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UNEK Union Nationale des Etudiants du Kamerun FEANF
RAPPORT POLITIQUE
AU 28e CONGRES DE LA FEANF

DECEMBRE 1975

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La caractéristique de la situation internationale actuelle est la division du monde en deux camps : D'un côte l'impérialisme et toutes les forces réactionnaires.

De l'autre, le prolétariat marchant victorieusement à la tête des forces progressistes et anti-impérialistes du monde. La donnée fondamentale de notre époque c'est la montée de la conscience de la mission historique mondiale du prolétariat, celle de la destruction de l'impérialisme international et l'instauration de la société socialiste.

Par impérialisme il faut entendre un stade historique particulier du capitalisme. L'impérialisme est le capitalisme monopoliste, le capitalisme parasitaire ou pourrissant, le capitalisme agonisant. L'impérialisme est la continuation de l'évolution du capitalisme, son stade suprême, qui constitue à certains égards la transition vers le socialisme.

Par social-impérialisme il faut entendre : socialisme en paroles et impérialisme dans les faits. Ces faits constituent la base réelle de sa ligne politique : l'hégémonisme et ses plans économiques : la recherche et la réalisation du profit, pas n'importe lequel, mais le profit maximum. De là découlent la rivalité avec les autres impérialismes pour le partage du monde, l'extinction des luttes de Libération Nationale, l'expansion militaire, la division des peuples d'un même pays et d'un même continent.

Aujourd'hui l'Union Soviétique est devenue un état social-impérialiste où le capitalisme monopoliste d'Etat prend ouvertement la forme de la propriété bourgeoise monopoliste et bureaucratique. Le capitalisme y domine presque entièrement toute l'industrie, l'infrastructure économique, les transports, les communications, le commerce intérieur et extérieur, les finances et les services publics.

Mais il est à noter que par impérialisme aujourd'hui il faut entendre l'impérialisme classique avec à sa tête l'impérialisme américain, et le nouvel impérialisme qui est le social-impérialisme soviétique. Si on n'a pas une claire compréhension de cette situation on ne peut pas comprendre les contradictions du monde actuel.

Des contradictions brulantes du monde actuel :

1) La contradiction entre le camp impérialiste et le camp socialiste. Par pays socialistes il faut entendre la Chine, l'Albanie, la Corée du Nord, le Viêt-Nam, etc.

2) La contradiction entre le système capitaliste international et le prolétariat mondial.

3) La contradiction entre l'impérialisme et les peuples du tiers-monde.

4) Les contradictions inter-impérialistes :

a) Contradiction entre les deux superpuissances Nord-Américaine et Russe pour l'hégémonie mondiale. b ) Contradiction entre l'impérialisme américaine et les divers impérialismes européens et japonais.

c) Contradictions entre le social impérialisme et les pays est-européens ex-socialistes : la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, etc.

Camarades,

Passons maintenant l'examen du rapport de force entre le prolétariat et l'impérialisme.

L'évolution du rapport des forces entre l'impérialisme et les forces révolutionnaires menées par le prolétariat dans le monde.

Le monde entier, dominé par le capitalisme, demeura sans partage depuis la victoire de la bourgeoisie sur la féodalité réactionnaire. La domination de la bourgeoisie sur le prolétariat et la masse des travailleurs exploités dura jusqu'à la révolution d'octobre 1917 sous la direction de Lénine en U.R.S.S.

Après la victoire de la révolution d'octobre en 1917 fut réalisée, 28 ans après, la victoire de la lutte de Libération Nationale du peuple albanais contre le fascisme italien et allemand.

1949 marque la victoire de la lutte de Libération Nationale du peuple chinois sous la direction du prolétariat chinois et son grand dirigeant, le président Mao Tsé-toung, et l'instauration pour la première fois de la démocratie nouvelle.

