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Notes mensuelle d’analyses d’octobre 2015 d’andre.letowski@free.fr

Un choix dans l’actualité des TPE, PME et créations d’entreprise

Les sources et le texte développé des analyses figurent dans la note mensuelle
Ce mois-ci, je vous propose, à partir des analyses publiées dans ma note mensuelle de septembre, six axes d’analyse :


  • Les français et l’entrepreneuriat

- 55% des français (dont 19% beaucoup) disent s’intéresser à l’économie : Ceux qui s’y intéressent le plus sont des diplômés de l’enseignement supérieur (64%), alors que ceux qui s’intéressent moins sont des CSP- (53%) et les moins de 35 ans (54%) ; 90% sont favorables à ce que l’enseignement de l’économie soit obligatoire dans les lycées.
- 28% (dont 4% certainement) des français se disent être prêts à investir dans une start up, un chiffre modéré d’autant que ce sont pour partie les mêmes  qui ont envie de créer une start up (15%), mais seulement 5% le feraient dans les deux ans à venir ; si les français ont une idée claire de ce qu’est une start up (entreprise innovante et de croissance, mais paradoxalement assez peu branché sur l’écoute client), le chiffrement de 5% parait grandement surestimé au regard du flux des créations actuelles.
- 40% des sortants des listes de demandeurs d’emploi en mars 2015 ont repris un emploi ; parmi ces derniers, 5,6% déclarent avoir créé/repris une entreprise.

  • L’évolution du nombre de création d’entreprise

Le nombre de créations non autoentrepreneurs de septembre 2015 a nettement augmenté au regard des mois de septembre depuis 2011, alors que le nombre d’autoentrepreneurs diminuait fortement ; depuis 2011/2012 (12 mois, soit d’octobre 2011 à septembre 2012), le nombre total a peu varié ; toutefois le nombre de non autoentrepreneur a nettement progressé (+13,5% au regard de la moyenne 2011-2014), alors que celui des autoentrepreneurs, désormais appelé micro-entrepreneurs régressait lui aussi nettement (-17,1%), tout comme l’importance du nombre d’autoentrepreneurs dans la création totale (passant de  55,5% à 45,2) ; c’est le fait de la majorité des secteurs d’activité.


  • Une conjoncture plus favorable pour les PME et les plus grandes entreprise, mais toujours en retrait en ce qui concerne les TPE


- Le chiffre d’affaires des TPE artisanales et du commerce de proximité est en diminution depuis 5 ans sans avoir cessé de chuter, mais la situation s’est améliorée dans les services, la fabrication, pas dans le bâtiment ; ceci étant 20% ont poursuivi les recrutements.

Noter que les PME sont moins nombreuses à déclarer une baisse de leur chiffre d’affaires, au regard des interrogations faites depuis un an.
- Même son de cloche chez les adhérents des centres de gestion agréés (artisan, commerçants, professions libérales), dont les revenus de 2014 ont chuté en moyenne de 3,4%.

- Les TPE du bâtiment, selon la Capeb, ont connu en 2014 une baisse du volume d’activité compris entre -1,5% et -3,5% selon les métiers, avec toutefois une situation positive pour les travaux de performance énergétique des logements. L’emploi salarié (1,326 million) a enregistré une forte baisse avec -3,7% sur un an (51 200 emplois détruits). Toutefois les perspectives 2016 semblent meilleures (hausse des ventes de logements neufs et de logements anciens, des permis de construire…).

