Ego sum : Un français ayant vécu la Révolution française et l’Empire








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4ème

Ego sum : Un français ayant vécu la Révolution française et l’Empire


Introduction :

Jeune sans-culotte, abbé, comédienne, noble vendéen, soldat, jeune femme au service de la Reine... Choisis ton personnage et vis la Révolution et l’ Empire

Tu dois créer ton personnage et être cohérent, si tu décide d’être avocat tu ne vivra pas à la campagne.
Evaluation :

Tu rédigeras 8 lettres :

- La monarchie absolue (1788)

- L’année révolutionnaire (1789)

- La monarchie constitutionnelle

- La première république (2 ou 3 lettres)

- Le consulat

- L’Empire

Etape 1 : Création du personnage
Ta nouvelle identité doit être inventée. Tu ne peux pas prendre celle d’un personnage réel comme Danton, Robespierre ou Olympe de Gouges.

Pour t’aider, tu as une liste des personnages possible ainsi qu’une fiche d’identité de ton personnage fictif à remplir.
Personnages possibles :
Duc / Duchesse

Comte / Comtesse / Marquis / Marquise

Gentilhomme, petit noble, seigneur rural

Officier de l'armée royale / Officier de marine

Noble de robe ou d'office

Archevêque, évêque

Abbesse

Négociant / Armateur / Riche marchand

Filateur, manufacturier, maître de forge

Avocat

Boucher

Ecrivain, philosophe

Curé

Moine / religieuse

Maître-artisan

Médecin / Chirurgien

Domestique / Servante

Compagnon / Ouvrier / Ouvrière

Petite marchande des rues / Porteur d'eau

Mendiant, vagabond

Marin

Artisan rural

Manouvrier, journalier, brassier

Paysan pauvre, paysanne

Laboureur, paysan aisé

Agent seigneurial, collecteur d'impôts

Tisserand, fileuse, brodeuse

Artisan protestant

Artisan juif|

Chirurgien-barbier, barbier-perruquier

Soldat

Maître et maîtresse d'école, précepteur











Episode I : La rédaction des cahiers de doléances

Au printemps 1789, l’ordre de votre personnage organise la rédaction de son cahier de doléances.


Où se tient la réunion ?


Quelle est l’ambiance de la réunion ?

Quelle position défend votre personnage ?

  • Il s’arrange pour prendre la direction des débats, rédiger lui-même le cahier de son groupe et se faire élire au niveau supérieur de la rédaction des cahiers.

  • 
“C’est une excellente occasion de dénoncer les abus du royaume, surtout pour les impôts”.

  • Les cahiers de doléances ne servent à rien. Le roi ne les lira même pas et les riches resteront riches. Il faut une révolution tout de suite”.

  • C’est l’occasion de réclamer la création d’une République en présentant les Etats-Unis comme un modèle”.

  • Le roi est trop bon de demander l’avis du peuple. Il devrait gouverner seul.”

  • Il suit l’avis de la majorité du groupe. “D’accord pour les réformes tant qu’il n’ y a pas de désordre et d’ennuis.”

Etape 2: Ecriture de la première lettre
Ton personnage a participé à la rédaction du cahier de doléance de son ordre au chef lieu de son baillage. Tu décrira sa position quand à la situation du royaume à cette période, son opinion quand à la tenue des Etats Généraux.

Vous vous aiderez des différentes vidéos mises sur Edpuzzle.

Episode II : 1789 : le tournant révolutionnaire
Fin juin 1789, le voisin de votre personnage vient de recevoir une lettre enthousiaste de son député aux Etats-Généraux de Versailles, qui décrit avec passion la proclamation de l’Assemblée nationale et le Serment du Jeu de Paume. Le voisin a l’air d’être ravi mais comment réagit votre personnage ?

- “Espérons que ce désordre cesse et que le calme revienne.”


- Il arrache la lettre des mains de votre voisin et la piétine en criant “ils insultent le roi!”


- “C’est maintenant à Paris que tout va se décider. J’y vais !”


- “Ce qu’ont fait les députés n’est qu’un début : les pauvres doivent se révolter dans toutes les villes et dans les campagnes. Laissons donc les avocats bavards discuter entre eux.”


- “C’est une bonne chose : les députés vont s’occuper sérieusement de réformer le royaume. Pourvu que le roi soit d’accord !”


- “Il faut en profiter : si les députés rédigent une constitution, il faut que ce soit une république.”

16 juillet 1789. Tout le monde est réuni pour apprendre l’incroyable nouvelle : le peuple de Paris a pris la Bastille. De jeunes gens distribuent une nouvelle cocarde bleue, blanche et rouge à tous les passants. Une nouvelle municipalité est créée dans votre commune.


Où se tient cette réunion publique ?

Qui y participe ?


Comment réagit votre personnage à cette nouvelle ?


