Rapport politique








télécharger 104.94 Kb.
titreRapport politique
page3/4
date de publication05.06.2017
taille104.94 Kb.
typeRapport
l.21-bal.com > loi > Rapport
1   2   3   4

5) Depuis la révolution socialiste d'octobre 1917 et avec la construction aujourd'hui de la société socialiste dans plusieurs pays, 1 es masses laborieuses opprimées du monde entier aspirent au socialisme, devenu une réalité matérielle et sociale, avec une force irrésistible.

6 ) Du fait de la victoire de la révolution socialiste d'octobre 1917 et de l'édification du socialisme sur les ruines du capitalisme dans un nombre toujours croissant de pays dans le monde, la classe ouvrière est devenue le fer de lance, l'avant-garde, le directeur des masses populaires opprimées dans leur lutte contre l'exploitation de l'oppression, contre l'impérialisme et toutes les forces réactionnaires à sa remorque. De ce fait tous les mouvements, toutes les forces progressistes luttant contre l'impérialisme et la réaction participent au courant principal de notre époque actuelle à savoir celui de la destruction de l'impérialisme et de l'instauration du socialisme.

7 ) La classe ouvrière partout, dans tous les pays où elle a remporté la victoire sur l'impérialisme et où elle édifie le socialisme, a suivi un processus identique à savoir :

1°) elle s'est organisée en une force politique indépendante, en son parti prolétarien.

2°) par l'intermédiaire de ce parti prolétarien elle a constitué une alliance révolutionnaire avec la paysannerie laborieuse, alliance dirigée par elle, la classe ouvrière.

3°) sur la base de cette alliance dirigée par le prolétariat, la classe ouvrière a rassemblé toutes les couches, l'ensemble des masses populaires opprimées pour écraser l'impérialisme et les forces réactionnaires à sa remorque.

4°) Dans les pays colonisés et néo-colonisés économiquement arriérés, la classe ouvrière, après avoir tissé cette alliance, dirigée par elle avec la paysannerie laborieuse, constitue un front patriotique avec la petite bourgeoisie, la bourgeoisie nationale anti-impérialiste, et toutes les forces populaires patriotiques. La classe ouvrière avec son parti prolétarien dirige ce Front.

8) Dans les pays économiquement arriérés sous domination impérialiste, dans les colonies et néo-colonies où la classe ouvrière dirige l'alliance Prolétariat-Paysannerie, le Front patriotique des forces populaires anti-impérialistes ; la Révolution dirigée par le prolétariat n'instaure pas immédiatement la société socialiste comme dans les pays capitalistes industriels. Le Front patriotique des forces populaires anti-impérialistes dirigé par le prolétariat instaure la démocratie nouvelle. C'est-à-dire une étape transitoire vers le socialisme. De ce fait la Révolution dans les pays économiquement arriérés, dans les colonies et les néo-colonies, et lorsqu'elle est dirigée par le prolétariat, n'est pas directement une révolution socialiste. C'est une Révolution nationale, démocratique et populaire dirigée par le prolétariat et instaurant la Démocratie nouvelle. Cette révolution est nationale parce qu'elle oppose la nation tout entière à la domination étrangère, coloniale ou néo-coloniale, de l'impérialisme. Elle est démocratique parce qu'elle instaure des libertés pour les masses populaires. Elle est populaire parce qu'elle est menée par le Peuple tout entier.

9) Dans tous les pays où la Révolution nationale démocratique et populaire dirigée par le prolétariat a instauré la Démocratie nouvelle, le contenu de cette Démocratie nouvelle se caractérise notamment.

sur le plan économique par :

La liquidation radicale des monopoles impérialistes avec la confiscation sans indemnisation de toutes leurs entreprises et le passage de ces dernières sous le contrôle de l'état populaire dirigé par le prolétariat.

L'interdiction pour les impérialistes et les capitalistes étrangers d'investir dans les pays de Démocratie nouvelle ou de gérer en commun avec l'état ou la bourgeoisie locale des entreprises mixtes.

La confiscation de tous les moyens de production de la bourgeoisie politique bureaucratique et compradore, des biens des contre-révolutionnaires et des traitres nationaux.

Ménagement des intérêts des bourgeois nationaux ayant participé à la lutte de Libération nationale.

Les banques, l'aviation, les chemins de fer, les principaux moyens de production passent sous le contrôle de l'état dirigé par le prolétariat.

Le commerce avec tout pays étranger qui accepte de le faire avec le pays de démocratie nouvelle sur la base de l'égalité et d'intérêt réciproque. Mais nationalisation de ce commerce extérieur qui devient monopole de l'Etat.

