1. Introduction Définition de la qualité








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Description des labels de qualité des produits horticoles


de Caritat Hervé

2ième Master Bio-ingénieur, Gembloux Agro-Bio Tech
Octobre 2011


Travail réalisé dans le cadre du cours d’Analyse de la commercialisation des produits horticoles

Professeur A. Toussaint

Table des matières


1. Introduction 2

1.1. Définition de la qualité 2

1.2. Les démarches qualité 3

2. La certification des produits alimentaires 4

2.1. Les critères de différenciation 5

2.2. Caractéristiques 5

3. Les signes de qualité différenciée 6

3.1. Les labels officiels 6

3.1.1. Les labels européens 6

3.1.2. Les labels officiels belges 8

3.2. Les labels privés collectifs 9

3.2.2. Le label Flandria 9

3.2.3. Le label Fruitnet 10


3.2.5. Zespri 11


3.2.6. Rainforest Alliance 12

4. Références bibliographiques
14




1. Introduction

1.1. Définition de la qualité


Dû aux nombreuses crises alimentaires, on s’est de plus en plus intéressé au domaine de la qualité. La démarche qualité vise avant tout à satisfaire les attentes exprimées ou implicites du client. Le produit ou service devant répondre à ces attentes tant par rapport à sa sûreté, qu’à sa conformité ou encore qu’à son délai de livraison. Chacun perçoit donc la qualité d’une manière différente en fonction de ces attentes.

Viser l’excellence fait aussi partie des caractéristiques importantes d’un système qualité, c’est une démarche en perpétuelle progrès qui concerne le produit, avec comme points clés la sécurité, la santé, la satisfaction, le service et la confiance. A côté de la qualité du produit, la démarche qualité peut aussi concerner l’organisation, les procédés, etc. de l’entreprise. On est passé de la qualité produit, où l’on vérifiait uniquement sa conformité, à la qualité du système de production, où tout peut faire l’objet d’une analyse et d’une réflexion.

Les normes, comme la série ISO 9000 dont on parle régulièrement, se focalise sur l’organisation de l’entreprise et sur le volet environnemental. Pour vous donner un exemple de progrès continu, on aurait pu se dire qu’une grande entreprise, extrêmement bien organisée, viendrait au terme de ce qu’elle peut faire de mieux au niveau de la qualité. Récemment pourtant un article est apparu dans la presse comme quoi une grande entreprise et Natagora avait collaboré afin de favoriser la biodiversité aux alentours des sites industriels et mis en place des parcours didactiques. Ceci pour vous dire que la qualité concerne, comme vous pouvez le comprendre, aussi le bien-être de ses clients, travailleurs ou de la société.

1.2. Les démarches qualité


La qualité se décline en deux grands types de démarches, les démarches qualité obligatoires et les démarches qualité volontaires. Les démarches qualité obligatoires concernent l’assurance sécurité des aliments, c'est-à-dire qu’elles visent à répondre, via un ensemble de règles sanitaires, au minimum légal, ce qui devrait garantir la santé publique. L’assurance sécurité comprend un autocontrôle de la manutention, qui lui implique de s’assurer des Bonnes pratiques d’hygiène (GMP en anglais) et l’HACCP. L’ensemble des normes, directives et autres recommandations, sont reprises dans le Codex Alimentarius qui est un programme commun de la FAO et de l’OMS qui vise à protéger autant les consommateurs, les travailleurs des filières alimentaires que la préservation de l’environnement. Celles-ci sont reprises dans les réglementations de la Commission Européenne.

Les démarches volontaires peuvent traiter autant du produit, que de sa production ou transformation, ou encore de l’organisation de l’entreprise, ou plusieurs de ces aspects là en même temps. Ces démarches sont destinées à se différencier par rapport aux concurrents ou à optimaliser sa structure pour favoriser son bon fonctionnement.

Bien qu’à priori reposant sur une décision volontaire, certaines démarches sont imposées par le client influent.



