Par contre, pour ce qui est des autres figurations en d’autres lieux que les mosquées, les Arabes des premiers siècles ne paraissent pas avoir senti un interdit particulier








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Dans l’Art Musulman, ce qui compte ce n’est pas l’imitation de la nature ni même la vraisemblance, mais bien l’espace même de l’œuvre avec ses formes et ses couleurs « dans un certain ordre assemblées ».

Dès lors, tous les soins des peintres iront vers l’organisation de ce monde autonome. Il n’y aura pas de référence au sujet, à « l’anecdote » ou à la vraisemblance.

Il y aura un désordre apparent, diverses formes sans liens.

Mais pour l’initié, toutes ces formes en apparence « libres » font partie d’un univers mathématique rigoureux.

Elles s’expliquent par une nécessité, la nécessité de l’intelligence, celle du Vrai qui ne fait qu’un avec le Beau.


Et l’on retrouve, dans le microcosme de l’œuvre d’art, un reflet exact des conceptions musulmanes de l’Univers : le monde, tel qu’il apparaît à nos sens, discontinu, fait d’atomes et régi par le hasard, est sous-tendu par une trame secrète et l’ordre mathématique des lois.

Quelques définitions
Les « azulejos »

Azulejo vient du mot arabe «az-zulayan» et signifie brique vernie

Alicatado vient de l’arabe «al-qat’a’a» et signifie pièce ou azulejo découpé, taillé. Les alicatados sont donc des assemblages de morceaux d’azulejos taillés.

Progressivement, les pièces d’azulejos allaient prendre une ample  place, la diversité des couleurs devenant elle-même de plus en plus importante, surtout dans les pays du nord de l’Afrique et en Espagne ; notamment en Andalousie (Alhambra), où cette technique décorative devint une authentique spécialité, atteignant des niveaux de finition et de perfection géométrique impressionnants. Habituellement, la céramique occupait la partie basse des murs, combinée au stuc qui en décorait la partie supérieure.

Cette technique décorative implique un long processus, de la fabrication des pièces, jusqu’au placement de celles-ci sur la paroi. Ce processus débute par l’élaboration d’une pâte composée d’argile et d’eau, pétrie à l’aide d’un rouleau, afin d’obtenir un mélange humide et plastique. Vient ensuite le moulage des pièces standard, nécessaires à la réalisation du motif déterminé. Ce moulage peut être réalisé lorsque la pièce est encore tendre, avant de la cuire, en appliquant la pâte à des moules qui lui donnent la forme souhaitée, ou bien en découpant les pièces une fois qu’elles sont cuites et sèches. On passe ensuite au vernissage.

On obtient les couleurs par des oxydes de différents métaux : le cobalt pour le bleu, le dioxyde de cuivre pour le saphir, le cuivre ou l’oxyde de chrome pour le vert… Chaque couleur, en fonction de son éclat ou de sa finition, exige une cuisson spécifique.

Le stuc

Le stuc permettait aux artisans de recouvrir une surface pauvre ou grossièrement terminée, en lui donnant une apparence riche, proche de la perfection et de la virtuosité.  Le stuc est constitué avant tout de gypse, mélangé normalement avec d’autres matériaux, telle la poudre de marbre ou d’albâtre, qui lui apportent consistance et solidité. D’ abord, on réalise une pâte, mélange d’eau et de ces matériaux. Lorsque cette pâte acquiert la consistance désirée, on l’applique sur la surface à`couvrir, en la laissant préparée de manière à y pouvoir sculpter ou modeler des dessins décoratifs.

La sculpture peut être réalisée directement à même la surface badigeonnée de stuc ; mais le plus courant est de dessiner sur la superficie à sculpter, par exemple avec de la poudre de charbon. On utilise aussi une dalle, sur laquelle apparaît le motif décoratif que l’on superpose au mur ; cette dalle est recouverte de poudre de charbon, et en la retirant, la surface se révèle dessinée. Il ne reste plus au maître artisan qu’à découper patiemment les zones dessinées à l’aide d’un petit ciseau.

