L'abécédaire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy (2007-2012)








télécharger 104.38 Kb.
titreL'abécédaire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy (2007-2012)
page1/4
date de publication28.12.2016
taille104.38 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4

L'abécédaire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy (2007-2012)


Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur Facebook



Voici notre quatrième mise à jour de l’abécédaire de ses promesses non tenues,
réalisé une première fois en décembre 2008, une seconde fois en mai 2010, et une troisième en mai dernier. L'exercice touche à sa fin. En mai 2010, les communicants de l'Elysée avaient déjà publié un premier feuillet d'auto-justification publié par les communicants de l'Elysée, réactualisé l'an passé.

Il y a un an, Nicolas Sarkozy promettait une année utile aux Français pour 2011. Il n'a finalement rien fait sauf campagne planqué et en coulisses.

Toutes les citations qui suivent sont malheureusement de Nicolas Sarkozy. Elles émanent de son propre abécédaire des promesses à tenir, que l'UMP a retiré du Web fin 2010. Rassurez-vous, quelques blogueurs en ont conservé la trace exhaustive, comme Yann Savidan, le Sarkopithèque ou Intox2007).

Accès à la propriété 
« Depuis des années, on vous dit qu’on ne peut rien contre la crise du logement. (...) Je veux permettre à chaque ménage d’être propriétaire, parce que la propriété est le rêve de chacun d’entre nous.» En 2007, le candidat Sarkozy voulait une France de propriétaires. Il vantait même les vertus du crédit hypothécaire, quelques semaines seulement avant la gigantesque crise des subprimes aux Etats-Unis. « Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement

Votées dès 2007, les premières mesures de soutien à la propriété, via la défiscalisation des premières années d'intérêts d'emprunts se sont révélées inutiles, coûteuses et anachroniques. La France manque de logements, pas de crédits immobiliers. Cette défiscalisation a entretenu une bulle financière. A l'automne 2010, la mesure est supprimée, au profit d'un dispositif de prêt à taux zéro accessible à tous... même aux plus riches.

Afrique
« Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d'aider les gouvernements corrompus, en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à l'Afrique. Je m'intéresse à l'Afrique et je la respecte. » Le 26 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a prononcé l'un des discours les plus humiliants à l'égard de l'Afrique. Son « homme africain » n'était « pas assez entré dans l'histoire.» Son conseiller spécial, non élu mais très bavard, Henri Guaino, en était l'auteur. Sarkozy, pendant et après sa campagne, a aussi consolidé la Françafrique, ces réseaux occultes, hors diplomatie, qui mélanges gros intérêts privés et petites corruptions individuelles. Son Union pour la Méditerranée lui a permis d'embrasser Bachar el-Assad, le boucher syrien qui, trois ans plus tard, tua plus de 400 manifestants contestataires.
En 2011, les printemps arabes ont surpris la Sarkofrance. Michèle Alliot-Marie passait ses vacances de Noël en Tunisie invitée par un proche du régime quand les émeutes démarraient. Trois jours avant la chute de l'autocrate Ben Ali, en janvier, MAM proposait encore du matériel répressif au régime. Le nouvel ambassadeur français sur place, un jeune dénommé Boillon, fut menacé d'expulsion après des déclarations narcissiques et hors propos. En Egypte, même ignorance française. Sarkozy s'est rattrapé s'attaquant militairement à la Libye de Kadhafi, un ancien soutien.

Agriculture
« Je soutiendrai l’agriculture et l’industrie agroalimentaire » En 4 ans, Sarkozy a beaucoup parlé de l'agriculture. Il a tout promis mais n'a pas fait grand chose. Depuis sa déculottée aux élections régionales en 2010, il a multiplié les déplacements en terre agricole. Et nos paysans ont tout entendu: identité nationale (avec un discours répété deux mot pour mot à 6 mois d'intervalles en 2009), désert médical, prêts bonifiés pour les nécessiteux (50 millions d'euros, quel effort!), défense du bois, revalorisation des tarifs de rachat d'électricité, défense des éleveurs contre les algues vertes. L’agriculture avait subi la crise de plein fouet, plus tôt que les autres, à cause de la flambée des prix de l'énergie. De Salon en Salon, il se glisse dans la peau d'un Chirac immobile qui flatte les croupes et les égos.

