L’ergonomie dans la médecine dentaire








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date de publication11.07.2017
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UIC II - Cours 1

Ergonomie
L’ergonomie dans la médecine dentaire

Le terme ERGONOMIE provient du grecque ERGON (travail, pouvoir, force) et NOMOS (loi, règle, science), étant spécifique à la littérature de l’espace européen ; aux Etats-Unis on utilise le terme « human factory » pour designer la même chose.

Il n’existe pas jusqu'à présent une définition officielle, unique, acceptée en unanimité, qui puisse réunir le consensus des spécialistes, car la sphère des préoccupations est extrêmement vaste et en permanente évolution.

Dans un sens large, l’ergonomie a été définie par F. Murelle (le père spirituel de cette science) comme l’étude de la relation entre l’être humain et son milieu de travail.

Cette relation comprend le milieu (l’ambiance physique et psychique), mais aussi l’équipement, les matériaux, les méthodes de travail appliquées, qui doivent être en étroite relation avec l’être humain et ses capacités, performances et limites.

L’ergonomie traditionnelle, ayant à la base le système Etre Humain – Machine -Milieu soutient que pour un bon fonctionnement du système, les individus et les systèmes de travail doivent se trouver en harmonie. Mais cette philosophie part de l’idée que l’opérateur et le système sont des partenaires égaux, en réduisant l’être humain à une composante inanimée, ne tenant pas compte du fait que l’être humain, étant le centre de l’activité, est l’unique qui contrôle et conduit le système. Ainsi, le système doit être projeté pour être efficace du point de vue de l’opérateur.

D’après les conclusions du premier symposium international d’ergonomie organisé à Prague en 1967, les facteurs principaux qui ont eu un rôle décisif dans le développement et l’apparition de cette science sont :

  • le facteur humain

  • le facteur scientifique

  • le facteur technique



  1. Le facteur humain


Dans le cadre du système ergonomique stomatologique, le facteur humain est représenté par la totalité de l’équipe stomatologique : le médecin (qui est le leader de l’équipe stomatologique), l’infirmière, le technicien dentaire, chacun avec ses attributions exactes.

Les membres de l’équipe stomatologique ne peuvent pas être considérés des partenaires égaux à l’équipement stomatologique. En conséquence, la conception et la projection de tout système ergonomique stomatologique devront tenir compte de leur présence.

Le stomatologue est différent de son partenaire (l’équipement) par une série de traits spécifiquement humains (le pouvoir décisionnel) ; il peut anticiper des situations futures, il a la capacité de prévision, peut « voir » les résultats de ses actions avant qu’elles ne se produisent. Quelque complexe que serait le système, et aussi l’équipement utilisé, le médecin doit avoir le contrôle total sur le système avec lequel il travaille.

Un rôle important dans le déroulement en très bonnes conditions de l’activité est l’intérêt que l’opérateur présente pour son activité. La baisse du niveau de l’intérêt mène à l’ennui, à l’apparition des erreurs et à l’augmentation du niveau de stress.

Un aspect essentiel du concept ergonomique est celui que l’opérateur, dans son interaction avec le système, agit avec responsabilité. Cette responsabilité se manifeste envers l’information reçue par l’opérateur, envers l’acte décisionnel (le diagnostique et le plan de traitement).

L’interaction entre opérateur, système et milieu est très complexe et interfère avec la performance de l’individu. Dans ce sens, le système doit être projeté d’une manière adéquate aux attributions de l’opérateur et devrait améliorer en même temps ses performances.


  1. Le facteur scientifique


L’ergonomie stomatologique est orientée dès ses débuts vers 3 directions fondamentales :

  1. la recherche

  2. la conception (la projection)

  3. la correction

a. La recherche

  • est réalisée en grande mesure par le médecin dentiste

  • tient compte de la recherche du propre style de travail et aussi de l’équipe avec laquelle il travaille

  • s’adresse aussi à la façon dont le milieu (cabinet, laboratoire) influence les membres de l’équipe stomatologique et aussi le patient. Dans ce sens on a réalisé des études concernant le niveau du bruit, de l’éclairage, des contaminants chimiques et microbiens. L’objectif des recherches est de connaître, contrôler et éliminer les facteurs négatifs et de développer les facteurs positifs (favorables).

