Nous rappelons que le snppsy, lors de sa dernière assemblée générale, avait approuvé à l’unanimité le rapport moral de son président, dont le texte et les lignes directrices restent plus que jamais valables








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Syndicat national des praticiens en psychothérapie
SNPPsy-Actualités N°5
Spécial décret 20 mai 2010

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Titre de psychothérapeute : le décret vient de paraître

Voici le texte sans modification importante du projet sur lequel nous avions présenté nos observations auprès du Conseil d’État, publié officiellement au J.O. ce 22 mai 2010. Pas d’affolement, tout le monde disposera du temps nécessaire à s’adapter à la loi qui à présent s’applique à tous. Les institutions historiques responsables de la psychothérapie relationnelle, organisée dans le cadre du GLPR — Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle, vont se réunir comme prévu et concerter leur réaction dans le cadre d’une stratégie d’ensemble.

Nous rappelons que le SNPPsy, lors de sa dernière assemblée générale, avait approuvé à l’unanimité le rapport moral de son président, dont le texte et les lignes directrices restent plus que jamais valables.

Notre profession reste bien vivante, vivace et pleine de vitalité. Vive la psychopratique relationnelle, dont la personnalité disciplinaire, épistémologique et sociale demeure bien enracinée au sein du Carré-psy

Philippe Grauer


Décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute
Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de la santé et des sports et de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche,

Vu le code de l’action sociale et des familles ;

Vu le code de l’éducation ;

Vu le code de la santé publique ;

Vu la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 modifiée portant diverses dispositions d’ordre social, notamment son article 44 ;

Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ;

Vu la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, notamment son article 52, modifié par l’article 91 de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009, portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires ;

Vu le décret n° 90-255 du 22 mars 1990 modifié fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue ;

Vu le décret n° 2001-492 du 6 juin 2001 pris pour l’application du chapitre II du titre II de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et relatif à l’accusé de réception des demandes présentées aux autorités administratives ;

Vu le décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement des commissions administratives à caractère consultatif, modifié par le décret n° 2009-613 du 4 juin 2009 ;

Le Conseil d’Etat (section sociale) entendu,

Décrète :
CHAPITRE I° : DISPOSITIONS GENERALES

Article 1

L’inscription sur le registre national des psychothérapeutes mentionné à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 susvisée est subordonnée à la validation d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et d’un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois effectué dans les conditions prévues à l’article 4. L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.
Article 2

Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, les professionnels mentionnés au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi précitée sont dispensés en tout ou partie de la formation et du stage dans les conditions prévues par l’annexe 1 du présent décret.
Article 3

La formation mentionnée à l’article 1er vise à permettre aux professionnels souhaitant user du titre de psychothérapeute d’acquérir et de valider des connaissances relatives :

1° Aux développement, fonctionnement et processus psychiques ;

2° Aux critères de discernement des grandes pathologies psychiatriques ;

3° Aux différentes théories se rapportant à la psychopathologie ;

4° Aux principales approches utilisées en psychothérapie.
Article 4

Le stage pratique mentionné à l’article 1er s’effectue à temps plein ou à temps partiel, de façon continue ou par périodes fractionnées. Il est accompli dans un établissement public ou privé détenant l’autorisation mentionnée à l’article L. 6122-1 du code de la santé publique ou à l’article L. 313-1-1 du code de l’action sociale et des familles. Toutefois, le site du stage ne peut être le lieu de travail de la personne en formation. Le stage est placé sous la responsabilité conjointe d’un membre de l’équipe de formation d’un établissement agréé en application des articles 10 et 15 et d’un professionnel de l’établissement mentionné au deuxième alinéa, maître de stage. Il donne lieu à un rapport sur l’expérience professionnelle acquise soutenu devant les responsables du stage et un responsable de la formation de l’établissement agréé. Le stage est validé par le responsable de la formation.
Article 5

Le contenu de la formation théorique et pratique mentionnée à l’article 1er, les critères et modalités de son évaluation ainsi que les objectifs du stage sont définis par un cahier des charges pris par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur et publié au Journal officiel de la République française.
Article 6

L’établissement de formation s’assure, au moment de l’inscription, que le candidat justifie de l’un des diplômes ou titres de formation mentionnés au quatrième alinéa de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 ou d’un diplôme ou titre de formation reconnu équivalent dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen.
CHAPITRE II : LE REGISTRE NATIONAL DES PSYCHOTHERAPEUTES

Article 7

I. - L’inscription sur la liste départementale mentionnée au deuxième alinéa de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 est effectuée par le préfet du département de la résidence professionnelle principale du demandeur.