Après la Chine et suivant son exemple et son expérience, ce fut le tour du peuple coréen ; récemment ce sont les peuples vietnamiens, cambodgien et lao qui, bravant toutes sortes de difficultés et de souffrances, se sont défait de l'impérialisme le plus bestial, le plus féroce, qui est l'impérialisme américain, et ceci malgré.la complicité et le soutien actif du social-impérialisme soviétique. Le triomphe de ces luttes est du au fait qu'elles se sont fondées sur la classe ouvrière et son avant-garde, ainsi que sur le principe de compter sur ses propres forces.

Il convient de souligner que la grande victoire obtenue par les peuples indochinois a ébranlé le monde entier. Les peuples du Cambodge et du Vietnam ont triomphé complètement de l'impérialisme américain et de ses laquais ; c'est là une contribution de poids apportée à la lutte anti-impérialiste du monde et un puissant encouragement à tous les peuples et nations opprimés. La victoire de ces peuples est un brillant exemple qui témoigne qu'un pays faible est à même de vaincre un pays fort et un petit pays de vaincre un grand pays s'il ose se dresser pour la lutte et recourir aux armes suivant une ligne politique clairement définie.

Moyen Orient, malgré les complots de deux superpuissances, l'impérialisme américain et le social-impérialisme soviétique, les peuples arabes et palestiniens développent leur lutte sous diverses formes contre le sionisme et la réaction arabe. Les récentes victoires militaires et diplomatiques du peuple palestinien contre l'Etat sioniste d'Israël, sont un grand encouragement pour la lutte anti-impérialiste dans cette région du monde. L'UNEK, partie intégrante du peuple Kamerunais, soutient des deux mains la lutte du peuple palestinien contre l'Etat sioniste d'Israël et reste convaincue de sa victoire inéluctable.

En Amérique latine, la lutte des peuples latino-américains contre l'impérialisme américain et le social-impérialisme soviétique, connait un essor sans précédent.

En Océanie :

C'est dans le grand courant historique des pays qui veulent l'indépendance des nations, la libération des peuples la révolution qu'il faut situer la lutte des peuples de cette partie du monde.

Nous saluons chaleureusement la victoire du peuple de la Papouasie - Nouvelle-Guinée qui vient d'accéder à l'indépendance nationale.

En Afrique :

Le Mozambique, la Guinée Bisao et les Iles du Cap Vert Sao Tome et Principe, ainsi que les Iles Comores viennent d'accéder à l'indépendance. Ceci constitue une grande victoire pour les peuples de ces pays ; car cette indépendance ne saurait être considérée ni comme un cadeau accordé par les impérialistes, ni comme étant le résultat d'une lutte pacifique, mais bel et bien l'aboutissement d'une longue lutte armée populaire de Libération Nationale pour la plupart de ces pays menée contre l'impérialisme.

Les peuples du Zimbabwe, de la Namibie et d'Azanie développent avec impétuosité leur lutte contre les pouvoirs fascistes et racistes et la domination des colons blancs dans cette région d'Afrique. Cette Situation est fort encourageante.

Dans les pays du second monde, les deux superpuissances U.S.A. et U.R.S.S. poursuivent avec un zèle redoublé leur dispute surtout en Europe, point clé de leur rivalité ; la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe est un véritable complot contre le prolétariat et les peuples de ces pays véritable complot qui ne saurait nullement dissimuler leur rivalité et leur hégémonisme. Le fait que les superpuissances poursuivent avec tant d'acharnement leur dispute et intensifient avec tant de rage leur expansion des armements risque d'aboutir un jour à une troisième guerre mondiale. Le développement de la lutte des peuples du monde témoigne de leur ferme volonté à s'unir contre l'impérialisme et l'hégémonisme.

Comme on peut le voir, la lutte des peuples pour la destruction du système capitaliste mondial remporte de victoires grandioses qui confirment la vérité selon laquelle les peuples et les peuples seuls font l'histoire mais non l'impérialisme et le social-impérialisme.

Ces victoires grandioses des peuples contre l'impérialisme agrandissent et renforcent le camp des forces révolutionnaires dirigé par le prolétariat mondial et affaiblissent considérablement le camp de l'impérialisme ancien et nouveau. Elles ébranlent et continuent d'ébranler l'économie capitaliste dont l'aggravation continuelle de la crise n'est plus à démontrer.

