ait des changements ind, il faut des changements technologiques. Paul Mantoux : ce qu’il faut avant tout ce n’est pas tant les machines mais le machinisme → gout de la mécanique.

Arnold Toynbee, dans la 2è moitié du 19e, voyait 2 explications à l’év du nouveau monde, la modernité : la richesse des nation (idéologie du libéralisme) + machine à vapeur. Une fois les limites dépassées, on a engagé un processus de croissance cumulatif, auto-entretenue.

Idée de la concentration de la main d’œuvre, par l’idée que les machines ne peuvent etre possédées par un seul ouvrier, et techniquement, les taches doivent être complémentaires. Pour rentabiliser la machine, il faut l’utiliser à grande échelle avec une grande production, suppose qu’il y ait bcp d’ouvriers qui y travaillent autour → principes du factory system : la machine n’est plus posséder par les travailleurs mais le capitaliste. Le progrès technique favoriserait le secteur financier, le commerce (on va de plus en plus dissocier la tache prod et la tache commerciale de la vente → division des taches importante → essor de vente) et l’agriculture (avec le PT, on améliore les techniques prod agricole : engrais, machines plus performantes).

Lien entre PT et industrialisation : logique d’interdépendance technique (lien entre prod en amont et aval, dépendance entre différents secteurs productifs : lorsqu’il y a du progrès dans l’une des étapes, ça influe sur les étapes en aval) qui expliquerait la dimension cumulative du PT et de la croissance. Exemple : lien entre innovations dans le tissage et le filage.

Un système technique porterait une phase essor € jusqu’à ce que toutes les possibilités de croissance soient épuisé, apogée de la croissance, déclin et nouveau système technique.

4)Les débats historiographique relatif à la compréhension de la croissance de la rév ind

Marx VS Rostow

  • Marx et l’accumulation primitive du K

Marx a une lecture historique de la rév ind qu’il va intégrer précisément aux transformations € et sociale de l’angleterre en présentant les conditions de la création d’un libre marché du L (en rappelant le processus d’expropriation des proprios britanniques par le mouvement des enclosures).

L’accumulation primitive du K est une des raisons pour lesquelles il y a une rév ind. Mises en place des conditions de la réalisation d’une plus-value capitalisme.

  • Rostow et les étapes de la croissance €

Il y a une portée pol à sa lecture de la rév ind, il veuille chercher des mécanismes reproductibles du dvltp. Pour lui, il y a une voie unique du dvlptm → (c’est pk il est considérer comme un des théoriciens du dvlptm)

Il y a 5 étapes de la croissance € :

  1. Traditional society : économie agraire marquée par l’immobilisme (hostilité vis-à-vis de l’idée de changement, progrès), PIB/hab stable, qui tend à diminuer.

  2. Conditions préalable au décollage : changement culturel (progrès plus facilement accepté),

  3. Take off : pendant 20 ans, fort taux d’investissement dans l’industrie qui permet d’engager un processus cumulatif durable de croissance ind

  4. Phase de maturité : Niveau de vie améliorer, croissance auto-suffisante, nouvelle industrie. Investissement massif dans différent secteur €.

  5. L’âge de la consommation de masse : tx d’investissement qui diminue au profit de la consommation.

Il y a une croissance qui mène à la société de consommation dont l’avènement aux Eu sont les années 20 (roaring twenties) et en europe pdt les 30G.

C’est un lecture du dvlptm puisqu’il associe l’état € des pays aux ≠ étapes de la croissance € : les pays le moins avancés sont dans la première étape, et ainsi de suite…

Mais il a connu de nombreuses critiques :

  • Celle de l’ethnocentrisme qui tend à considérer le modèle américain comme la référence vers laquelle il faut tendre

  • Dimension déterministe de son modèle

  • Passage des étapes qui ne sont pas aussi net que le prétend rostow.

  • Alexander Gerschenkrom : l’importance du moment de l’industrialisation

1962 : il critique l’idée d’un modèle unique de développement en disant que les pays qui connaissent une industrialisation tardive ne peuvent pas connaitre la même voie que celle des premiers industrialisés puisque les conditions de leur industrialisation ne seront pas les mêmes : il s’industrialisent dans un monde où il existe déjà des pays industrialisés. Il fait la distinction entre les « early industrialized » et les « late comers ». les pays qui connaissent un dvlpt tardif profite de l’expériences des pays déjà industrialisés et donc ils connaissent un rattrapage accéléré (ils sautent même certaines étapes). Ils n’ont pas tout le chemin à refaire.

Mais les handicaps initiaux ne peuvent être surmonté que par l’action de l’état, qui organise le rattrapage → remise en cause de rostow.

Illustration des formes d’industrialisation entre la France et l’angleterre

  • Mendels et la Proto-industrialisation

C’est un concept qui remet en cause la rupture nette entre € ancienne et industrialisée, qui décrit un état transitoire où les formes de la nouvelle industrie se mettent en place mais sans rompre brutalement avec l’ensemble du système économique trad.

