Notes mensuelle d’analyses d’août 2015 d’








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Notes mensuelle d’analyses d’août 2015 d’andre.letowski@free.fr

Un choix dans l’actualité des TPE et créations d’entreprise
Ce mois-ci, je vous propose, à partir des analyses publiées dans ma note mensuelle d’août, deux axes de réflexion, l’un calé sur la qualité statistique des données publiées sur les TPE et la création d’entreprise, l’autre sur des indicateurs d’évolution (conjoncture, développement des entreprises, accompagnement de type nouveau des TPE, évolution de la consommation).


  • Les données statistiques publiées sur les TPE et la création d‘entreprise


A partir des analyses relatives à la publication OCDE/EU, une connaissance bien approximative et globale, laissant entendre l’intérêt plus que moyen des Etats, accordé à cette question. Tout d’abord quelques données :

30,9 millions d’entrepreneurs en UE24 (le rapport semble confondre d’ailleurs indépendant et entrepreneur), dont 29% d’employeurs (8,9 millions) ; il s’intéresse aux populations qui sont observées comme pouvant devenir plus souvent chef d’entreprise :

- les femmes (31% soient 9,6 millions), un taux sans grand changement depuis une dizaine d’années, moins souvent employeurs que les hommes, avec moins d’intention de créer une entreprise, aux revenus et temps de travail plus faible que les hommes

- les 15-24 ans ou les « jeunes » (2,6% des chefs d’entreprise), sont 4,3% de leur tranche d’âge (contre 14,5% pour les autres âges) ; ils sont moins souvent employeurs (11%) ; ils ont bien plus l’intention de créer mais le font peu. Mais pourquoi choisir cette tranche d’âge peu pertinente (c’est plus la tranche des 18-30 ans qui importe)

- les 55-64 ans ou « les seniors » sont 21% de leur classe d’âge ; ils sont plus souvent employeurs.

- les chômeurs : 3% des chômeurs 2011 sont devenus indépendants en 2012 ; 9,3% de ceux qui avaient l’intention de créer (4% des chômeurs) ont fait ce choix en 2012.

- les minorités ethniques, sont plutôt plus nombreuses en proportion à être ou devenir entrepreneur que leur poids dans la population, mais leur taux de pérennité est plus faible, malgré un niveau de formation souvent supérieur à celui des autres chefs d’entreprise.
Quelques commentaires :

Cette publication est la 2éme d’une série semble-t-il  amenée à se poursuivre; en ce sens, l’effort est méritoire et le travail de recueil et analyse « monumental », mais demeure encore bien modeste pour une utilisation opérationnelle ; les définitions et concepts, la qualité des données recueillies, les méthodologies utilisées, posent encore problème pour disposer d’une information fiable autre qu’en termes de vision sommaire et globale

Il y manque notamment une typologie des pays, en ce domaine spécifique, qui permettrait des comparaisons pertinentes.

Pour illustrer ces difficultés dans la pertinence des données statistiques, il suffit de prendre l’exemple France où l’on n’est pas en mesure de donner par exemple un chiffre unique du nombre d’entreprise, et d’emploi (non-salarié compris) avec sa décomposition par taille d’entreprise, type d’entreprise (autoentrepreneur, autre nom individuel, société) ou par choix fiscal/social (salariés dirigeant, non-salarié rémunéré par dividende, autre personne physique….) et type d’emploi (non-salarié, salarié, emploi estimé plein temps…).

Qui plus est, les différentes sources (Insee, Acoss, Dares…), selon leurs missions ne prennent en compte qu’une fraction de la totalité, et des concepts adaptés à leur observation ; et quand elles observent les mêmes champs, ne le font pas sur les mêmes années, voire font état d’un chiffrement différent pour un champ identique et une même année, y compris dans une même institution, sans qu’il y ait recherche critique et explications des différences.

Des travaux en France dont les données sont fiables et davantage travaillées, à la fois du fait de la qualité de la source et de la volonté des « chercheurs » :

  • Les femmes, chefs d’entreprise en France (source Insee à partir de la source Acoss, qui pend en compte la totalité des chefs d’entreprise femmes) : de nombreux ajouts au regard de ce que publie l’OCDE, et de ce dont dispose l’INSEE en interne (sauf pour la création d’entreprise)

31% des chefs d’entreprise, mais 40% en tant qu’autoentrepreneurs, 37% des entrepreneurs individuels classiques, 27% des gérants en SARL, 17% des dirigeants d’autres formes de société et 25% des employeurs.

Elles gagnent 31% de moins que leurs collègues hommes ; cet écart s’explique par l’âge (plus jeunes), la taille de l’entreprise (plus petite), le nombre d’heures travaillées moins important, bien qu’elles soient plus présentes dans des secteurs plus rémunérateurs (santé et professions libérales du droit notamment).


  • Les patrons de TPE disent prendre 19 jours de congés par an; ils envisagent de prendre 11 jours lors de la période estivale 2015 ; 37% n’ont pas pris de congés depuis l’été 2014 (Fiducial/Ifop) : un type d’information assez rare sur leurs conditions de vie.