Réforme agraire au cours même de la lutte de libération nationale sur la base du principe "la terre à ceux qui la travaillent". Et développement de la coopération en agriculture, etc...

sur le plan politique par :

La destruction de fond en comble de l'appareil d'état colonial et néo-coloniale au cours même de la lutte de libération nationale et son achèvement avec la victoire de la R. N. D. P. et parallèlement.

La mise en place des Assemblées populaires élisant les organes du pouvoir de l'état populaire, fonctionnant suivant le principe du centralisme démocratique et exprimant la volonté des masses populaires, etc.,

La jouissance par les masses populaires de tous les droits démocratiques et la suppression des mêmes droits pour les contre-révolutionnaires, la bourgeoisie politico-bureaucratique et compradore, et les féodaux.

La dictature démocratique populaire exercée conjointement par tous les éléments anti-impérialistes et anti-féodaux sous la direction du prolétariat sur les contre-révolutionnaires et les réactionnaires nationaux, etc... etc.

10) La Théorie de la Démocratie nouvelle, en tant que théorie révolutionnaire mise au point par les communistes et confirmée historiquement par la lutte des peuples sous la direction du prolétariat, en premier lieu par le peuple chinois, est devenue une arme puissante, pour la destruction de l'impérialisme, aux mains des peuples des pays colonisés et néo-colonisés économiquement arriérés. En effet l'application conséquente de la Théorie de la Démocratie nouvelle qu'instaure la R.N.D.P. en tant qu'étape transitoire vers le socialisme est la traduction concrète de la volonté des peuples opprimés de se libérer de l'impérialisme et de leur aspiration au socialisme.

11) Les pays colonisés et néo-colonisés où la révolution de libération nationale n'est pas dirigée par la classe ouvrière, restent pour les impérialistes une source de matières premières et de main-d’œuvre à bon marché pour leurs industries métropolitaines, un marché extrêmement avantageux pour leurs capitaux et leurs produits industriels. Cela quand bien même cette lutte de libération nationale a remporté une victoire militaire sur l'impérialisme comme cela est le cas de l'Algérie.

12) En définitive l'orientation de la lutte fondée sur la direction de la classe ouvrière décide de la victoire de la Révolution, de la consolidation de cette Révolution, de la préservation et du développement de tous ces acquis. En particulier pour les peuples des colonies et, des néo-colonies sous domination impérialiste, l'orientation de la Révolution fondée sur la démocratie nouvelle qu'instaure la R. N. D. P. désignée par le prolétariat décide seule de la victoire réelle sur l'impérialisme et les forces réactionnaires à sa remorque.

Tels sont donc les caractéristiques et les principes essentiels du courant historique de l'époque présente, courant dominé par la lutte victorieuse que mène le prolétariat contre la bourgeoisie et par l'instauration du socialisme sur les ruines de l'impérialisme. Ces caractéristiques et ces principes balayent, d'emblée, les arguments des contre-révolutionnaires au sein de la FEANF selon lesquels parler de la nécessité de la direction de la Révolution par la classe ouvrière dans nos pays, c'est "prédéterminer bureaucratiquement la classe qui doit diriger la Révolution" ; c'est faire de "l'ultra-gauchisme coupé des réalités de la lutte dans nos pays ; c'est manifester de l'impatience petite bourgeoise ; c'est s'adonner aux généralités et débats théoriques sur la situation internationale ; c'est faire du mouvement étudiant l'avant-garde de la Révolution en Afrique ; c'est fuir les difficultés de la lutte sur le terrain ; c'est refuser la lutte, etc. etc... En effet il ne peut être question ici d'une prédétermination, il s'agit tout d'abord d'une constatation de ce que l'expérience de la lutte victorieuse des peuples a confirmé de façon irréfutable comme principe général, donc valable également pour la lutte des peuples africains. Ensuite en tant que patriotes et révolutionnaires africains, notre devoir est de défendre ce principe fondamental et d'apporter notre contribution dans la lutte pour que la classe ouvrière soit à même d'assumer son rôle dirigeant dans la Révolution.

Mais quelle est la position de la F. E.A.N. F. sur les caractéristiques et les principes essentiels qui viennent d'être évoqués et sur le courant historique de l'époque actuelle ?