Pour pouvoir analyser de près les mouvements, les gestes, les positions, pour pouvoir les décomposer et ensuite éliminer ceux qui sont inutiles, on a utilisé des cameras.

b. la deuxième direction dans l’ergonomie dentaire fait référence à l’étape de conception (projection). Dans cette étape on utilise les résultats et les conclusions de la première étape, pour la réalisation de nouveaux systèmes de travail (par exemple, nouveau type de fraise et pierres dentaires, nouveaux instruments de détartrage/curetage parodontale, nouvelles formes de la sonde pour détartrage ultrasonique). Pour ces nouveaux instruments statiques ou dynamiques sont nécessaires certains gestes, mouvements, positions de travail que le médecin apprend, indifférent de son expérience (ancienneté).

c. dans l’étape de correction, le médecin se concentre sur l’optimisation des gestes jusqu'à la perfection, jusqu'à la réalisation des mouvements sûrs, précis, avec économie d’effort.


  1. Le facteur technique


C’est le facteur systémique le plus mobile, par son évolution importante, manifestée avec le temps.

Le développement de l’équipement et l’organisation ergonomique ont visé en général le confort du médecin et du technicien, du patient, l’optimisation de l’activité par l’élimination des éléments négatifs (exemple : le remaniement du fauteuil du patient et la conception du nouveau fauteuil anatomique, avec des bénéfices pour le médecin et aussi pour le patient).

Le système ergonomique stomatologique se caractérise par les propriétés suivantes:

    1. système hétérogène, car il présente une composition complexe, matérialisée dans deux composantes fondamentales :

  1. composante biologique, représentée par l’équipe stomatologique (médecin, infirmière, technicien) – microgroupe avec des responsabilités individuelles multiples, mais qui contribue à la réalisation de l’objectif commun : le traitement stomatologique du patient

  2. composante technique, représentée par l’équipement stomatologique dans sa totalité (cabinet, laboratoire de technique dentaire)

    1. système réalisé par convergence fonctionnelle du fait que les éléments qui le composent (médecin, infirmière, technicien, équipement, matériaux du cabinet et laboratoire), même si hétérogens et avec des fonctions spécifiques, dans leur ensemble ils réalisent des fonctions globales du système (le traitement stomatologique)

    2. système intégral car aucun de ses éléments ne pourra définir individuellement le système. Par exemple, le technicien dentaire ne justifie pas son existence sans le médecin dentiste, qui réalise la partie clinique du traitement prothétique.

    3. système ouvert où l’on établit des corrélations intrasystémiques entre ses éléments et entre ces éléments et le système

    4. système intégré à son tour à un autre système qui englobe l’ergonomie générale. Les lois de l’ergonomie générale (de mouvement, anthropométriques, d’éclairage, chromatiques) sont adaptées à l’activité stomatologique.

    5. système autoréglé, où les relations qui s’établissent doivent être en équilibre, harmonie, dans une homéostasie spécifique, subordonnée à la homéostasie générale – l’affectation d’une seule composante du système détermine le déséquilibre du système entier.



L’importance de l’organisation ergonomique dans la pratique médicale


  • confort de l’opérateur

  • protection de la santé de l’opérateur

  • efficacité du travail

  • assurance de l’optimisation de l’acte thérapeutique

  • réussite professionnelle

  • économicité croissante


Le cabinet stomatologique
Un cabinet idéal est celui qui offre des conditions pour un déroulement optimal de notre activité. Quant à sa projection, on devrait tenir compte des principes ergonomiques.

Les cabinets stomatologiques :

  • peuvent être réunis dans le cadre d’une polyclinique spécialisée (se divisant en polycliniques pour adultes et polycliniques pour enfants)

  • peuvent coexister avec des cabinets de médecine générale dans le cadre d’une polyclinique complexe

  • peuvent être des cabinets individuels, privés (après 1990)

A l’aménagement d’un nouveau cabinet, il serait idéal de tenir compte d’une série d’aspects qui paraissent insignifiants mais qui ont un écho important sur l’état psychique du médecin et du patient :

  • la zone où se trouve le cabinet (agglomérée ou tranquille)

  • facilités pour le parking

  • aspect extérieur du bâtiment

  • voies d’accès au cabinet

  • les points cardinaux (au Nord il y a de la lumière constante et uniforme le long de la journée)

  • les dimensions (superficie optimale 16 m²)

Tous ces facteurs peuvent réduire l’angoisse, l’anxiété du patient ou, par contre, peuvent les augmenter, en éloignant le malade et réduisant l’adressabilité.