Ces 3 analyses doivent être reliées aux précédentes analyses plus prospectives publiées dans les notes mensuelles, montrant des perspectives plus favorable pour 2016, mais toujours en retrait au regard de celles des PME.
- Les défaillances sont en baisse (-4,8% au 3éme trimestre 2015 au regard du 3éme trimestre 2014) ; cette baisse est plus marquante pour les entreprises de plus de 10 salariés (-14,1% contre -3,9% pour les moins de 10 salariés qui comptent pour 96% des défaillances) ; par contre, les entreprises de moins de 10 ans d’ancienneté (73% des défaillances) sont en situation plus favorable (-6%) que celle de plus de 10 ans (-0,9%). Sont en situation plus favorables les entreprises aux clientèles majoritaires d’entreprises (-7,1% contre -4,1 pour celles aux clientèles dominantes de particuliers).
- La demande de financement bancaire des TPE est stable tant pour les crédits de trésorerie (9% des TPE) que pour les crédits d’investissement (11%) ; les crédits à l’immobilier sont ceux qui ont le plus progressé, du fait notamment de la multiplication des sociétés civiles familiales, et de la mise aux normes de locaux professionnels. Les taux d’intérêt ont nettement diminué au regard de 2011. Cette situation conduit le Conseil Economique, Social et Environnemental à recommander plus de vigilance pour les TPE, constatant aussi une situation plus favorable pour les PME.
- Autre point positif quoique ciblé dans le domaine des start up : l’activité des réseaux de Business Angels est en pleine effervescence (hausse des levées de fonds et du nombre de projets financés).



  • Les entreprises de croissance : comportement entrepreneurial, développement de l’entreprise et type d’accompagnement


- Un constat inhabituel tout d’abord, celui du Conseil d’Analyse Economique plaidant en faveur des nouvelles entreprises de croissance : « Il nous paraît préférable d’éviter de calibrer des dispositifs d’aide sur les PME selon un critère de taille. Cela risque de renforcer des effets de seuils et de freiner in fine leur croissance. L’âge de l’entreprise peut, en revanche, être un critère pertinent : ce sont les jeunes entreprises qui sont plus productives et plus créatrices d’emplois… Ce qui est particulier à la France, c’est la difficulté d’entreprises jeunes et innovantes à grandir et à concurrencer des entreprises plus anciennes, à les pousser à innover elles aussi ou à disparaître du marché. Il faut donc s’intéresser non pas au nombre (et au renouvellement) des jeunes entreprises, mais à leur devenir ». Cette analyse est confortée par une comparaison de l’apport des TPE dans 6 pays (France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne et Etats-Unis), montrant que les créations nouvelles se portent mieux que les entreprises anciennes.
- Un exemple d’entreprises de croissance : selon une enquête de Ernt&Yung, les start-up numériques (au fichier d’Ernst&Yung) manifestent un fort développement : chiffres d’affaires et effectifs élevés, dirigeants et personnels de niveau au moins bac+4, et boostés par un partage des « instruments du capital » ; 54% de leurs dirigeants sont des serials entrepreneurs.
- Autre comportement intéressant pour éclairer le comportement des cédants de TPE/PME, celui des cédants d’entreprise familiale de taille intermédiaire (250-1000 salariés) : parmi les 5 profils identifiés, celui de transmetteur manager (28% des repreneurs), pour qui l’entreprise doit pouvoir fonctionner sans lui, mais il pourrait avoir un rôle important dans la stratégie d’entreprise (co-gérant) ; sa philosophie ? Il met en marche puis il délègue. Ce comportement, toutefois minoritaire, est précédé de celui de transmetteur héritier (50%) ; ce dernier développe une stratégie de transmission sur le long terme, cherchant à équilibrer la stratégie patrimoniale et la stratégie de croissance en fidélisant les collaborateurs et renforçant les liens entre les actionnaires. Ces comportements entrepreneuriaux sont loin devant celui du transmetteur patriarche (17%).
- Dernière analyse dans cet axe, celle relative à l’accompagnement : les entreprises aidées par le dispositif Ardan (un dispositif du CNAM) en Paca : la variation de l’emploi d’une entreprise aidée entre l’année n-2 (deux ans avant l’aide) et l’année n+2 (deux ans après l’aide) est supérieure de 29% en moyenne à ce qu’elle aurait été en l’absence d’aide, ce qui correspond à la création de 2,8 emplois salariés supplémentaires en moyenne, un écart qui se maintient deux ans après ; la variation de la valeur ajoutée est supérieure de 22% à ce qu’elle aurait été en l’absence d’aide ; ces entreprises étaient au moment de l’aide déjà dans cette dynamique de développement.