C’est par exemple le cas des guides sectoriels, édité par l’Afsca, qui sont des guides pratiques, qui interprètent la loi européenne et qui traitent des systèmes de productions, de la traçabilité et des bonnes pratiques et font aussi l’objet d’une certification, exigée par la grande distribution, mais qui n’est pas mis en avant lors de la vente au consommateur. Il existe 33 guides sectoriels, ce qui fait de la Belgique, un pays reconnu mondialement dans le domaine de la qualité. Certains référentiels recouvrent totalement ces guides sectoriels, de sorte qu’ils sont légalement considéré comme compatibles. Pour le secteur primaire, c’est à dire de l’agriculture et des fruits et légumes frais, il s’agit du référentiel Global GAP et GMP. Pour l’industrie de la transformation, on parle plutôt des référentiels BRC, IFS, etc.

2. La certification des produits alimentaires



La commercialisation des produits alimentaires de base n’ayant jamais été aussi importante, les échanges mondiaux devenant de plus en plus ouvert, il apparu pour les producteurs éuropéens, une nécéssité évidente de se démarquer par rapport à la concurrence mondiale et surtout de le faire valoir. C’est pourquoi on constate depuis quelques années, une augmentation impressionante de produits labelisés. Un label ( mot venant de l’anglais et signifiant étiquette) n’étant tout simplement que le signe d’identification d’une certification. La certification de produit est là pour garantir aux consommateurs la qualité du produit, d’affirmer sa différence organoleptique ou régionale. Il en suit un processus de vérification de la conformité d’un produit à un cahier de charge préalablement établi. La démarche apporte au produit, des signes de qualité différenciée qui entraîne une meilleure valorisation du produit. Cela demande certe plus de travaille au producteur mais cela devrait générer une rémunération au moins dans les même propotions que cette augmentation de travail, ce qui dans le cas du commerce équitable, est nuancé dans certaines études. De son côté le consommateur est assuré d’acheter un produit dont il partage les valeurs ou tout simplement conforme à ses envies.

2.1. Les critères de différenciation


Bien que non figée, les critères de différenciation dans le contexte actuel reposent généralement sur l’un de ces 4 aspects.

        • Le niveau de qualité du produit : autant la qualité intrinsèque du produit que le processus de fabrication (ex. AOP)

  • L’origine du produit : le terroir, l’historique du bassin de production sont des éléments pris en compte également par certains labels (ex.AOP,IGP,STG)

  • Le mode de production du produit : certains producteurs veulent mettre en avant leur méthode de production différente (ex. l’agriculture biologique, Fruitnet,..)

  • La rémunération du produit : certains se démarquent plutôt sur l’aspect social en assurant donner un salaire équitable aux producteurs (ex. Fair Trade Int., Max Havelaar, Oxfam, Fair Trade Original,..)

2.2. Caractéristiques


La labelisation des produits n’est malheureusement pas suffissament restrictive, si bien qu’on retrouve sur le marché, même s’ils sont peu répandu, des labels n’étant pas contrôlé ou n’ayant pas de cahier des charges pertinant. C’est pourquoi, il est important de bien comprendre qu’il existe des labels de plusieurs types.

  • Les labels officiels, mise en place par les autorités publiques, ex. AOP, Terra Nostra,...

  • Les labels privés collectifs, comme Fruitnet, Biogarantie.

  • Les labels privés individuels contrôlés, ex. bio-time(Colruyt), bio(Delhaize).

  • Labels privés individuels non contrôlés.

Dans la suite de se travail, nous nous pencherons uniquement sur les labels des 2 premières catégories, qu’on peut sans hésitation qualifier de ‘sérieux’.

Afin de bien encadrer ce que l’on veut certifier, chaque certification fait l’objet d’un cahier des charges pointu, qui corespond à un document expliquant d’abord l’objet de la certification puis l’ensemble des règles, mesures et normes qu’un producteur se voit imposer pour pouvoir bénéficier de cette certification. Régulièrement, producteurs ET négociants sont impliqués dans le cahier des charges, la qualité du produit étant un processus à surveiller étape par étape.