Un service de médecine dentaire nécessite quelques pièces indispensables pour le déroulement de l’activité dans de très bonnes conditions, en respectant les normes d’hygiène et sanitaires. Celles-ci sont :

  • le cabinet de consultations et traitements

  • la sale d’attente

  • deux groupes sanitaires (un pour les patients et un autre pour le personnel médico-sanitaire)

  • vestiaire pour le personnel

  • en fonction de l’espace disponible, d’autres pièces peuvent être aménagées : un bureau, un dépôt, laboratoire de technique dentaire


Le cabinet de consultations
Le cabinet de médecine dentaire doit avoir une superficie optimale de 16 m², doit être fonctionnel, pour ne pas donner la sensation d’une pièce surchargée d’équipement et de mobilier ; le médecin et l’infirmière ne doivent pas gêner l’un l’autre ; les différents passages du médecin, du malade, de l’infirmière, des instruments, doivent être respectés.
Les paramètres ergonomiques de l’espace de travail


  1. La lumière

  2. La chromatique

  3. Le bruit

  4. La température




  1. L’éclairage

La lumière naturelle

On doit assurer au cabinet la lumière naturelle, par l’orientation de la fenêtre vers le Nord. La lumière ne doit pas être aveuglante et ne doit pas chauffer, elle doit être constante et uniformément repartie.

L’éclairage du cabinet et des annexes doit être réalisé avec des sources placées au niveau du plafond (sources incandescentes, fluorescentes ou mixtes), choisies pour reproduire de la manière la plus fidèle possible la lumière naturelle.

Les sources incandescentes donnent une lumière avec de nuances de rouge et jaune, ce qui crée confort et une ambiance chaude dans le cabinet.

Les sources fluorescentes sont préférées pour des raisons économiques, ont une brillance réduite, et le mélange des gaz en certaines proportions peut fournir une lumière avec une composition spectrale semblable à celle naturelle. L’atmosphère créée est quand même froide et hostile.

Ces sources artificielles complètent la lumière naturelle qui provient des fenêtres.

La plafonnière devra se trouver sur la verticale menée de la têtière du fauteuil dentaire, car c’est l’endroit où le niveau de l’éclairage doit être maximum. La plafonnière doit être placée à 2-3 mètres de sol et à un mètre et demi de la cavité orale du patient.


  1. La chromatique


La chromatique représente un autre élément de l’ambiance visuelle du cabinet, ayant une influence directe sur l’activité du personnel médical.

Quant au choix de la chromatique, on doit trouver la variante la plus favorable, reposante, facile à accepter indifférent de l’âge, acuité visuelle ou état de santé.

Le choix des couleurs tient compte de leurs effets sur l’organisme :

Les couleurs froides

  • sentiments de tristesse, solitude

  • ombre, froid

  • émotions, sentiments négatifs

Les couleurs chaudes

  • état de chaleur, confort

  • bonheur

  • communication

  • émotions, sentiments positifs


La signification des couleurs
Le rouge

Signification : rage, avertissement, conflit, amour

  • a des effets bénéfiques sur le système nerveux, stimule la circulation du sang et l’appétit

  • combat le froid, donne l’impression d’agrandissement de l’espace, donne de la résistance à l’effort physique et psychique, crée une ambiance gaie et optimiste

  • en regardant longuement et intensément le rouge on accumule de la fatigue qui se ressentira au niveau de l’organisme entier

  • accélère la respiration, le pouls, la tension artérielle


Le bleu

Signification : couleur calme, apaisante mais froide et déprimante

  • confère du sérieux, de l’espace, tolérance, paix intérieure, nostalgie

  • a comme effet la baisse de la tension artérielle, de la respiration, du pouls, du tonus musculaire