En février 2008, pour son premier Salon de l'agriculture, Sarkozy promet de réformer la PAC par anticipation, pour redistribuer les aides aux plus fragiles. Il n'en sera rien. En 2009, son ministre Bruno Le Maire avait commencé par une bourde, en suggérant que les producteurs de fruits et légumes remboursent des aides européennes. Le Monarque avait promis la garantie des prix aux producteurs. En 2010, il n'impose qu'un engagement glissant de modération de marges sans prix d'achat plancher. La grande distribution est ravie. Le G20 français devait déboucher sur une nouvelle régulation des marchés. Il n'en sera rien. En 2011, le secteur des fruits et légumes est toujours en crise. En fin d'année, le gouvernement supprimait deux des plus grosses aides agricoles pour 2012, le remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (140 millions d'euros), et l'exonération des parts départementales et régionales de taxe foncières sur les terres agricoles (200 millions d'euros).

« Il ne faut pas penser à l'agriculture à un an seulement des élections » commenta un agriculteur, lucide, lors de l'une de ses dernières visites.

Allocations Familiales
« J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. » Dès avril 2008, les familles en furent pour leurs frais, en apprenant que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. A compter de 2012, les conditions d'accès aux allocations dépendant des revenus (complément familial, prime de naissance ou d’adoption, allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant) sont durcies. Leurs calculs intègrera les indemnités journalières d’accidents du travail et de maladies professionnelles. En revanche, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu supprimer les allocs de base aux ménages aisés.

Allocations chômage
« Comme souvent en France, en matière de chômage ou en matière de minima sociaux, on indemnise chichement, mais longtemps. Alors qu'il faudrait indemniser fortement, mais brièvement pour que chacun soit incité à reprendre rapidement un emploi. Je propose que l'allocation chômage ne puisse pas être inférieure au salaire minimum, mais que nul ne puisse refuser plus de trois offres d'emploi correspondant à ses compétences. » Les allocations chômage n'ont pas été réévaluées comme promis. Un demandeur d'emploi sur deux n'est pas indemnisé par pôle emploi; 700.000 se rabattent sur le RSA. En octobre 2008, au plus fort de la crise, le dispositif de l'offre raisonnable d'emploi a été adopté : trois offres refusées déclenchent une suspension des allocations chômage pendant 2 mois. En 2010, l'agence désinscrivait un demandeur d'emploi sur deux.

Autorité
« Je ne crois pas à la République sans un minimum d'ordre, l'ordre républicain, je ne crois pas qu'on peut tout faire, je crois à la justice, mais je crois aussi à la fermeté. » Depuis qu'il est élu, les violences aux personnes, et même les incivilités aux représentants de l'ordre n'ont cessé d'augmenter. La césure entre police et population devient préoccupante. Par petites touches, différents ministres de l'intérieur ont tenté de réintégrer la police de proximité.

Banlieues
« Si je suis élu je mettrai en œuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi.» Le plan Marshall n'a pas eu lieu. Nommée  secrétaire d’Etat à la Ville en mai 2007, virée en novembre 2010, placardisée un mois plus tard comme inspectrice de l'IGAS,  Fadela Amara a peu tenté mais tout avalé. Comme son chef, elle a confondu la parole avec l'action: site web participatif (en juin 2007), «plan anti-glandouille » (août 2007), plan « Banlieues Espoirs » en février 2008 soi-disant doté d'un milliard d'euros. Au final, elle s'abrita derrière le plan ANRU (34 milliards d’euros) pour la rénovation urbaine mis en place  … en 2004. En décembre 2010, son remplaçant, l'ancien communiste devenu centriste Maurice Leroy prévient : « Je ne suis pas Merlin l'Enchanteur, je n'ai pas de baguette magique. » Depuis 2009, Sarkozy a réduit les dépenses fiscales et sociales consacrées à l'activité dans les quartiers défavorisés, tout comme les crédits nationaux alloués aux actions locales.