Cette technique, totalement manuelle, était lente et laborieuse. Par la suite, d’abord en Perse, en Irak puis en Espagne – notamment en Andalousie avec l’Alhambra -, on utilisa la technique du moulage, rapide, précise, et qui nécessitait moins de main d’œuvre. Avec cette technique, le mélange de gypse, encore tendre, était appliqué à des moules en bois qui contenait les motifs. Lorsque le mélange avait séché, on l’extrayait du moule.

Dans les deux cas, la dernière étape était la finition, par laquelle on donnait une meilleure apparence, de l’éclat et de la qualité à`la surface ; elle était patinée au lait de chaux ou à d’autres substances, en fonction de l’aspect final que l’on souhaitait obtenir et des usages et coutumes de chaque zone géographique. Par ailleurs, souvent, la surface finie était peinte de différentes couleurs, différenciant ainsi davantage le fond et les reliefs des motifs.

« La Alhambra est comme un palais de plâtre façonné, dans lequel le stuc ne s’utilise pas seulement pour recouvrir la paroi, mais aussi pour la substituer. Un exemple clair en est le Patio de los Leones ; les cent trente colonnes et quelque qui l’entourent n’ont pas la fonction de reprendre les charges transmises par les arcs, mais celle de soutenir les réseaux raffinés de stuc taillé allant de l’une à l’autre. » (Dominique Clévenot et Gérard Degeorge, Ornementation de l’Islam, p.88)

Le stuc : les Nasrides (Espagne – 1230-1492)


Depuis l'année 711, l'Espagne méridionale vit sous domination musulmane. Les Omeyyades y font construire la grande mosquée de Cordoue avant de céder la place aux Almoravides puis aux Almohades au XIIe siècle.

Ces derniers érigent la mosquée de Séville et sa célèbre Giralda, minaret en briques à section carrée inspiré de l’architecture sahélienne, copie conforme de la Koutoubia de Marrakech. Tous les minarets du Maroc se conforment depuis lors à ce style, qui les différencie des minarets fuselés du monde ottoman.

Au XIIIe s., l’Andalousie musulmane éclate en multiples dynasties rivales, dont les Nasrides, établis à Grenade. Ces roitelets épris d’art et de luxe se lancent dans des constructions à la fois simples et prestigieuses dont l’aboutissement est l’Alhambra («la Rouge» en arabe). Cet ensemble palatial qui domine leur capitale fait figure de joyau grâce aux délicats décors en stuc.

Les Muqarnas

Bien que ces formes s’appliquent également au bois, le plus courant, comme on peut le constater à l’Alhambra, est qu’elles soient appliquées au stuc (gypse). Pour sa réalisation on utilisait des moules en bois. Les artisans commençaient l’œuvre par le bas en plaçant les moules qui se remplissaient avec la pâte de plâtre. Une fois le stuc sec, on extrayait le moule et on procédait à la taille et au polissage pour parfaire le travail.

Les voûtes de ces plafonds sont d’habitude en forme d’étoile octogonale.

Nous rencontrons à l’Alhambra d’excellents exemples de muqarnas ; ainsi dans la Sala de la Barca ou la Sala de los Reyes.

Le bois

Une autre technique dans laquelle les musulmans excellaient, très présente à l’Alhambra, était celle de la menuiserie appliquée à l’architecture. Auvents de toits, jalousies, portes et fenêtres… Mais là où l’art d’utiliser le bois comme élément décoratif est le plus remarquable, c’est lorsqu’il s’agit des plafonds. Ils étaient habituellement en bois de cèdre, souple et résistant, ne craignant pas les attaques des vers à bois.

A l’Alhambra, Ces travaux pouvaient être réalisés de 2 manières :

-En taillant ou sculptant le bois de motifs géométriques

- Par des techniques de marqueterie ou d’incrustation : cela consistait à créer les dessins sur le bois, en emboîtant des morceaux plus petits d’autres bois, tels que l’ébène, le citronnier, le sycomore, des bois teints ou d’autres matériaux comme des coquillages, des os, de l’ivoire, de la nacre, de l’argent ou d’autres métaux nobles. Le rendu final est un jeu de formes, couleurs et textures surprenants.

On rencontre de nombreux exemples de ce savoir-faire à l’ Alhambra ; ainsi des reproductions de plafonds originaux que l’on pouvait admirer à l’époque. Le plus important de ces exemples se trouve dans le Salón de Embajadores (le Salon des Ambassadeurs).