  • en excès, peut mener à la dépression


Le vert

Signification : naturalité, fraîcheur, c’est la couleur de la nature et de l’espoir

  • couleur calme, apaisante, dilate les vaisseaux de petite capacité, fait baisser la tension artérielle

  • fatigue si les nuances sont trop foncées (couleur froide et déprimante)


L’orange

  • couleur revitalisante, calme, apaisante

  • tonifie l’appareil respiratoire, combat les états d’anxiété, stimule l’attention, fixe le calcium dans les os

  • est tonifiant pour le foie et pour les fonctions de nutrition

  • est indiqué dans le cas de bronchites aigues, emphysème pulmonaire, asthme bronchique, rhinite chroniques, lithiase biliaire

  • n’a pas de contre-indications


Le jaune

Signification : bonheur, optimisme, concentration

  • peut contraster avec presque toutes les couleurs


Le violet

Signification : couleur royale, luxe, romantisme

  • reconnu comme sédatif

  • stimule la production des globules blancs, fait augmenter la TA et la fréquence du rythme cardiaque


Le rose

Signification : jeunesse, vivacité
Le blanc

Signification : pureté, stérilité, innocence
L’harmonie des couleurs

Est aussi une impression de nature psychique, mais aussi résultat de l’harmonie des couleurs.

Pour un aménagement plus complexe de point de vue chromatique on pourrait utiliser aussi des mélanges de couleurs

  • couleurs complémentaires (jaune-bleu, rouge-vert, rouge-bleu)

  • mélanges de couleurs spectrales et couleurs neutres (jaune-noir, rouge-noir)

  • mélange entre blanc et d’autres couleurs

  • mélange de couleurs de la même nuance mais de luminosités différentes (bleu clair-bleu foncé)


Le plafond

  • se trouve fréquemment dans le champ visuel du patient

  • devrait avoir des nuances claires

  • les nuances de bleu donneront une sensation de fraîcheur et éviteront le vertige du vide, provoqué par le blanc

Le plancher

  • aura le moins de dessins possible pour permettre le repérage facile des objets de petite taille


L’harmonie des couleurs dans la salle d’attente
Pour plaire, la salle d’attente doit être conçue tout en appliquant les principes fondamentaux de composition et de design : tableaux, dessins.

Les effets et les sensations peuvent être exprimées par les arrangements linéaires. Les objets linéaires verticaux peuvent exprimer la stabilité tandis que ceux à base basse, le poids.

Les tableaux représenteront des paysages, avec une atmosphère calme, dans des couleurs harmonieuses et seront accrochés au niveau des yeux, calculé au moment où le patient est assis.

Le choix des couleurs dans un cabinet se fait aussi en fonction de l’orientation du cabinet et des points cardinaux. Dans les pièces orientées vers le Nord, on choisirait des couleurs comme le blanc, le gris ou de couleur crème.

Dans des pièces orientées vers le Sud, on choisirait le gris argenté, le vert clair ou le gris clair.

Dans les pièces orientées vers l’Est, on choisirait le gris argenté clair, dans les pièces orientées vers Ouest, on choisirait le gris perle, le vert clair.

  • la salle d’attente doit avoir une superficie suffisante, de 5-10 m²/personne pour les adultes et 1,5-2 m²/personne pour les enfants

  • 4-5 chaises et 1-2 tables sur lesquelles on pourrait appliquer des matériaux d’éducation sanitaire (brochures, revues, dépliants), des cintres pour les patients, une poubelle pour les déchets ménagers


La fatigue visuelle
La sollicitation visuelle est un facteur important dans l’activité stomatologique et le maintien de l’intégrité morpho-fonctionnelle de l’œil, une demande majeure.

Les facteurs environnementaux qui déterminent en pratique une sollicitation visuelle sont l’éclairage et la chromatique inadéquate du lieu de travail.

Les causes sont extrinsèques et intrinsèques.