Deuxièmement un contrôle régulier par un organisme indépendant est effectué pour garantir le suivi du cahier des charges. Dan le cas des deux premières catégories, il s’agit de labels collectifs, c'est-à-dire que pour autant que l’on adhère au cahier des charges, l’accès est ouvert à d’autres producteurs.
Les organismes indépendants de contrôle sont Vinçotte-Procerviq (pour les culture raisonnée), Certisys sprl(ex-Ecocert) concerne les cultures bio, Quality Partner ou encore

Promag sprl(plutôt pour le secteur agricole), Integra sprl,... Ils délivrent des attestations de qualité après contrôle du respect du cahier des charges. Ces organismes certificateurs sont accrédités par l’organisme national d’accrédiation qu’est Belac, qui lui-même est agrée par l’Europe. L’indépendance, l’impartialité, l’efficacité et la compétence doivent impérativement être démontrées avant d’accréditer ces organismes certificateurs.

3. Les signes de qualité différenciée

3.1. Les labels officiels

3.1.1. Les labels européens



Des appellations d’origine sont délivrées à un nombre croissant de produits afin de faire reconnaître leur valeur différenciée vis-à-vis du consommateur et de leurs permettre d’avoir une plus grande visibilité sur le marché européen dans son entièreté. Cela protège un savoir-faire régional qui autrement pourrait être anéanti par la concurrence déloyale. De plus, l’aspect culturel n’est pas à négliger, ces labels sont des références gastronomiques et touristiques, mettent en valeurs les producteurs et la région et les produits sont perçus comme des produits de qualité avec une certaine authenticité. Chaque dossier, comportant nom-description-zone-éléments originaux du produit, fait l’objet d’une recherche approfondie au niveau national d’abord, la demande est ensuite reportée aux services de la Commission Européenne et enfin, si cela se passe bien, il y a une publication qui peut être contestée pendant 6mois puis c’est inscrit au registre.

a) L’appellation d’origine protégée (AOP)
Ce label correspond à un savoir-faire mais il met aussi et surtout l’accent sur l’appartenance à un terroir de production ET de transformation. Le fromage de Herve en est l’exemple le plus connu. Il est non seulement produit dans la région de Herve mais le lait nécessaire à sa fabrication doit également venir de la région, car on a estimé que la région possédait suffisamment de caractères distinctifs, comme la composition du sol, qui rendaient le fromage particulier.

D’autres exemples sont le beurre d’Ardenne et le raisin de table du Brabant-flamand.

b) L’indication géographique protégée (IGP)
L’IGP est moins restrictif, ce label tient compte du savoir-faire, par contre il ne requiert l’appartenance à un terroir que de la production ou de la transformation du produit. Le Jambon d’Ardenne par exemple, doit obligatoirement mûrir dans une zone spécifique, par contre la provenance du jambon n’est pas exclusive et vient d’ailleurs la plupart du temps de Flandre.

D’autres exemples sont le pâté Gaumais, la Boulette, le chicon de Bruxelles et dernièrement l’azalée Gantois.

c) La spécialité traditionnelle garantie (STG)
Le label STG désigne uniquement le fait que le produit est le résultat d’une composition traditionnelle ou provient d’un mode de production traditionnel.

Les exemples belges sont la Kriek, la Faro, la Gueuze et la Lambic.

Aujourd’hui plus de 1200 labels de ces 3 types, ont déjà été octroyés à travers l’Europe et cette liste se prolonge de jour en jour. On constate que les pays européens s’y intéressent de manière très disparate. L’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal et la France sont les plus fervents à adhérer à cette politique de labellisation européenne. La Belgique commence timidement à s’y atteler, tandis que la plupart des autres pays ne s’en préoccupe pas du tout. Bien que cela permet de mieux protéger certains produits de renommée internationale face à la concurrence déloyale, comme le Jambon de Parme, le Serrano ou encore la Feta et de les mettre en avant, il apparait que cela n’a pas toujours l’effet escompté. La labellisation du Jambon d’Ardenne par exemple, a eu pour conséquence la réduction du nombre de producteurs. Ceci s’est expliqué par un cahier des charges trop peu contraignant qui a profité aux gros producteurs.
d) Le label Bio
Depuis le 1er juillet 2010, l’Europe tente de mettre en avant ce nouveau logo qui caractérise les produits alimentaires Bio dans leur ensemble. Ceci pour que chaque consommateur européen n’ai plus qu’un logo à retenir face à la multitude de certifications Bio qu’on peut trouver sur le marché. Néanmoins certains autres labels bios persistent à se faire valoir en tant que tel, car ils estiment être plus exigeant par rapport à certains aspects du cahier des charges.

