Rapport initial du senegal








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Source : ANSD.RGPHAE 2013

Selon le type de handicap, on peut faire les observations suivantes :
Les personnes ayant des difficultés à voir
Les régions de Dakar et Ziguinchor enregistrent les taux de handicapés visuels les plus élevés, avec respectivement 2,1% et 2,6%. Les régions de Fatick, Saint Louis et Matam se situent à hauteur de la moyenne nationale avec des taux de prévalence variant entre 1,5% et 1,6%. Les taux les plus faibles sont observés dans les régions de Tambacounda (1%) et Kédougou (1%).
Les personnes ayant des difficultés à entendre
Quelle que soit la région considérée, ces personnes représentent moins de 1% de la population de la localité. Globalement, les disparités régionales sont assez faibles en termes de prévalence du handicap auditif.

Les personnes ayant des difficultés à marcher
Avec 2,2%, 2,0% et 1,9%, les régions de Matam, Saint Louis et Ziguinchor enregistrent les niveaux de prévalence du handicap moteur les plus élevés. Les taux de prévalence les plus faibles sont, quant à eux, constatés à Kolda, Sédhiou, Kédougou et Tambacounda, avec des niveaux variant entre 1,0% et 1,1%.
Les personnes ayant des difficultés à se souvenir
Les difficultés à se souvenir ou à se concentrer se retrouvent davantage dans les régions de Ziguinchor et Matam, avec respectivement 1,3% et 1,1% de prévalence. Cette situation contraste avec celle des régions de Diourbel, Kaolack et Kédougou. Dans ces dernières, on observe 0,6% de personnes ayant des difficultés à se concentrer.
Les personnes ayant des difficultés à prendre soin d’elles-mêmes
Tout comme le handicap auditif, les difficultés à prendre soin de soi sont assez rares, quelle que soit la région de résidence, puisqu’elles concernent moins de 1% de la population par région. Par ailleurs, il n’existe pas de différences significatives entre régions de résidence, les taux de prévalence variant entre 0,5% et 0,7%.
Les personnes ayant des difficultés à communiquer
Les proportions les plus importantes de personnes souffrant de cette forme de handicap se retrouvent dans les régions de Kédougou (1,9%), Matam (1,6%) et Tambacounda (1,5%). A l’opposé, les régions de Dakar et Kaolack se distinguent par les taux de prévalence les plus faibles, avc 0,7% chacune.
3- CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES PERSONNES HANDICAPEES


  1. STRUCTURE PAR AGE ET SEXE DES PERSONNES HANDICAPEES


Le rapport global de masculinité montre que les personnes en situation de handicap sont majoritaires chez les femmes. En effet, au niveau national, parmi la population des personnes vivant avec un handicap, on dénombre 88 hommes pour 100 femmes. De façon plus détaillée, on constate qu’entre 0 et 14 ans, les personnes vivant avec un handicap de sexe masculin sont plus nombreuses que celles de sexe féminin. Entre 16 et 55 ans, on observe une tendance inverse avec des effectifs de personnes en situation de handicap de sexe féminin plus importants que ceux de sexe masculin. Au delà de 55 ans, le rapport de masculinité connait des fluctuations, même si l’effectif des femmes reste toujours majoritaire.

La pyramide des âges, à partir des taux de prévalence du handicap par groupes d’âges, se caractérise par une base rétrécie et un sommet élargi. En d’autres termes, le risque de se retrouver en situation de handicap augmente avec l’âge. Avant l’âge de 40 ans, les taux de prévalence du handicap sont relativement faibles, puisqu’ils se situent en deçà de 10%. Au delà de 40 ans, cette prévalence augmente rapidement pour atteindre 50% à 90 ans.


  1. SITUATION MATRIMONIALE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP


Dans l’ensemble, la prévalence du handicap est plus élevée chez les personnes veuves avec 30,5% de personnes atteintes de limitations. Les proportions les plus faibles se retrouvent chez les célibataires avec 3,0% de personnes en situation de handicap. Selon le sexe, on observe des tendances similaires avec 31,5% et 30,5% de veufs et de veuves en situation de handicap. Ces résultats devraient être analysés avec précaution. En effet, la structure des taux de prévalence du handicap exposée dans la pyramide ci-dessus a démontré une augmentation du risque avec l’âge. Vu le lien qui existe entre l’état matrimonial et l’âge (les célibataires sont majoritairement jeunes, les veufs/veuves sont majoritairement âgés), les résultats obtenus selon le statut matrimonial pourraient refléter, de façon indirecte, un effet de la structure par âge de la population vivant avec un handicap.