- “C’est une très bonne chose que cette prison où le roi faisait enfermer qui il voulait disparaisse. La liberté est en marche ! C’est la fin de la monarchie absolue !” Il met la cocarde sur son chapeau ou sur sa veste car même le roi l’a acceptée.

- “Le peuple est enfin passé à l’action ! Il faut faire la même chose dans tout le royaume avec tous les châteaux, qui sont autant de petites Bastilles !” Il prend la cocarde, mais il lui enlève la couleur blanche (celle du roi).


- Il s’engage tout de suite dans la garde nationale et il essaie de devenir officier. Il siège au nouveau conseil municipal. Il fait rédiger une lettre de soutien La Fayette. Il oblige le maximum de personnes à porter la cocarde.

- “Je suis inquiet : qui a le pouvoir maintenant ?” Il met la cocarde car tout le monde la porte

- “Le roi aurait dû faire tirer sur cette foule indisciplinée pour la calmer. Il va falloir ramener l’ordre avec l’armée”. Il crache sur la cocarde : il est arrêté et passe une nuit en prison.

- “J’y ai participé, je raconte :

Fin juillet 1789. Le tocsin sonne. D’après les rumeurs, des bandes de pillards traversent les campagnes pour venger le roi. On raconte que des incendies éclatent partout. Que décide votre personnage ?


- “Je ferme toutes les portes et volets de ma maison, je cache mes biens dans la cave et je prie en attendant que ça passe”.

- “La garde nationale doit rétablir l’ordre. Il faut éviter la violence à tout prix”.

- “Je participe à la défense du lieu où j’habite et je rassure la population. Avec la Garde nationale, je fais ouvrir des stocks et je fais distribuer du grain gratuitement à toutes les familles pauvres.”


- “Voilà le résultat de la trop grande bonté du roi ! Le royaume va être mis à feu et à sang par des bandits révolutionnaires. Je sors mon fusil et je tirerai sur le premier qui ose s’approcher.”

- “Ce ne sont pas des bandits, mais des paysans qui s’attaquent aux châteaux des nobles : je cours leur donner un coup de main car ça fait dix ans que j’attends cela.”

- “J’y ai participé, je raconte :

Fin août 1789. Vous voyez passer le carrosse du noble qui habite à côté de chez vous, avec dedans toute sa famille, suivi par des charrettes remplies de malles. Vous interrogez la Garde nationale qui vous informe que ce noble a sûrement émigré, puisque les privilèges ont été aboli par l’Assemblée nationale. Un des gardes nationaux affiche sur les murs la “Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen”. Comment réagissez-vous ?

- “Quelle superbe déclaration des droits de l’homme ! Elle est encore plus belle que la déclaration d’indépendance des Etats-Unis. Plus de privilèges ! Et que le roi se méfie : la loi est l’expression de la volonté du peuple et s’il ne la respecte pas, il faudra qu’il parte, comme ces nobles lâches qui courent se cacher à l’étranger. Je suis pour qu’on confisque leurs biens”

- “Ces décisions dépassent mes espérances. La liberté, l’égalité sont de beaux cadeaux. Le roi doit profiter de ce qu’ont décidé les représentants du peuple pour bâtir un royaume nouveau, plus juste et en paix. La révolution peut s’arrêter là. Quant aux nobles qui émigrent, tant pis pour eux”.

- Il murmure pour lui même : “si j’avais su qu’il partait, je lui aurais demandé de m’emmener. Je ne peux plus vivre dans ce pays qui insulte Dieu et son roi. Il m’est impossible de supporter que maintenant un noble soit rabaissé au niveau du dernier des paysans. Ces privilèges étaient voulus par Dieu, qui n’est même pas mentionné dans leur maudite déclaration. Le roi est trop faible.”

- “La fin des privilèges, quelle victoire ! Mais la déclaration des droits de l’homme est incomplète car l’égalité en droits ne suffit pas, il faut aussi une égalité de richesse. Quant à l’Etre suprême, on peut s’en passer ! Cette Déclaration a été faite pour les bourgeois. Quant aux nobles qui émigrent, qu’on les arrête et qu’on les colle en prison, après avoir partagé et distribué leurs richesses”.

- “Je vais me renseigner si je ne peux pas acheter le château du noble qui a émigré ou mieux, le faire confisquer.”


- “Tout ça, ce sont de beaux discours. Est-ce que ça supprimera la misère ?”

Début octobre 1789. Votre personnage tient entre ses mains un des premiers journaux libres de la Révolution. Son titre annonce que le roi a été ramené de force de Versailles à Paris par les Parisiennes qui étaient venus le chercher. Qu’en pense-t-il ?


- “Il ne manquait plus que cela ! Voilà le roi prisonnier des gredins ! Et tous ces journaux qui continuent à bafouer son autorité, c’est lamentable. Heureusement que j’arrive à me procurer des journaux royalistes, comme les Actes des Apôtres de Rivarol.”

- “Il aurait fallu en profiter pour le tuer, lui et toute sa famille ! Je ne suis pas le seul à le penser : c’est écrit dans l’Ami du Peuple de Marat.”