Elle est gratuite. Elle doit avoir été effectuée avant toute utilisation du titre de psychothérapeute. Dans le cas où le professionnel exerce dans plusieurs sites en tant que psychothérapeute, il est tenu de le déclarer et de mentionner les différentes adresses de ses lieux d’exercice. En cas de changement de situation professionnelle, le professionnel en informe les services du préfet.

II. - La demande est adressée au directeur général de l’agence régionale de santé dans le ressort duquel se situe la résidence professionnelle du demandeur. Celui-ci délivre un accusé de réception dans les conditions fixées par le décret du 6 juin 2001 susvisé après réception de l’ensemble des pièces justificatives mentionnées à l’article 8 et assure l’instruction pour le compte du préfet. Il fait connaître à ce dernier son avis sur la demande d’inscription dans le délai de 45 jours. Le silence gardé par l’autorité préfectorale à l’expiration d’un délai de deux mois à compter de la réception du dossier complet vaut décision de rejet de la demande.

III. - L’ensemble des listes départementales constitue le registre national des psychothérapeutes.
Article 8

I. ! En vue de leur inscription sur la liste départementale, les professionnels fournissent :

1° La copie d’une pièce d’identité ;

2° L’attestation de l’obtention du titre de formation mentionné à l’article L. 4131-1 du code de la santé publique ou du diplôme de niveau master mentionné à l’article 6 ;

3° L’attestation de la formation en psychopathologie clinique mentionnée à l’article 1er à l’exception des professionnels bénéficiant d’une dispense totale ;

4° Le cas échéant, l’attestation d’enregistrement pour les professions et titres réglementés par le code de la santé publique et le code de l’action sociale et des familles.

II. - Les professionnels appartenant à l’une des trois catégories mentionnées au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 susvisée fournissent en outre selon les cas :

1° Soit l’attestation de l’obtention du titre de formation de spécialiste en psychiatrie ;

2° Soit l’attestation de l’obtention de l’un des diplômes mentionnés au décret du 22 mars 1990 susvisé permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue ou l’autorisation obtenue en application des alinéas II et III de l’article 44 de la loi du 25 juillet 1985 susvisée ;

3° Soit l’attestation de l’enregistrement régulier dans un annuaire d’association de psychanalystes. Cette attestation est établie par le président de l’association. Elle est accompagnée d’une copie de l’insertion la plus récente au Journal officiel de la République française concernant l’association et mentionnant son objet.

III. - Les modalités de présentation de la demande d’inscription, et notamment la composition du dossier accompagnant la demande, sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé publié au Journal officiel de la République française.
Article 9

La liste départementale mentionne pour chaque professionnel :

1° Son identité ;

2° Son lieu d’exercice principal et, s’il y a lieu, ses lieux d’exercice secondaires ;

3° Le cas échéant, la mention et la date d’obtention des diplômes relatifs aux professions de santé mentionnées dans la quatrième partie du code de la santé publique ou à la profession de psychologue, la date de l’autorisation obtenue en application des alinéas II et III de l’article 44 de la loi du 25 juillet 1985 susvisée ou le nom de l’association de psychanalystes dans l’annuaire de laquelle le professionnel est régulièrement enregistré ;

4° Le nom de l’établissement de formation ayant délivré l’attestation de formation en psychopathologie clinique ainsi que la date de délivrance de cette attestation. Ce document présente la liste des inscrits selon leur profession d’origine. Cette liste est tenue gratuitement à la disposition du public. Elle est publiée chaque année au recueil des actes administratifs de la préfecture.
CHAPITRE III : AGREMENT DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION

Article 10

I. - Les établissements autorisés à délivrer la formation prévue à l’article 1er sont agréés pour quatre ans par les ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur après avis d’une commission régionale d’agrément.

