Rapport initial et deuxième périodique présenté








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123. Le ministre de la Santé a mis en œuvre depuis 2005 le programme national de nutrition qui comporte plusieurs volets à savoir :
- dépistage précoce de la malnutrition

-plan vigilance anémie pour les femme enceinte

- Information sanitaire
124. Le Gouvernement exécute ce programme avec les partenaires au développement tels que l’UNICEF ou encore le PAM. En ce qui concerne la sensibilisation, le personnel de la santé et les associations multiplient les sensibilisations dans les quartiers ou par l’intermédiaire des médias.
125. Confrontée aux contraintes climatiques, Djibouti rencontre beaucoup de difficultés pour favoriser et valoriser l’élevage et l’agriculture. Néanmoins le gouvernement encourage les initiatives des populations locales, en mettant à leurs dispositions des forages, en soutenant les projets agricoles portés par les éleveurs organisés sous formes de coopératives, et en mettant à leur disposition des vétérinaires et des agronomes.
126. Depuis 2007 et dans le cadre de l’INDS le gouvernement, surtout en milieu rural, a entrepris un programme ambitieux d’accès des populations à la nourriture en favorisant l’agro pastoralisme autour de la culture des palmiers dattiers.
127. Djibouti a érigé en priorité absolue la sécurité alimentaire de la population. Cette priorité se décline sous plusieurs formes et consiste à accomplir une sécurité alimentaire adéquate pour tous Djiboutien ou djiboutienne par :


  • l’exploitation des terres arables dans les pays voisins,

  • des mesures fiscales incitatives pour les investissements privés dans le secteur agricole en particulier et dans le secteur primaire en générale,

  • la mise en place de la Société djiboutienne de la sécurité alimentaire



C Le droit à l’eau
128. La notion de droit à l’eau est une composante à part entière des OMD que Djibouti s’est engagé à réaliser à l’instar de beaucoup de pays en voie de développement. Cependant les contraintes climatiques du pays (150mm de pluviométrie /an) entraînent un déficit hydrique non négligeable qui se répercute au niveau de l’alimentation en eau, aussi bien en milieu urbain que rural.
129. On estime à 20à 25%, sur l’ensemble du territoire le ménage n’ayant pas d’accès direct une eau salubre. Ces ménages vivent pour la grande majorité dans l’espace rural ou la distance et la quantité entrent en considération dans la pénurie chronique.
130. Les autorités du pays ont depuis longtemps érigé la problématique de l’eau en priorité nationale (exploitation, traitement, distribution…)

Sur le plan institutionnel, il a été institué :
- Un conseil national des ressources en eau a été crée en 1989

-Un schéma directeur de l’eau a vu le jour en 1999

-Une direction de l’eau a été mise sur pied en 2000
131. A ce jour le service du ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la Mer chargé des ressources hydraulique « recensé en 2008 quelques 227 puits communautaire, 48 stations de pompage sur l’ensemble du territoire.
132. Cependant le plan triennal prévoit jusqu’en 2011 :


  • l’exécution de 95 nouveaux forages et de 10 puits ciments

  • l’aménagement d’une centaine d’ouvrage hydraulique (48 retenues, 15 micro, lacs, 5 petits barrages, 100 citerne enterrés.



133. En 2006, l’office national des Eaux de Djibouti (ONED) a été transformé en office national de l’Eau et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) afin d’intégrer le composant traitement des eaux usées dans la problématique globale de l’Eau. La distribution de l’eau en milieu urbain se fait exclusivement par le réseau de l’ONEAD.
134. Dans beaucoup de quartiers nouveaux ainsi que dans les villes d’intérieur, l’ONEAD a mis en place des fontaines publiques pour assurer l’approvisionnement des populations vulnérables.

En milieu rural, c’est la direction de l’hydraulique rurale, par l’intermédiaire des forages, qui s’occupe de l’accès à l’eau des villages et des hameaux.

135. Les autorités, depuis 2000, travaillent sur une stratégie de sécurisation des habitants du milieu rural et de leur cheptel par rapport à l’accès à l’eau. Cette stratégie est fondée sur :
- l’installation des panneaux solaires sur les forages.

-La mobilisation des eaux de surface grâce à la construction des barrages et de citernes enfouies.

-L’entretien des puits
136. Par ailleurs, les autorités ont opté pour une gestion participative qui associe les acteurs locaux (conseil régional, association, structure traditionnelle) à la gestion de l’eau.
137. Les deux problèmes récurrents qui retardent la concrétisation entière du droit à l’eau sont la pénurie et la salinité de certaines nappes. Djibouti est en train de s’orienter vers les techniques de dessalinisation pour faire face au problème de pénurie qui affecte surtout la capitale où est concentré le trois quart de la population.

