Cours d’Histoire du Cinéma Français








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Plan-séquence 3 : Photos de guerre du Kosovo

Voix off : lettre du mari à Anne qui parle de la guerre dans l’ex-Yougoslavie et fait des vœux pour le succès de la pièce où joue Anne. On comprend qu’ils se sont disputés juste avant son départ ; il s’en excuse.
Plan-séquence 4 : Le père d’Amadou dans le taxi

Un coup de téléphone avertit le chauffeur (qui est le père d’Amadou) de l’arrestation de son fils ; il conduit vite ; le client lui demande de ralentir. Il dépose le client vers un autre taxi.
Plan-séquence 5 : L’essai de casting pour un film policier

Anne fait un essai de casting où elle joue une scène de terreur. – La porte est verrouillée, vous ne sortirez plus d’ici. Ca veut dire que vous allez mourir ici. Vous êtes tombée dans mon piège. Je veux simplement vous regarder en train de mourir. – Bon, on arrête, on m’attend à la maison. J’ai pas le temps de jouer. – Moi non plus. Vous entendez ce sifflement ? Ca vient du plafond. Bientôt vous allez sentir l’odeur [du gaz mortel]. – Arrêtez ! Arrêtez, je vous en prie ! Laissez-moi sortir ! Mais je dois faire quoi ? – Montrez-moi votre vrai visage ! Ton vrai visage ! – Mais c’est quoi, ça ? Vous voulez quoi ? – Je veux voir ton vrai visage : une expression vraie ! Sois spontanée ! Réagis à ce qui t’arrive !
Plan-séquence 6 : Jean à la ferme, chez son père

J’ai fait que des betteraves.
Plan-séquence 7 : L’embarquement dans l’avion de Maria expulsée par la police
Plan-séquence 8 : La mère d’Amadou et le marabout

La mère d’Amadou dit que c’est un bon garçon, qu’il a été battu par la police et que la famille est maintenant couverte de honte. La marabout dit que quelqu’un veut forcer Amadou à rentrer en Afrique.
Plan-séquence 9 : Maria rentre dans son village en Roumanie

Son petit-fils raconte comment s’est faite la mise au monde d’un veau, avec des conseils d’un parent qui est à Rome, par téléphone mobile.
Plan-séquence 10 : Anne fait son repassage

Elle regarde une émission de télévision sur le peintre Delaunay, quand elle entend des cris en provenance des voisins.
Plan-séquence 11 : Maria visite la maison en construction

La construction de la maison est possible grâce à l’argent envoyé par les membres de la famille qui sont partis gagner de l’argent dans les pays d’Europe de l’Ouest.
Plan-séquence 12 : L’orchestre de tambours

Amadou les dirige depuis le fond de la salle.
Plan-séquence 13 : Georges est de retour chez lui à Paris
Plan-séquence 14 : Jean reçoit une moto de son père
Séquence 15 : Tournage du film d’horreur

Anne tourne la scène qui précède celle dont on a vu l’essai dans la séquence 5.
Plan-séquence 16 : Jean travaille à la ferme avec son père
Plan-séquence 17 : Le restaurant, avec Anne, Georges et leurs amis, ainsi qu’Amadou

Un ami : Ca te fait quoi, le retour à la civilisation [après un reportage dans une zone de guerre] ? Georges : C’est pas très difficile de revenir : tout va de soi ici. C’est après quelques jours que c’est difficile. Là-bas, c’est simple, c’est clair ; c’est ici que la vie est compliquée.

Amadou arrive avec une amie. Il raconte une histoire à propos de son père et de passeports. Son amie jette sa montre.

