Remarques de la








télécharger 58.68 Kb.
titreRemarques de la
date de publication20.12.2016
taille58.68 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos

Remarques de la


Coordination pour la Liberté de Conscience
Relatives au

1er rapport de la MIVILUDES

sur les dérives sectaires de janvier 2004.


Préambule.
France, pays soucieux de Liberté d’Egalité et de Fraternité. Symbole des Droits de l’Homme et de l’Individu…

Mais trop souvent oublieuse que Liberté, Egalité et Fraternité sont des maîtresses exigeantes. Elles ne se contentent ni d’intentions louables ni de belles paroles. Elles exigent des actes concrets et sont sans pitié pour ceux et celles qui leur auront été infidèles.
Le rapport de la Miviludes confirme à nouveau aux amis de la France qu’il faut lui rappeler ses devoirs. Les mésaventures du Président W. Bush en Irak démontrent si besoin était, combien il est utile d’écouter ses amis. La Vie est un professeur sans concession. Toujours elle sait trouver les chemins imprévus pour sanctionner les manquements à l’éthique et aux principes directeurs de notre société.

Durant le siècle écoulé, notre société a fait face avec succès à de nombreux défis industriels et technologiques. Il s’en est suivi de nombreuses interrogations. Nourrie de bien-être matériel, notre humanité est en quête de sens. Pourquoi la vie ? Comment atteindre le véritable bonheur ? D’un bout à l’autre de la planète des questions surgissent, certaines porteuses de sens, d’autres non. Un dialogue mondial s’installe. Des citoyens français y participent. Le vent de l’histoire pousse les nuages d’un changement inéluctable, la civilisation bouge. Personne ni aucun état n’a les moyens de se tenir durablement à l’écart d’une pareille évolution.

Après l’explosion du bloc soviétique, la religion orthodoxe a repris sa place telle qu’elle était avant la révolution communiste. Il y a l’islamisme et l’amplification médiatique du voile. Ces événements et ces excès démontrent l’omniprésence en chacun de nous d’un profond sens du sacré. Aucune société fut-elle laïque ne peut faire l’économie d’une réflexion approfondie sur ce sujet.

Face à cette quête de sens et de sacré, parfois hors des chemins classiques, certains ont pris peur. Ils ont mis des œillères, chaussé des lunettes sombres et n’ont plus vu que des victimes, vraies ou imaginaires. Ils ont allumé des bûchers médiatiques, appelé à la rescousse les vieilles peurs moyenâgeuses. Ils ont exhibé d’innocents groupes spirituels comme d’horribles mafias criminelles. Ils y ont vu, soit des escrocs assoiffés d’argent, de sexe et de pouvoir, soit des imbéciles crédules, victimes qu’il convenait à tout prix de sauver, contre leur volonté si besoin.
Voilà des dizaines d’années que la soi-disant problématique «sectaire » génère un climat nauséabond et délétère en France et ternit son image internationale. Notre pays a de vrais problèmes à résoudre : chômage, délinquance, intégrer les immigrants venus du Maghreb, risques écologiques, et autres. Il n’est que temps d’aborder ce problème de « risque sectaire » avec détermination et honnêteté intellectuelle. Pour ceci, certaines actions sont incontournables et doivent être prioritairement mises en place :

1. Les mots sont les véhicules de la communication. Pour ceci clarifier le sens d’expressions telles que « secte, sectaire, sectarisme, manipulation mentale, état de faiblesse » est une étape indispensable à réaliser de toute urgence.

2. Indiquer avec clarté quels sont véritablement les actes délictueux.

3. Amener des chiffres précis quant aux nombres de délits constatés et leur gravité. Ces deux indications sont indispensables pour quantifier le «risque sectaire». Et on sera assurément surpris…

4. Dans un souci d’équité démocratique, donner aux groupements incriminés les véritables moyens de s’expliquer et de se défendre au même titre que tout autre citoyen, respecter la présomption d’innocence et condamner tout acte de discrimination et diffamation à leur égard s’il y a lieu.


Il est regrettable que la Miviludes comme nous allons le voir, pourtant en charge de ce problème, refuse de s’engager sur cette voie.

REMARQUES GENERALES:

* De nombreuses expressions sont utilisées telles « sectes », « dérives sectaires », «manipulation mentale », « état de faiblesse », mais ne font l’objet d’aucune définition.