La direction de l’hygiène et de l’épidémiologie combiné au centre des études et des recherches (CERD) effectue des contrôles aussi bien sur l’eau distribuée à des fins domestiques que sur les eaux minérales (il y a trois sociétés d’eau minérale dans le pays). Cependant en raison de la pénurie et de la salinité élevée des nappes… (Surtout dans la capitale) l’eau distribuée dans les robinets ne respecte pas encore les normes de l’OMS.
138. Les actions combinées du Ministère de la santé et du ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques sensibilisent la population sur l’eau potable (ex chauffer l’eau pour nourrisson…). Les autorités locales et régionales veillent à la protection des nappes souterraines avec des réglementations strictes. L’ONEAD a fait de la lutte contre le gaspillage (estimé à 30%) une priorité notamment en s’engageant à renouveler les tuyaux usés.

D Le droit à un logement suffisant 
139. La politique du droit au logement est inscrite dans la loi d’orientation économique et sociale de 2001. Djibouti a par ailleurs adhéré aux grands textes de l’ONU qui mettent directement ou indirectement l’accent sur le droit au logement (convention sur le droit de l’enfant, sur le statut des réfugiés ou encore sur la protection des travailleurs immigrés et de leurs familles). Djibouti est également partie prenante à la Convention d’Istanbul Habitat II de 1996. Djibouti adhère pleinement à la philosophie de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui cite le logement comme une condition d’exercice du droit à des conditions de vie satisfaisantes (art. 25).
140. Dans la réalité la problématique du logement se pose avec acuité à Djibouti, surtout dans la capitale qui concentre ¾ de la population totale. Le rapport sur le développement humain de l’an 2000 estimait à 34% les logements en dur, le reste étant construit en bois ou en taule. Ce pourcentage est relativement amélioré mais toujours est-il que les logements en dur, malgré les efforts du gouvernement en la matière, n’atteignent pas 50%.
141. Le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire mène des actions d’encouragement pour faciliter l’acquisition des logements, notamment par :
-la reforme institutionnelle et réglementaire relative à la maîtrise du développement urbain,

-la production des terrains aménagés,

-la construction des logements sociaux.
142. Le gouvernement, au vu des besoins et malgré les difficultés budgétaires, a accéléré durant la dernière décennie la construction des cités comprenant chacun des centaines de logement pour la famille individuelle :


  • Cités Hodane I 842 logements et Hodane II 642 logements

  • Chelelley 200 logements

  • Gargaar 285 logements

  • Wadagir 75 logements


143. Le gouvernement a également crée des parcelles :
- 384 d’urgence périurbaines

- 556 parcelles résidentielles

- Des centaines de parcelles dans chaque région de l’intérieur
144. En matière d’habitat social spécifique, le gouvernement a entrepris plusieurs actions notamment : 
- 340 logements pour la réinsertion des populations victimes du conflit civil de 91, la cité de Doumeira pour les familles touchée par le conflit avec l’Erythrée,
-Cités Hodane, I Hodane II (en construction) et bientôt Hodane III pour le ménage à revenus intermédiaires,
-Les cités Gar Gar pour les ménages les plus vulnérables.
145. Par ailleurs le gouvernement favorise l’accès des ménages de la capitale au titre foncier par une série de mesures incitatives (échelonnement, faible coût, facilités administratives…).
146. Le gouvernement pratique une politique de quota pour les personnes âgées et pour les personnes handicapées au niveau des logements sociaux.
147. La politique du logement est mise en œuvre par deux institutions, la société immobilière de Djibouti et le Fonds de l’habitat. Ces deux institutions opèrent à partir d’un schéma de développement urbain (en cours de rénovation) pour la ville de Djibouti.
148. Toujours dans le cadre de l’aménagement urbain, le pouvoir public mène des actions de décasement pour éviter que certains quartiers de la capitale se transforment en ghetto, notamment au niveau des conditions d’hygiène. Ces décasements sont intervenus dans plusieurs quartiers (Arhiba, Q.6, Saline Ouest) ou la population flottante s’installe dans des conditions de précarité. Le pouvoir public met à la disposition de ces populations des parcelles de terrain à la périphérie de Balbala.

Article 12

La santé
149. La République de Djibouti a adhéré aux objectifs de santé pour tous définis par la conférence d’Alma-Ata en 1981. Le pays fait des efforts considérables pour atteindre les objectifs fixés par l’OMS en matière de :


  • soins de santé pour tous,

  • soins de santé primaire.