3.1.2. Les labels officiels belges



De plus en plus, les autorités nationales délèguent les labels officiels nationaux aux asbl ou font des demandes afin de transformer ces labels, en labels officiels européens. De nombreux partenariats existent, entre d’une part les asbl et/ou les associations de producteurs, et d’autre part les autorités publiques devenues régionales que sont l’APAQ-W (Agence wallonne pour la Promotion d’un Agriculture de Qualité) et le VLAM(Vlaams Centrum voor Agro- en Visserijmarketing).
a) Terra Nostra
Label dépendant de l’APAQ-W, destiné à permettre au consommateur d'identifier les pommes de terre produites en Wallonie et de qualité reconnue. La qualité des pommes de terre est garantie et certifiée par un organisme certificateur indépendant qui atteste que les pommes de terre respectent les normes du cahier des charges. Celui-ci tient compte de l’environnement, de fait que les pommes de terre Terra Nostra soient cultivées en culture raisonnée, et depuis 2 ans il y a également une production biologique. A côté de cela, la certification tient compte du goût par des analyses, d’avoir une pomme de terre adaptée à chaque mode de cuisson.

Les pommes de terre Terra Nostra répondent à des normes de qualité stricte en termes de lavabilité, de présentation, d'analyse culinaire (culture raisonnée ou biologique). Ces analyses sont effectuées au Centre de Recherches agronomique wallon (CRA-W). Une grande attention est portée à la traçabilité des lots de pommes de terre, ce qui est essentiel pour conserver la confiance du client. Les normes respectueuses de l’environnement se traduisent par une analyse du sol afin de le préserver et de n’utiliser que les amendements nécessaires, impliquent une rotation longue, c’est-à dire au moins 4 ans et favorisent la lutte sélective et intégrée face aux ravageurs. Bien que géré par la Région wallonne, l’atout commercial du label étant bien présent, on parlera généralement de marque comme pour certains labels privés collectifs.
A côté de Terra Nostra, dans le secteur de la viande Meritus (pour la viande de bœuf) et Certus( pour la viande de porc) rencontrent également un grand succès. Il est à noter que ces labels appartiennent à des asbl, appartenant respectivement à Belpork et à Belbeef.

D’autres labels de qualité wallons ont vu le jour, mais n’ont pas toujours survécu ou n’ont pas aboutit. Néanmoins pour certains d’entre eux, une labellisation AOP est à l’étude. Il s’agit du Blanc bleu fermier, du Porc fermier, du Poulet de chair et de l’Escargot fermier.

3.2. Les labels privés collectifs



Une fois qu’on parle de labels privés, que ce soit individuel ou collectif, la question de ‘marque’ se pose inévitablement. Toujours à destination commerciale, la marque est tout signe graphique servant à distinguer un produit et ayant son propre nom. Elle se caractérise par le fait qu’elle sert à présenter le produit au consommateur en essayant de le fidéliser et de conquérir les marchés. Les labels privés collectifs, peuvent être considérés comme marque, quand le nom du label est également utilisé au premier plan afin de commercialiser le produit. Dans le cas des labels privés individuels contrôlés, il est communément admis que leur principal objectif, est bien de s’afficher en tant que marque ou sous-marque, reprenant simplement le cahier des charges approprié de leurs fournisseurs. C’est le cas de bio-time(Colruyt), bio(Delhaize), etc.

3.2.1. Biogarantie
Ce label appartenant à l’asbl Bioforum, correspond au label bio en Belgique. Crée avant le label européen, il a depuis tenté de se différencier par rapport à ce dernier afin de subsister. C’est comme cela que au-delà de parler de bio, Bioforum s’est intéressé à intégrer un volet social et un caractère durable au cahier des charges. Le label est donc plus contraignant que le label européen. De plus, certains domaines d’activités comme la nourriture pour animaux de compagnies et le secteur du textile peuvent également obtenir le label biogarantie, ce qui n’est pas encore le cas du label européen. Il est contrôlé par Certisys ou Integra.

Le cahier des charges tient compte de méthodes respectueuses de l'environnement, détaillées par la réglementation. Les OGM sont proscrits. Pour les végétaux, il n’y a pas de recours aux pesticides et engrais chimiques, on tient également compte des rotations des cultures...