Quelques lieux

La Mosquée de Médine

Al-Masjid Al-Nabawi (arabe : المسجد النبوي) ou mosquée du Prophète, à Médine en Arabie saoudite, est la deuxième mosquée la plus sainte de l'islam après Masjid al-Haram à La Mecque et avant la mosquée d'Al-Aqsa (à côté du Dôme du Rocher) à Jérusalem.

La mosquée originale a été construite par Mahomet. Les califes suivants l'ont agrandie et amélioré sa décoration. Le premier édifice n'était pas grand et ne représentait qu'une petite partie de superficie du bâtiment actuel. La taille de la mosquée a été considérablement augmentée depuis la formation du royaume saoudien. La dernière rénovation a eu lieu sous le roi Fahd.

À l'époque omeyyade


En 685, à son accession au califat de l'État omeyyadeAl Walid Ibn Abdel Malek ordonna l'agrandissement et la reconstruction de la mosquée. Les caractéristiques les plus importantes de cet agrandissement résident dans l'introduction de nouveaux éléments architecturaux tels que les terrasses, les minarets et le mihrab creux dans le mur de la quibla. C'était également le premier agrandissement à annexer les sépultures des mères des croyants à la mosquée. La superficie de cette extension était d'environ 2 369 m2.

À l'époque abbasside

Sous le règne du calife abbasside Al Mahdi, durant la seconde moitié du viiie siècle, la mosquée fut étendue et reconstruite. Cependant, la plus importante rénovation de la mosquée fut accomplie sous le règne des Mamelouks, lorsque le sultan Qaitbay ordonna la reconstruction de plusieurs parties durant la seconde moitié du xve siècle.
L’Alcazar de Séville

L'Alcazar de Séville (en espagnol : Real Alcázar de Sevilla) est un palais fortifié (alcázar) construit à Séville par les Omeyyades d'Espagne à partir de 844 sous le règne de l'émir Abd al-Rahman II. Ce monument fut modifié à plusieurs reprises durant la période musulmane, notamment sous les Almohades. Au xiiie siècle, Alphonse X entreprit la construction d'un premier palais, de style gothique sur le site de l'alcazar musulman. Au siècle suivant, Pierre Ier, suite au tremblement de terre de 1356 qui détruisit une grande partie de Séville, y ajouta un splendide palais de style mudéjar. L'ensemble, qui ne conserve que peu de vestiges de l'époque d'Al-Andalus, fut modifié une nouvelle fois par Charles Quint au xvie siècle. L'alcazar de Séville est depuis plus de sept siècles une résidence royale ; la famille royale d'Espagne utilise aujourd'hui l'étage.
L’Alhambra de Grenade

L'Alhambra (en arabe : الْحَمْرَاء, Al-amrā' , « la rouge ») de Grenade est un ensemble palatial, et un des monuments majeurs de l'architecture islamique et l'acropole médiévale la plus majestueuse du monde méditerranéen.

C'est avec la Grande mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du viiie au xve siècle. Leurs caractères sont d'ailleurs opposés : à la sobriété grandiose du monument religieux représentatif de la première architecture islamique, s'oppose l'exubérance de la dernière manière hispano-mauresque : celle-ci s'exprime en effet dans les palais des derniers souverains nasrides, alors en pleine décadence, et qui disparaîtront bientôt lors des derniers assauts de la Reconquista.
La Mosquée cathédrale de Cordoue

La mosquée-cathédrale de Cordoue, également connue sous son ancien nom de grande mosquée de Cordoue (Mezquita de Córdoba), est un ancien temple romain qui devint église puis mosquée, et dans laquelle fut ensuite érigée une cathédrale. C'est un monument majeur de l'architecture islamique, témoin de la présence musulmane en Espagne du viiie au xve siècle. Elle est connue dans le monde entier pour être le monument le plus accompli de l'art des Omeyyades de Cordoue. Convertie en église au xiiie siècle après la Reconquista par le roi Ferdinand III de Castille, elle est depuis lors l'église cathédrale du diocèse de Cordoue en Espagne.

La mosquée-cathédrale de Cordoue a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 1984.

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