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JLJ/PB/01.08 SQ.DIG.DOC.035.00




A.F.D.A.I.M. - A.D.A.P.E.I. 11

VOCABULAIRE DU PROJET PERSONNALISE

Définitions :

Il semble utile de définir les termes les plus couramment utilisés afin que les divers professionnels en aient une compréhension commune.

La bibliographie conseillée :

  • Daniel Hameline : Les objectifs pédagogiques, éditions : ESF ;

  • Viviane et Gilbert de Landsheere : Définir les objectifs de l'éducation, éditions PUF ;

  • Jerry Pocztar : La définition des objectifs pédagogiques, éditions ESF.


Le contrat :

La notion de contrat est définie par l'article 1101 Code civil :

  • « Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. »

Le contrat de séjour est un contrat véritable générant l'application de son régime juridique en terme d'engagements et d'obligations (rappelons, que le médico-social, comme l'ensemble des services et établissements de services aux personnes, est soumis à des obligations de moyens et non pas de résultats). Ce contrat porte donc essentiellement sur des moyens (engagements de faire…).

Cela dit, ce contrat possède une caractéristique précise, il s'agit d'un contrat « intuitu personae », c'est-à-dire d'un contrat où sont spécifiées des clauses par laquelle on tient compte des caractéristiques des cocontractants. Spécificités qui sont propres à la notion de projet (Cf. définition du projet).

Ainsi, l'article L. 311-4 alinéa 2 du Code de l'action sociale et des familles le définit ainsi :

« Un contrat de séjour est conclu ou un document individuel de prise en charge est élaboré avec la participation de la personne accueillie ou de son représentant légal. Ce contrat ou document définit les objectifs et la nature de la prise en charge ou de l'accompagnement dans le respect des principes déontologiques et éthiques, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles et du projet d'établissement. Il détaille la liste et la nature des prestations offertes ainsi que leur coût
prévisionnel. »

Les clauses « intuitu personae » concernent la définition des « objectifs et de la nature de la prise en charge ou de l'accompagnement » en tant que réponses aux besoins et attentes de la personne accueillie ou accompagnée.

Ces clauses particulières constituent ce que l'on appelle le « projet individualisé » ou projet personnalisé ».

Le projet fait partie intégrante du contrat et de ses avenants annuels.

La spécificité du contrat « intuitu personne » nous indique également qu'il ne peut y avoir de contrat de séjour (dont le CSAT n'est qu'une forme particulière) standard. Répétons-le, un contrat ou un avenant sans clauses décrivant le projet individualisé ou personnalisé ne correspond pas à l'esprit de la loi.
Le projet

La norme X50-105 de l'AFNOR définit le projet de la manière suivante :

Le projet est une démarche spécifique qui permet de structurer méthodiquement et progressivement une réalité à venir dont on n'a pas d'équivalent exact.

En terme de prise en charge éducative cela signifie que le projet, parce qu'il est progressif, relève d'une dynamique de développement de la personne ou au minimum d'une stabilisation de la personne, qui n'a pas d'équivalent exact, d'où il ne peut y avoir de projet standard —ce serait contradictoire dans les termes, on n'aurait plus à faire à un projet mais à un programme — à la limite parler de projet personnalisé est redondant... Ce n'est que pour insister sur le caractère unique du projet de prise en charge que les textes parlent de projet individualisé/personnalisé.

Le terme de projet est préféré à celui de programme car :

  • il n'y a pas deux personnes accueillies semblables ;

  • qui ont à faire face aux mêmes difficultés ;

  • qui progressent ou se stabilisent selon des modalités semblables ;

  • qui utilisent les mêmes stratégies pour faire face à leurs difficultés ;

  • qui possèdent le même répertoire de comportements…


Finalité

Une finalité est une affirmation de principes à travers laquelle un groupe social (ici une équipe éducative) identifie et véhicule ses valeurs. Elle fournit des lignes directrices à un système éducatif et des manières de dire le discours sur l'éducation.

La finalité se définit en répondant à la question suivante : « quel type d'hommes voulons-nous
éduquer ? ». Le nous étant défini aussi bien par des contraintes réglementaires (Cf. la charte des droits, les divers textes législatifs définissant le handicap, le droit des personnes reconnues comme handicapées, etc.) que par une réflexion commune aboutissant à un consensus.

La finalité est liée à la représentation de la mission éducative, de l'usager, de la déficience.