Les causes extrinsèques sont liées à :

  • la chromatique inadéquate

  • les conditions d’éclairage inadéquates

  • la distance de travail inadéquate

  • les adaptations visuelles fréquentes déterminées par l’organisation incorrecte des actes opératoires

  • grandes différences entre l’éclairage du champ opératoire et le reste du cabinet

  • éclats répétés dus aux contrastes violents de couleurs

  • temps de travail prolongé

  • travail en miroir

Les causes intrinsèques sont liées aux troubles d’accommodation, de réfraction

  • la chromatique inadéquate

Pour diminuer la fatigue visuelle on évitera :

  • les nuances foncées

  • l’alternance de couleurs claires/foncées

  • dessins avec des figures géométriques en alternance avec des couleurs claires- foncées

Pendant les manœuvres stomatologiques on doit utiliser la lumière naturelle mais aussi celle artificielle.

  • l’éclairage inadéquat

L’organisation du lieu de travail se fera tout en évitant les accommodations trop fréquentes de l’analyseur visuel, c'est-à-dire un angle de 40-45 degrés autour du praticien et de l’infirmière, à la hauteur du plan de travail et à 20-40 cm distance, aussi dans un angle de 30-60 degrés par rapport au plan symétrique du praticien.

Le champ opératoire et les instruments seront placés dans un plan au niveau du coude opératoire, de telle façon que la vue de l’opérateur soit perpendiculaire sur le champ opératoire et l’éclairage parallèle avec la direction de la vue.

  • le phénomène d’aveuglement résulte de la présence, à un moment donné, dans le champ visuel, d’une surface avec un éclairage beaucoup plus important que celui auquel les yeux peuvent s’adapter

  • peut être évité par l’agrandissement de l’angle formé par la ligne du regard et la source d’aveuglement de 45 degrés et la croissance du cœfficient de réflexion des surfaces qui entourent l’opérateur ; l’écart des instruments brillants du champ visuel (boites, poignées chromés, spatules) ; plafonnières prévues avec des grillages




  1. Le bruit


Un autre problème important dans la pratique de jour après jour est représenté par le contrôle du bruit dans le cabinet de médecine dentaire. Ces bruits sont d’origine :

  • extérieure (hall d’entrée, salle d’attente, voisins, la rue, le téléphone)

  • intérieure (compresseur, détartreur avec US, turbines, aspirations, instruments statiques)

Les plus importantes sources de bruit et vibrations sonores et ultrasonores à des niveaux considérables sont la turbine et le détartreur avec US.

Les mesures effectuées pour la turbine ont relevé une intensité du son entre 62-86 dB. Celle-ci varie en fonction de

  • type de turbine (celles à roulements sont plus bruyantes que celles à air)

  • l’état de l’instrument (turbines vieilles, usées, font augmenter le niveau sonore)

  • distance de la source du bruit

  • zone où la turbine fonctionne (on doit ajouter environ 3dB dans le cas du traitement des dents antérieures)

  • la mise en fonction et l’accélération



Les conséquences du bruit
Manifestation auditives (hypoacousie – surdité)

  • influence la communication interhumaine, en spécial médecin - infirmière

  • influence le psychique du personnel (sensations désagréables, gêne, irritabilité, asthénie, fatigue)

  • au niveau de l’organisme on peut observer :

    • augmentation de la tension artérielle

    • l’apparition des réactions végétatives de vertige, nausée, vomissement

    • troubles cardio-vasculaires neurologiques et oculaires

    • augmentation de la fréquence de respiration

    • diminution de l’attention, de la concentration

    • la mémoire de courte durée est affectée

  • erreurs fréquentes apparaissent

La diminution du bruit dans le cabinet a été et en est encore un problème qui préoccupe les praticiens et aussi les producteurs d’équipements.

Ainsi :

  • on a réalisé des compresseurs silencieux, et leur emplacement doit se faire dans une pièce différente de la pièce où se trouve le patient

  • on a réalisé des turbines qui produisent peu de bruit, par le remplacement des roulements intérieurs

  • pour créer le confort auditif on pourrait assurer un fond musical en sourdine. Le genre musical préféré diffère d’une personne à l’autre mais les recherches ont démontré qu’un fond musical classique (symphonique, opéra, opérette) détermine le calme et la tranquillité du médecin et des patients

  • l’utilisation de tapis de moquette, rideaux, portes capitonnées serait une solution, mais leur entretien hygiénique est difficile

Le remplacement de tous les auxiliaires métalliques ou équivalentes avec des éléments d’autres matériaux (ébonite, plastique, caoutchouc).