5)Les caractéristiques de la seconde moitié du 19è siècle (1870/1913)

On suit les pas de Paul Bairoch, Victoire et déboires, présente 7 caractéristiques principales de la deuxième moitié du 19è et des caractéristiques secondaires et 5 pour la première moitié. Il y a donc une augmentation de caractéristiques de l’essor économique : représentatif de sa complexité.

Les caractéristiques de la première moitié du 19è : diffusion de l’industrialisation, changement dans les transport (premier chemin de fer, bateau à vapeur) et tendance au libre-échange constitution de marché unifié qui permettent d’écouler les bien de prod qui augmente du fait de l’industrialisation, contexte de domination de l’€ britannique, et débit de la protection sociale des ouvriers et constitution d’une classe ouvrière.

Les caractéristiques de la seconde moitié :

  • Intégration des sociétés non-européenne dans le système € européen : processus d’internationalisation. On est très loin des degré d’intégration que l’on connait au 20è mais à cause de l’essor € du 19è, il y a une telle quantité de prod, qu’elle doit s’échanger sur les marchés internationaux de telle manière qu’il n’y a plus de pays qui vivent en autarcie (même si en 1892, il y a un retour de pol protectionnistes en europe, qui alimente paradoxalement l’ouverture des marchés). Donc il y a une augmentation du commerce avec les pays du Tiers-monde → commerce verticale entre pays indu et tiers-monde. Développement d’investissements multinationaux : rendu possible grâce aux progrès dans les transports (1,9 millions de km de câbles téléphoniques en 1900).

  • Apparition de nouveaux secteurs et de produits ind : diversification des techniques de prod. En 1855, le convertisseur Bessemer permet de produire de l’acier en grande quantité et à moindre cout → innovation → essor de l’acier : naissance de l’industrie chimique moderne : mise en place des produits qui n’existaient pas dans la nature auparavant. Industrie pharmaceutique qui se développe. Apparaissent aussi des industries légères.

  • De nouvelles formes de distribution : apparaissent les grands magasins (le premier : le bon marché en 1860 → innovation dans les techniques de vente aussi). C’est modèle qui s’étend rapidement puisque les EU copie le modèle du bon marché. A NY, création de Stewart.

  • Développement de l’enseignement générale et technique : qui sert l’€ puisqu’il y a une demande de compétence pour gérer les entreprises → développement d’écoles spécialisé dans la maitrise des techniques. En Europe, multiplication des écoles polytechniques au 19è.

  • Début du déclin du taux de natalité : à la fin du 19è, ajustement du taux de natalité à celui de mortalité, qui décline tandis que le premier reste élever → période d’accroissement de la pop. Structure démographique moderne qui se met en place.

  • Nouvelles vagues d’innovation agricoles : transformation de la nature pour la rendre plus rentable. En particulier, le machinisme agricole (amorce de la domination américaine) et l’utilisation d’engrais chimique.

  • Montée du protectionnisme et expansion des investissements internationaux quand même : apparition de multinationales. All est le premier pays en 1979, ac la pol bismarckienne « real politik » a adopté des mesures protectionnistes.

Les caractéristiques secondaires : déclin de l’angleterre avec la montée de l’all et EU,

6)Les grandes phases de la croissance au XXè

On reprend les phases de Madison.

  • 1913/1950 Affirmation de la puissance des eu, avec le déclin de la Gb : ils dominent économiquement, considéré comme un modèle en terme de progrès. Période de la crise, qui justifie l’intervention de l’état. Apparition de la grande ENT, Affirmation d’un modèle alternatif (soviétique) qui influencera de nombreux intellectuels, qui motivera les conflits sociaux ouvriers

  • Les 30G : 1950/1973 modifications profondes liés à la productivité du L (pour Fourastié) qui permet de libérer du pouvoir d’achat pour d’autre consommation. Rôles de l’état : ce n’est pas au marché de diriger l’activité €, l’état doit choisir politiquement les secteurs les plus nécessaire pour l’€ nationale → plan quinquennaux (plan Monnet : secteur du machinisme agricole, charbon, acier…) impact € et pol de keynes : dominer par la pol de relance période de réorganisation profonde (BW, FMI, BM, GATT, mise en place du libre-échange) sous domination américaine.

  • Perturbation monétaire, fin de BW, globalisation financière, chomage de masse, interrogation état providences, essor des pays nouvellement industrialisés…



  1. Sources et mécanismes de la croissance selon l’analyse économique

Ces étapes interrogent les modèles €. Dans l’histoire, la croissance n’a pas été continue et stable, mais a procédé par étapes : ralentissement, accélération, crise… ce qui a interrogé les théories € sur le caractère inéluctable ou non des déséquilibres qui accompagnent la croissance. Rosenberg s’interroge sur la nature exogène ou endogène des facteurs de la croissance et sur le rôle du PT. Dès jean Bodin, il y a une contribution de l’utilité du travail dans productivité « il n’y a richesse ni force que d’homme » dans les 6 livres de la république. Question aussi sur le financement de la croissance. Interroger la croissance dans les théories €, pas simple réflexion sur accroissement quantitatif, mais large sur les acteur, facteurs et leur mode de coordination, pour permettre la croissance.
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