Notes mensuelle d’analyses de janvier 2016 d’








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En ce qui concerne les PME

La demande de nouveaux crédits d’investissement est quasi stable : 23% des PME ont exprimé une demande ce trimestre (après 21-24% les 3 trimestres précédents) ; 93 % les ont obtenu en totalité ou en grande partie

7% ont demandé un crédit de trésorerie ; 84% les ont obtenus en totalité ou en grande partie, contre 74 à 80% les 3 trimestres précédents.
En ce qui concerne les TPE

La demande de nouveaux crédits d’investissement est quasi stable : 12% des TPE ont exprimé une demande ce trimestre (après 11-12% les 3 trimestres précédents) ; 82% les ont obtenus en totalité ou en grande partie (78-84% les 3 trimestres précédents)

8% ont demandé un crédit de trésorerie (contre 9 à 11% les 3 trimestres précédents) ; 63% des TPE ont obtenu en totalité ou en grande partie les crédits demandés, après 59-65% les 3 trimestres précédents.
A titre de comparaison, 27% des ETI ont sollicité un financement d’investissement ; 95 % l’ont obtenu en totalité ou en grande partie ; 8% ont sollicité un crédit de trésorerie ; 90% l’ont obtenu. Rappelons que les ETI ont accès au marché des titres privés, ce qui doit être pris en considération dans l’interprétation de ces résultats.


Impact Partenaires, regroupant des grandes entreprises, a réuni 44 millions€ dans un fonds de capital-risque, pour financer des start-up issues des quartiers difficiles

« 1er baromètre économique des quartiers : anticipations économiques des PME en QPV », Impact Partenaires et AltaValue, janvier

« Comment le gotha français des affaires s'invite au capital des entrepreneurs des banlieues », les echos.fr du 18 janvier
1812 entreprises, localisées dans les quartiers politique de la Ville, font état d’un chiffre d’affaires de plus de 1,5M€ et publient leurs comptes avec un historique de 5 années.
« Lancée à l'initiative d'Eric de Rothschild, Alain Joly (ex-patron d'Air Liquide), Henri Lachmann (Schneider Electric) ou encore Claude Bébéar, ainsi que des pionniers du private equity (Apax, Astorg, LBO France, etc.) et des institutionnels (FFP, le holding de la famille Peugeot, Bouygues, Crédit Agricole, BNP Paribas, etc.), la société d'investissement Impact Partenaires a aujourd'hui atteint sa vitesse de croisière. » Le fonds n'investit plus dès la phase de création, où la sinistralité est forte ; il vise d'abord la performance financière, avant de prétendre à une performance sociale.
Selon leurs observations, les PME implantées en QPV ont à la fois un CA moyen supérieur et une croissance plus rapide que sur l’ensemble du territoire français ; la moitié des entreprises ne sont pas endettées.
Le fonds a déployé des tickets de 100.000 à 2M€ dans une vingtaine d'entreprises, afin de créer des emplois dans ces quartiers défavorisés. Concentré au départ sur l'Ile-de-France (un tiers de ses investissements en Seine-Saint-Denis), Impact Partenaires a créé en sept ans une centaine d'emplois (sur 600) dans des jeunes entreprises en croissance de 15% à 20% par an.
Après avoir soutenu 45 PME, FinanCités, une société de capital-risque solidaire de PlaNet Finance dotée de 6,5M€, n'a pas levé de nouveau véhicule.

Le fonds « banlieues » (plus de 100M€), initié par le Qatar, n’a pas survécu ; critiqué par la classe politique, qui y voyait une volonté d'islamiser les jeunes de ces quartiers, il avait été enterré sous la forme d'un fonds franco-qatari de soutien aux PME par les pouvoirs publics.

Innovation

En 2014, les PME représentent 77,4% des personnes morales françaises qui ont déposé une demande de brevet publiée à l’INPI, et 22,6% des demandes.