  1. La température

La température optimale dans un cabinet dentaire doit être de 20 degrés, constante et uniformément repartie.

Dans le cabinet, pendant la journée, dû au travail avec le patient, on disperse des particules infectées (poussière de dentine, particules de salive).

Pour assurer une protection minimale, une ventilation est nécessaire – celle naturelle n’est pas suffisante, mais elle doit être réalisée par des pauses dans l’activité, avec les fenêtres grandes ouvertes.

Les installations modernes de climatisation assurent ces 2 paramètres (température et ventilation) pendant toutes les saisons.
ORGANISATION DU CABINET. EQUIPEMENTS. FACTEURS DE DESIGN
Dans un cabinet de médecine dentaire, on peut trouver :

  • A.1 plusieurs unités dentaires

  • B. petites tables avec des instruments

  • C. placards

  • D. lavabos

    1. L’unité dentaire

Les composantes de l’unité dentaire sont :

  • 1. fauteuil du patient

  • 2. la chaise du médecin et de l’infirmière

  • 3. la lampe

  • 4. la petite table de l’unité

  • 5. le crachoir

  1. Le fauteuil du patient

L’unité dentaire n’a pas toujours eu la forme que nous connaissons aujourd’hui, mais elle a évolué avec le temps. Le chirurgien français Pierre Fauchard – 1723, considéré aussi « le père de la médecine dentaire moderne » est le premier qui utilise une chaise pour ses patients, et non pas le plancher. La première chaise dentaire est apparue autour de 1790. Pourquoi cette évolution de l’unité dentaire a-t-elle était nécessaire ? Pour le confort du patient. Les vieux fauteuils où le patient était assis, présentaient des désavantages :

  • le soutien se faisait seulement dans quelques points : la tête au niveau de la têtière, les omoplates sur le dossier de la chaise et une partie de la région dorsale, ensuite la région dorsale et une partie de la hanche, les talons au niveau du fauteuil et les bras sur les coudières du fauteuils

  • le confort était relatif

  • la position était relativement instable

  • la tête, due à la légère contraction, n’était pas bien irriguée, les muscles du cou étant contractés et ainsi toutes les régions de soutien étaient sous tension.

Ces inconvénients ont été solutionnés avec la construction du fauteuil anatomique, qui présente des avantages pour le médecin et aussi pour les patients. Dans ce fauteuil, le malade est situé sur un axe qui fait un angle de 20 degrés avec le plancher. Le poids du corps est dispersé sur une surface plus grande et la stabilité est assurée par le contact entre le corps et le fauteuil, chaque partie du corps ayant un support. On réalise ainsi une relaxation squelettique générale.

La zone supérieure de la partie dorsale est concave pour soutenir la cage thoracique et pour exercer une petite pression au niveau de la colonne vertébrale. Dans la région lombaire le fauteuil est un peu convexe, pour la soutenir.

Par conséquent, grâce à ce design du fauteuil dentaire, la position optimale du patient se réalise de telle façon que le but du nez soit au niveau des genoux, le poids du corps étant dispersé sur la surface de soutien. Cette position anatomique permet au thorax et à l’abdomen de se positionner en dessous du niveau de la tête et des genoux, de telle façon que les fluides organiques soient collectés dans la partie déclive, tout en évitant la zone cérébrale, favorisant une bonne irrigation cérébrale et en conséquent, le confort. Les viscères de l’organisme (abdominales, thoraciques) étant en position déclive et noncomprimé, participeront difficilement au processus de vomissement.

Le fauteuil dentaire peut modifier son dossier, sa têtière et sa hauteur pour obtenir une position ergonomique du patient.

La têtière confère une position correcte et stable à la tête, permettant l’intervention en fonction de l’arcade à laquelle on travaille, dans les trois directions de l’espace.