II. - La commission régionale d’agrément est composée de six personnalités qualifiées titulaires et de six personnalités qualifiées suppléantes. Ces personnalités sont nommées pour trois ans par le directeur général de l’agence régionale de santé qui les choisit en raison de leurs compétences dans les domaines de la formation et de leur expérience professionnelle dans le champ de la psychiatrie, de la psychanalyse ou de la psychopathologie clinique, sans qu’aucune des trois catégories de professionnels mentionnées au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 susvisée ne soit majoritaire au sein de la commission. Parmi ces personnalités, siègent deux professeurs des universités spécialisés en psychiatrie, psychologie ou psychanalyse. Le directeur général de l’agence régionale de santé désigne le président de la commission. Le mandat des membres de la commission est renouvelable une fois.
Article 11

L’avis motivé de la commission est rendu au regard des éléments suivants :

1° La conformité du contenu de la formation proposée aux conditions posées aux articles 1er, 2, 3, 4 et 5 du présent décret ;

2° La conformité des conditions et modalités de validation de la formation théorique et pratique prévues par l’établissement au regard des dispositions prévues par l’arrêté mentionné à l’article 5 du présent décret ;

3° L’engagement de l’établissement dans une démarche d’évaluation de la qualité de la formation dispensée. Il fait l’objet d’un dossier indiquant la structure publique ou privée de son choix à laquelle sera confiée l’évaluation en cause ainsi que le processus d’évaluation retenu. Ce dossier précise en outre le statut de l’évaluation, la méthode utilisée, les indicateurs retenus et les différentes phases de l’évaluation, l’identité et la qualification des évaluateurs ainsi que le calendrier prévisionnel de l’évaluation ;

4° La qualité de l’équipe pédagogique responsable qui est composée notamment d’enseignants permanents, de professionnels de santé, ainsi que de personnes autorisées à porter le titre de psychothérapeute. Cette équipe est placée sous l’autorité d’un conseil scientifique comprenant notamment un titulaire d’un titre de formation mentionné à l’article L. 4131-1 du code de la santé publique ;

5° L’adéquation des moyens pédagogiques par rapport au projet pédagogique et à l’effectif des élèves dans les différentes années de formation ;

6° La conformité des locaux en matière de sécurité et d’accessibilité, ainsi que leur adéquation par rapport au projet pédagogique et à l’effectif des élèves dans les différentes années de formation. Les établissements d’enseignement privés doivent en outre satisfaire aux prescriptions des articles L. 731-1 à L. 731-17 du code de l’éducation.

Article 12

La personne physique ou morale juridiquement responsable d’un établissement de formation désirant assurer la formation mentionnée à l’article 1er établit un dossier de demande d’agrément. Ce dossier est adressé au plus tard six mois avant la date de l’ouverture de la formation au directeur général de l’agence régionale de santé dans le ressort duquel l’établissement a son siège social. Celui-ci en accuse réception dans les conditions fixées par le décret du 6 juin 2001 susvisé.

La composition de ce dossier est fixée par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur. Il comporte notamment les statuts de l’établissement de formation et sa capacité d’accueil, la description des formations délivrées, la description des locaux et des moyens pédagogiques. Il précise, s’agissant de la formation en psychopathologie clinique, le contenu de la formation théorique et pratique délivrée, le descriptif du corps enseignant (effectifs, qualité, qualification), la nature des activités et de la participation à la recherche de l’équipe responsable de la formation.
Article 13