« Les PME et ETI déposantes de brevets en 2014 », Analyses INPI, novembre
Sur les 9 765 demandes de brevet, par la voie nationale, publiées en 2014, 22,6% émanent de PME (2 578 demandes), contre 57% pour les grandes entreprises (6 494 demandes) et 6,1% pour les ETI (693 demandes). Les parts des PME, des ETI, et des grandes entreprises dans les demandes de brevet des personnes morales françaises sont stables depuis 2011 (2 484 en 2012, 2 544 en 2013).
2 774 personnes morales françaises distinctes ont eu au moins une demande de brevet publiée, dont 1 855 PME (67% des déposantes), la plupart n’ayant déposé qu’une demande (en moyenne 1,4).

290 ETI ont déposé en moyenne 2,4 demandes. Par contre, les 428 grandes entreprises françaises ont déposé en moyenne 15,2 demandes.
85% ont recours à la voie nationale, notamment pour le premier dépôt. Quand elles souhaitent étendre leur demande à l’étranger, la procédure nationale est utilisée comme première étape, ce qu’ont fait la moitié des PME, contre 68% pour les ETI.
Les PME sont fortement spécialisées en méthodes de traitement de données à des fins de gestion, technologies médicales, manutention, mobilier, jeux, et BTP ; elles le sont également en audiovisuel, analyses de matériels biologiques, contrôle, chimie alimentaire, machines-outils, autres machines spécialisées, et autres biens de consommation.

Les ETI sont quant à elles fortement spécialisées en BTP, mais également en chimie alimentaire, machines à fabriquer du papier et des textiles, et procédés et appareils thermiques et également en semi-conducteurs, technologies médicales, biotechnologies, manutention, et composants mécaniques.

À l’inverse, les PME et les ETI sont faiblement spécialisées dans des domaines technologiques nécessitant de lourds investissements en coûts fixes dans les domaines technologiques des transmissions d’informations numériques, des circuits électroniques fondamentaux, de la chimie organique fine, des biotechnologies, de la métallurgie, des nanotechnologies, des moteurs -pompes- turbines et des transports.

Développement des entreprises

Une entreprise familiale très ancienne, toujours en pointe pour se développer

« Mollat, première librairie indépendante de France, affaire de famille transmise de père en fils depuis 1896, est dirigée par un médecin féru de technologies. », La Croix du 23 01
La première librairie indépendante de France, passée de père en fils, célèbre ses cent vingt ans.

Le fils médecin a repris l’affaire familiale ; « Denis Mollat est un cartésien qui aime les plaisirs de la vie, un hédoniste méthodique qui connaît les bonnes tables et les grands crus, un pragmatique inventif, d’une courtoisie pateline, discrètement secret. Membre de différents cercles honorables où cette ville affine sa distinction, Denis Mollat ressemble à Bordeaux dont il est l’un des ambassadeurs, en même temps que son émanation. »

« Après sept ans de réflexion passés à observer et comprendre les mécanismes de cette entreprise, les rouages des relations avec les éditeurs et les clients, Denis Mollat prend les commandes. La Fnac vient de s’implanter et Virgin ouvre un Mégastore au bout de la rue, avec le but avoué de supplanter cette librairie jugée obsolète » ; Virgin depuis a fermé.
L’entreprise dispose de près d’un hectare de locaux regroupés en plein centre-ville dont elle est propriétaire, et de 18 kms de rayonnage ; en un siècle, la surface de la librairie a été multipliée par vingt ; Le centre-ville est devenu secteur piétonnier et le tramway s’arrête devant sa porte, faisant bondir le chiffre d’affaires. L’entreprise a toujours une longueur d’avance dans la technologie et le numérique.
Les Rencontres avec les auteurs et les conférences se succèdent chaque jour ; elles sont filmées et diffusées en direct sur Internet ; comme pour les livres, ce fonds d’archives est disponible pour tous. L’entreprise va ouvrir dans un ancien garage, à deux pas de la librairie, un espace de 300 places pour des conférences, des expositions, des concerts, du spectacle vivant, avec un studio d’enregistrement, équipé en technologies de pointe. Enfin, le dirigeant est engagé dans la définition d’un nouvel outil de lecture universel pour tablettes. 