Dans un pays qui se veut le temple de la raison, cela fait désordre. Toute discussion sérieuse qui se veut constructive se doit au préalable de définir le sens des mots utilisés. Se refuser à le faire est tout simplement de la malhonnêteté intellectuelle.

La définition de « sectaire » est pourtant sans équivoque : «personne qui fait preuve d’intolérance et d’étroitesse d’esprit à l’égard des opinions religieuses ou politiques des autres. » Donc « dérive sectaire » devrait signifier une « intolérance inadmissible ». Il est clair que le Rapport de la Miviludes n’utilise pas ce terme selon cette définition pourtant logique et évidente. Les sectes ne sont à l’évidence pas celles qui sont présentées comme telles.
* Le concept de ‘Manipulation Mentale’ maintes fois repris dans ce Rapport est des plus flous. Chacun s’accorde sur le fait qu’il s’apparente aux techniques de marketing, tolérées voir incitées car ayant pour but de vendre, d’inciter à la consommation. Pourquoi donc faire de la "manipulation mentale" un outil de discrimination quand on l’impute aux mouvements de pensée non conventionnelle, et uniquement dans ce cas ?
* La notion de personnes fragiles est reprise à maintes reprises. Qui sont ces personnes fragiles ? Qui est apte à juger de leur fragilité ? Dire d'une personne qu'elle est fragile, n'est-ce pas là attenter à sa liberté ? Une personne fragile face à un "groupe sectaire", l’est également face à n'importe quel démarcheur commercial, banquier, groupe politique, voire sa propre famille. Aller au bout de cette logique, revient à mettre cette personne sous tutelle et lui enlever ses droits.

Cette notion s’apparente ici à une forme de manipulation mentale consistant à faire de la discrimination négative envers les pensées non-conventionnelles.
* La page 6 de ce rapport annonce les critères de dangerosité. Cependant il n'est dit nulle part si les groupes observés sont un peu, beaucoup ou extrêmement dangereux, voir inoffensifs.

Une telle information serait pourtant des plus intéressantes. Où est l’intérêt d’un thermomètre qui ne fournit pas de mesure de température.

Refuser de fournir une telle information si aucun de ces groupes ne présente de danger, c'est une fois encore soutenir les activistes de la lutte anti-sectes qui cherchent prioritairement à exploiter un faux problème sur la base d’un vrai objectif qui échappe à la majorité.
* Le Rapport met ensuite l’accent sur les médecines non-conventionnelles citant au passage des cas de personnes atteintes de cancer et décédées bien qu’aucun chiffre ne soit annoncé. Il est vrai que la médecine orthodoxe ne rencontre aucun cas de décès dans le traitement de ce type de maladie. A l’évidence elle les soigne tous.

La Mission passe allègrement sous silence les chiffres officiellement annoncés actuellement de 10 000 morts de maladies nosocomiales, de 30 000 morts de maladies iatrogènes, et autres scandales du sang contaminé, vaccination HB, hormones de croissance…

Les médecines naturelles ici stigmatisées peuvent-elles être gratifiées de tels chiffres ? C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité.
* Les pages suivantes nous présentent plusieurs procès mettant en cause des mouvements minoritaires. N’annonçant que les procès perdus et jamais les réhabilitations. Jamais il n’est fait mention des nombreux procès que ces groupes ont gagné.

A l’inverse, jamais non plus ne sont cités les nombreux démêlés juridiques en cours et les condamnations de l’Unadfi et ses agences.

De quoi jeter la suspicion sur l’équité et l’objectivité de ce Rapport.
* Nous assistons à l’éloge de l’intolérance des activistes de la lutte anti-sectes, lesquels passent sous silence les centaines de victimes de leurs propres agissements. Le CapLC a largement diffusé des informations au sujet de ces victimes.

Le soutien inconsidéré aux officines consacrées à la chasse aux sorcières se traduit même par le renforcement annoncé des subventions dont elles bénéficient. A l’heure où la jurisprudence Balladur fait qu’un ministre mis en examen se doit de démissionner, il est aberrant qu’une association régulièrement condamnée continue de bénéficier des subsides du contribuable.
Un gouvernement avisé devrait pourtant voir dans cette situation un risque potentiel de scandale politico-financier, avec les conséquences que l’on connaît.