La moitié manifeste un grand besoin de rupture : 32% se disent épuisés (mais 48% les artisans du BTP, les artisans en général 43%, et ceux en situation de trésorerie difficile 41%), et 14% stressés.

En cette période estivale, 34% envisageaient de couper totalement avec leur activité, 41% surveiller leur messagerie et ne travailler qu’en cas d’urgence, 10% travailler uniquement sur les dossiers les plus importants et 15% continuer à travailler régulièrement (notamment les 1-2 salariés). 


  • Reprises de PME : une connaissance améliorée dans le temps en affinant le nombre de reprises et en abordant de nouveaux champs (celui des groupes d’entreprise) par BPCE l’observatoire, en un mot un travail fouillé et inédit

- 11 127 cessions « certaines » (ventes de fonds, changement d’actionnaire principal, transmission familiale…), sans grand changement au regard de 2010-2012 (+4,7%), à l’exception des transmissions familiales (+14%) et 5 221 cessations incertaines (changement de dirigeant actionnaire ou intrafamilial), en hausse au regard de 2010-2012 (+61%, du fait notamment d’une meilleure connaissance, et peut-être d’une situation en évolution), soient 16 348 cessions de PME, dont 79% le fait d’entreprises de moins de 50 salariés et 54% avant l’âge de 55 ans.

- 6 032 cessations (dont les 2/3 judiciaires) ; 71% avaient un niveau de risque élevé ; de ce fait seules 332 PME étaient en bonne santé.

- Les groupes de PME/ETI sont au nombre de 20 278 avec 85 294 filiales ; 18,5% des PME/ETI appartenant à des groupes ont été cédées, deux fois plus que pour les PME indépendantes ; elles sont 32% des cessions-transmissions  de PME/ETI

Les cessions de PME au sein des groupes sont majoritairement la cession d’une seule PME (27% des cessions) et 5% le fait de la cession du groupe ; les cessions d’un seule PME (640 000 emplois concernés), s’apparentent davantage à une réallocation du portefeuille d’actifs qu’à la vente d’une entreprise indépendante.

Noter que, quelle que soit la taille du groupe, les TPE représentent 40 à 50% des entités qui le constituent.


  • Des indicateurs d’évolution

En conjoncture

  • En conjoncture création :

Juillet 2015 est un mois où la création est hausse, bien plus que juillet des années antérieures; si l’on compare les 12 derniers mois écoulés à l’année précédente, la tendance se traduit par une hausse des non autoentrepreneurs et une baisse des autoentrepreneurs (+6,4% pour les non autoentrepreneurs et pour les autoentrepreneurs -10,2%), données Insee (analyse André Letowski)

A propose des autoentrepreneurs, l’Acoss publie des données à fin décembre 2014 (une information fort succincte), avec un solde positif de 78 000 autoentrepreneurs sur un an (330 000 immatriculations et 252 00 radiations), soit un total de 904 000 comptes administrativement actifs ; 59% de ces autoentrepreneurs ont été actifs économiquement au dernier trimestre 2014, mais on ne sait combien sur l’ensemble de l’année (au regard des travaux antérieurs, je les chiffre aux ¾). Le chiffre d’affaires moyen est en diminution dans une large majorité de secteurs.

  • En conjoncture toute entreprise

Selon la 61éme enquête de conjoncture de BPI (juillet), la situation s’améliore, mais les TPE et les entreprises aux clientèles principalement de ménages sont toujours en situation moins favorable ; la situation se traduit en entreprise à croissance modérée (exportatrices et innovantes, plus de 10 salariés services aux entreprises et industrie), en quasi-stagnation (activités aux clientèles majoritaires de particuliers), en déclin mais en situation meilleure que les semestres précédents (construction, TPE).

Les intentions d’investissement en 2015 restent négatives, cependant en amélioration par rapport aux deux années précédentes ; les deux principaux freins demeurent la faiblesse de la demande et l’insuffisance de la rentabilité, mais le coût du crédit est jugé en nette baisse. 

Les perspectives d’emploi et d’investissement sont très liées à la trésorerie (à trésorerie aisée, renforcement des effectifs et des projets d’investissements) 

  • La conjoncture du BTP (source Insee et Capeb)

Celle-ci devient un peu plus favorable après plusieurs années difficiles ; les difficultés de recrutement se sont estompées entre 2006-2008 et 2009-2015 ; dans la 1ére période, 44 à 55% des chefs d’entreprise disaient avoir problème pour recruter ; ils ne sont plus que 28 à 38% dans la seconde période. 
Le développement des entreprises (selon le journal les Echos)

  • A propos des entreprises familiales « Peu médiatisée par rapport à cette vague de start-up qui déferle actuellement, les entreprises familiales ont pourtant de très belles cartes à jouer. »

Un point commun entre les 2 exemples cités : une volonté de croissance, de pérennité et de transmission tout en surfant sur les exigences économiques et technologiques de leur temps ; conduisant à mieux se positionner dans l’avenir que les entreprises axées sur un actionnariat « financier »

  • A propos de la gestion du personnel, considéré comme élément essentiel du développement de l’entreprise (autonome et fonctionnement en équipe sans manager, expertise valorisée, salaires et chiffre d’affaires analysés, transparents, et communiqués régulièrement)


L’accompagnement des entreprises

  • Un partenariat inter réseaux entre France Initiative et Réseau Entreprendre en Ile-de-France à propos de la transmission reprise ; 87 projets ont été étudiés et 76 entreprises ont été bénéficiaires ; 777 emplois ont été créés ou sauvegardés.