Au sujet de la direction de la Révolution, analysant l'expérience historique de la lutte des peuples africains contre la domination coloniale et néo-coloniale de l'impérialisme et en tirant les leçons, le 17e congrès de la FEANF appelle les travailleurs des villes et des campagnes, c'est-à-dire la classe ouvrière et la paysannerie, à s'emparer de la direction de la Révolution, et les étudiants africains à intégrer profondément la lutte anti-impérialiste à aider à la solution des problèmes que pose le développement de la lutte de libération nationale dont l'essentiel est le problème de la direction de cette lutte par le prolétariat et la paysannerie (voir à ce sujet l’"Appel aux travailleurs, jeunes, étudiants et à toutes les organisations démocratiques d'Afrique" du 17e congrès de la F. E. A. N. F. ).

Approfondissant cette orientation, la déclaration de politique générale du 19e congrès de la FEANF "appelle les étudiants et les intellectuels africains à s'intégrer aux masses ouvrière et paysannes (c'est-à-dire, à la classe ouvrières et à la paysannerie), à s'éduquer auprès d'elles, à participer en leur sein à la naissance et au renforcement d'organisations d'avant-garde, supports essentiels d'un front anti-impérialiste conséquent pour la libération et l'unification réelles de l'Afrique".

Au sujet de la nécessité pour la classe ouvrière, alliée à la paysannerie, d'avoir des partis politiques d'avant-garde dans nos pays, la même déclaration de politique générale du 19e congrès de la FEANF dit, nous citons : "Le Congrès proclame que les masses populaires organisées, dirigées par des partis révolutionnaires d'avant-garde, mobilisées autour de programmes clairement et courageusement élaborés et défendus avec esprit de suite, constituent le fer de lance de la Révolution africaine et les dépositaires de nos espérances en l'avenir libre de nos peuples", fin de citation.

Mais les partis révolutionnaires d'avant-garde dont il est question ici dans nos pays ne peuvent être que des partis de la classe d'avant-garde de notre époque, c'est-à-dire la classe ouvrière. Cela est suffisamment clair pour les militants honnêtes. La même déclaration de politique générale montre de façon explicite, que de toutes les organisations, politiques ou de masses, les organisations les plus fondamentales, primordiales, les plus déterminantes, celles qui constituent le fer de lance de la Révolution africaine, les dépositaires de nos espérances en l'avenir libre des peuples africains, et la direction du Front anti-impérialiste, ce sont les partis politiques d'avant-garde et non les organisations de masse.

La même déclaration de politique générale du 19e Congrès de la F.E.A.N.F. dit, nous citons : "Le courant principal de notre époque porte l'humanité tout entière, du système d'exploitation existant vers un autre système où sera bannie l'exploitation de l'homme par l'homme. Tous les mouvements de libération nationale actuels participent à ce courant principal", fin de citation. II est évident que le système d'exploitation existant dont il est question ici, c'est le système capitaliste, et que l'autre système où sera bannie l'exploitation de l'homme par l'homme c'est la société socialiste. II est également évident, ainsi que nous l'avons évoqué, que pour détruire le système capitaliste existant c'est la classe ouvrière qui mène et dirige le combat et que c'est la même classe ouvrière qui construit la société socialiste où sera bannie l'exploitation de l'homme.

Allant toujours dans le sens de l'approfondissement de la déclaration de politique générale du 19e congrès, la F.E.A.N.F. s'est prononcée pour la Démocratie nouvelle qu'instaure la Révolution nationale démocratique et populaire en tant qu'étape actuelle et transitoire de la lutte des peuples africains vers le socialisme.

Mais cette ligne de la F. E. A. N. F. qui est essentiellement juste parce que fondée sur l'orientation révolutionnaire de la lutte libératrice des peuples africains et sur le courant principal de notre époque auquel participent tous les mouvements de libération nationale actuels, est l'objet d'attaques perfides, ouvertes ou camouflées, surtout après le 19e congrès, de la part des courants opportunistes et contre-révolutionnaires de tout poil. Ainsi après ce 19e congrès, le courant opportuniste dominant alors au sein de l'AESMF et de l'AESF s'est livré à des attaques ouvertes contre la Déclaration de politique générale historique du 19e congrès de la FEANF. Mais ce courant cachait un autre courant opportuniste contre-révolutionnaire se camouflant, habilement, sous le couvert de la défense de la ligne et du mot d'ordre de la FEANF, mais combattant en fait cette ligue révolutionnaire de la FEANF et surtout la déclaration de politique générale historique du 19e congrès. Ce courant opportuniste contre-révolutionnaire fut représenté après le 19e congrès de la FEANF d'abord par Mèdjigbodo Félicien, alors président de la FEANF élu à ce 19e congrès. Dans le rapport d'activité qu'il présenta, lui et son équipe, au 20e congrès de la FEANF, on lit ceci dans la partie concernant la ligne politique de la FEANF "... en réalité ce que nous souhaitons ardemment, c'est que nos peuples se dégagent de l'influence qu'exercent sur eux leurs ennemis, c'est-à-dire se mobilisent et s'organisent indépendamment d'eux. Nous pensons que le choix actuel qui s'offre à nos peuples n'est pas entre le marxisme-léninisme et la lutte anti-impérialiste, mais plutôt entre la lutte contre l'impérialisme et la soumission celui-ci. Toute organisation, soit politique, soit de masse, qui met au centre de ses activités la lutte effective contre l'impérialisme est pour nous une organisation d'avant-garde".