Notre Coordination ne manquera pas d’informer les média internationaux sur ces faits.
* Ce Rapport entièrement orienté vers la lutte contre les « dérives sectaires », ne parle à aucun moment des mesures prises ou simplement envisagées pour préserver le Droit Constitutionnel à la liberté de pensée.

« Qui n’entend qu’un son, n’entend qu’une cloche » dit le proverbe. D’autre part, un véritable état démocratique veille à préserver les droits de la défense, les droits de tout citoyen sans exception.

Comment la Miviludes envisage-t-elle de donner la parole aux minorités de conviction pour que celles-ci puissent bénéficier d’une défense équilibrée ?
* Les trois lignes de diffamation sur AMMA page 20 du Rapport, outre leur manque de respect, apportent à la France un risque de discrédit sur la scène internationale.

La volonté de discrédit à l'égard d'une personnalité telle que AMMA est clairement affichée. Mondialement connue pour son don de soi, sa générosité et ses œuvres caritatives, et universellement appréciée, de tels propos diffamatoires émanant d’un organe d’Etat laissent supposer une même volonté de discrédit vis à vis des autres personnes et groupes cités dans ce

rapport et jette le doute sur son impartialité et son honnêteté.

REMARQUES DETAILLEES:

* Page 1: "LES DERIVES SECTAIRES"

Suivant ce qui a été dit plus haut et conformément au dictionnaire, « dérive sectaire » indique une intolérance inadmissible. Dans ce rapport, il est en fait utilisé dans le sens de comportement à fort potentiel de critiques à l’encontre de groupes à discréditer. Nous en appelons à l’Académie Française pour qu’elle s’élève vigoureusement contre cette habitude institutionnalisée de dévoyer le sens des mots dans des buts de propagande.
* page 7: "En amont d’une réponse juridictionnelle respectueuse de la loi, les pouvoirs publics -et c’est peut-être là une spécificité française -, ont une conception préventive de la dérive sectaire."

Ceci ressemble à la guerre préventive de W. Bush. Comment peut-on critiquer les Etats-Unis et faire la même chose en interne? Comment prévenir, c'est à dire réprimer, quelque chose dont personne ne connaît la dangerosité? C'est la porte ouverte à toutes les dérives fascistes puisque l'administration a de fait toute latitude de pression, d'intimidation et de répression sous prétexte de prévention. En total désaccord avec les Conventions du Droit Humain.
* page 8: "C’est en s’imposant des règles d’analyse respectueuses du Droit, que l’Administration parvient à éviter l’écueil de la stigmatisation, a priori, d’un groupement ou d’une croyance, et respecte l’engagement spirituel ou philosophique de ses propres agents dès lors qu'ils ne se livrent à aucun prosélytisme."

Le prosélytisme serait-il interdit ? Par qui ? Pour qui ?
* page 8: "C’est à partir du lien existant entre l’individu mis en cause et la structure dont il se réclame qu’on jugera la nature réelle du mouvement en question."

Dans tout groupe, à un moment donné, peut se produire une dérive sectaire, due à un ou à plusieurs individus. Le groupe pour autant n'est pas un groupe dangereux. Sinon tous les groupes religieux, spirituels, politiques, sportifs, etc... seraient sectaires.
* page 8: "Pour autant, chacun sent bien que la réponse institutionnelle ne peut être résumée aux seules décisions de l’autorité judiciaire."

Pourquoi donc ? Cette affirmation est totalement gratuite et laisse présager des dérives autoritaires et discriminatoires. C’est le rôle de la justice de dire la loi, et à personne d’autre.
* page 8: "Une conception de la dérive sectaire protectrice de toutes les libertés" et le reste du paragraphe.

Cela revient à s'immiscer dans la vie privée des familles dans leur droit à éduquer leurs enfants. Selon cette logique, il faudrait sévir contre les parents qui poussent trop leurs enfants dans les études, les sports, les arts, qui leur inculquent des principes religieux excessifs. Ces "dérives sectaires" existent partout: famille, travail, associations, etc... Par souci de justice, il convient donc d'étendre cette ultra protection à toutes les personnes et à tous les secteurs.

Au sujet des soins de santé, peut-être la médecine classique pourrait devenir un peu plus humaine, soigner des personnes et pas seulement des cas et des symptômes, être plus ouverte à d'autres médecines et d'autres modes de soin, prendre quelques distances vis à vis du tout chimique.