Accompagnement des créations, des TPE et PME

Passer au crible le projet commercial

« La Centrifugeuse essore les concepts », business Echos du 7 janvier
900 start-up et PME sont passées par la Centrifugeuse pour faire évoluer un concept, trouver de nouveaux créneaux business, tester une idée, valider un concept, une stratégie, tester une offre commerciale ou affiner une présentation.

Le principe est simple : la Centrifugeuse regroupe plusieurs grandes écoles et partenaires qui animent des ateliers où les porteurs de projets sont confrontés à un certain nombre d’intervenants (entrepreneurs, pépinières, incubateurs, chambres de commerce...).
3 étapes : la 1ére consiste en un tête-à-tête au cours duquel l’entrepreneur expose son projet puis seconde étape, durant trois heures et demie, l’entrepreneur l’expose à une dizaine de participants qui lui feront un retour “bienveillant mais sans langue de bois”. C’est le principe-même d’une centrifugeuse, qui tord une idée en tous sens. La troisième phase consiste en un débriefing

Un modèle qui peut faire gagner six mois dans le développement d’un projet

Le MOOV’JE en chiffres

« « Les bons comptes font les belles années... », carte de vœux du MOOV’JE, janvier
4 antennes (Lyon, Nantes, Paris, Toulouse)

16 175 jeunes rencontrés, 1 023 candidats au prix MOOV’JE :

Innovons ensemble, 525 dossiers de candidature reçus, 140 entrepreneurs lauréats du programme de mentorat

11 partenaires, 121 mentors

73 évènements
Secteur d’activités

La DGE recense, fin 2013, au sein des entreprises libérales 896 000 entreprises et 180 800 autoentrepreneurs actifs ; les libéraux non autoentrepreneurs emploient 941 100 salariés

« Chiffres clés des professions libérales », édition 2015, études économiques, DGE, non daté

Les professions libérales sont définies l'article 29 la loi n°2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives : elles groupent les personnes exerçant à titre habituel, de manière indépendante et sous leur responsabilité, une activité de nature généralement civile ayant pour objet d'assurer, dans l'intérêt du client ou du public, des prestations principalement intellectuelles, techniques ou de soins mises en œuvre au moyen de qualifications professionnelles appropriées et dans le respect de principes éthiques ou d'une déontologie professionnelle, sans préjudice des dispositions législatives applicables aux autres formes de travail indépendant.

Source : Insee, Esane 2013 et pour les non-salariés base non-salariés 2012

Cette note de la DGE recense 896 000 entreprises libérales (hors autoentrepreneurs en 2013), alors que le site de la DGE pour la même date recense 774 882 entreprises, avec des sources différentes (UNASA, ARAPL, AGAPS) ?

Les données ci-après se calent sur la publication de fin décembre


Au 31 12 2013

Droit

Santé

"technique"

Total

Fiche publiée fin 2015 (hors autoentrepreneurs)

59 700

421 900

414 400

896 000

Fiche publiée fin 2015 (autoentrepreneurs actifs)

900

21 700

158 200

180 800

Données sur le site DGE

72 174

439 810

262 898

774 882


Les entreprises classiques du droit sont largement le fait des avocats, celles de la santé, des médecins généralistes, spécialistes et des infirmiers, celles de la « technique », des services aux entreprises, des courtiers.
La santé et le technique (services aux entreprises, architecture…) sont très présents dans le flux des entreprises libérales (47% pour la santé et 47% pour le technique, contre 7% pour le droit) ; le secteur technique est encore plus présent dans le flux des salariés (61% contre 28 pour la santé et 10 pour le droit) ; il en est de même en création d’entreprise où le technique couvre 59% des créations classiques et 87% des autoentrepreneurs.