En effet le système capitaliste est marqué à l'heure actuelle par un chômage grandissant, l'inflation galopante, la hausse des prix et la paupérisation des masses populaires ; tous ces maux inhérents au système capitaliste exacerbent la contradiction fondamentale qui oppose l'impérialisme aux peuples.

Nous espérons que les peuples de par le monde redoubleront de vigilance contre le danger croissant d'une nouvelle guerre mondiale et y seront préparés. Les deux superpuissances USA et URSS sont fortes en apparence mais faibles en réalité, à présent elles se trouvent extrêmement isolées. Aujourd'hui à l'échelle mondiale les facteurs de la révolution de même que ceux de la guerre vont grandissant. Que la guerre provoque la révolution ou que la révolution confine à la guerre, la situation du monde entier évoluera à l'avantage des peuples et leur avenir sera toujours radieux.

La question du social-impérialisme :

Après la mort de Lénine et de Staline l'Union Soviétique, premier état socialiste qui ait existé dans le monde, est devenue social-impérialiste. Le bastion le plus puissant de l'anti-impérialisme conséquent à l'époque, l'amie fidèle des peuples, de la révolution mondiale et du socialisme, le plus grand défenseur de la liberté et du progrès social des peuples du monde, a trahi tout ce glorieux passé de lutte aux côtés des peuples du monde épris de liberté et de justice et s'est mis à pratiquer une politique chauvine de grande puissance social-impérialisme.

Pour biffer d'un trait tout cc passé de lutte, la bande de Kroutchev a commencé par nier l'existence des classes et la lutte des classes en Union Soviétiques et s'est acharnée à embellir les chefs de files de l'impérialisme à travers le monde. C'est ainsi que Kennedy, De Gaulle et bien d'autres deviendront des défenseurs de la liberté et du progrès aux yeux de la bande de Kroutchev, alors même que plus de la moitié de l'humanité ploie sous le joug de l'exploitation impérialiste. La négation de l'existence des classes et de la lutte des classes en Union Soviétique, introduite avec la thèse de l'Etat du peuple tout entier, va être adaptée aux conditions des pays du tiers monde et des pays encore sous domination directe de l'impérialisme. En effet dans ces pays et pour s'opposer à la révolution nationale démocratique et populaire qui instaure la démocratie nouvelle, dans son sens plein et entier, la thèse de l'Etat du peuple tout entier va devenir l'Etat de démocratie nationale, dans lequel toutes les classes dirigées par la bourgeoisie au pouvoir vont taire les contradictions qui les opposent, notamment la contradiction irréductible entre la classe ouvrière et la bourgeoisie politique et bureaucratique et la classe des féodaux, et s'allier pour construire l'économie "nationale" encore entre les mains de l'impérialisme. Cette thèse va être renforcée par la thèse de "la lutte pour le désarmement général et la coexistence pacifique", par la thèse du "passage pacifique" au socialisme pour s'opposer à la lutte armée de libération nationale des pays coloniaux, semi-coloniaux et dépendants et pour mieux asseoir le néo-colonialisme sous la bannière de Moscou. C'est en s'appuyant sur cette série de thèses opportunistes et contre-révolutionnaires et sur bien d'autres, que l'Union Soviétique, jadis patrie du socialisme et à l'avant de la lutte anti-impérialiste, va se mettre à s'opposer à la lutte de libération nationale des peuples coloniaux et semi-coloniaux, et à l'aspiration des peuples du monde entier à la justice, à la liberté et au progrès social. Ainsi l'Indonésie de Suekarno, l'Egypte de Nasser, la Guinée de Sékou Touré, le Mali de Modibo Keita, le Congo de Ngouabi, et actuellement le Dahomey de Kérékou, pays néo-coloniaux, vont devenir aux yeux des dirigeants de l'Union Soviétique des pays de démocratie nationale dans lesquels le peuple jouit des "libertés démocratiques" et construit à son "profit", l'économie nationale. Dans le cas de notre pays les dirigeants de l'Union Soviétique, s'appuyant sur une bande d'intellectuels réactionnaires opportunistes et contre-révolutionnaires, et en collaboration étroite avec l'impérialisme classique, français notamment, vont condamner avec rage la lutte de notre peuple dirigée par l'UPC , œuvrer à sa scission par la création du comité révolutionnaire de Woungly Massaga, et couvrir d'injures les dirigeants les plus populaires et les plus fermes de la lutte de notre peuple. Cette action du social-impérialisme soviétique, de l'impérialisme classique, français notamment, et de la réaction Kamerunaise ont conduit au recul temporaire que connaît actuellement la lutte de notre peuple.