En ce qui concerne la production d’animaux, on promeut l’élevage extensif, les aliments essentiellement biologiques (90%), des traitements antibiotiques limités et des surfaces au sol définies. Enfin pour les produits transformés, 95 % des ingrédients, au minimum, sont issus de l'agriculture biologique.

3.2.2. Le label Flandria


Du côté flamand, le label Flandria géré par l'Association Logistique et Administratif des Marchés de gros(Lava), qui rassemble en fait six marchés de gros en fruits et légumes de Belgique. Le cahier des charges est fort similaire à ce que la loi oblige, il est cependant plus exigeant au niveau de l’emploi des pesticides (le personnel doit être qualifié, il faut un responsable,..), le suivi administratif durant la production (tenir à jour les données d'utilisation, l'usage correct des produits) et la conformité du produit (taille, couleur, forme, fermeté). Si ce dernier ne correspond pas entièrement, les produits seront vendus à prix inférieur sans l’affichage du label de qualité. Ce label est contrôlé par des organismes certificateurs indépendants.

L’histoire de Flandria a débuté avec des tomates et des endives. Aujourd’hui, plus de 55 produits différents ont adoptés le label. D’une part, l’assortiment est composé de fruits et légumes de pleine terre typiquement belges tels que l’endive, les choux de Bruxelles et les asperges. D’autre part, le label de qualité se retrouve sur des produits plus « méridionaux » tels que le poivron, la courgette et l’aubergine. Ceux-ci sont cultivés en serre. L’attention portée à l’environnement est fortement mis en valeur, comme le fait d’utiliser des bourdons pour la pollinisation ou la récupération du substrat de culture.

3.2.3. Le label Fruitnet



L’asbl GAWI(Groupement d'Arboriculteurs pratiquant en Wallonie les techniques Intégrées) fut à la base de ce label, crée en 1996. L’objectif était de promouvoir l’arboriculture intégré, en élaborant un cahier de charges plus soucieux de l’environnement. Par la suite, en 1999, Fruitnet est devenue une coopérative afin de trouver de nouveaux débouchés commerciaux et cherche à développer les ventes grâce à une uniformisation des lots notamment. Vu le succès toujours croissant, en 2003, c’est devenu le Groupe Européen Fruitnet comme on le connaît actuellement, avec une gamme de fruits plus étendue et un nombre croissant de producteurs venant de Belgique mais aussi de France, d’Espagne, d’Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande.

Le cahier des charges Fruitnet reprend largement celui du référentiel GLOBALGAP, et couvre des thèmes comme :

L’enregistrement et la qualification de l'exploitation, la qualification du producteur, le système de plantation et conditions relatives à la parcelle, les conditions d'établissement d'une nouvelle plantation, la protection de l'environnement du verger, la fertilisation, le désherbage, la gestion de la production des fruits (pollinisation, éclaircissage, ...), l’irrigation, la lutte intégrée, les pulvérisations et épandages efficaces et sans risques (entretien et contrôle des pulvérisateurs et des épandeurs, stockage des engrais et des pesticides, élimination des déchets), les techniques de conservation, la traçabilité, la gestion des déchets de l'exploitation, la santé et sécurité des ouvriers, l’organisation des contrôles, la certification et enfin la commercialisation.
3.2.4. Max Havelaar
Originaire des Pays-Bas, ce label garantit que le produit répond aux critères internationaux du commerce équitable tels que définis par FLO (Fairtrade Labelling Organisations). Ces critères sont basés sur les trois piliers du développement durable : l'économique (prix minimum, prime, …), le social (meilleurs salaires et conditions de travail, améliorations sociales, démocratie et participation) et l'environnemental (critères portant sur la gestion de l'eau, la préservation de sols, les économies d'énergie, la limitation du recours aux pesticides et aux engrais de synthèse, …). Les producteurs du Sud reçoivent donc un juste prix pour leur récolte qui couvre les coûts de production, les coûts sociaux et environnementaux et les investissements.

Le produit far de Max Havelaar étant le café, ils ont depuis largement élargi leur gamme en proposant, rien qu’en Belgique, plus d’un millier de produits différents vendu dans de nombreuses grandes surfaces.