Cette représentation possède ses côtés utopiques, au sens noble du terme, c'est-à-dire de l'utopie porteuse et créatrice.*

La finalité présuppose une éthique professionnelle partagée. Cette éthique s'élabore à partir de la V.R.S. (mouvement qui depuis les années soixante a conduit à une réflexion quant la redéfinition du handicap et du droit des personnes en situation de handicap ; cette réflexion a, entre autres, abouti à la rédaction de plusieurs résolutions de l'ONU — telles que le droit du défient mental du 20 décembre 1971, la déclaration des droits des personnes handicapées du 9 décembre 1975, les principes pour la protection des personnes atteintes de maladies mentales du 17 décembre 1991, la convention relative aux droits des personnes handicapées—).
But

Un but est un énoncé définissant de manière générale les intentions poursuivies par une équipe éducative à travers une action déterminée.

Le but se définit en répondant à la question : « Qu'est-ce que l'on veut ? ». Définition qui présuppose une analyse de la finalité en termes de : diagnostic des besoins, énonciation de l'offre de service disponible et possible.

C'est une première étape pour rendre la finalité opératoire.
Objectif

Résultat escompté décrit en termes de capacités ou de compétences à atteindre, par opposition au but qui énonce le résultat recherché en termes d'intentions éducatives. Il se hiérarchise en objectifs opérationnels définis par des conditions de performances et par des critères de qualité ou de niveau.**
Objectif général

Un objectif général est un énoncé d'intention d'un projet de prise en charge en termes de capacité du ou des usagers ; l'un des résultats escomptés d'une séquence d'un projet de prise en charge.

Un objectif général est limité à un champ restreint : ce à quoi va aboutir, dans des conditions déterminées, le résultat du projet de prise en charge pour l'usager.

L'objectif se définit donc comme le résultat escompté, par opposition au but qui énonçait le résultat recherché.

L'objectif général ne répond pas seulement à la question « Qu'est-ce que l'on veut ? », mais à la question « Qu'est-ce que l'on peut ? » ; c'est-à-dire la prise en compte des conditions et des moyens qui vont permettre à l'équipe éducative, comme aux usagers, de prévoir et non simplement de souhaiter.

Autrement dit, l'objectif, c'est le « but devenu crédible ».
L'objectif spécifique ou l'objectif opérationnel

Un objectif opérationnel est issu de l'analyse d'un objectif général en autant d'énoncés rendus nécessaires pour que cinq exigences soient satisfaites :

  • Qui produira le comportement escompté ?

  • Quel comportement observable démontrera que l'objectif est atteint ?

  • Quel sera le produit de comportement ?


* Philippe MEIRIEU, La pédagogie entre le dire et le faire, E.S.F., 1996.

** Philippe JONNAFRI, De l’intention au projet, pratiques pédagogiques, De Boeck Université, 2000..

  • Dans quelles conditions le comportement doit avoir lieu ?

  • Quels critères serviront à évaluer le résultat ?

Exemple :

    1. l'adolescent X,

    2. saura utiliser un nécessaire de rasage,

    3. afin de se raser,

    4. en utilisant lui-même la bombe à raser, le rasoir à main en se référant à la démonstration faite par l'AMP ou l'éducateur,

    5. les différentes parties concernées du visage seront rasées de près et sans coupure.

À cet objectif doit être affecté un budget temps (préparation, organisation, transmission, évaluation, etc.), un échéancier, des ressources humaines, voire financières.

Il n'est pas toujours aisé de respecter ces cinq exigences, afin de préparer sa rédaction, il faut avoir en tête les trois caractéristiques d'un objectif :

  1. il est exprimé en termes d'activité, de performance accomplie,

  2. il fixe le minimum escompté,

  3. il précise le mode d'évaluation (ce qui est évalué ce n'est pas la personne, mais la pertinence de l'objectif, donc le projet élaboré).

Un facteur important d'échec de projet est définition vague de l'objectif. Il n'est pas toujours nécessaire de rédiger un objectif de façon aussi pointue, mais pour être opérant un objectif doit satisfaire à un minimum de critères. Ainsi, la structure d'un objectif/d'un sous-objectif bien défini comprend :

    1. la ou les personne(s) responsable(s) du projet à mener,

    2. un verbe d'action,

    3. un résultat spécifique et mesurable,

    4. un échéancier ou date butoir précis(e),

    5. des ressources temps, financières, matérielles, etc…

Un objectif bien déterminé indique le « Qui ? », le « Quoi ? », le « Quand ? » et le « Combien ? », à cela peut se rajouter le « Comment ? » (allocations de moyens, méthodes de travail, procédures de contrôle). Les cinq premiers éléments sont d'une importance capitale.

Check-list d'un objectif bien défini

  • L'objectif est-il décrit en termes concrets et explicites ? Est-il évaluable ?

  • Énonce-t-il ce qui doit être fait ?

  • Énonce-t-il le résultat escompté ?

  • Énonce-t-il qui assumera la responsabilité de l'action ou des actions ?

  • Énonce-t-il quand l'objectif sera-t-il atteint ?