Sur le plan économique, l'Union Soviétique est arrivée en retard au banquet impérialiste. Pour avoir une part du gâteau mondial, elle a d'abord commencé par croquer certains de ses "pays frères" d'antan. Le contrôle politique, l'occupation militaire et l'annexion économique de certains membres du Comecon lui ont alors assuré la possession d'un empire colonial. L'essence même de l'impérialisme, c'est la rivalité de plusieurs grandes puissances tendant à l'hégémonie. Le social-impérialisme soviétique n'échappe pas à cette loi. Tout en luttant contre la pénétration de l'impérialisme occidental, notamment américain, dans son empire colonial, elle n'épargné rien pour pénétrer la sphère d'influence de son rival Américain et elle donne libre cours à l'infiltration et à l'expansion dans le second et le tiers monde.

Ainsi avec les pays du Comecon, l'Union Soviétique pratique cc qu'elle appelle la "propriété commune", et une "intégration économique" qui ne sont en réalité que des procédés d'annexion. En effet la thèse de la propriété commune signifie la mise en commun des ressources naturelles au profit de l'Union Soviétique ; et celle de l'intégration économique, jointe à celle de la coordination économique, signifient l'harmonisation des plans économiques au profit de l'Union Soviétique, de telle sorte que les entreprises des pays membres du Comecon et leur économie de façon générale soient organisées en fonction des besoins du colossal système économique capitaliste soviétique à monopole d'Etat.

Sur le plan international, la thèse de "l'intégration économique" devient pour les pays du tiers monde la "propriété internationale" des ressources naturelles de toute sorte, ce qui permet à l'Union Soviétique de contester aux pays producteurs de pétrole et à l'ensemble du tiers- monde, l'exercice de leur souveraineté sur les ressources naturelles qui se trouvent sur leur territoire, cc qui revient en clair à dire que les pays producteurs de pétrole par exemple doivent laisser la propriété de cc pétrole aux pays qui disposent des moyens techniques nécessaires en vue de son exploitation, c'est-à-dire concrètement et à titre principal à l'impérialisme américain et au social-impérialisme soviétique.

En Asie, le social-impérialisme soviétique entretient un commerce inégal des plus scandaleux avec l'Inde notamment, et utilise "l'aide" pour exploiter toujours davantage le périple indien. L'Inde rassemble depuis un certain temps des avions de guerre soviétiques de type Mig sous licence.