La hauteur à laquelle il peut être réglé doit permettre la réalisation de la distance œil-champ opératoire de 25-35 cm pour la position assise et orthostatique du médecin, indifférent de la taille du patient, la cavité orale étant au niveau du coude du médecin.

La commande doit se faire des deux parties du fauteuil, accessible au médecin et à l’infirmière, et les boutons ne doivent pas être proéminents.

  1. La chaise du médecin et de l’infirmière

Du point de vue ergonomique, la chaise de l’opérateur est la chaise la plus importante de la salle de traitement.

Les caractéristiques de la chaise ergonomique sont :

  1. contrôle hydraulique – aujourd’hui toutes les chaises ergonomiques ont des commandes hydrauliques qui aident au positionnement correct en fonction de la taille du médecin dentiste

  2. inclinaison de la chaise ou chaise en selle – cela (inclinaison de 5-15 degrés) facilite la courbure de la colonne dans la région lombaire et permet aussi l’approche du patient (l’angle de la hanche ouvert de plus de 90 degrés)

  3. le contour de la chaise influence beaucoup le confort du médecin

  4. la profondeur de la chaise – quand l’opérateur est assis avec le dos contre le dossier de la chaise, on devrait pouvoir mesurer une distance d’au moins 3 doigts entre le bord de la chaise et le derrière du genou

  5. la largeur de la chaise – qui doit être suffisamment large pour soutenir l’opérateur

  6. la texture de la chaise – le matériel de la chaise doit avoir une certaine texture pour prévenir le glissement de l’opérateur au moment où la chaise est penchée en avant. Les matériaux, comme le cuir, sont modernes et élégants, mais ceux-ci et certains types synthétiques peuvent être glissants et peuvent compromettre les bénéfices d’une chaise ergonomique.

  7. le dossier – une chaise avec support lombaire aide au maintien des courbures au moment où l’opérateur est assis. Donc, le support lombaire aide au maintien de la courbure lombaire, réduit l’activité musculaire et diminue le mal de dos et des membres inférieurs. Grâce à la position neutre du pelvis tout comme une chaise avec selle, un dossier n’est plus nécessaire. Pour offrir un soutien adéquat le support lombaire doit avoir à peu près 8 cm de hauteur. Les chaises à dossiers très larges peuvent pousser en avant la colonne vertébrale thoracique. L’utilisation d’une chaise avec support lombaire proéminent pourrait aggraver les douleurs chez les patients avec sténose spinale (en anglais : spinal stenosis) ou spondylolysthésie (en anglais : spondylolisthesis). Le dossier doit s’adapter en plan vertical et horizontal, pour offrir un soutien à la colonne lombaire.

  8. Soutien sur 5 roulettes – plus sûr que celui sur 3 roulettes

  9. Les coudières – les études effectuées montrent que les bras de la chaise préviennent le mal de cou, dos et épaule. Même si l’on a prouvé que ces bras réduisent l’activité musculaire au niveau du cou et des épaules, quand même ceux-ci ne sont pas un remède pour tous les opérateurs avec des maux déjà existants au niveau du cou. Les bras peuvent être ajustés pour offrir une position de travail neutre. Il existe plusieurs modèles de chaises avec des coudières : depuis celles fixes, ajustables, jusqu’aux modèles plus élaborés.

  1. La lampe de l’unité

Le dispositif d’éclairage est attaché par un bras mobile au corps de l’appareil. Dans la plus part des cas, la lampe est attachée à la chaise dentaire, mais elle pourrait être aussi séparée. Du point de vue ergonomique, la lampe doit satisfaire les conditions suivantes :

  • avoir une forme esthétique et un aspect attractif

  • être équilibrée

  • présenter 3 axes de rotation pour répondre aux 3 axes de rotation de la tête

  • être facile à positionner

  • une fois fixée dans la position désirée, elle doit être facile à maintenir stable

  • le commutateur doit être accessible

  • doit assurer l’éclairage du champ opératoire de façon uniforme

La lampe scialytique équipée de miroirs latéraux a l’avantage de disperser la lumière sur une aire très large.

La lampe moderne est une lampe à iode, avec un réflecteur et un filament de tungstène. La durée de fonctionnement est de 1000 heures.