Tout dossier déposé est transmis par le directeur général de l’agence régionale de santé au secrétariat de la commission dans un délai d’un mois à compter de l’accusé de réception de la demande initiale. La commission se réunit sur convocation de son président et dans les conditions fixées par le décret du 8 juin 2006 susvisé. Elle rend son avis dans le délai de deux mois à compter de sa saisine. Le représentant de l’établissement de formation est entendu par la commission régionale s’il en formule le souhait au moment du dépôt de la candidature ou à la demande de la commission. L’avis est notifié à l’établissement qui a introduit la demande.
Article 14

En cas d’avis négatif et dans un délai d’un mois suivant sa notification, le représentant de l’établissement de formation peut demander au directeur général de l’agence régionale de santé de convoquer une nouvelle réunion de la commission. Celle-ci siège dans une formation élargie à l’ensemble de ses membres titulaires et suppléants. Son avis se substitue au premier avis rendu.
Article 15

La décision d’agrément intervient au plus tard six mois après le dépôt de la demande initiale. En cas de recours dans les conditions prévues à l’article 14, ce délai est prolongé de deux mois.

Le silence de l’administration à l’expiration de ce délai vaut décision de rejet. La suspension ou le retrait de l’agrément sont prononcés par décision motivée des ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur après que l’établissement a été mis à même de présenter ses observations lorsque le contenu ou les modalités d’organisation de la formation cessent d’être conformes aux conditions prévues à l’article 11 du présent décret.
CHAPITRE IV : DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article 16

I. - Les professionnels justifiant d’au moins cinq ans de pratique de la psychothérapie à la date de publication du présent décret peuvent être inscrits sur la liste départementale mentionnée à l’article 7 alors même qu’ils ne remplissent pas les conditions de formation et de diplôme prévues aux articles 1er et 6 du présent décret. Cette dérogation est accordée par le préfet du département de la résidence professionnelle du demandeur après avis de la commission régionale d’inscription. Le professionnel présente cette autorisation lors de sa demande d’inscription sur la liste départementale des psychothérapeutes.

II. - La commission mentionnée au I est présidée par le directeur général de l’agence régionale de santé ou par la personne qu’il a régulièrement désignée pour le représenter.

Elle comprend six personnalités qualifiées titulaires et six personnalités suppléantes, appartenant à l’une des trois catégories mentionnées au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi du 9 août 2004 susvisée, et nommées par le directeur général de l’agence régionale de santé qui les choisit en raison de leurs compétences dans les domaines de la formation et de leur expérience professionnelle dans le champ de la psychiatrie, de la psychanalyse ou de la psychopathologie clinique, sans qu’aucune de ces trois catégories de professionnels ne soit majoritaire au sein de la commission. Ses membres sont nommés pour une durée de trois ans renouvelable une fois. La commission se réunit dans les conditions fixées par le décret du 8 juin 2006 susvisé.

Les frais de déplacement et de séjour de ses membres sont pris en charge dans les conditions prévues par la réglementation applicable aux fonctionnaires de l’Etat. La commission s’assure que les formations précédemment validées par le professionnel et son expérience professionnelle peuvent être admises en équivalence de la formation minimale prévue à l’article 1er et, le cas échéant, du diplôme prévu à l’article 6. Elle définit, si nécessaire, la nature et la durée de la formation complémentaire nécessaire à l’inscription sur le registre des psychothérapeutes. Le professionnel est entendu par la commission s’il en formule le souhait au moment du dépôt de son dossier ou à la demande de la commission.
Article 17

Les professionnels qui souhaitent obtenir une autorisation d’inscription sur le registre des psychothérapeutes en application de l’article 16 présentent dans le délai d’un an à compter de la publication du présent décret un dossier en ce sens dans les conditions prévues à l’article 7.

Cette demande est accompagnée des pièces justificatives, notamment administratives attestant de l’exercice de la psychothérapie. A la réception du dossier complet, il est délivré à l’intéressé un accusé de réception délivré dans les conditions fixées par le décret du 6 juin 2001 susvisé. Celui-ci permet au professionnel qui utilisait précédemment le titre de psychothérapeute de continuer à l’utiliser jusqu’à l’intervention de la décision.