En Afrique, le social-impérialisme soviétique exploite farouchement l'Egypte qu'elle tient pratiquement prisonnière, notamment par ses fournitures massives d'armes et par le maintien, en accord avec l'impérialisme américain, d'une situation ni guerre ni paix au Moyen Orient. Elle exploite de la même manière l'Algérie. Avec la Guinée de Sékou Touré, l'Union Soviétique a conclu dès 1968 un accord en vue de l'exploitation de la bauxite de Kindia, un crédit de 83 millions de roubles est ensuite affects pour financer l'intégralité de l'opération : reconstruction de deux quais miniers au port de Conakry, construction d'une voie ferrée de 98 km reliant Conakry à Débédé près de Kindia, aménagement de la mine et construction d'une cité ouvrière. Au terme des delais de réalisation vers 1978, l'office des bauxites de Kindia produira annuellement 2,5 millions de tonnes de bauxite exportées durant 30 ans- en U.R.S.S. Sur le plan énergétique, depuis la crise de 1973 jusqu'à juillet 1974, la hausse de l'essence provenant presqu'exclusivement et parcimonieusement d'U.R.S.S. a été de 307 %, celle du gas-oil de 157 %, celle du pétrole de 118 %. Il convient d'ailleurs de souligner que le social-impérialisme soviétique est épaulé en Guinée par la Roumanie et la Yougoslavie qui elles aussi participent à l'exploitation du peuple guinéen. En effet, la Guinée détient près des deux tiers des réserves mondiales de bauxite actuellement inventoriées, soit plus de 8 milliards de tonnes. L'ambition du régime de Sékou Touré est de porter cette production à 25 millions de tonnes par an vers 1980. Il envisage donc de partager les énormes plus-values qui sont surtout dégagées de la transformation de l'alumine en aluminium. Des pourparlers sont ainsi en cours en 1974 avec la Roumanie pour la construction d'une usine d'aluminium de 75000 tonnes dans la région de Boké. Quant à la Yougoslavie, elle fait partie de la société d'exploitation mifergui-nimba, société d'économie mixte pour l'exploitation du minerai de fer des monts Nimba et Simandou dans le sud-est du pays. Les réserves des gisements sont estimées de 300 à 600 millions de tonnes, à plus de 56 % de teneur en moyenne. Le social-impérialisme soviétique et ses satellites du Comecon participent aussi à l'oppression du peuple centrafricain comme l'a très bien démontré l'analyse de nos camarades de l'Uneca. Il participe également à l'exploitation du peuple congolais.

Dans le cas de notre pays, le Kamerun, outre le commerce inégal que le social impérialisme soviétique entretient à son profit et au dépend de notre peuple avec le régime fasciste néocolonial de Yaoundé, il participe plus directement encore à l’exploitation de notre peuple et de la force de travail de la classe ouvrière kamerunaise par la création d'entreprises mixtes avec la participation du régime de Badboutoura Ahidjo. L'Union Soviétique, en plus de cette pénétration idéologique et économique, construit de plus en plus des bases militaires à l'étranger et occupe illégalement le territoire d'autres pays. Elle occupe ainsi la Mongolie où elle dispose de nombreuses bases militaires, elle occupe de la même manière la Tchécoslovaquie. En Afrique elle construit en ce moment une base navale en Somalie. Il convient de souligner aussi l'existence d'une forte concentration de navires de guerre soviétiques d'ailleurs en constante augmentation en Méditerranée et dans toutes les mers et océans du monde,

Le social-impérialisme soviétique s'oppose avec rage à la juste lutte de libération nationale des peuples, et n'hésite devant aucune manœuvre pour la discréditer, la freiner et la désorganiser. C'est ainsi qu'en Asie, les dirigeants de l’Union Soviétique ont traité les patriotes cambodgiens de "fous", qualifiant la lutte du peuple cambodgien de lutte fratricide. ils ont soutenu le régime fantoche du traitre Lon Nol jusqu’à sa destruction complète, continuant à s'accrocher aux derniers lambeaux de celui-ci alors même que l'impérialisme américain et son valet Lon avaient déjà quitté le pays. Au Moyen Orient, l'Union Soviétique, en accord avec l'impérialisme américain, a enrayé l'offensive déclenchée par les pays arabes contre l'Etat sioniste d'Israël dont tous les révolutionnaires du monde exigent la destruction.