A noter deux interviews manifestant chacune une des clés du développement, « la stratégie plus importante que jamais », et la prise en compte des « râleurs » au service du développement de l’entreprise.



  • Des profils « nouveaux »


- Les Mom ‘preneurs, des dirigeantes récemment mères (âge moyen 33 ans, diplômées de niveau L3, conjoint cadre, en TPE dans l’e-commerce ou les services) ; une étude a observé celles dont le chiffre d’affaires est en hausse d’au moins 20% chaque année sur 3 ans ; elles ont été comparées à des femmes cadres dans des entreprises elles aussi en croissance similaire. Pour les femmes dirigeantes, l’autonomie et la flexibilité vécues leur permettent de combiner les sphères professionnelles et privées (pas de responsable hiérarchique, le choix de ses horaires permettant de s’occuper, bien plus qu’en tant que cadre, de leurs enfants) ; la croissance forte de leur entreprise n’est pas considérée comme une entrave ; d’ailleurs ces femmes parlent de leur entreprise comme une forme de maternité. Par contre les fortes aspirations à progresser en compétences et en responsabilité exprimées par les cadres leur apparait comme « un piège » pour leur vie familiale, même si toutes expriment le souhait de poursuivre, de travailler à plein temps après une récente maternité.
- Les étudiants créateurs : Pour cette 1ére promotion de jeunes ayant bénéficié du statut étudiant-entrepreneur lancé en septembre 2014, au niveau national, 923 dossiers ont été déposés et 645 acceptés ; 80% sont des hommes, de 24 ans en moyenne ; 77% sont étudiants dont 13% sous statut d’autoentrepreneur. 64% se sont lancés avec des associés.
Noter que parmi les sortants des listes de demandeurs d’emploi en mars 2015, 40% ont repris un emploi ; parmi ces derniers, 5,6% déclarent avoir créé/repris une entreprise. Ce propos est à rapprocher de l’étude du CSA sur la mobilité des français et notamment des chômeurs : les plus diplômés sont ceux qui accepteraient le plus volontiers de changer de métier, de baisser leur rémunération ou de suivre une formation.


  • Le social (salariés et dirigeants)


- La revalorisation du Smic au 1er janvier 2015 a concerné 24% des TPE (36% des temps partiels et 19% des temps pleins) et 8% des PME ; les TPE totalisent 41% des salariés concernés et les PME (de 9 à 99 salariés) 34%.
- Les embauches en CDD de moins d’un mois ont augmenté de 61% entre 2000 et 2014, une spécificité de la France : aux USA on constate le contraire; d’autre part, 760 000 personnes ont bénéficié du cumul activité réduite et allocation chômage sur de longues périodes, un coût élevé que le Conseil d’Analyse Economique propose de remodeler.
- Plus l’entreprise est petite, moins le salarié est gourmand en terme de congés payés et de RTT : les salariés d’entreprises de moins de 10 employés posent en moyenne 19 jours de congés payés par an, contre 22,5 jours dans les entreprises de plus de 10 salariés et ne prennent que 3 jours de RTT par an, au lieu de 7 dans les entreprises de plus de 10 salariés.
- 38% des non-salariés (1,1 million en 2014) sont concernés par le travail dominical : les 3/4 ont travaillé « au moins 2 dimanches ». 70 % de ceux qui travaillent « au moins 2 dimanches » exercent dans les secteurs de la boulangerie, de l’agriculture, des hôtels-cafés-restaurants, des loisirs, des transports et du commerce de détail.