Les salariés du technique sont bien plus souvent cadres (ou chefs d’entreprise salarié) pour 42% des salariés contre 17 à 19% pour les 2 autres secteurs.


 

 

Entreprises (en milliers) 2013 et 2012 pour AE

Créations d'entreprise en 2013

classiques

Autoentrepreneurs actifs

Salariés

classiques

Autoentrepreneurs actifs

Santé

421,9

21,7

265,1

22 133

9 622

Technique

414,4

158,2

575,6

37 662

69 530

Droit

59,7

0,9

100,3

4 512

475

Ensemble

896

180,8

941,1

64 307

79 627


76% des entreprises classiques sont en entreprise individuelle, notamment en santé (91%), alors que les entreprises du technique sont à 38% des SARL ou SAS (contre 6 à 8 pour les 2 autres secteurs) ; peu sont en société professionnelle (1,1% mais 11% dans le droit) :


Hors AE

Entreprise individuelle

SARL

SAS

Soc civile professionnelle

Autres

Santé

91,0

5,8

0,2

1,2

1,7

Droit

78,6

7,8

0,6

10,8

2,2

Technique

59,7

31,8

6,7

0,1

1,7

Ensemble

75,7

18,0

3,2

1,3

1,8


Enfin 80% n’ont pas de salarié, 16% entre 1 et 5 et 4,4% 6 et plus ; le droit est plus souvent employeur (32% contre autour de 20% pour les 2 autres secteurs) :


 

0 salarié

1-5 salariés

6-10 salariés

10 salariés et plus

Droit

68,1

22,9

5,1

3,9

Technique

79,7

16,2

2,7

2,4

Santé

82,8

14,3

2,1

0,8

Ensemble

79,9

15,7

2,6

1,8


Le chiffre d’affaires de 2013 est de l’ordre de 172,9Md€ dont 78% chez les moins de 10 salariés et les investissements de 9,8Md€ (44% chez les moins de 10 salariés) :

Investissements

Total en Md€

moyenne par entreprise en M€

Financiers

Incorporels

Corporel

Ensemble

Moyenne par entreprise

Droit total

19,1

332

21

89

98

208

3 484

Dont moins de 10 sal

11,6

209

15

65

76

156




Santé

93,2

231

189

1 532

816

2 537

6 013

Dont moins de 10 sal

80,9

202

119

1 103

532

1 754




Technique

60,6

159

4 431

1 108

1 542

7 081

17 087

Dont moins de 10 sal

41,7

112

2 638

570

1 141

4 349




Ensemble

172,9

205

4 641

2 729

2 455

9 825

10 965

Dont moins de 10 sal

134,2

162

2 772

1 737

1 748

6 257





En 2013, La filière sécurité totalise 60Md€ de chiffre d’affaires (dont 30 pour l’industrie) et près d’un million d’emplois publics et privés (dont 300 000 emplois pour l’industrie et les services marchands).

« Prospective : analyse du marché et des acteurs de la filière industrielle française de sécurité », Etudes économiques DGE/PIPAME, novembre
La filière de la sécurité est en plein développement depuis les années 2000 avec en 2013, 60Md€ (dont 30 pour l’industrie) et près d’un million d’emplois publics et privés (dont 300 000 emplois pour l’industrie et les services marchands).

La partie traditionnelle des activités de sécurité (protection physique, services de gardiennage) stagne, alors que des domaines nouveaux comme les produits et systèmes numériques et robotiques, ou la cyber sécurité, sont en très forte croissance (toutes leurs applications nécessitent d’être fortement sécurisées et d’intégrer des dispositions de protection de la vie privée dès leur conception). Dans le cœur industriel de la filière, on dénombre plus de 1 000 entreprises et dans la partie services, 9 659 entreprises en 2013, dont environ 3 600 emploient un salarié au moins.
Les budgets des services publics de sécurité (police, pompiers, justice, militaires, douanes, sécurité civile, garde côtes, etc.) comptent pour 28Md€, avec un effectif de 650 000 personnes ; le secteur marchand de la filière sécurité représente 30Md€ et 302 200 personnes dont 9Md€ et 176 900 personnes pour les services privés de sécurité.

