Journal officiel de la republique francaise








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JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

23 juin 1982 page 1967.

LOI n° 82-526 du 22 juin 1982.

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Relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs. (Loi

Quilliot)
L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit,
TITRE Ier
PRINCIPES GENERAUX
Art. 1er. - Le droit à l'habitat est un droit fondamental; il s'exerce dans le

cadre des lois qui le régissent.
L'exercice de ce droit implique la liberté de choix pour toute personne de son

mode d'habitation et de sa localisation grâce au maintien et au développement

d'un secteur locatif et d'un secteur d'accession à la propriété ouverts à toutes

les catégories sociales.
Les droits et obligations réciproques des bailleurs et des locataires doivent

être équilibrés, dans leurs relations individuelles comme dans leurs relations

collectives.
Art. 2. - Les dispositions de la présente loi sont d'ordre public. Elles

s'appliquent aux locations de locaux à usage d'habitation ou à usage mixte

professionnel et d'habitation, ainsi qu'aux garages, places de stationnement,

jardins et autres locaux, loués accessoirement au local principal par le même

bailleur.
Elles ne s'appliquent pas:

- aux locaux meublés dont les bailleurs exercent la profession de loueur

en meublé définie par la loi n° 49-458 du 2 avril 1949 accordant le bénéfice du

maintien dans les lieux à certains clients des hôtels, pensions de famille et

meublés;

- aux logements attribués en raison de l'exercice d'une fonction ou de

l'exécution d'un contrat de travail;

- aux logements-foyers régis par la loi n° 75-535 du 30 juin 1975,

relative aux institutions sociales et médico-sociales, et à ceux accueillant à

titre principal des travailleurs migrants;

- aux locations consenties dans le cadre d'un contrat constituant un mode

d'accession à la propriété;

- aux locations à caractère saisonnier;

- aux locations de chambres meublées faisant partie du logement occupé

par le bailleur ou, en cas de sous-location, par le locataire principal.
TITRE II
DU CONTRAT DE LOCATION
Art. 3. - Le contrat de location est établi par acte notarié ou sous seing

privé. Le contrat sous seing privé est fait en deux originaux au moins dont un

est remis à chaque partie, en cas d'acte notarié, une expédition est délivrée à

chaque partie; s'il y a plusieurs locataires, chacun d'eux reçoit un original ou

une expédition.
Le contrat de location doit comporter;

- la consistance de la chose louée;

- la désignation des locaux et équipements dont le locataire a la

jouissance exclusive;

- l'énumération des parties, équipements et accessoires de l'immeuble qui

font l'objet d'un usage commun;

- la destination de la chose louée;

- le prix et les termes de paiement du loyer;

- les règles et la date de révision du loyer, si celle-ci est prévue;

- la date d'effet du contrat et sa durée;

- le montant du dépôt de garantie, si celui-ci est prévu.
Lorsque le local fait l'objet d'un contrat de prêt conclu avec le Crédit foncier

de France ou la caisse centrale de coopération économique, le contrat de

location mentionne la référence du contrat de prêt.
A l'exemplaire qui est remis au locataire doivent être annexées:

- le cas échéant, une copie de la dernière quittance du locataire

précédent, ne mentionnant pas le nom de celui-ci, ainsi qu'une copie de l'état

des lieux établi lors du départ de ce locataire;

- lorsque l'immeuble est soumis au statut de la copropriété, une copie

des extraits du règlement de copropriété, mis à jour, concernant la destination

de l'immeuble, la jouissance et l'usage des parties privatives et communes et

précisant la quote-part afférente au lot loué dans chacune des catégories de

charges;

- le cas échéant, une copie de l'accord collectif mentionné à l'article

28;

- le cas échéant, une copie du contrat d'amélioration mentionné à

l'article 59 ou de l'accord prévu à l'article 61.
Seul le locataire peut se prévaloir de la violation des dispositions du présent

article. Chaque partie doit accepter, à tout moment, d'établir un contrat

conforme aux dispositions du présent article.
Art. 4. - Le contrat de location est conclu pour une durée au moins égale à six

ans à compter de sa date d'effet.
Toutefois, lorsque le propriétaire est une personne physique, le contrat de

location peut être conclu pour une durée de trois ans; dans ce cas, le bailleur

ne peut, pendant la durée du contrat initial, exercer le droit de résiliation

prévu à l'article 9.
Art. 5. - Lorsque le bailleur personne physique ou son conjoint s'établit hors