Francine : Tu crois qu’il faut que tu filmes des villages détruits pour que je me représente la guerre ? Ou encore ces enfants hindous pour que je sache ce que c’est que la faim ? Mais c’est quoi cette présomption imbécile ? Georges : On ne parle pas de la même chose, Francine. Pour toi, c’est de la théorie; pour moi, c’est de l’expérience vécue. – Oui, mais ça, tu ne peux pas le faire passer dans tes images ! – C’est vrai ! Anne : Regarde, là vers le mur... Il y a le jeune Noir avec qui Jean a eu cette histoire. Doucement, il pourrait voir !
Plan-séquence 18 : Maria parle à un autre émigré roumain dans une voiture

Il travaille à Dublin. Elle ment en disant qu’elle travaillait dans une école à Paris.
Plan-séquence 19 : Anne trouve une note anonyme d’un voisin glissée sous sa porte

Elle téléphone à Georges qui n’est pas là, va voir sa voisine d’en face, qui dit qu’elle n’écrit pas ce genre de note.
Plan-séquence 20 : La mère d’Amadou raconte un rêve au marabout et souffre de migraines

– Le docteur blanc est un ami d’Amadou, il ne fait que me donner des pilules.
Plan-séquence 21 : Jean quitte la ferme de son père

« Cher papa, je ne resterai pas plus longtemps ici. S’il te plaît, ne me cherche pas. Jean »
Plan-séquence 22 : Anne et Georges au supermarché parlent de la note sous la porte

Anne : Ce n’est pas la gamine elle-même qui a pu écrire ça. Elle ne signerait pas « Un enfant sans défense ». Une enfant de 9 ou 10 ans n’écrit pas ça. C’est l’écriture d’une personne âgée. Georges : Ca doit être la voisine. C’est simple : si tu la crois, tu vas voir la police ; si tu la crois pas, tu laisses tomber. Ou alors, va voir les parents : demande-leur ! – Je leur dis quoi : « Battez-vous votre enfant ? La torturez-vous ? Pourquoi crie-t-elle si souvent ? » Ca t’est complètement égal, à toi ? – Ca m’est pas égal, mais c’est pas moi qui ai reçu cette lettre, c’est toi. – C’est très facile de s’en laver les mains. – Écoute : Je ne l’ai jamais entendue pleurer, cette gosse, moi, je la connais pas. Ses parents, je les connais pas. Je ne suis pas concerné. – Tu n’es jamais concerné par personne ! Quand ça sent le roussi [=quand ça devient grave], tu te tires [=tu pars]. Comme avec ton fils... Qu’est-ce que tu dirais si j’attendais un enfant ? Je suis enceinte : qu’est-ce que tu dirais si j’étais enceinte ? – C’est une plaisanterie ? – Non, ce n’est pas une plaisanterie ! J’ai avorté pendant ton absence. – C’est vrai ? – A toi de choisir ! – C’est quoi ce cirque ?... – Georges, dis-moi, tu as déjà rendu quelqu’un heureux ? Y a-t-il une seule personne que tu aies rendue heureuse dans ta vie ? – Non.
Plan-séquence 23 : Le mariage en Roumanie
Plan-séquence 24 : Le frère d’Amadou

Demba, le petit frère d’Amadou, a été accusé de fumer de la marijuana. La mère dit que c’est une fausse accusation, d’inspiration raciste. Le père interroge son fils, qui dit être victime de racket de la part du petit François, qui lui a volé son blouson, a exigé 100 francs et l’a fait dénoncer par calomnie. Une tante accuse Amadou de sortir avec des filles blanches, au lieu de surveiller ses frères.
Plan-séquence 25 : Georges prépare son appareil-photo en écoutant les nouvelles
Plan-séquence 26 : Le père de Jean et de Georges a tué tous ses taureaux
Plan-séquence 27 : Anne passe une audition
Plan-séquence 28 : La famille d’Amadou parle du père qui est parti en Afrique
Plan-séquence 29 : Georges prend des photos dans le métro
Plan-séquence 30 : On propose à Maria un passage clandestin en France
Plan-séquence 31 : Georges rend visite à son père (avec Anne)

Personne ne sait où est Jean, six semaines après sa disparition. Le père – Il a raison. Il n’y a aucun avenir ici. Au moins, il n’aura pas besoin de se lever à 5 h. du matin. Il pourra traîner au lit. Chez vous en ville, on se lève à 5 h. du matin ? Tu dois le savoir, toi : c’est toi qui lui a montré l’exemple... Excuse-moi, c’est pas ce que je voulais dire...
Plan-séquence 32 : Maria dans le camion des passeurs
Plan-séquence 33 : Enterrement de la petite Françoise (avec Anne et sa vieille voisine)
Plan-séquence 34 : Photos noir-blanc de passagers du métro et récit de journaliste pris en otage en Afghanistan