153,9M€ ont été injectés sur les territoires soient 14,557M€ de prêts bancaires, 6,989M€ de prêt d’honneur des 2 réseaux (en moyenne 23 936€ par projet), et 5,413M€ de prêt d’honneur Ile-de- France Transmission (en moyenne 8 538€).

53% des reprises l’ont été par rachats de parts sociales et 47% par reprise du fonds de commerce ; le chiffre d’affaires moyen de ces entreprises a été de 1,795 million.

En termes de profil, les repreneurs étaient pour 68% au chômage, 21% salariés et 11% dirigeants.

  • Un accompagnement pour les chefs d’entreprise au bord de la faillite

 Le Centre d’Information sur la Prévention des difficultés des entreprises (CIP) fournit des outils techniques (demande de délais de paiement, élaboration d’un tableau de trésorerie, répertoire des arnaques...) ; le CIP national a choisi de lancer un programme d’accompagnement pour mettre en place progressivement un service de consultants et psychologues attachés à chaque CIP local en faisant appel aux services d’un psychologue-clinicien, déjà expérimenté à la demande du tribunal de commerce de Saintes ; celui-ci est à l’origine de la création du dispositif APESA (Aide Psychologique pour les Entrepreneurs en Souffrance Psychologique Aigüe). Depuis sa mise en place en septembre 2013, ce programme, extérieur aux juridictions et gratuit, a convaincu d’autres tribunaux de commerce parmi lesquels ceux de Cherbourg, de Bordeaux, de Coutances ou encore de La Roche sur Yon.

  • Mais un constat inquiétant sur l’utilisation des fonds publics européens en direction des TPE : L’audit de la Cour des Comptes européennes est fort critique en ce qui concerne le fonds FSE en appui aux microentreprises : pas d’évaluations des besoins spécifiques ni de systèmes appropriés de gestion des risques, aucune stratégie d’investissement, peu d’effet de levier financier, peu d’information sur les bénéficiaires (profil, notamment fragiles, taux de survie…), des couts administratifs mal connus.

Ceci étant l’instrument européen de micro-financement Progress (IEMP) a pour sa part bien répondu aux préoccupations d’évaluation.
L’évolution des marchés :

  • La consommation collaborative priorise l’économie faite, avant la solidarité et le choix d’une autre forme de société ; elle implique la moitié de la population ; elle est plus présente chez les jeunes et les CSP+. L’étude recense 5 groupes de consommateurs : les opportunistes (40%), les engagés (13%), les futurs adeptes idéalistes (33%), les réfractaires (8%) et les déçus (6%).

  • L’évolution du commerce non alimentaire : les stratégies déployées face à l’évolution de la demande des consommateurs. Si les consommateurs privilégient les commerces spécialisés, les petits commerces et les boutiques indépendantes pour l’accueil, la compétence, la proximité ; pour les centres commerciaux, ils mettent en avant les possibilités de stationnement, la variété des produits, les prix attractifs et les horaires d’ouverture ; pour internet, la défiance demeure, même si les ventes y progressent.

Plusieurs stratégies sont mises en œuvre par les centres commerciaux pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs : un positionnement spécialiste qui consiste à traiter en profondeur un petit nombre de familles de produits, le développement des services (animation sur le point de vente, aménagement d’espaces repos, aide à la mise en marche des produits, livraison à domicile…), la complémentarité des circuits, le loisir et le plaisir du consommateur. 

Analyses et études d’août 2015

J’ai repéré un certain nombre d’études et d’analyses qui m’ont semblé utiles pour enrichir l’approche de l’entrepreneuriat des TPE et PME et de la création d’entreprise ; j’en ai extrait les éléments qui me semblaient essentiels et nouveaux, en retravaillant par exemple certains tableaux que j’ai voulus plus explicites ou en complétant l’analyse, et si besoin en formulant quelques commentaires. J’ai voulu aussi citer les chiffres qui servent de cadrage à ces thématiques. André LETOWSKI
Dans ce document :
Création d’entreprise, auto-entrepreneuriat, reprise

  • Juillet 2015 est un mois où la création est hausse, bien plus que juillet des années antérieures; si l’on compare les 12 derniers mois écoulés à l’année précédente, la tendance se traduit par une hausse des non autoentrepreneurs et une baisse des autoentrepreneurs (+6,4% pour les non autoentrepreneurs et pour les autoentrepreneurs -10,2%), Analyse André LETOWSKI à partir des données INSEE

  • Fin décembre 2014, le nombre d’autoentrepreneurs s’établit à 982 000, soit 78 000 de plus sur un an (+4,5%), avec 330 000 immatriculations et 252 000 radiations enregistrées sur les 12 derniers mois, Acosstat
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