de France et pour ce qui concerne sa résidence, le contrat de location peut être

conclu pour une durée inférieure à l'une ou l'autre de celles prévues à

l'article précédent lorsque la durée fixée par les parties se justifie par le

retour en France. Ce motif doit être mentionné dans le contrat de location.
Le bailleur peut refuser de renouveler le contrat de location selon les règles

prévues à l'article 17. Si le bailleur ne réintègre pas le logement à

l'expiration du délai de préavis, le locataire peut se prévaloir des

dispositions de la présente loi et notamment de son article 7.
Art. 6. - Le locataire peut résilier le contrat de location au terme de chaque

année du contrat, selon les règles prévues à l'article 17.
Il a également la faculté de résilier le contrat, selon les mêmes règles, à tout

moment pour des raisons financières personnelles, familiales, professionnelles

ou de santé.
Art. 7. - A l'expiration du terme fixé par le contrat de location, celui-ci se

renouvelle, pour une période qui ne peut être inférieure à trois ans, au profit

du locataire personne physique occupant personnellement les lieux.
Lorsque aucun accord n'a pu intervenir dans les limites prévues par le titre IV

entre le bailleur et le locataire pour la fixation du prix du loyer applicable

au contrat renouvelé, le bailleur peut fixer le loyer dans lesdites limites.
Le renouvellement n'a point lieu si l'une des parties notifie son refus de

renouveler le contrat de location selon les règles prévues à l'article 17.
Le refus du bailleur de renouveler le contrat de location doit être fondé soit

sur sa décision de reprendre ou de vendre le logement dans les conditions

prévues par la présente loi, soit sur un motif légitime et sérieux, notamment

l'inexécution par le locataire de l'une des obligations lui incombant en

application de l'article 18.
Art. 8. - En cas de contestation par le locataire du caractère légitime et

sérieux du motif du congé, le locataire peut saisir la commission départementale

des rapports locatifs dans le délai d'un mois à compter de la réception ou de la

notification du congé. La commission départementale des rapports locatifs émet

un avis dans un délai de deux mois.
Les parties ne peuvent agir en justice avant d'avoir reçu notification de l'avis

de la commission qui doit être joint à la demande en justice. Si la commission

n'a pas émis d'avis dans le délai de deux mois, le juge peut être saisi.
La prescription de l'action est interrompue à compter de la saisine de cette

commission jusqu'à la notification aux parties de l'avis émis ou l'expiration du

délai de deux mois.
Art. 9. - Lorsque le contrat initial de location a été conclu pour une durée au

moins égale à six ans, le bailleur personne physique peut, au terme de chaque

année du contrat et selon les règles prévues à l'article 17, résilier le contrat

de location, à la condition qu'une clause de ce contrat l'y autorise, en vue de

reprendre le logement pour l'habiter lui-même ou le faire habiter par son

conjoint, ses ascendants, ses descendants ou par ceux de son conjoint.

Toutefois, les parties peuvent convenir, aux lieu et place du terme de l'année

du contrat, d'une autre date dans l'année pour l'exercice du droit de

résiliation en vue de reprendre le logement pendant le cours du contrat initial,

sans que cette date puisse être fixée avant le terme de la première année du

contrat. Le bénéficiaire de la reprise doit occuper le logement dans les six

mois suivant le départ du locataire et pendant une durée qui ne peut être

inférieure à deux ans à compter de l'expiration du délai de préavis prévu à

l'article 17.
A l'expiration du contrat initial ou du contrat renouvelé, quelle qu'ait été la

durée du contrat initial, le bailleur personne physique peut refuser de

renouveler le contrat de location en vue de reprendre le logement dans les

conditions prévues au présent article.
A l'expiration du délai de préavis, le locataire est déchu de plein droit de

tout titre d'occupation sur le logement.
Lors de chaque renouvellement, quelle qu'ait été la durée du contrat initial, le

bailleur personne physique peut insérer dans le contrat, s'il ne la contient

déjà, une clause autorisant le droit de résiliation du contrat en vue de

reprendre le logement dans les conditions prévues au présent article.
Lorsque le bailleur personne physique ou son conjoint est établi hors de France,

et pour ce qui concerne sa résidence, le bailleur, si lui-même ou son conjoint

est tenu, par suite d'un cas de force majeure, de rentrer en France, peut à tout

moment résilier le contrat de location, selon les règles prévues à l'article 17

et à condition qu'une clause de ce contrat l'y autorise, en vue de reprendre le

logement pour l'habiter lui-même ou le faire habiter par son conjoint, dans les

conditions mentionnées au présent article. Toutefois, la résiliation du contrat

de location ne peut intervenir pendant la première année du contrat.
Art. 10. - A l'expiration du contrat initial ou du contrat renouvelé, le