150. Djibouti a réalisé plusieurs programmes nationaux de santé, depuis 10 ans la loi n° 48/AN/99 4ème portant orientation de la politique sanitaire nationale, organise le droit à la santé pour tous. Elle soutient le principe d’égalité et de solidarité en matière de santé, et reconnaît aussi comme prioritaire l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant ainsi que celle des groupes vulnérables (les indigents, les orphelins, les handicapés…)


151. Plusieurs textes législatifs ont permis de concrétiser le droit à la santé :


  • Le Plan National de développement sanitaire (2002 – 2006)

  • Le 2ème Plan National de développement sanitaire (2008-2012)


152. Dans le cadre de ce plan national le gouvernement a exécuté plusieurs programmes sectoriels :


  • Programme de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme,

  • Programme de santé de la reproduction,

  • Programme de vaccination,

  • Programme de besoin essentiel en développement,

  • Programme de Planning familial.


153. L’exécution de tous les programmes de santé a pour objectif de garantir l’accès universel aux soins de santé primaire sur l’ensemble du territoire national.
154. Bien que tardivement, Djibouti a décidé de privilégier la décentralisation des infrastructures sanitaires pour accélérer l’accessibilité aux soins. Ainsi les Centres Médicaux Hospitaliers des régions sont dotés d’équipements opérationnels pour :


  • Le dépistage,

  • La transfusion sanguine,

  • Les opérations chirurgicales,

  • La radiologie,

  • L’hospitalisation.


155. Dans l’arrière pays des postes de santé permettent à la population de bénéficier des soins de premières nécessités.
156. Par ailleurs le département de la santé organise fréquemment des réunions de sensibilisation et de prévention sanitaire à l’endroit des communautés.
157. En ce qui concerne l’accès aux services de santé, le gouvernement, malgré les contraintes budgétaires, a longtemps maintenu le principe de la gratuité et de l’égalité. Ce principe prévaut toujours pour les citoyens couverts par une assurance santé. Les indigents, les handicapés et les orphelins ont toujours droit à la gratuité pour accéder aux soins primaires. En ville une petite contribution symbolique est demandée aux autres catégories de la population dans le secteur public où toutefois le prix des services a un coût plus élevé que dans le secteur privé.
158. En ce qui concerne la qualité sanitaire, le pays a rompu avec la gestion laxiste qui prévalait pendant les années de crise, notamment par :
- la mise en place d’une Centrale D'Achats des Matériels et des Médicaments Essentiels (CAMME),
- la création des pharmacies communautaires où tous les médicaments sont à un prix très abordable.
159. Toujours dans l’objectif d’assurer la qualité et la disponibilité des médicaments, la gratuité de certains médicaments est assurée par l’Etat (les antituberculeux, la trithérapie, les médicaments pour les femmes enceintes, les contraceptifs)

Les médicaments distribués par le centre sont aux normes standard de l’OMC et les médicaments des pharmacies privées proviennent en majorité des firmes occidentales reconnues.
160. En ce qui concerne le personnel de santé, il jouit de formations professionnelles de qualité dispensées à l’Institut Supérieur.
161. La santé maternelle et infantile figure parmi les préoccupations majeures du gouvernement. Pour preuve la création d’une Direction Santé Mère Enfant en 2005.
162. Dans le cadre du programme de santé de reproduction les axes d’intervention privilégiés sont la planification familiale, les consultations pré et postnatales, la lutte contre les mutilations génitales, la violence fondée sur le genre.
La planification familiale
163. Elle est intégrée dans toutes les formations ; les contraceptifs proposés et disponible sont les pilules, les injectables et le stérilet. On observe une meilleure adhésion de la population au planning familial par rapport aux années 90.
164. Concernant les soins de santé pré et postnatales dans le cadre du programme de reproduction, le gouvernement s’atèle à faire de « la maternité sans risque », un objectif prioritaire. Ainsi le gouvernement a installé sur l’ensemble du territoire des services obstétriques d’urgences et les consultations pré et postnatales sont gratuite. D’après les conclusions du rapport EDIM 2006, 82,3% des femmes ont reçus des soins prénatals au moins une fois pendant la grossesse par un personnel qualifié en 2006.
165. Le programme de vaccination en République de Djibouti a enregistré des succès d’année en année. Le succès est dû surtout à la mise en place du programme élargi de vaccination (PEV) à l’échelle du pays et à l’objectif du gouvernement d’éradiquer la poliomyélite. La comparaison de la couverture vaccinale en 2002 et 2006 indique clairement le progrès réalisé en la matière.
166. La lutte contre le VIH/SIDA et les maladies sexuellement transmissibles s’intensifie d’année en année. Avec la mise en place du Plan de lutte contre le Sida en 2003 puis l’institutionnalisation de cette lutte et la mise en place SIDA d’un Secrétariat Exécutif pour la lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose, avec l’appui des partenaires au développement mais aussi avec la collaboration de plusieurs départements ministériels et des ONG. Le secrétariat coiffe plusieurs programmes (programme pour les orphelins et enfants vulnérables, programme de sensibilisation par les pairs, plaidoyer pour l’insertion professionnelle des personnes vivants avec le VIH…).
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