« Ils nous ont séparés, je me suis retrouvé dans une pièce complètement obscure, où déboulait [=arrivait] toutes les deux heures un Taliban barbu, qui me montrait du doigt en disant « Toi Français », avant de passer son doigt tendu sur la gorge, comme pour la trancher... Un nouveau gardien arrive et me demande What can I do for you ? Je lui explique toute mon histoire, et il me redit What can I do for you ?... C’est tout ce qu’il savait dire. C’est Phil qui nous tiré de là, grâce à ses contacts avec CNN. Tu peux raconter cette histoire à Francine. J’ai souvent repensé à ce qu’elle avait dit. C’est très simple de rester à l’écart, de parler d’« écologie de l’image », de « la valeur des informations non-transmises »... Mais la vraie question, c’est celle des conséquences. Je crois qu’en réalité, elle ne veut pas être dérangée. Après tout, elle a peut-être raison : ça lui servirait à quoi de savoir tout ça ?.. Je crois que je ne suis plus apte à la vie en temps de paix... De ce que vous appelez « la paix »...
Plan-séquence 35 : Le tracteur du père de Jean laboure un champ
Plan-séquence 36 : Maria et les migrants roumains

Maria croyait pouvoir avoir un travail de vente de journaux, mais apprend que ce ne sera pas possible. Elle parle de sa peur de devenir aussi sale qu’une autre mendiante qui l’a dégoûtée ; elle raconte la honte qu’elle a ressentie lorsqu’un homme passant lui a jeté un billet sans oser s’approcher d’elle, comme si elle était répugnante...
Séquence 37 : A la piscine

Un enfant escalade la barrière et risque de tomber du 20e étage...
Plan-séquence 38 : Enregistrement, post-synchronisation et fou rire

Moi aussi, je t’aime. – Tu as tant de mal que ça à lui dire Je t’aime ? – Non, pas tant que ça.
Plan-séquence 39 : Arrivée du père d’Amadou en Afrique
Plan-séquence 40 : Harcèlement d’Anne dans le métro

Le jeune Beur : Excusez-moi, vous êtes top modèle, mademoiselle ? Jolie comme vous êtes... Moi aussi, je suis dans le métier. Ca se voit pas ? Alors, mademoiselle, on ne parle pas à la racaille. Je vous ai pas offensée ? Je voudrais juste savoir si vous faites partie des gens biens, des gens friqués [=riches], des super-beaux, du grand monde quoi ? Ou alors, une petite dactylo coincée, une petite secrétaire qui attend que le prince charmant vienne la chercher avec sa Ferrari... Comment on peut être aussi belle et aussi arrogante à la fois. Anne passe à l’avant du wagon : Qu’est-ce que je vais faire tout seul dans cette méchante grande ville. Qu’est-ce que vous en dites, Monsieur ? C’est pas lamentable ? Je suis pas assez bien pour elle, je ne la mérite pas... Si Madame la Comtesse est dans le métro avec la racaille, c’est vraiment par hasard : ça doit être son chauffeur qui est en sortie... Et vous Madame, qu’est-ce que vous en pensez ? Rien, n’est-ce pas... Quel dommage, elle en pense rien... Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? Tu vas encore me planter devant tout le monde ? Tu vas te barrer [=partir] dans un autre wagon ? Pourquoi ? Je pue, c’est ça ? Moi, je suis juste un petit Beur [=Français d’origine arabe] qui demande juste un peu d’attention, comme tout le monde, quoi. Pas de réaction ? Tant pis.