Bouclier Fiscal
« Pour redonner confiance aux investisseurs, (…) il faut d’abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l’une des difficultés concrètes est fiscale. C’est pour cela que j’ai toujours défendu l’idée d’un bouclier fiscal qui limite à un pourcentage donné les prélèvements qui peuvent s’accumuler, une année donnée, sur le revenu d’un même contribuable. Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné.»
Pendant 3 ans, Nicolas Sarkozy a expliqué que le bouclier fiscal existait en Allemagne. En 2010, au nom de la convergence fiscale franco-allemande, il l'a carrément supprimé. Mesure phare du paquet fiscal de 2007, l’abaissement du bouclier fiscal de 60% à 50% des revenus, ajouté à l’intégration de la CSG et de la CRDS dans son assiette, n’a pas produit les effets escomptés : les exilés fiscaux ne sont pas revenus en masse en France. Les investissements étrangers en France n’ont pas varié. Au printemps 2010, le bouclier fiscal devient un boulet électoral, le symbole de cette présidence des riches. Il est supprimé. Sarkozy se cache derrière l'harmonisation fiscale avec l'Allemagne pour justifier la pirouette. Et promet une grande réforme de la fiscalité.... du patrimoine. En mars 2011, François Baroin présente le projet. Les Très Riches auront un dernier cadeau : le bouclier ne sera supprimé qu'en 2012 (1000 contribuables se partageront 370 millions d'euros), mais l'ISF sera assoupli dès 2011, pour 1,3 milliard d'euros.

Capitalisme
« Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. » Contre les délocalisations, Sarkozy s’est réfugié derrière des incantations. Sur la régulation du capitalisme mondial, ses discours aux accents gauchistes ont fait rire à l’étranger. L'année 2011 devait être décisive puisque la France organisait les G8 (à Deauville) et G20 (à Cannes). Il n'en fut rien. La crise européenne a occupé toutes les énergies. Les marchés financiers, pas davantage régulés depuis le Grand Sauvetage de 2008, faisaient payer à une Europe sans tête l'incohérence de sa politique économique.

Chaque année depuis 2007, le Monarque promit aussi qu’il édictera une loi sur le partage de la valeur ajoutée. Finalement, en mars 2011, il s'est rabattu sur une ridicule prime dite « de 1000 euros », d'un montant variable et négocié par entreprise, elle sera réservée aux entreprises qui augmentent leurs dividendes et exonéré de cotisations sociales. Comme elle réduit les résultats, elle réduit la participation.

Carte scolaire
« Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements. » Sarkozy a simplement supprimé la carte scolaire, mais de la façon la plus inefficace et hypocrite qui soit : les parents seront servis parmi les 10 établissements qu'ils auront choisi... Rien que ça. Le résultat est terrible. Les établissements les plus défavorisées sont gravement déstabilisés. Et se plaignent, en vain. L'obligation de mixité sociale n'a jamais été proposée, votée, ni appliquée.
  1   2   3   4

similaire:

L\Discours du president nicolas sarkozy

L\Discours de nicolas sarkozy à MÎmes, 27 novembre 2014
«nous», IL y avait toute l’émotion que ressent toujours celui qui est fier d’être Français lorsqu’on lui parle de son pays et de...

L\Article 133 Récapitulatif des marchés pour l'année 2012, en application...

L\10. 1 L’Importance Vitale Du Baptême
«Le salut vient des Juifs» (Jean 4: 22) dans le sens que les promesses qui concernent la salut ont été faites à Abraham et à sa descendance....

L\Note. Le président sur tous les fronts depuis l’élection de Nicolas...
«Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes...

L\Indépendance Cha-cha, une histoire de la décolonisation française
«françafrique», les interventions militaires françaises depuis 1960, l’affaire des «biens mal acquis», l’abrogation de la loi mémoriel...

L\Synthèse des deux réunions du groupe transversal (11 octobre 2007 / 16 octobre 2007) 167

L\Bmw media Information 9/2007 Page b mw au Salon international de...
«bmw efficientDynamics» et sa mise en œuvre dans un grand nombre de nouveaux modèles constituent le centre d’intérêt de la présentation...

L\Abécédaire partiel, et partial, de la mondialisation
«mondialisation de l'économie», et son corollaire plus direct de «victoire du marché», se cache un mode de fonctionnement et de domination...

L\Vu la résolution n° 001-2007/an du 04 juin 2007, portant validation...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com