Examen des rapports présentés par les états parties








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b-1 Survie des Enfants 

37. Le budget de fonctionnement du Ministère de la Santé qui était de 6,5 % du budget national en 1995, est passé à près de 8,75 % en 99 et se situe à plus de 9,5 % en 2003, dépassant les normes de l’OMS avec une prise en charge totale et gratuite de la vaccination des enfants, de la protection de la transmission mère enfant de l’infection au VIH/SIDA, une meilleure prise en charge des maladies diarrhéiques et de la malnutrition des enfants de 0 à 5 ans. Ainsi, la préoccupation du Comité des Droits de l’Enfant concernant l’insuffisance de la part du PIB allouée au Budget de la Santé est bien couverte (p. 2, point 13 observation finale Comité).

38. Après la fin du PNC dont l’objectif était de suppléer aux carences nutritionnelles des enfants surtout de 0 à 5 ans, un nouveau programme impliquant et responsabilisant davantage les acteur(trice)s et les parent(e)s, surtout les mères, est en cours d’élaboration.

39. Les taux de CPN et de finition des CPN ont également augmenté avec une meilleure couverture des infrastructures sanitaires qui expliquent, entre autres, certainement la baisse de l’indice de fécondité qui de 6,7 enfants en 1995 est aujourd’hui en 2004 à – de 4,8.

40. Les taux de mortalité infanto-juvénile et infantile ont régulièrement baissé - nonobstant une petite période de remontée en zones périurbaines (1996-1998) - passant respectivement de 156,2/1000 en 1992 à 145,3/1000 en 2000/2001 et de 76/1000 en 1992 à 70,1/1000 en 2000/2001 [Cf. ESIS 99/2000, enquête MICS 2000 (GRS/UNICEF) et ‘’Normes et Protocoles des Services de Nutrition’’ Août 2001 MSPS).

41. Il en est de même de la malnutrition dans ses aspects les plus néfastes à savoir : l’insuffisance pondérale et la prévalence du retard de croissance qui ont respectivement chuté de 20,1% en 92 à 18,4% en 2000 et de 21,1% en 92 à 19% en 2000. En 1996, elles avaient connu une remontée spectaculaire, culminant, respectivement à 22,3% et 22,9%.

42. La lutte contre le paludisme a franchi un nouveau palier avec l’organisation d’un Téléthon en Juillet 2003 par le Ministère de la Santé et de la Prévention ; lequel Téléthon a permis de mobiliser quelques 500.000.000 F.CFA, en plus de la sensibilisation sur le paludisme et ses méfaits, mais aussi sur les mesures et réflexes prophylactiques pour y faire face. Désormais le Téléthon fera partie des traditions et bonnes pratiques à pérenniser comme une contribution d’envergure incommensurable à la lutte contre la mortalité infantile, juvénile, infanto-juvénile et maternelle.

b-2 Développement de l’Enfant 

43, Entre 93 et 95 le taux moyen de scolarisation était de 54 % avec 42 % pour les filles aujourd’hui (2003-2004), il est à 69 % pour les filles et l’écart entre garçons et filles se réduit sensiblement dans le primaire avec une quasi égalité dans le préscolaire. Ceci grâce à des efforts soutenus de mise en place d’infrastructures et de sensibilisation sur la scolarisation des filles. Ainsi la recommandation 28 formulée par le Comité des Droits de l’enfants en Novembre 1995 lors de l’examen du Rapport du Sénégal sur l’égalité des chances entre les filles et les garçons dans le système éducatif sénégalais et entre les zones rurales et urbaines pour ‘accès à l’éducation, est bien suivie et le Sénégal compte parvenir à la scolarisation universelle d’ici à une dizaine d’année (cf données fournies ci après). L’instruction est gratuite, mais pas obligatoire.

44. Le taux de scolarisation est en évolution et en progrès constants depuis plus de 10 ans, malgré une courte période de baisse révélée à l’époque (95/97) par les syndicats d’enseignant(e)s. Il est passé de 54 % en 94 à 61,7% en 1997/98 et 65,5% en 1998/99 et à plus de 75,8 % en 2002-2003 avec 76 % pour les garçons et 69 % pour les filles, et en prévision 79 % pour la rentrée 2003-2004 qui seront couplés avec une diminution du taux de redoublement et une augmentation de la durée de vie scolaire des filles comme des garçons. En ce qui concerne le développement de la petite enfance par la prise en charge dans le préscolaire, le tableau et les commentaires ci dessous en donnent un aperçu assez net

Evolution des Etablissements et des Effectifs de 1997/1998 à 2001/2002

Années

Etablissements

Effectifs publics

Effectifs privés

Publics

Privés

Total

Garçons

Filles

Total

Garçons

Filles

Total

1997/1998

77

193

270

3162

3214

6376

6654

6850

13504

1998/1999

88

225

313

3633

3797

7430

7962

8233

16195

1999/2000

93

263

356

3827

3994

7821

8631

8940

17571

2000/2001

87

307

394

3915

4510

8425

11136

12089

23225

2001/2002

111

256

367

4075

4540

8615

9492

10556

20048

TAMA

9,57%

7,32%

7,98%

6,55%

9,02%

7,81%

9,29%

11,42%

10,38%

Source : annuaires BSS/DPRE 2003

45. Pour les établissements, le taux d’accroissement moyen annuel (TAMA) est plus important dans le public que dans le privé. S’agissant des effectifs, les filles enregistrent un TAMA supérieur à celui des garçons aussi bien dans le public que dans le privé. Les facteurs limitant l’accès à l’éducation préscolaire sont :

  • Le fait qu’elle ne soit une priorité pour l’Etat qui, dans le contexte du Plan Décennal de l’Education et de la Formation (PDEF) reste focalisé sur l’accélération du Taux Brut de Scolarisation (TBS) à l’élémentaire en vue de l’atteinte des objectifs de l’EPTen 2010.

  • Le caractère luxueux et coûteux du modèle actuel (un établissement préscolaire de trois classes coûte 15.000.000 F.CFA) et son inadaptation aux réalités socioculturelles et civilisationnelles de familles foncièrement religieuses pour qui toute éducation en direction des ‘’Tout Petit(e)s’’ doit inclure l’enseignement religieux.

46. Ainsi, dans la région de Tamba sur 15 Cases des ‘’Tout Petit(e)s’’, seules 4 sont opérationnelles, du fait de la non prise en compte de cette dimension socioculturelle, selon les responsables enseignant(e)s ayant pris part au projet COTAMBA du mois Juillet 2003 qui s’est tenu à Tamba en présence des Agences des Nations Unies, du Conseil Régional et de la Société Civile régionale sous la Présidence du Résident du PNUD et du Président du CR.

  • Le nombre des enfants (filles et garçons) en âge préscolaire est très élevé par rapport aux possibilités d’accueil très limitées. Les enfants de 0 à 5 ans font 19% de la population sénégalaise soit près de 2.000.000 d’êtres humains.

47. L’achèvement des 28.000 cases des ‘Tout Petit(e)s’’ permettra de faire face à tous les besoins du MEN en taux de fréquentation préscolaire, en plus de l’élargissement de la scolarisation, toutefois avec en association avec la prise en compte des aspects socioculturels.

ACCES ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE

Taux brut d’admission (TBA) au CI

Evolution du taux d’admission de 97/98 à 2002/2003

Sexe

97/98

98/99

99/00

00/01

01/02







TAMA

G et F

57

66,9

81,7

71

72







4,78%

G

62,4

70,3

84,6

74

76







4,02%

F

52,1

63,4

78,9

68

69







5,78%

F/G

0,83

0,9

0,93

0,92

0,91




 



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