Le silence gardé pendant plus de six mois sur une demande présentée au titre du I de l’article 16 vaut décision de rejet. Dans les cas où, en application de ces dispositions, il est demandé au candidat de justifier d’une formation complémentaire, celle-ci doit être effectuée avant le 1er janvier 2014. Si cette exigence n’est pas remplie, le préfet retire le professionnel des inscrits sur la liste départementale des psychothérapeutes.
Article 18

Les dispositions du présent décret entrent en vigueur à compter du 1er juillet 2010. Pour l’application du présent décret à Saint-Pierre-et-Miquelon, les compétences dévolues au directeur général de l’agence régionale de santé par le présent décret sont exercées par les services chargés de l’administration territoriale de la santé.
Article 19

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, la ministre de la santé et des sports et la ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l’outre-mer, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


A N N E X E

NOMBRES D’HEURES DE FORMATION EN PSYCHOPATHOLOGIE CLINIQUE

EXIGÉES DES CANDIDATS AU TITRE DE PSYCHOTHÉRAPEUTE
1) PSYCHIATRES (Dispense Totale)

2) MÉDECINS non psychiatres

3) PSYCHOLOGUES Cliniciens

4) PSYCHOLOGUES non cliniciens

5) PSYCHANALYSTES régulièrement enregistrés dans leur annuaires

6) PROFESSIONNELS n’appartenant à aucune des catégories précédentes

THÈMES de formation et nombres d’heures de formation en psychopathologie clinique dans l’ordre : 1 - 2 -3 - 4 - 5 – 6 des professions ci-dessus)

 Développement, fonctionnement et processus psychiques : 0 h 0 h 0 h 0 h 0 h 100 h

 Critères de discernement des grandes pathologies psychiatriques : 0 h 0 h 50 h 100 h 100 h 100 h  :

 Théories se rapportant à la psychopathologie : 0 h 100 h 50 h 100 h 50 h 100 h

 Principales approches utilisées en psychothérapie : 0 h 100 h 50 h 100 h 50 h 100 h

 Stage : 0 mois 2 mois 2 mois 5 mois 2 mois 5 mois

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Lettre de reconnaissance à monsieur Accoyer

Par Yves Lefebvre
Eh oui, Monsieur Accoyer, nous vous devons paradoxalement une meilleure reconnaissance de notre profession, celle-là issue de nous-mêmes et d’un processus vivant d’une nature si radicalement différente de vos critères administratifs et scientistes, que je comprends qu’elle vous échappe.

Tout d’abord, vous nous avez fait une publicité inestimable, alors que nous sommes bien mal outillés et pas très bien formés à la communication chère au monde des marchands, des journalistes et des politiciens. "Parlez-en en bien, parlez-en en mal, l’essentiel est d’en parler" dit-on parfois dans ces milieux.

En dérobant le titre des ci-devant «  psychothérapeutes » pour le donner à ceux qui ne le demandaient pas parce que déjà pourvus de labels prestigieux et suffisants pour exercer la psychothérapie à leur façon (psychiatres, psychologues et psychanalystes) - et dont les plus éthiques d’entre eux ne verront sûrement pas l’intérêt de s’inscrire sur vos listes préfectorales - vous avez mis au grand jour l’existence d’une catégorie de psy que d’autres préféraient cacher pour des raisons de concurrence corporatiste. Vous avez tellement insisté et persévéré qu’aujourd’hui plus personne n’ignore la quatrième profession du fameux carré psy, avec sa spécificité, ses cinq critères exigeants et ses quelques usurpateurs ayant échappé aux associations sérieuses autoréglementant les ex-psychothérapeutes.

Le nom que nous nous donnions depuis plus de trente ans sera par vos soins désormais réservé à des psychopathologues universitaires concurrents des psychologues cliniciens qui n’en avaient vraiment pas besoin, tandis qu’il est proposé aux trois professions psy reconnues par la loi de compléter leur titre en s’inscrivant dans les listes préfectorales pour s’approprier celui de psychothérapeute. Si leur titre précédent doit être ainsi complété du nôtre vidé du sens qu’il avait pris par nos soins, cela sous-entend que le leur est devenu insuffisant pour exercer la psychothérapie. N’importe quel psy des quatre professions reconnaîtra immédiatement dans cette complication le système pervers décrit par la psychopathologie, où tout le monde est perdant.