Sans doute faudra-t-il considérer les lobbies pharmaceutiques comme des groupes sectaires du fait qu'ils créent et entretiennent une sujétion physique ou psychologique chez leurs clients?
* page 9: "Sans vouloir interférer dans le débat parlementaire en cours sur la profession de psychothérapeute, la MIVILUDES souhaite que l’on puisse aider les patients à apprécier les pratiques qui leur sont offertes."

La manière dont l'amendement de M. Accoyer a été voté en Assemblée Nationale est un bel exemple de dérive sectaire:

- aucune concertation préalable avec les personnes concernées, les psychothérapeutes en exercice;

- vote au milieu de la nuit dans un hémicycle quasi-vide;

- ignorance totale de la part des politiques de ce qu'est le métier de psychothérapeute, et en particulier de ce qui, avec la psychanalyse, fait sa caractéristique principale: avoir fait au préalable un travail thérapeutique sur soi-même;

"la MIVILUDES souhaite que l’on puisse aider les patients à apprécier les pratiques qui leur sont offertes."

A l'évidence aucun des membres de la Miviludes n'a jamais suivi de psychothérapie. Ils devraient savoir que:

- la psychothérapie ne propose pas des objets physiques palpables et mesurables, mais un service, lequel est par conséquent sujet à une appréciation subjective;

- seul le client est à même d'estimer la qualité du service reçu;

- aucun psychothérapeute ne pratique une seule méthode, mais un panel de méthodes acquises au cours de sa carrière;

- ce n'est pas la méthode qui fait la qualité d'un suivi, mais le thérapeute et en particulier ses qualités humaines. La psychothérapie est un art qui ne s'apprend pas sur les bancs d'un amphithéâtre; elle s’apprend exclusivement à l’école de la vie ;

- dans une psychothérapie le thérapeute n'est pas le seul acteur. Le client n'est pas un paquet de linge sale qu'on balade d'un état dépressif vers un état de mieux-être, il est acteur de sa propre évolution et le thérapeute n’est guère qu’un guide, un passeur...

- la réputation d'un psychothérapeute se fait par le bouche à oreille. Un bon psychothérapeute a une forte clientèle, et réciproquement.

L'appréciation des diverses méthodes est déjà effectuée par les psychothérapeutes et leurs syndicats. Il suffirait de leur laisser la parole.
* page 9: "la MIVILUDES veillera à signaler les mouvements sectaires qui utilisent le domaine de la formation continue pour étendre leur influence et exercer un prosélytisme actif."

Ceci est un comble, les marchands de lessive ont le droit de faire du prosélytisme pour leurs produits et on interdirait aux novateurs de la pensée de faire de la publicité. Cela revient à institutionnaliser la stagnation de la pensée.
* pages 16 à 18: "Paragraphe I Dans le champ de la formation professionnelle: "

Tel que ce paragraphe est rédigé, il semble qu'il puisse exister des formations charlatanesques et qu'il faille donc les interdire.

Cependant il faut rappeler quelques articles du Code du Travail concernant la formation continue.

Article L900-2

(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 140 Journal Officiel du 18 janvier 2002)

Les types d'actions de formation qui entrent dans le champ d'application des dispositions relatives à la formation professionnelle continue, sont les suivants

.....

6. Les actions d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement des connaissances. Elles ont pour objet d'offrir aux travailleurs, dans le cadre de l'éducation permanente, les moyens d'accéder à la culture, de maintenir ou de parfaire leur qualification et leur niveau culturel ainsi que d'assumer des responsabilités accrues dans la vie associative ;

Article L991-1

(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 144 I Journal Officiel du 18 janvier 2002)

L'Etat exerce un contrôle administratif et financier sur :

......

Le contrôle administratif et financier porte sur l'ensemble des moyens financiers, techniques et pédagogiques, à l'exclusion des qualités pédagogiques, mis en oeuvre pour la formation professionnelle continue.

En clair, en ce qui concerne l'habilitation d'un organisme de formation, l'état se doit de tenir compte des aspects de procédure, mais non point du contenu de la formation. L'article L900-2 parle de l'accès à la culture. Il s'agit d'un champ suffisamment vaste pour y inclure tous les aspects du développement personnel, même et y compris les plus surprenants.