bailleur peut, à la seule fin de vendre le logement, ne pas renouveler le

contrat de location.
Dans le cas où le contrat est conclu pour une durée égale ou supérieure à six

ans, le bailleur personne physique peut, en cas de circonstances économiques ou

familiales graves justifiant la vente du local, notifier au locataire, à l'issue

de chaque période de trois ans, sa décision de résilier le contrat, sans

préjudice de l'application de l'alinéa précédent.
Art. 11. - A peine de nullité, le congé notifié en application de l'article 10

doit indiquer le prix et les conditions de la vente projetée. Le congé vaut

offre de vente au profit du locataire; l'offre est valable pendant les deux

premiers mois du délai de préavis prévu à l'article 17.
A l'expiration du délai de préavis, le locataire qui n'a pas accepté l'offre de

vente est déchu de plein droit de tout titre d'occupation sur le local.
Le locataire qui accepte l'offre ainsi notifiée dispose, à compter de la date

d'envoi de sa réponse au bailleur, d'un délai de deux mois pour la réalisation

de l'acte de vente. Si, dans sa réponse, il notifie son intention de recourir à

un prêt, l'acceptation par le locataire de l'offre de vente est subordonnée à

l'obtention du prêt et le délai de réalisation de la vente est porté à quatre

mois. Le contrat de location est prorogé jusqu'à l'expiration du délai de

réalisation de la vente. Si, à l'expiration de ce délai, la vente n'a pas été

réalisée, l'acceptation de l'offre de vente est nulle de plein droit et le

locataire est déchu de plein droit de tout titre d'occupation.
Lorsque le bien a été vendu à un tiers, à des conditions ou à un prix plus

avantageux pour l'acquéreur que ceux prévus dans l'offre de vente, le locataire

qui n'avait pas accepté cette offre a la faculté de se substituer à l'acquéreur

pendant le délai d'un mois à compter de la notification du contrat de vente, qui

doit être faite à la diligence du notaire ayant reçu l'acte.
Les termes des alinéas précédents sont reproduits, à peine de nullité, dans

chaque notification.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux actes

intervenant entre parents jusqu'au troisième degré inclus, sous la condition que

l'acquéreur occupe le logement pendant le délai prévu à l'article 9, ni aux

actes portant sur les immeubles mentionnés au deuxième alinéa de l'article 1er

de la loi n° 53-286 du 4 avril 1953.
Art. 12. - Les dispositions des articles 4, deuxième alinéa, 5, 9 et 10,

deuxième alinéa, peuvent être invoquées, pour le local auquel il a vocation, par

l'associé d'une société ayant pour objet la construction ou l'acquisition

d'immeubles en vue de leur division par fractions destinées à être attribuées

aux associés en propriété ou en jouissance.
Lorsque le bailleur est une société civile constituée exclusivement entre

parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus, la société peut invoquer le

bénéfice des dispositions des articles 4, deuxième alinéa, 5 et 10, deuxième

alinéa; la société peut également exercer au profit de l'un des associés le

droit de résiliation prévu à l'article 9.
Lorsque le logement est en indivision, les membres de l'indivision peuvent

également invoquer les dispositions de ces articles.
Art. 13. - Lors de la vente du logement, le vendeur est tenu de communiquer à

l'acquéreur en annexe à l'acte de vente le nomtant du dernier loyer pratiqué.
Art. 14. - Le droit de résiliation et le droit de non-renouvellement du contrat

de location, prévus aux articles 9 et 10 de la présente loi, ne peuvent être

exercés à l'égard de tout locataire âgé de plus de soixante-dix ans et dont les

ressources annuelles sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du

salaire minimum de croissance, sans qu'un logement correspondant à ses besoins

et à ses possibilités ne lui soit offert dans les limites géographiques prévues

à l'article 13 bis de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant

modification et codification de la législation relative aux rapports des

bailleurs et locataires ou occupants de locaux d'habitation ou à usage

professionnel et instituant des allocations de logement.
L'âge du locataire et le montant de ses ressources sont appréciés à la date de

la notification du congé.
Toutefois, les dispositions du premier alinéa ne sont pas applicables lorsque le

bailleur est une personne physique âgée de plus de soixante ans à la date de la

notification du congé.
Art. 15. - Le locataire n'a le droit ni de céder le contrat de location ni de

sous-louer, sauf accord exprès et écrit du bailleur.
Les dispositions des articles 4, 6 et 7 ne sont pas applicables au contrat de

sous-location; toutefois, celui-ci doit être conclu pour une durée égale à celle
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