Vous nous avez donc mis devant l’impossibilité d’accepter ce bourbier et obligés de préciser qui nous étions : des psychopraticiens relationnels c’est-à-dire utilisant la relation comme outil principal pour exercer la psychothérapie du sujet, traitant les symptômes comme un langage à entendre pour permettre au « je » qui entend d’advenir. C’est la psychothérapie qu’on pourrait appeler philosophique ou subjective pour la distinguer de l’autre aussi utile mais ne s’adressant pas tout à fait au même public, la psychothérapie médicale ou objective qui vise à traiter des symptômes en tant qu’objets à réduire scientifiquement, comme un médecin réduit une fracture.

Vous avez en fait involontairement renforcé notre identité en voulant éradiquer notre honorable métier qui offre à d’innombrables personnes l’occasion de se construire elles-mêmes, devenant libres sujets de leur propre vie dans un processus créatif d’individuation qu’elles étaient dans la peine d’entreprendre seules, parce que prises dans d’innombrables “bleus de l’âme” comme vous le disiez vous-même si joliment. Vous avez cru devoir diaboliser puis éradiquer une belle profession au prétexte qu’il s’y glisse parfois des usurpateurs n’ayant pas satisfait aux critères qui la fondent.

Vous avez voulu imposer l’impérialisme du diplôme universitaire essentiellement fondé sur un enseignement de psychopathologie médicale, comme seule preuve de compétence pratique dans l’art de la psychothérapie, faisant accroire l’idée que cela préserverait aussi des charlatans, c’est-à-dire de personnalités psychotiques, perverses, sectaires ou immatures. Or ces personnalités n’ont rien à voir avec l’obtention d’un diplôme et les ex-psychotérapeutes sont loin d’en avoir l’exclusivité. Vous n’avez en réalité rien réglé du charlatanisme mais vous nous avez contraints à approfondir notre identité, à la fortifier et à la renouveler par un processus vivant qui ne peut trouver de place dans les catégories administratives parce qu’il est d’un autre ordre, comme l’art et la science également honorables mais d’essence différente.

Accessoirement, vous nous avez aussi obligés à coopérer entre associations qui s’ignoraient ou se concurrençaient, à dialoguer avec les professions voisines de la nôtre où nous avons rencontré autant d’amis que d’adversaires, à prendre notre juste place dans le vaste champ de la psychothérapie.

De tout cela, comment ne pas vous remercier ?

Au risque de paraître subversifs, nous refusons désormais grâce à vous la reconnaissance administrative que nous avions naïvement espérée et que nous découvrons fondée sur des critères étrangers à ce que nous sommes, seulement apte à nous faire perdre notre âme. Nous refusons par conséquent d’accéder au titre que votre loi veut nous dérober pour le dénaturer. Et si vous parvenez un temps à persécuter des personnes, pour lesquelles nous nous battrons sans faiblir ni rien céder, vous ne pourrez jamais éradiquer la réalité vivante que nous représentons. La psychothérapie du sujet que nous exerçons n’est en effet rien d’autre que le produit de la société contemporaine, ou de son inconscient collectif comme dirait Carl Gustav Jung. C’est une nécessité sociale qui a fait émerger notre profession, comme un corps malade produit des anticorps.

Notre pratique n’est aussi qu’un des aspects de la version actuelle d’une démarche très antique, inhérente à l’être humain. Rien n’a jamais pu éradiquer le désir d’un sujet de se réaliser comme tel et d’en chercher les moyens subjectifs, car cette recherche est inscrite au cœur de la psyché humaine depuis toujours. On ne peut supprimer par décret ni la philosophie, ni la spiritualité, ni le désir au prétexte qu’ils ne seraient pas scientifiques ni évaluables par l’université, même si beaucoup s’y sont essayé dans l’histoire ; pas plus qu’on ne peut supprimer la psychothérapie relationnelle d’aujourd’hui qui y plonge ses racines.