De nombreuses études concernant l’impact du commerce équitable existent, il s’avère tout d’abord que celles-ci traite souvent des produits alimentaires, et pour moitié, le café.

Les résultats paraissent très variables d’une situation à l’autre. Bien que généralement le commerce équitable permette d’accroître et de sécuriser les revenus, il augmente aussi l’estime de soi. L’amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs, n’est pas significative, sauf dans certains cas pour les ouvriers. La qualité des produits par contre, connaît un beau progrès car il favorise les bonnes pratiques agricoles. De façon très disparate, certains se mettent au bio, mais pour le reste, à moins d’utiliser plus efficacement les pesticides, il n’y a pas de mesure de protection de l’environnement particulière, le but premier de ces labels étant de rémunérer de manière correcte les producteurs.

Enfin il apparaît aussi que le commerce équitable est dans la majorité des situations, une source d’inégalité au niveau local, que cette inégalité soit ou non présente à l’origine. Ce constat s’explique par le fait que l’accès au label est parfois discriminatoire. De plus, au sein même d’une organisation, une minorité de gens s’approprient parfois la majeure partie des revenus.


3.2.5.
Zespri



Label mondialement connu, ce label privé collectif rassemble des producteurs de kiwis venant à l’origine de Nouvelle-Zélande, mais depuis rassemble également des producteurs d’Italie, de France, de Chine, de Corée, etc. En adhérant au label, il accepte de travailler selon des normes environnementales et de qualité strictes couvrant chaque étape du processus de production : la culture, la gestion, l’entreposage, le transport, etc. En voici les lignes directrices.

Il y a tout d’abord une sélection qui est faite du verger, afin de minimiser l’aide qui doit être portée par la suite. Une gestion ordonnée du verger est organisée, cela évite un certain nombre de maladies et favorise le bon développement des fruits. Le sol est étudié régulièrement, l’herbe tondue pour ne pas garder d’humidité qui favoriserait les champignons et l’engrais apporté est uniquement d’origine organique. A côté de cela, Zespri indique aussi que la plupart des déchets de bois sont compostés, l’eau d’irrigation, bien que rarement nécessaire, utilisée avec parcimonie en n’arrosant que les racines.

Concernant les pesticides, Zespri mais tout en œuvre pour en limiter un maximum l’usage, c’est comme cela qu’en principe, les pesticides chimiques ne sont pas admis. Si toutefois un problème survenait, des pesticides naturels peuvent être introduits et seulement si ceux-ci n’ont pas d’effet, des pesticides chimiques approuvés sont utilisés, mais uniquement à l’endroit où le problème se pose.

Pour vérifier le bon respect de ce principe, des collaborateurs de Zespri prélèvent régulièrement des échantillons de plants de kiwis. Grâce à cette gestion des vergers, Zespri estime à 80 % des kiwis, ceux étant cultivés sans pesticides. Sans oublier qu’un contrôle des autorités concernées est aussi effectué. La maturité idéale à la récolte fait partie d’un des aspects les plus importants pour garantir la saveur du kiwi. Comme pour la fraise, c’est un des facteurs clés et donc soumis à des normes sévères.

De plus, Zespri conserve les kiwis dans des chambres réfrigérées à température calculée pour faire hiberner les fruits, ce qui permet de se passer de produits chimiques. Les emballages sont recyclables et les encres aqueuses non nocives. Le transport maritime, émettant moins de CO2, se fait via des cargos réfrigérés modernes, à faible consommation énergétique. Le transport à empreinte écologique réduite, fait l’objet de quelques études au sein de Zespri. Dans ce cadre là, leurs navires progressent 10 % plus lentement qu’auparavant afin de consommer moins de carburant, les routes maritimes sont recalculées en fonction des courants océaniques et ils étudient la possibilité d’utiliser du biodiesel comme carburant alternatif écologique.