En Afrique, le massacre des communistes soudanais est à mettre pour l'essentiel au compte du social-impérialisme soviétique. A propos de la guerre de libération nationale du peuple algérien, Kroutchev a déclaré le 5 octobre 1955 : "En premier lieu, je considérais et je considère que l'U.R.S.S. ne doit pas intervenir dans les affaires intérieures des autres pays". Donc pour Kroutchev, l'indépendance nationale de l'Algérie était une "affaire intérieure" française. Et dans une interview accordée le 27 mars 1958 à un correspondant du Figaro, il déclarait encore : "Nous ne désirons pas que la France s'affaiblisse, nous désirons qu'elle devienne plus grande encore". L'Union Soviétique a approuvé l'envoi de troupes impérialistes au Congo sous le couvert de l'ONU pour mater la lutte du peuple congolais et assassiner Patrice Emery Lumumba. L'Union Soviétique persuada Gizenga d'assister au parlement congolais réuni sous la "protection" des troupes de l'ONU et de participer au gouvernement congolais. Gizenga fut emprisonné, des milliers d'autres patriotes furent persécutés et la lutte du peuple congolais pour son indépendance nationale subit un recul.

Au Tchad, la lutte armée du peuple tchadien sous la direction du Frolinat a été qualifiée de "banditisme" en 1969 par les successeurs de Kroutchev.

L'Union Soviétique s'introduit, en République centrafricaine, en infiltrant ses nervis du genre Barthelemy Yagongo dans l'appareil d'Etat, en entrainant le commando tribaliste spécial chargé de la protection du camp retranché du dictateur Bokassa, valet de l'impérialisme français. De même, l'Union Soviétique livre des armes à la clique de Bokassa et infiltre ses hommes dans l'armée sous prétexte d'apprendre aux militaires centrafricains le maniement des dites armes.

Dans notre pays, le Kamerun, après avoir de concert avec l'impérialisme français et la réaction locale, décapité la lutte de notre peuple dirigé par l'UPC, l'Union Soviétique a livré des hélicoptères de guerre au régime de Ahidjo dans le but de lui permettre d'achever d'exterminer la résistance patriotique de notre peuple. Dans les conférences internationales l'Union Soviétique s'oppose aux pays du tiers monde, et comme le disent à juste titre nos camarades de l'Uneca reprenant à leur compte la motion du 27e congrès de la FEANF, c'est sous la houlette des komsomol soviétiques que la FEANF a été arbitrairement exclue de l'UIE: C'est là un exemple frappant de "l'aide" soviétique à la jeunesse africaine. Tout ceci montre que ceux qui, au sein de notre fédération s'opposent à la dénonciation claire et nette de la politique du social-impérialisme sont des agents, des sous-fifres du social-impérialisme en notre sein et doivent être dénoncés comme tels.

De ce qui précédé il ressort également de façon claire que tout en collaborant, l'impérialisme américain et le social-impérialisme soviétique se battent farouchement en Europe et dans tous les pays de seconde zone, au Moyen Orient et dans tout le tiers monde, pour la possession monopoliste des colonies et pour le repartage du monde. La pénétration du social-impérialisme soviétique qui s'accentue toujours davantage en Afrique depuis 1958, va continuellement s'accroitre dans les années à venir. De même, la lutte déjà farouche à l'heure actuelle entre les deux superpuissances pour la possession monopoliste de notre continent ne pourra que gagner en intensité dans les années à venir.

Ce n'est donc qu'à la lumière de l'analyse ci-dessus qu'il nous est possible de comprendre la situation en Angola. La lutte armée du peuple angolais contre le colonialisme fasciste portugais a été menée jusqu'à ces derniers temps par le MPLA, le FLNA et l'Unita. Avec les accords de Monbassa et d'Alver, et la perspective d'un Angola "libre" le 11 novembre 1975 de la mainmise exclusive du Portugal, les diverses puissances impérialistes, et tout particulièrement les deux superpuissances, U.R.S.S. et U.S.A., se sont assignées comme objectif sordide de remplacer l'ancien colonialisme décadent et d'instaurer leur néo-colonialisme. Là réside la cause essentielle de la guerre civile qui continue de faire rage en Angola et qui menace gravement de balkanisation ce pays. Pour pénétrer en Angola et y exercer leur néo-colonialisme les U.S.A. disposent de leurs têtes de pont que sont : le Zaïre du fantoche Mobutu, l'Afrique du Sud et à un certain degré les autres puissances de l'Europe de l'ouest qui leur sont plus ou moins liées, ils disposent des forces des ultra-colonialistes portugais encore présentes sur le territoire angolais.