La mystification contre-révolutionnaire réside ici dans le fait de mettre, sur le même pied d'égalité, les organisations révolutionnaires de masse et les partis politiques révolutionnaires d'avant-garde quant à leur rôle d'avant-garde précisément et dans la mise sous le boisseau du rôle éminent, déterminant, décisif des partis politiques d'avant-garde de la classe ouvrière en tant que force dirigeante de la Révolution et que ne saurait avoir aucune organisation de masse si d'avant-garde et si révolutionnaire soit-elle. C'est de cette manière que le rôle fondamental "des partis révolutionnaires d'avant-garde, fer de lance de la révolution africaine" que proclame avec vigueur la déclaration de politique générale du 19e congrès, fut saboté. Et la victoire partielle et momentanée de cet opportunisme contrerévolutionnaire c'est d'avoir réussi à mettre dans l'ombre une partie essentielle de la déclaration de politique générale du 19e congrès de la FEANF. Et, pour parachever cette manoeuvre, les tenants actuels de cette ligne opportuniste contre-révolutionnaire présentent ce rapport d'activité du Comite exécutif du 20e congrès comme la "ligne politique de la FEANF" et lui font une propagande tapageuse. Cela alors que ce document n'a jamais été voté par aucun congrès de la FEANF comme ligne politique de la Fédération. Sur la base du sabotage de la déclaration de politique générale du 19e, sur la base de la confusion semée sur le rôle des partis révolutionnaires d'avant-garde et les organisations anti-impérialistes de masse, sur la base de l'isolement du mot d'ordre de la FEANF des autres parties essentielles de la déclaration de politique générale du 19e congrès, les opportunistes contre-révolutionnaires, pour désorienter la lutte de libération nationale des peuples africains et le mouvement patriotique des étudiants africains, se sont mis à combattre la classe ouvrière en lui déniant la direction de la Révolution à l'étape actuelle de la lutte de nos peuples. Ce qui a eu comme conséquences :
1   2   3   4

similaire:

Rapport politique iconRapport annuel
«pour une nouvelle politique du logement», qui l’engageait, en cas d’élection, à faire de cette question «un des axes prioritaires»...

Rapport politique iconLa politique, la democratie, L’etat
«Considérés comme vivants dans une société qui doit être maintenue, les hommes ont des lois dans le rapport de ceux qui gouvernent...

Rapport politique iconPolitique et vérité
«Écartons tous les faits» (le géré, l’idéologique) permet ainsi de poser la question de la politique : celle d’une distinction dont...

Rapport politique iconIntroduction à la science politique – Jean-Marie Donegani
«cela est politique». Cela explique pourquoi le caractère politique n’est pas immédiatement repérable : la définition de chacun en...

Rapport politique iconD'une entreprise peut être analysée comme l'ensemble de ses possibilités...
«politique de trésorerie». Nous nous proposons de définir le contenu d'une telle politique. Pour cela IL conviendra d'abord de déterminer...

Rapport politique iconIndicateurs de suivi de l’atteinte des 100 objectifs du rapport annexé...

Rapport politique iconRapport sur la revision de la geographie prioritaire et la contractualisation...
«noyau dur» de quartiers établis au niveau national au regard de critères sociaux et urbains

Rapport politique iconRapport du pnud : Intro + chapitre 3 + chapitre 5
«politique de civilisation» : changer nos comportements et façons de penser, c'est-à-dire réformer la société

Rapport politique iconNote de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur l’engagement...
«Face au relativisme moral en politique, l’heure du témoignage», Liberté politique n°23, printemps 2003 et «La conscience de l’électeur...

Rapport politique iconA objet et délimitation de l’étude : le concept de société politique
«La sociologie politique est la plus ancienne et la plus neuve des disciplines scientifiques et morales»








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com