- “C’est injuste. Le roi aurait peu rester à Versailles. Je suis sûr que c’est encore à cause de l’Autrichienne ! Je l’ai lu dans le Journal de Paris.

- “C’est normal. Le roi doit être sous le contrôle du peuple. Je vais lire au café le Patriote Français de Brissot.”


- “Ça va mal finir ! Et tous ces journaux qui se contredisent !”

- “Il faut que j’écrive de articles pour tous ces nouveaux journaux. Cela me fera connaître et me servira peut-être quand je deviendrai député.”

Fin novembre 1789. La municipalité annonce que le grand monastère situé près de chez votre personnage est désormais un bien national, comme toutes les terres que cette abbaye possédait. En conséquence, il va être vendu en lots séparés que chaque citoyen pourra acheter. Votre personnage décide-t-il d’en acheter ?

- “Je verrai d’abord ceux qui achètent des lots, pour ne me fâcher avec personne.”

- “C’est l’occasion rêvée d’investir mes économies. Je vais en acheter le maximum.”

- “Les lots de biens nationaux sont trop chers et seuls les riches vont pouvoir s’en acheter. Mais ça ne me déplaît pas de voir les parasites du clergé rendre ce qu’ils avaient volé !”


- “Acheter des biens de l’Eglise, confisqués par un gouvernement de voleurs et d’impies ? Jamais !”


- “Il aurait fallu trouver une autre solution. Le roi et le pape ne vont pas être d’accord.”

- “C’était la seule solution pour rembourser les dettes de l’Etat. Je vais sans doute acheter un lot de terre.”

Etape 3: Ecriture de la seconde lettre : l’année révolutionnaire (1789)
Nous sommes à la fin 1789 , ton personnage décide de décrire les évènements révolutionnaire qu’à connu le royaume depuis le mois de juin. Il décrira la situation politique , ses positions ainsi que les évènements auquel il part ou non .

Vous vous aiderez des différentes vidéos mises sur Edpuzzle.
Episode III : La Monarchie constitutionnelle
Année 1790

Début 1790. Des “clubs” politiques se sont créés près de chez vous. Auquel s’inscrit votre personnage ?


- “Au club des Jacobins avec Barnave et Brissot: il faut continuer la révolution et créer une république.”

- “Au club des Feuillants, avec La Fayette et Siéyès : il faut maintenant établir une monarchie parlementaire.”
O “Au club des Aristocrates, avec Rivarol : il faut arrêter cette maudite révolution et revenir en arrière.”

- “Au club des Cordeliers avec Robespierre et Danton : il faut une république et une vraie égalité entre tous les citoyens, avec un suffrage universel. La vraie révolution n’a pas encore eu lieu.”


- “A aucun club : je ne veux pas d’ennuis.”

- “Au club qui a le plus d’adhérents. J’y prends le plus souvent possible la parole, pour me faire remarquer. Ça devrait bien me servir un jour.”

10 juillet 1790. Un officier des Gardes nationaux vient vous voir pour l’accompagner avec ses hommes à la Fête de la Fédération, à Paris, le 14 juillet prochain. Le roi devrait y prêter serment de fidélité à la constitution et à la nation, avec La Fayette. Acceptez-vous ?


- “Non, j’ai trop de travail ici, bien que j’approuve tout ce qui s’est fait, tout ce qui se fait et tout ce qui se fera.”

- “Oui, avec plaisir. Est-ce que je pourrai marcher en tête de la délégation ?”


- “Oui, car c’est un grand jour. Je crois qu’un an après la prise de la Bastille, la révolution va pouvoir s’arrêter.”

- “Non, ça ne sert à rien. Quand vous me proposerez de voir l’exécution du roi, j’irai de bon coeur .”

- “Non, mais vous plaisantez ? Voir le roi se ridiculiser ? Il n’a de serment à prêter à personne. Il n’a de compte à rendre qu’à Dieu. Allez-y tout seul ! Et arrêtez de m’appeler “citoyen” !”


- “Oui, voir un roi se soumettre à la loi, c’est un spectacle que je ne manquerai pas !”

Septembre 1790. Pour faire face au manque de nourriture, vous devez vendre un de vos biens. Lequel ?
L’acheteur vous paye avec des assignats. Comment réagissez-vous ?


- Il les accepte sans rien dire. C’est comme ça ...

- Il les prend, il les chiffonne et il les lui lance au visage. “Je veux être payé avec de l’argent, pas de la monnaie de singe !”


- Il les accepte, mais il aurait préféré de l’argent.”Je n’ai pas le choix.”


- Il les accepte volontiers. C’est la nouvelle monnaie de la nation. C’est normal.

- Il négocie : le commerçant le paye moitié avec des pièces, moitié avec des assignats. Puis il va faire un don de ces assignats à la municipalité pour les plus pauvres.

- Il lui rachète aussitôt quelque chose et il le paye avec ses assignats.

Année 1791
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