3.2.6. Rainforest Alliance



Sustainable Farm Certification, Intl est une organisation à but non lucrative et est responsable de la certification des exploitations agricoles pour leur conformité avec la Norme du Sustainable Agriculture Network (Réseau d'Agriculture Durable)

Le cahier des charges est contrôlé par un organisme certificateur indépendant par pays et informe les producteurs des normes traitant du système de gestion sociale et environnementale, de la conservation des écosystèmes, de la protection de la vie sauvage, de la conservation des ressources hydriques, des conditions pour les ouvriers, de la santé et sécurité professionnelle, des relations aux communautés, de la gestion intégrée des cultures, de la gestion et conservation du sol et enfin de la gestion intégrée des déchets.

Chiquita, Lipton, Panos, Hema, Côte d’Or, Magnum(Allemagne) et de nombreuses autres entreprises à travers le monde, adoptent cette certification pour une partie ou l’ensemble de leurs produits.
Sans vouloir remettre en cause le bien fondé des approches ou de la sincérité des labels privés individuels non ou peu contrôlés, il me parait intéressant de vous citer quelques labels de qualité qui laissent à désirer. On peut par exemple retrouver des labels végétariens, un label dolfijnvriendelijk, qui certifie qu’on préservera les dauphins lors de la pêche en mer, un label verkooppunt hoeveproducten, label peu transparent qui certifie vendre des produits de la ferme avec une tarification équitable ou encore des labels de distributeurs ressemblant fortement en apparence aux labels de renom (label qualité Carrefour). Il est donc indispensable de faire attention et de s’informer avant d’acheter.

Les contrôles des cahiers des charges n’étant pas obligatoirement faits indépendamment de l’organisation qui gère le label, il est dès lors peu probable que des abus ne surviennent pas.

Dans l’avenir, un label ‘sans OGM’ proposé par les écologistes, viendra probablement aussi sur le marché belge, car la législation européenne obligeant l’étiquetage des produits contenant plus de 0,9% d’OGM, n’inclue pas les produits issus d’animaux nourris avec des aliments génétiquement modifiés.

4. Références bibliographiques



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3. Infolabel. http://www.infolabel.be/, consulté le 8 octobre 2011.
4. Paul Verbeke(Bioforum). Beknopt overzicht van de markt voor biologische groenten in Vlaanderen en Europa, 2010, http://www.bioforum.be/v2/cms/documenten/MS%20biogroenten201003.A.pdf, consulté le 8 octobre 2011.
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11. Jean-Marie Baland, Cédric Duprez (CRED, FUNDP). Une analyse économique de l’impact des labels de commerce équitable, 2007, http://www.crioc.be/files/fr/3049fr.pdf, consulté le 8 octobre 2011.
12. asbl "Réseau Eco-consommation". Logos? Labels? Pictogrammes? Comment s’y retrouver? http://www.ecoconso.be/IMG/pdf/labels_logos_pictos.pdf, consulté le 8 octobre 2011.
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14. Flandria. Het Flandria-label, http://www.mijnflandria.be/Het_Flandria-label_1
15. Fruitnet, http://www.groupfruitnet.com/, consulté le 8 octobre 2011.
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18. Nature et progrès. Max Havelaar, http://www.natpro.be/coindesproducteurs/leslabels/maxhavelaar.html, consulté le 8 octobre 2011.
19. Zespri, A quality label, http://www.zespri.eu/en/about/zespri:-een-kwaliteitsmerk consulté le 8 octobre 2011.

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21. Isabelle Vagneron et Solveig Roquigny (PFCE/CIRAD). Cartographie & analyse des études d’impact du commerce équitable, 2010, http://www.commercequitable.org/images/pdf/impact/notedesynthese_aout2010.pdf, consulté le 8 octobre 2011.
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1. Introduction Définition de la qualité iconFiche 3 «Qualité de l’air intérieur»
«logement» mené en 2001-2002 par l’Insee auprès d’un échantillon de 45 000 logements, 40 des habitations présentent au moins un problème...

1. Introduction Définition de la qualité iconLe tout nouveaucr-v 2012 de Honda a été revu pour offrir aux Canadiens...
«véhicule complet». Longtemps considéré comme le point de référence de sa catégorie grâce à son haut niveau de qualité, son raffinement...

1. Introduction Définition de la qualité iconModernisation de la loi sur la qualité de l’environnement
«Loi modifiant la lqe») prévoit que l’article 8 du Règlement relatif à l’application de la Loi sur la qualité de l’environnement...








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