  • Retrouve-t-on une description générale de la démarche à entreprendre pour atteindre l'objectif ?

  • Retrouve-t-on une justification éducative de la réalisation de l'objectif ?

  • Retrouve-t-on les ressources nécessaires pour sa réalisation ?

  • Énonce-t-il qui va s'occuper de coordonner les différentes étapes de la réalisation du
    projet ?

  • Énonce-t-il les critères et procédures d'évaluation de la réalisation de l'action et qui va les mettre en oeuvre ?

Ces règles simples sont les fondements d'une saine gestion opérationnelle, favorisant les relations au sein des équipes éducatives

  • Renforcer la cohésion de l'établissement.

  • Entraîner l'adhésion des professionnels.

  • Proposer du sens.

  • Éviter que l'établissement soit l'enclos du secret et le lieu du mépris.

Combien d'actions et de projets échouent, dysfonctionnent parce que les acteurs ignorent de façon précise « Pour quoi ? », « Pour qui ils travaillent ? », « Comment ils doivent s'y prendre ? », « Quelles sont leurs responsabilités ? », « Quels moyens leur sont donnés ? »... L'ignorance en la matière génère le découragement, la passivité, la suspicion et enfin une "saine" indifférence aux buts et missions de leurs tâches.

Profitons-en pour insister sur les maladresses habituelles de certaines politiques de management opérationnel au sein des établissements. Les faiblesses sont essentiellement des flous dans le domaine de mise en forme des objectifs...
Les lacunes habituelles sont les suivantes :

  • On fixe souvent des objectifs trop modestes qui ne sont pas stimulants.

  • Les responsables ou les services surestiment leurs capacités.

  • On n'a pas formulé le « Comment ? » et le « Pourquoi ? ».

  • Personne n'assume la responsabilité du projet.

  • Les objectifs qui s'avèrent difficiles ou impossibles à atteindre, voire inconsistants, ne sont pas révisés ou rejetés.

  • Il n'a pas été établi d'échéancier réaliste.

  • L'allocation des moyens est mal définie et ne tient pas compte des en-cours.

  • L'objectif n'est pas clairement justifié.

  • La démarche à suivre pour réaliser le projet n'a pas été adéquatement déterminée.


Objectifs et méthodes

L'objectif escompté à atteindre ne préjuge en rien des méthodes éducatives à mettre en oeuvre, les méthodes renvoient aux savoir-faire des professionnels, savoir-faire qui leur sont propres et qu'ils sont libres d'appliquer dans le respect de leur déontologie et de l'éthique de l'établissement.

Méthodologie pour définir le projet

Définition de l'objet

À partir des informations recueillies, disponibles et partagées avons-nous affaire à une réalité simple ou complexe ?

Que cherchons-nous à savoir, à élucider, à mieux comprendre ?

Quel est le degré d'information pertinent et suffisant pour décrire telle situation ?

Jusqu'où mener le projet dans sa phase actuelle pour qu'il soit entendu, accepté par l'usager, ses représentants légaux ?

Quel est le niveau de faisabilité en termes de sous-objectifs opérationnels… ?
Élaboration de la problématique et de l'enjeu

  • Que se passerait-il si on laissait perdurer la situation présente ?

  • Dresser la liste de tous les problèmes associés à votre objet en se posant la question suivante « Qu'est-ce qui ne va pas ? ».

  • Repérer les conséquences de ces problèmes en se posant la question « Jusqu'où cela peut aller ? ».

  • Regrouper les problèmes appartenant à une même catégorie (psychologique, biologique, sociale, culturelle, pédagogique, juridique, etc.).

  • Établir des priorités, des degrés d'importance parmi ces différentes catégories.


Formulation des hypothèses

  • Qu'est-ce qui ne va pas ?

  • Quelles sont les conséquences du ou des problèmes énoncés ?

  • Pourquoi ça ne va pas ?

  • Quelles sont les interactions possibles des différentes causes de difficultés auxquelles la personne est confrontée ?

  • Que faudrait-il faire pour que cela aille mieux ?

  • Quelles sont les compétences repérées, les ressources à maintenir, optimiser, développer pour mettre en place une dynamique de développement de la personne durable et efficace ou tout du moins une stabilisation durable de la personne ?

  • Quelles sont les actions/prestations possibles et selon quelles méthodes et quels temps ?


Autres éléments bibliographiques

  • Jean-Pierre BOUTINET, Anthropologie du projet, PUF, 2007.

  • Collectif dont Jean Luc JOING, Du projet institutionnel au projet personnalisé (ou comment accompagner le changement dans la complexité ?), ACTIF n° 372/375, août 2007.

  • Jean Luc JOING, Guide pour l’évaluation des pratiques médico-sociales, AFNOR, 2008.




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