Tableau 3 : Prévalence du handicap (%) par sexe selon l’état matrimonial en 2013


Etat matrimonial


Prévalence du handicap


Ensemble

Masculin

Féminin

Monogame

9,8

7,1

8,5

Polygame

16,9

9,6

11,6

Célibataire

2,9

3,1

3,0

Veuf/Veuve

31,5

30,5

30,5

Divorcé(e)

13,0

10,1

10,8

Union libre (concubinage)

6,9

17,3

13,5

Séparé(e)

14,2

18,6

17,1

Source : ANSD.RGPHAE 2013

  1. FREQUENTATION SCOLAIRE ET ALPHABETISATION DES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP


Fréquentation scolaire

En examinant le graphique ci dessous, on se rend compte que la prévalence du handicap est plus élevée chez les personnes n’ayant jamais fréquenté l’école avec 7,6%. Cette même tendance s’observe chez les femmes où on dénombre 8,3% de personnes en situation de handicap parmi celles qui n’ont jamais fréquenté l’école, contre 2,1% chez celles qui fréquentent actuellement et 7% chez celles qui ont fréquenté. Chez les hommes, la prévalence du handicap est plus élevée chez ceux qui ont déjà fréquenté avec 7,9% contre 2,1% pour ceux qui fréquentaient l’école au moment du recensement. En somme, quel que soit le sexe considéré, le pourcentage de personnes en situation de handicap est plus faible chez celles qui fréquentaient l’école au moment du recensement.
Alphabétisation
Quel que soit le sexe, la prévalence du handicap est plus importante chez les personnes ne sachant ni lire ni écrire dans une langue quelconque. Dans l’ensemble, 8,5% des personnes non alphabétisées sont en situation de handicap, contre 5,5% chez les personnes alphabétisées. Ces disparités sont plus accentuées chez les personnes de sexe féminin avec une prévalence du handicap chez les alphabétisées de 4,7% contre 9,1% chez les analphabètes.

4 - CARACTERISTIQUES ECONOMIQUES DES PERSONNES HANDICAPEES
Le travail est un facteur d’intégration sociale pour l’individu en tant que membre de la société. C’est dans ce sens qu’il occupe une place de choix dans les programmes de lutte contre la pauvreté et l’exclusion des personnes en situation de handicap. Dans cette partie, ne seront traités que le statut d’occupation des individus âgés de 15 ans et plus et leur statut dans l’occupation.


  1. OCCUPATION


Les difficultés d’intégration des personnes en situation de handicap dans le monde du travail sont bien connues. Il est donc important d’analyser la relation entre le handicap et la situation par rapport à l’occupation. Dans l’ensemble, la prévalence du handicap est plus élevée chez les personnes du troisième âge, les autres inactifs et les chômeurs ayant travaillé, avec respectivement 37,9%, 16,9% et 12,2%. A l’opposé, les proportions les plus faibles de personnes vivant avec un handicap se retrouvent chez les élèves et étudiants (2,3%), les occupés (6,8%) et les occupés au foyer (6,8%).
Cette tendance s’observe aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les limitations visuelles, auditives, motrices et les difficultés à communiquer ou à se concentrer constituent donc des contraintes à l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. En effet, étant donné leur parcours scolaire souvent difficile, ces personnes souffrent, dans la plupart des cas, d’un niveau de qualification inférieur à la moyenne. A cela, s’ajoute la propension des entreprises à ne pas recruter des personnes souffrant de quelques limitations.
Tableau 4 : Prévalence du handicap (%) par sexe selon la situation par rapport à l’occupation en 2013

Situation par rapport à l’occupation

Prévalence handicap


Ensemble

Masculin

Féminin

Occupé

6,3

8,2

6,8

Chômeur ayant travaillé

12,1

12,8

12,2

A la recherche d’un premier emploi

7,5

5,9

6,6

Occupé au foyer




6,8

6,8

Etudiant/élève

2,1

2,6

2,3

Rentier

7,8

12,3

8,9

Retraité et personne du 3è âge

37,0

39,0

37,9

Autres inactifs

14,7

19,1

16,9

Source : ANSD.RGPHAE 2013
Le statut dans l’occupation permet de mieux appréhender l’emploi des personnes en situation de handicap.

  1. STATUT DANS L’OCCUPATION


La situation dans l’occupation concerne les personnes actives occupées ou chômeurs ayant déjà travaillé. Dans l’ensemble, la prévalence du handicap est plus élevée chez les autres actifs (8,7%) et les travailleurs indépendants (7,6%). A l’opposé, cette prévalence est plus faible chez les apprentis (2,7%), les aides familiaux (5,7%) et les salariés temporaires (5,5%). Selon le sexe, les taux de prévalence les plus élevés se retrouvent parmi les travailleurs indépendants pour les femmes (9,5%) et parmi les autres actifs pour les hommes (8,3%). La proportion des personnes en situation de handicap parmi les salariés temporaires ou les apprentis demeure relativement faible, quel que soit le sexe.
Tableau 5 : Prévalence du handicap (%) par sexe selon la situation dans l’occupation en 2013