Le poids de la prescription (notamment réglementation) et des achats publics peut être évalué à 60% dans les produits physiques, 50% dans l’électronique et la cyber sécurité et 20 à 25% dans les services privés. Il s’agit de ce qui est acheté directement par les pouvoirs publics, ou ce qui doit être acheté par les utilisateurs en vertu d’obligations réglementaires, ou encore suggéré par les autorités (par exemple en cyber sécurité avec l'ANSSI). Au total les pouvoirs publics sont prescripteurs directement ou indirectement de 44% de la filière marchande.

La filière sécurité en France a été fortement affectée par la crise à partir de 2008. Sa croissance, qui à 5% par an était supérieure à celle du PIB (4%), est tombée à 2% par an depuis 2008 (PIB 1,2%), avec une forte concentration des services privés. La croissance devrait être de 6% sur le cœur industriel, tiré par l’électronique et la cyber sécurité (plus de 10%), et de 2,3% pour les services, au sein desquels les services à forte valeur ajoutée (conseil, formation) se distinguent par une croissance de 7 à 8%.
Entre 2008 et 2013 la filière a perdu entre 15 000 et 20 000 emplois dans le secteur marchand (soit un peu plus de 5% des 300 000 emplois dans la filière sécurité marchande, surtout des emplois peu qualifiés), mais cette perte devrait être plus que compensée dans la période à venir, avec la création de près de 52 000 emplois nouveaux, dont 24 000 dans les systèmes et produits, 12 000 dans la cyber sécurité et 16 000 dans les services. L’évolution des effectifs des services publics de sécurité est soumise à des facteurs contradictoires : contraintes budgétaires d’un côté (-70% en volume des investissements des forces publiques de sécurité de 2006 à 2013), besoins croissants de l’autre (protection, intervention, renseignement).
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni dominent la filière européenne de la sécurité marchande réalisant près de 150Md€ en 2014 (avec 1,74 millions d’emplois), et représentent ensemble 56% de ce total européen, dont 19% pour la France seule. C’est en France que la sécurité pèse le plus dans le PIB (1,3%).

En ce qui concerne les forces de maintien de l’ordre, l’Europe compte environ 1,5 million de policiers et gendarmes, dont 290 000 en Allemagne, 260 000 en France, plus de 200 000 en Espagne, et plus de 150 000 au Royaume-Uni. Ces effectifs de police sont dans l’Union Européenne légèrement supérieurs aux effectifs des services privés de sécurité (1,5 million contre 1,4 million) ; en France le poids de la police est sensiblement plus élevé (262 000 policiers, y compris la police municipale, et gendarmes contre 177 000 dans les services privés).
Un secteur fortement exportateur, en particulier avec les systèmes électroniques sophistiqués (biométrie, systèmes d’identité biométrique à grande échelle, authentification forte, sécurisation des transactions, radiocommunications professionnelles sécurisées, vêtements de protection, hélicoptères) ; les grands groupes y sont exportateurs à plus de 70%.

A leurs côtés, de très nombreuses PME et ETI sont aussi reconnues à l’international et très exportatrices (à plus de 50% de leur chiffre d’affaires) dans des domaines tels que la sécurité numérique, la lutte contre la fraude, les communications, les objets connectés, la vidéosurveillance, la détection, les équipements de protection, les véhicules spéciaux (véhicules d’incendie, fourgons blindés).