L'administration n'a ni la vocation ni la compétence pour juger du contenu d'un cycle de formation. Vouloir lui faire jouer ce rôle, c'est installer un brejnevisme des mentalités entraînant inévitablement une stagnation de la pensée.

Nous sommes dans un système libéral régi par la loi de l'offre et de la demande, face à une proposition de formation se trouve un client ou un responsable de formation qui devra le moment venu défaire les cordons de la bourse. C'est à lui de prendre ses responsabilités et de faire ses choix. L'expérience de ses collègues, le bouche à oreille sont les meilleurs garants pour ceci. Un organisme de formation, même habilité, qui fournirait des formations non adaptées aux besoins des clients, très vite n'aurait plus de client et fermerait ses portes. Il n'y a donc pas lieu pour l'administration de faire de la discrimination abusive pour arriver au même

résultat. Demander à l'administration de rajouter encore et encore des règles à d'autres règles, cela revient à infantiliser les citoyens. Ce n'est pas la bonne solution pour une société performante et réactive.
* page 20: "AMMA, dirigeant le mouvement Amrita, prétend guérir la lèpre en touchant de sa langue les lésions du lépreux. Elle affirme également guérir le cancer par imposition des mains et en prenant le malade dans ses bras."

Cette remarque de la Miviludes au sujet de AMMA, porte à elle seule un sérieux discrédit à ce rapport.

- Tout d'abord, contrairement à ce que laisserait supposer le texte cité, AMMA n'habite pas en France mais en Inde. Elle ne passe que quelques jours par an en France. On ne voit donc pas très bien pourquoi elle est citée dans un rapport de la Miviludes concernant la situation en France.

- AMMA n'a jamais affirmé de telles choses. Il s'agit donc d'une diffamation par la Miviludes.

- AMMA a créé en Inde des ashrams mais également des orphelinats, des villages pour personnes démunies, des universités et des hôpitaux avec les mêmes équipements qu'en Occident. La prendre comme exemple d'une médecine de charlatans est tout simplement décalé.

- De par le monde, plusieurs millions d'adeptes suivent son enseignement.

- En automne 2002, AMMA a été décorée du prix Gandhi-King par l'ONU. Avant elle, ce sont des personnalités comme Nelson Mandela et Kofi Annan qui avaient reçu cette même distinction.

Stigmatiser AMMA en trois lignes injurieuses et diffamatoires est une désinformation grave, marque une volonté de discrédit, amène le risque d'un incident diplomatique.

- AMMA est une personne mondialement connue, les publications sur ses activités, ses paroles, faits et gestes sont nombreuses et facilement accessibles. La Miviludes n'a pas pu ne pas y avoir accès, ne serait-ce que par internet. Les trois lignes citées démontrent une volonté de discréditer une bienfaitrice de l'humanité.

- Que ferait notre gouvernement français si notre abbé Pierre national était ainsi traîné dans la boue? Il se sentirait en droit de réagir avec force. C'est ce que le Gouvernement Indien est en droit de faire, demander des comptes à l'état français. Et que dire de l'ONU qui l'a accueillie plusieurs fois dans ses murs et décorée d'un prix prestigieux? Lui aussi est en droit de demander des comptes à l'état français.

Cette volonté de discrédit à l'égard d'une personnalité telle que AMMA, mondialement connue, laisse supposer une même volonté de discrédit vis à vis des autres personnes et groupes cités dans ce rapport et jette un doute sérieux sur son impartialité et son honnêteté.
* page 22: "Sous une adresse ainsi libellée http://www.MIVILUDES.gouv.fr, le site est

consultable sur le réseau Internet depuis cette année."

Le site comporte une page d'accueil uniquement !
* page 26: "Séminaire universitaire « Sectes et Laïcité » Avec le soutien du ministère de la Recherche, la MIVILUDES organise d’octobre 2003 à juin 2004, au rythme d’une séance tous les quinze jours, un séminaire universitaire, auquel participent, notamment des professeurs de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales."