De leur côté, les sociaux-impérialistes de Moscou disposent du territoire du Congo-Brazzaville qui leur permet de faire transiter tout le matériel destiné au MPLA et se fait l'écho de toute la propagande de Moscou ; ils disposent, du moins jusqu'au 11 novembre 1975, du parti de Cunhal au Portugal dont de nombreux membres formés à l'école de Moscou, ont rejoint les rangs du MPLA et y occupent des fonctions très élevées. 11 en est ainsi du chef du département des relations extérieures du MPLA qui est un ancien militant du parti pro-soviétique de Cunhal, Ces éléments liés au social-impérialisme sont ceux qui aident l'U.R.S.S. à accentuer de plus en plus son contrôle sur la direction du MPLA. Ces derniers jours, le chef de file de l'impérialisme américain Gerald Ford a fulminé de rage contre le sénat des USA qui a refusé d'accorder des crédits à son gouvernement pour (nous citons) s'opposer à la pénétration soviétique en Angola. Quelque temps après Kissinger, ministre américain du gouvernement Ford, a déclaré que (nous citons) les Etats-Unis s'opposeront fermement à la pénétration soviétique en Angola. Ce à quoi Fidel Castro, satellite de l'Union Soviétique, a répliqué qu'il dispose de "combattants internationalistes" dans les rangs du MPLA. Il est donc clair que ce sont les sociaux-impérialistes soviétiques et l'impérialisme américain qui ont créé la guerre civile en Angola et qui l'alimentent. Mais il convient de souligner que le principal responsable de cette guerre civile est le social-impérialisme soviétique qui fournit seulement maintenant au MPLA une aide militaire qui dépasse de loin toutes ces fournitures d'armes en quantité et en qualité au MPLA au moment de la lutte contre le colonialisme portugais, et qui se permet de classer arbitrairement les mouvements angolais en révolutionnaire (cas du MLPA) et en réactionnaires (cas du FNLA et de l'Unita). C'est à ce point de vue que se sont ralliés tous les satellites de l'URSS, les pouvoirs pseudo-révolutionnaires africains et la direction actuelle de la FEANF dirigée par Quenum Fidèle.

Nous pensons que la position conséquente des anti-impérialistes à l'heure actuelle, consiste à soutenir la lutte du vaillant peuple angolais et d'œuvrer pour la création d'un large front uni de toutes les forces patriotiques angolaises. Le peuple angolais au passé glorieux et riche d'enseignement pourra mener jusqu'au bout la lutte contre l'impérialisme, principalement l'impérialisme américain et le social-impérialisme soviétique. Toute position contraire à l'heure actuelle ne peut que contribuer à accentuer la division du peuple angolais et à activer la guerre civile.

A la lumière de ce qui précède, la position du comité exécutif de la FEANF dirigé par Quenum Fidèle, qui consiste à dire que "le MPLA poursuit concrètement la lutte contre l'ennemi principal du moment du peuple angolais sans risque apparent d'hypothèque de l'indépendance de l'Angola" ; et qui présente le seul FNLA comme "organisation guidée par un anticommunisme primaire" est, comme disent les camarades de l'A.G. E. G. , une position pro-soviétique à 100 % qu'il convient de dénoncer jusqu'au bout, car elle fait apparaître encore une fois et avec clarté, le fait que Quenum Fidèle et son comité exécutif sont des agents du social-impérialisme soviétique, et qu'ils font bruyamment depuis un certain temps, une propagande nocive pro-soviétique au sein de notre organisation. De l'analyse qui précède, il ressort clairement que le social-impérialisme est bel et bien un impérialisme aussi dangereux, sinon plus, que l’impérialisme classique, d'où la nécessité de mener une lutte conséquente et vigoureuse contre lui.

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