Enfin notons que selon le jaune budgétaire, consacré aux PME, l’effort de l’Etat y parait modeste, mais en hausse notamment du fait du CICE et des emplois jeunes : pour un montant global de 374,8Md€ en prévision 2016, le budget (hors exonérations fiscales malheureusement non chiffrées dans le budget) consacré spécifiquement aux PME est de 806M€ (0,2% du budget global) et aux entreprises en général dont bénéficient aussi nombre de PME de 2 984M€ (0,8%).
Deux ministères contribuent particulièrement aux PME, celui de l’économie, industrie et numérique (388,5M€) et celui de l’emploi (1 792M€). Pour mémoire l’appui direct aux têtes de réseau en appui aux créations d’entreprise est provisionné de 144K€ (hors Chambres de Métiers et de l’artisanat non identifiable au sein du FISAC) et celui aux structures en responsabilité de développer l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes de 82,5K€ ; ce « jaune » est malheureusement fort incomplet et trop peu explicite pour mesurer l’effort de l’Etat en direction des entreprises.

Analyses et études d’octobre 2015

J’ai repéré un certain nombre d’études et d’analyses qui m’ont semblé utiles pour enrichir l’approche de l’entrepreneuriat des TPE et PME et de la création d’entreprise ; j’en ai extrait les éléments qui me semblaient essentiels et nouveaux, en retravaillant par exemple certains tableaux que j’ai voulus plus explicites ou en complétant l’analyse, et si besoin en formulant quelques commentaires. J’ai voulu aussi citer les chiffres qui servent de cadrage à ces thématiques. André LETOWSKI

Dans ce document :
Création d’entreprise, auto-entrepreneuriat, reprise

  • Si l’on compare les 12 derniers mois écoulés à l’année précédente, la tendance se traduit par une hausse des non autoentrepreneurs (+9%) et une baisse des autoentrepreneurs (-15,5%), Analyse André LETOWSKI à partir des données INSEE

  • La maternité est un levier dans la vie professionnelle des entrepreneures, alors qu’elle est un frein à la carrière des femmes cadres en PME de croissance, revue de l’Entrepreneuriat

  • 5 profils de dirigeants qui veulent transmettre une entreprise familiale de taille ETI, BPI


Entrepreneuriat, sensibilisation, formation à l’entrepreneuriat

  • Comme pour la création « classique » d’entreprise, les français sont 5% à envisager de créer une startup dans les 2 ans à venir ; leur image de la startup est innovante, dynamique, mais assez peu branchée sur l’écoute du marché et le travail en réseau, Salon des Entrepreneurs Marseille Provence. Institut Think

  • Portrait-robot des étudiants-entrepreneurs, les Echos.fr

  • 58% des français disent s’intéresser à l’économie (19% beaucoup), TNS Sofres/Banque de France

  • « La stratégie est plus importante que jamais », Usine Digitale

  • «  Les râleurs sont les meilleurs », chef d’entreprise.com


TPE, artisanat, PME

  • Une analyse rigoureuse du CAE qui plaide en faveur des nouvelles entreprises de croissance, conseil d’analyse économique

  • Tirés d’une comparaison des TPE de 6 pays, constat est notamment fait que les jeunes entreprises « se portent mieux » que les anciennes, Hiscox

  • Les start-up numériques manifestent de fortes spécificités : chiffres d’affaires et effectifs élevés, dirigeant et personnel de niveau au moins bac+4, et boostés par un partage des « instruments du capital », Ernts&Yung/France Digitale

  • Une analyse de l’évolution des TPE à partir des données des liasses fiscales en Aquitaine, Conseil régional et Préfecture de région, en partenariat avec 8 centres de gestion agréés d’Aquitaine

  • Plus l’entreprise est petite, moins le salarié est gourmand en terme de congés payés et de RTT, Les Echos Entrepreneurs

  • L’emploi, la place des femmes, l’adhésion à une organisation professionnelle dans l’artisanat et le commerce de proximité, Institut I+C pour l’Union Professionnelle Artisanale


Conditions de vie du chef d’entreprise
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