Ce séminaire très confidentiel refuse pour l’instant que notre porte-parole puisse intervenir au même titre que les représentants des associations anti-sectes dans la session ‘organismes de terrain’. Le parti pris encore…
* page 27: "12 Le programme et la liste des intervenants figurent en annexe n°6"

Cette annexe 6 n'est pas disponible.
* page 39: "De nombreux groupes, transnationaux ou endogènes, sont implantés en Martinique et en Guadeloupe. L’expansion de la mouvance pentecôtiste est à souligner. Ces mouvements, plus nombreux qu’en métropole, exercent néanmoins une moindre emprise sur les adeptes. La façon dont ces derniers n’hésitent pas à passer d’un mouvement à un autre amène à relativiser le risque d’emprise."

Cette remarque laisse perplexe. Comment la Miviludes juge-t-elle le danger sectaire ? Ce danger est-il lié à la doctrine et aux dirigeants d'un groupe ? Est-il lié à la manière dont les personnes réagissent à cette doctrine, s'ils sont installés dans ce groupe ou bien font du nomadisme ? Dans ce cas pourquoi préconiser "une conception préventive de la dérive sectaire" ?

Pourquoi ne pas d'abord observer, puis agir en fonction de ce qui se passe réellement ?
* page 40: "Le secteur de la formation professionnelle est un secteur préoccupant."

Il n'est pas dit pourquoi ce secteur serait préoccupant.
* page 40: "La présence des associations est très utile, qu’il s’agisse des associations départementales de défense de la famille et de l’individu (ADFI),"

Ce rapport ne dit pas en quoi consiste cette utilité. D'autre part la Miviludes passe sous silence que l'Adfi a été citée dans de nombreux témoignages pour atteinte à la liberté de croyance, a fait l'objet de nombreuses plaintes devant les tribunaux et a également fait l'objet de plusieurs condamnations.

Le contribuable qui finance l'Adfi à travers les importantes subventions qu'elle reçoit, a le droit d'être mis au courant de cette situation.
page 42: "Les parlementaires ont été, plus récemment, conviés à examiner deux autres textes dont certaines dispositions ne sont pas sans rapport avec les dérives sectaires; l’un vise à interdire le clonage, l’autre à réglementer la profession de psychothérapeute."

Le problème de la psychothérapie a déjà été traité par une remarque à la page 9. Il a été démontré à cette occasion que les hommes politiques ignoraient à ce jour tout du métier de psychothérapeute.
* page 42: "Les entraves à l'égard des services publics doivent ici enfin être signalées."

Il est porté ici un jugement sans donner aucune indication sur le problème. Comment un lecteur non informé peut-il se faire sa propre opinion?
* page 43: "Les associations de terrain qui se sont engagées pour la défense de la famille et de l’individu ou pour la lutte contre la manipulation mentale, comme celles qui viennent généralement en aide aux victimes, forment, en France, un réseau essentiel. Ce sont elles qui reçoivent directement le plus grand nombre de plaintes et qui fournissent aux entourages ou aux anciens adeptes les conseils et les appuis les plus éprouvés. Depuis 2001, certaines peuvent se porter partie civile dans les procès où sont impliqués des mouvements suspectés de dérives sectaires."

Il n'est donné ici aucune statistique quant au nombre de plaintes et de victimes, ni à la nature de ces plaintes. Pourtant ces statistiques sont indispensables pour juger de l'ampleur du danger de dérive sectaire: important ou inexistant. Malgré nos multiples demandes sur plusieurs années, le CapLC n’a reçu aucune réponse à ce sujet, pas même un accusé de réception! La Miviludes est peut-être informée ?
page 43: "L’aide aux victimes est d’ailleurs un des axes de travail majeurs que se propose la MIVILUDES."

Comment une telle aide peut-elle être envisagée si le nombre de victimes n'est pas connu, ni la nature de leur problématique ? Comment aider des victimes fantômes, comment aider des victimes ‘fabriquées’ pour l’occasion ?
* page 44: "Dès 1995, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale avait souligné l’inopportunité d’élaborer un régime juridique spécifique aux sectes : « Une telle entreprise se heurterait d’abord à un problème de définition (...)."

On se demande vraiment de qui on se moque. En fait ce refus de donner une définition au mot secte est à la base de toute la problématique sectaire:

- la première définition possible du mot secte vient du latin secare. Dans ce cas une secte est un groupe de personnes qui a fait scission d'un autre groupe plus important. Par extension il désigne une communauté minoritaire de personnes ayant des croyances et des pratiques spirituelles ou religieuses communes. A ce titre une secte bénéficie donc du droit constitutionnel à la liberté de pensée.