Mais qu’est donc alors ce besoin de reconnaissance recherchée par les psys eux-mêmes, qui a finalement produit une telle perversité ? « L’analyste s’autorise de lui-même » disait justement Lacan, certes pas de son ego malade qui voudrait être ce qu’il n’est pas mais de son être profond, de sa nature personnelle, de son labeur et de sa propre autorité créatrice ; surtout pas d’un décret. « Et de quelques autres » ajouta-t-il un peu plus tard, ce qui justifie nos cinq critères qui se sont révélés à l’usage bien plus efficaces qu’un diplôme, le dernier critère étant un processus d’agrément par les pairs.

Dans le travail d’individuation cher à Jung, le besoin de reconnaissance diminue à mesure que l’on se reconnaît soi-même, même si ce besoin reste longtemps nécessaire : l’enfant ne se constitue-t-il pas comme sujet sous le regard et la reconnaissance de ses parents ? N’a-t-on pas besoin plus tard d’une reconnaissance sociale comme on a eu besoin d’une reconnaissance personnelle pour se sentir exister psychiquement dans un monde relationnel ? Mieux vaut alors adresser ce besoin légitime aux bons endroits, par exemple élaborer des processus de reconnaissance par les pairs. Ça n’est pas la même chose que risquer de perdre son âme pour une reconnaissance administrative qui pourrait nous détourner de notre véritable identité en nous plaçant dans un cadre imposé depuis un autre lieu que le nôtre et dans une autre langue.

Vous nous avez en fait aidés à dépasser le besoin d’une reconnaissance administrative extérieure à nous-mêmes, besoin dont les racines plongent dans une lointaine enfance à laquelle renoncer fait grandir. Nous sommes donc des psychopraticiens relationnels qui allons nous entendre entre associations de psychothérapie sérieuses et respectables, pour reconnaître par droit privé notre nouveau titre et les critères exigeants imposés à ceux qui voudront le porter, critères expérimentés depuis plus de trente ans et qui correspondent à ce nous sommes réellement et à ce que nous faisons légitimement, dans une dynamique fondée sur le vivant.

Contraints par vous de choisir entre nous perdre dans une identité officielle qui n’était plus la nôtre ou bien grandir et nous fortifier par nous-mêmes dans la réalité vivante et la vérité de notre identité professionnelle singulière, nous n’avons rien pu faire d’autre que le bon choix.

De tout cela nous pouvons vous remercier, tant il est vrai que le processus de la vie prend parfois des chemins inattendus.

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Le syndicat c’est vous !

Responsables de commissions et responsables des antennes régionales, merci de nous transmettre en temps utile vos convocations et comptes-rendus de réunions pour que tous soient informés.

Titulaires ou simples adhérents, n’hésitez pas à adresser un petit texte pour SNPPsy-Actualités : vos articles (1 à 2 pages maximum, 5000 caractères), idées, remarques, notes de lectures, annonces de conférences et congrès etc.

SNPPsy-Actualités est un essai qui ne continuera qu’à la mesure de ce que vous en ferez.

SNPPsy, 77 rue des Archives, 75003 Paris snppsy@wanadoo.fr

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Nous rappelons que le snppsy, lors de sa dernière assemblée générale, avait approuvé à l’unanimité le rapport moral de son président, dont le texte et les lignes directrices restent plus que jamais valables iconLe texte ci-après est le compte rendu de la conférence du Père Joseph...
«Études» qui avait ce titre-là. Quels hommes l’Évangile nous invite-t-il à devenir ? Est-ce cela l’humanisme évangélique ?

Nous rappelons que le snppsy, lors de sa dernière assemblée générale, avait approuvé à l’unanimité le rapport moral de son président, dont le texte et les lignes directrices restent plus que jamais valables iconCommunications du Président
Lors du précédent Conseil Communautaire, IL avait été décidé de visiter la médiathèque








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