Avantages : design ergonomique, facile à positionner

Désavantages : ces lampes ont une plage très étroite du fascicule lumineux et doivent être souvent repositionnées

Les normes internationales admettent à l’heure actuelle que le médecin dentiste doit utiliser pour cette activité courante un niveau d’éclairage de 8000 Lux.

  • 4000 Lux suffit pour un détartrage

  • 1500 Lux pour des manœuvres délicats

A la fin de la journée de travail, cet éclairage peut atteindre 20 000-25 000 Lux.

4. La table de l’unité

La table de travail ronde ou carrée est soutenue par un bras articulé, monté sur le corps de l’appareil. Au niveau de la petite table, on pourrait attacher :

  • instruments dynamiques : turbine, pièce droite, contra angle, optionnel turbine avec fibre optique

  • spray d’air-eau

  • détartreur avec US

  • aéropropulseur

Spray d’eau

  • lavage de la surface des dents et des espaces interdentaires

  • lavage des cavités avant l’obturation

  • refroidissement des tissus durs pendant la préparation des cavités et des culées coronaires

Spray d’air

  • examen clinique pour écarter la salive des surfaces dentaires

  • contre la douleur dans la préparation des cavités et des culées dentaires – par refroidissement

  • élimination de la poussière de smalt et dentine pendant la préparation des cavités

  • sèchement des cavités avant l’application des obturations

  • le sèchement des culées dentaires et des couronnes dentaires en vue de la cimentation



  1. Le port crachoir

Au mur latéral on trouve le port crachoir, sous-ensemble qui fournit l’eau chaude ou froide dans un verre et draine l’eau utilisée par le patient pour laver la cavité orale. Il comprend :

  • le corps du crachoir

  • le bouton/la commande pour le lavage du bassin

  • le bouton/la commande pour l’eau froide

  • le support pour le verre, avec le robinet d’eau en dessus

  • le récipient pour les crachats, auquel on a attaché un tuyau courbé pour son lavage

  • l’aspirateur de salive de petite ou grande ampleur

  • spray d’air-eau

    1. Les petites tables pour instruments

A part la table de l’unité dentaire, le médecin stomatologue peut placer ses instruments sur une petite table, séparée, sur roulettes, qui peut être placée en fonction de la position adoptée par le médecin et par l’infirmière en fauteuil.

Il aura ainsi les instruments et les matériaux strictement nécessaires à l’étape en cours de déroulement. Sa présence ne doit pas gêner le mouvement libre du médecin autour la tête du patient.
Les placards
Le mobilier doit être moderne, avec un design agréable, ergonomique, en couleurs qui se trouvent en harmonie avec le reste du cabinet. On devrait éviter les couleurs vives constantes (le rouge, le bleu) qui peuvent plaire au personnel mais qui risquent d’être fatigantes.

Sont vendus sous la forme des modules et contiennent des matériaux et instruments utiles en divers manœuvres thérapeutiques ; le médecin et l’infirmière doivent y avoir accès facilement, même au moments où ils travaillent assis.

Les tiroirs seront actionnés par glissement. Leur couleur peut être choisie en fonction des couleurs du cabinet, éclairage, orientation du cabinet vers les points cardinaux.

Kilpatrick recommande l’inventaire numérique ou l’application de codes de couleurs pour identifier de manière rapide les contenus des tiroirs.

Ils peuvent être confectionnés de différentes matières (bois mélaminé ou matériel plastique), facile à entretenir.

Le premier tiroir, qui se trouve au niveau du coude de l’infirmière peut servir comme petite table pour la préparation de différents matériaux.

Le design et la chromatique de ce mobilier seront modernes et en harmonie avec l’équipement, la couleur de la pièce et son orientation.
Les lavabos
Il faut compter deux lavabos, un pour le médecin et un pour l’infirmière.

Pour respecter les règles modernes d’asepsie et antisepsie, ceux-ci doivent être dotés d’une manette (actionnée avec le coude) ou pédale pour le déclenchement de l’eau et aussi d’un système automatique pour le savon liquide et le port déchets pour serviettes en papier.

Ils doivent être commodes et assis à une hauteur convenable pour le médecin et l’infirmière, facile à nettoyer.





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