Au vieil homme, qui lui a fait un croche-pied : Eh t’es con là ou quoi, hein ? Le vieil homme : Et toi, t’es pas con ? (En arabe :) Honte à toi ! – On se reverra, t’inquiète pas, on se reverra...
Plan-séquence 41 : Le concert de tambours
Plan-séquence 42 : Maria cherche une place pour mendier sur le boulevard parisien

Maria marche sur le même boulevard que dans la scène 2. Une autre mendiante avec un enfant a pris sa place. Elle s’installe à un autre coin de rue. Deux hommes la font partir.
Plan-séquence 43 : Anne sort du métro et rentre chez elle

Elle passe à côté de Maria qui mendie devant un cinéma.
Plan-séquence 44 : Georges essaie de rentrer chez lui

Le code de son immeuble a changé. Il ne le connaît pas...
Plan-séquence 45 : Un enfant sourd-muet mime une scène

Questions de réflexion sur Code Inconnu
1. Qu’est-ce qui relie les différents fragments d’histoires présentés par le film ?
2. Quelles scènes du film abordent explicitement la question de savoir jusqu’à quel point il est bon de se préoccuper d’autrui, de se sentir « concerné » par ce qui arrive aux autres, de sentir que « ça nous regarde » ?
3. Quelles scènes du film traitent de la question des rapports entre les images et la réalité ?
4. Quelle est l’originalité de ce film dans la façon dont il montre la mendiante Maria ? Est-ce que cela risque de changer votre regard sur les mendiants que vous voyez dans les rues ?
5. Comment le film montre-t-il la France ? Que voit-on de la France ? Qu’en dit-on ?
6. Quels aspects du film touchent-ils aux questions du racisme et des différences culturelles ? Qui parle de ces questions dans le film ?
7. Quels sont les divers types de « codes inconnus » que met en scène le film ?
8. Pourquoi Michael Haneke a-t-il choisi de faire 43 vignettes sous forme de plans-séquences ?
9. Comment se fait le passage d’une vignette à l’autre ? Et pourquoi ?
10. Quelles sont les « manipulations » habituelles à l’image cinématographique que Haneke ne se permet pas d’employer dans ce film ? Quand fait-il des exceptions à ces règles de manipulation minimale ?

Université de Grenoble 3 – Stendhal – CUEF
Yves Citton

Cinéma français récent : Politiques de la sensibilité
Fiche sur Sylvain Chomet, Les triplettes de Belleville (2003)
Les personnages principaux

Champion, le garçon orphelin qui devient cycliste

Madame Souza, sa grand-mère

Bruno, le chien

Les triplettes de Belleville, trois chanteuses âgées

Le chef de la mafia du vin français, avec un gros nez rouge d’ivrogne

Ses deux agents et gardes du corps ; le petit mécanicien
Quelques-unes des allusions à la France des années 1950 et 1960

Dans la scène initiale en noir-blanc : la colonialisme (images de la chanteuse Joséphine Baker), le chanteur Maurice Chevalier, le guitariste Django Reinhardt, le danseur Fred Astaire, le pianiste classique Glenn Gould, les Andrew Sisters

Dans le reste du film : l’accordéoniste Yvette Horner, le commentateur radio TV Léon Zitrone, le général de Gaulle (président de la République), le champion cycliste belge Eddie Merckx
Le Tour de France

Une centaine de cyclistes, formant un peloton, font le tour de la France en un mois avec des étapes de 200 km par jour, qui comprennent parfois l’ascension de plusieurs cols de montagne

Ils sont entourés par toute une caravane du Tour : soutien logistique et technique, journalistes, publicitaires

A la fin du peloton, une voiture-balais ramasse les cyclistes qui sont trop épuisés pour continuer l’étape du jour et abandonnent le Tour

Le film montre la 17e étape de ce Tour, qui arrive à Marseille et qui passe par le col le plus difficile et le plus légendaire du Tour de France, le Mont Ventoux

Au cours des dernières années, toutes les compétitions cyclistes en général, et le Tour de France en particulier, ont fait l’objet de scandales de dopage :

- le vainqueur de cette année 2006, Floyd Landis, a été disqualifié pour utilisation de substances chimiques (l’hormone testostérone) lors de la 17e étape qui comptait l’ascension de 5 cols de montagne dans les Alpes où il avait pris 5 minutes d’avance sur ses rivaux ;

- beaucoup de spécialistes estiment que les performances extraordinaires de tous ces « champions » ne seraient pas possibles sans des manipulations médico-chimiques (hormones, anabolisants, cortisone, transfusions de sang) qui ne sont qu’exceptionnellement détectées par les tests anti-dopage mais qui sont pratiques courantes
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