Situation dans l’occupation

Masculin

Féminin

Ensemble

Travailleur indépendant

6,9

9,5

7,6

Employeur/Patron

5,7

6,5

5,8

Salarié/Employé permanent

7,0

6,5

6,9

Salarié/Employé temporaire

5,4

5,8

5,5

Apprenti

2,5

3,3

2,7

Aide familial

4,8

7,3

5,7

Autres

8,3

9,3

8,7

Source : ANSD.RGPHAE 2013
5- PREVALENCE DU HANDICAP SELON LA NATIONALITE EN 2013

L’examen des variations de la prévalence du handicap selon la nationalité montre qu’il n’existe pas de différence significative entre ceux qui sont de nationalité étrangère et les Sénégalais. En effet, tous sexes confondus, la prévalence du handicap est à peu près la même chez les Sénégalais comme chez les domiciliés de nationalité étrangère. Cependant, en prenant en compte les variations selon le sexe, il apparaît un risque légèrement plus élevé de limitation chez les étrangers (5,7% pour les hommes et 6,2% pour les femmes) par comparaison aux Sénégalais (5,6% pour les hommes et 6,2% pour les femmes).

Le législateur Sénégalais, à travers la loi d’orientation N°2010- 15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées, s’est conformé aux principes généraux et les obligations prévues par les articles 3 et 4 de la Convention.

Ainsi, la personne handicapée est définie par l'article premier de cette loi comme “la personne qui présente des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut porter atteinte à sa pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité”.

L’article 2 de cette loi intègre la spécificité de la personne handicapée, en précisant que  toutes les dispositions ou actes qui ont pour conséquences, l’exclusion ou peuvent causer la réduction des chances ou un préjudice aux personnes handicapées sont considérés comme discriminatoires. En effet, ces dispositions permettent de rendre effective la participation des personnes handicapées et tendent à éliminer les divers obstacles qui peuvent inclure des barrières physiques.

D’ailleurs, la “ carte d’égalité des chances” instituée par la loi du 6 juillet 2010, permet à son titulaire de bénéficier des droits et avantages en matière d’accès aux soins de santé, de réadaptation, d’aide technique, financière, d’éducation, de formation, d’emploi, de transport, ainsi qu’à tout autre avantage susceptible de contribuer à la promotion et à la protection de ses droits en tant que personne handicapée. Ces avantages sont étendus à ceux qui assistent une personne lourdement handicapée pour lui permettre d’assurer au mieux sa mission d’assistance.

Pour que les dispositions de la Convention s’appliquent sur le territoire de la République, le décret 2012-1038 du 02 octobre 2012 met en place des commissions techniques départementales.
En effet, pour matérialiser le concept d’éducation inclusive et l’appui aux personnes vivant avec un handicap en vue de leur offrir des chances réelles de sécurité et d’épanouissement social, ce décret institue au niveau de chaque département une commission technique chargée d’instruire les dossiers de demandes de cartes d’égalité des chances et de dresser un procès-verbal précisant la liste des candidats éligibles.

Le Sénégal envisage de mettre en place un fonds d’appui pour les personnes handicapées, destiné à financer et à promouvoir la pleine participation, l’intégration et l’activité économique des personnes handicapées.

De même, dans le cadre du suivi des directives du conseil interministériel sur le handicap du 30 octobre 2001, l’Etat du Sénégal a initié en 2006, un Programme National de Réadaptation à Base Communautaire (PNRBC) qui vise l’insertion socio-économique des personnes handicapées.

La disposition relative aux aménagements raisonnables prévue par la convention est prise en compte dans la loi d’orientation sociale portant création d’un cadre favorable à la personne handicapée.

Aux termes de l’article 31 de cette loi “l’Etat, les Collectivités locales et les organismes publics et privés ouverts au public, adaptent,chacun dans son domaine, et selon les critères internationaux d’accessibilité, les édifices, les routes, les trottoirs, les espaces extérieurs, les moyens de transport et de communication, de manière à permettre aux personnes handicapées d’y accéder, de s’y déplacer, d’utiliser leurs services et de bénéficier de leurs prestations”.

De plus, la prise en charge effective des personnes en situation de handicap se traduit par une forte implication des associations et des institutions qui s’investissent dans la défense et la promotion de leurs droits. En outre, l'Etat assure une aide financière, humaine et matérielle, ainsi qu'un soutien technique aux organisations et structures œuvrant dans le domaine de l’éducation surtout des personnes atteintes d’un handicap lourd.

Ces mesures incitatives spéciales en faveur des personnes handicapées qui visent à garantir l’égalité effective de chance et de traitement, sont considérées comme une discrimination positive.
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