80% des entreprises du secteur restauration du patrimoine ont enregistré une baisse continue de leur chiffre d’affaires depuis 2009, du fait notamment de l’érosion des marchés publics, et de la difficulté d’y accéder

« Métiers de la restauration du patrimoine: des TPE à très haut potentiel », Business les Echos du 29/12/2015

Source : le cabinet Xerfi, à la demande de la Commission Professionnelle permanente du Patrimoine a interrogé 359 entreprises de ce secteur.
80% sont artisans ; 54% sont des structures unipersonnelles ; un tiers réalise un chiffre d’affaires inférieur à 30.000€ (chiffre médian entre 50 000 et 100 000€). Leur taille constitue un frein structurel (5 ou 6 salariés en moyenne, mais 80% en ont moins de 5).

Elles sont contraintes de travailler comme sous-traitants, en général pour une entreprise de taille plus importante qui postule et délègue par petits lots aux artisans mais ne réalise pas elle-même le chantier ; n’ayant pas obtenu le marché, les ateliers d’art qui effectuent la prestation ne peuvent pas se servir de ces chantiers prestigieux pour se faire de la publicité ; enfin, les délais de paiement par l’Etat dépassent 90 jours pour 26% des répondants.
La transmission de leurs savoir-faire, extrêmement rares et complexes est mise à mal : Seuls 5% des sondés envisagent de recruter un apprenti ; ces filières, qui correspondent à des savoir-faire déjà en voie de disparition, sont beaucoup trop étroites ; il n’existe pas de centre de formation. 62% de ces professionnels ont d’ailleurs eux-mêmes complété leur formation aux côtés d’un pair dans son atelier, hors de tout cadre formel.
Plusieurs éléments sont toutefois porteurs d’avenir :

- Ces activités peu délocalisables, s’inscrivent dans la durée : les 3/4 des dirigeants sont à la tête de leur entreprise depuis sa création ; 49% des créations d’entreprises ont vu le jour depuis 2000.

- Un changement radical des manières de travailler, fait la part belle au co-working et à l’utilisation des réseaux sociaux. « Traditionnellement, ces acteurs n’avaient pratiquement aucune démarche commerciale. Désormais, les plus jeunes ont une approche proactive. »

- 76% ont aussi développé une activité de création, ce qui leur permet souvent de gagner des marchés, notamment à l’international.





Evolution des marchés, évolution de la société

Au 1er janvier 2016, la France compte 66,6 millions d’habitants, dont 64,5 millions vivent en métropole. La population ne cesse d’augmenter.

« Bilan démographique 2015 : le nombre de décès au plus haut depuis l’après-guerre », Insee Première N°1581, janvier
Au cours de l’année 2015, la population a augmenté de 247 000 personnes, soit une hausse de 0,4%. Le nombre de naissances diminue de 19 000 par rapport à 2014 et s’établit à 800 000 en 2015. Le nombre de décès augmente fortement (+41 000) et atteint 600 000 en 2015 ; le solde naturel (différence entre les nombres de naissances et de décès, soit +200 000), est le plus faible depuis 1976, mais reste le principal moteur de la croissance démographique, bien supérieur au solde migratoire (+47 000).
Entre 2006 et 2014, le solde naturel a augmenté de 2,460 millions (en moyenne 273 000 par an), contre 463 000 pour le solde migratoire (en moyenne 51 400 par an) ; la population 2006 était de 63,186 millions.

L’espérance de vie diminue nettement, à la fois pour les femmes (-0,4 an) et pour les hommes (-0,3 an) ; elle s’établit à 85 ans pour les femmes et 78,9 ans pour les hommes.

La France reste, au 1er janvier 2015, le 2éme pays le plus peuplé d’Europe, derrière l’Allemagne (81,2 millions d’habitants) et devant le Royaume-Uni (64,8 millions).

Début 2016, les moins de 20 ans sont le quart, les 20-64 ans 57% et les 65 ans et plus 28% :


Répartition de la population

Moins de 20 ans

20-64 ans

65 ans et plus

Dont 75 ans et plus

1996

26,3%

58,6%

15,1%

6,3%

2006

25,1%

58,5%

16,4%

8,2%

2013

24,5%

57,9%

17,6%

9,0%

2016

24,6%

56,6%

18,8%

9,1%
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10

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