- l'autre définition, sous l'influence de groupes de pression, définit une secte comme un groupe de personnes au sein duquel se pratiqueraient l'embrigadement, la manipulation mentale, l'extorsion d'argent, les dérives sexuelles, etc... De tels groupes s'ils existent méritent effectivement d'être punis par la loi.

Refuser de donner une définition claire et unique au mot secte permet de naviguer en permanence entre ces deux définitions possibles, et par voie de conséquence, présenter d'innocents groupes spirituels comme des groupes criminels.

Dans le pays de Descartes et de Diderot, il est inconcevable que des représentants de l’Etat refusent de s'accorder sur le sens des mots. Ce refus de donner un sens aux mots laisse supposer des intérêts inavouables.

On jette ainsi le doute et on récupère les subventions… sur du vent.

Rumeur – Désinformation – Diabolisation – Pénalisation… n’est-ce pas là une technique pour le moins stigmatisant les Etats totalitaires ?

Condamner ainsi un individu ou un groupe par un mot devenu un délit que l’on ne peut définir est le meilleur moyen de livrer la Nation à l’arbitraire des comportements primaires.

En stigmatisant de cette manière les conceptions hors-normes, la Miviludes a-t-elle conscience qu’elle les radicalise, qu’elle crée des problèmes là où il n’y en avait pas ?
* page 48: "Au total, le nombre restreint de décisions rendues à ce jour ne permet pas de dégager une jurisprudence. Mais ce bilan ne doit pas être interprété comme une faiblesse : il ne faut pas mésestimer le caractère dissuasif du dispositif répressif adopté."

C'est une façon diplomatique pour dire que cette loi About-Picard ne sert à rien.
* page 51: "Quel que soit le devenir de ce texte en seconde lecture, la Mission ne peut que soutenir la démarche de responsabilisation ainsi entreprise."

La Miviludes ignore apparemment que la profession de psychothérapeute n'a pas attendu M. Accoyer pour réclamer un véritable statut. Mais le pouvoir politique ne l'a pas entendu. Si l'amendement Accoyer a relancé le débat, il s'est obstinément refusé à prendre en compte la réalité du métier de psychothérapeute. Voir également la remarque à la page 9.
* page 54: "Des types de formation sont ciblées : « Leur attention (les services de contrôle) a notamment été appelée sur les thèmes relatifs au développement personnel ou centrés sur des démarches de bien-être et/ou à vocation thérapeutique (en nombre croissant) souvent sans lien direct avec l’acquisition de véritables compétences professionnelles ou ne visant pas l’accès à une qualification reconnue.»"

Cette réponse est en contradiction avec le Code du Travail. Voici un extrait de l'article L900-2

"(Loi nº 2002-73 du 17 janvier 2002 art. 140 Journal Officiel du 18 janvier 2002)

Les types d'actions de formation qui entrent dans le champ d'application des dispositions relatives à la formation professionnelle continue, sont les suivants :

.....

6. Les actions d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement des connaissances. Elles ont pour objet d'offrir aux travailleurs, dans le cadre de l'éducation permanente, les moyens d'accéder à la culture, de maintenir ou de parfaire leur qualification et leur niveau culturel ainsi que d'assumer des responsabilités accrues dans la vie associative".

Au vu de la lecture de rapport, nous comprenons pourquoi certains organismes de formation, jusque là normalement habilités par la Formation Continue, ont soudainement perdu cette même habilitation sous le prétexte qu'elles faisaient du développement personnel. Nous informons la Miviludes que certains de ces organismes ont porté l'affaire devant la justice et ont obtenu gain de cause.

Voir également la remarque à la page 9 et aux pages 16 à 18.
* page 58: "Dans une optique plus répressive, les cellules coordonnent également l’action des services avec la volonté d’exploiter toutes les pistes susceptibles de conduire à une condamnation pénale de mouvements auxquels seraient imputées des dérives sectaires ou empêcher leur implantation."

En clair, il s'agit là d'une police et d'une justice parallèle à la seule discrétion de l'administration. C'est la discrimination et le sectarisme officialisés.

Qu'attend la Miviludes pour lutter contre cette dérive sectaire inadmissible de la part de l'administration ?
* page 59 : "Il mérite d’être également mentionné que le ministère fait l’objet d’un nombre croissant de demandes d’accès aux informations contenues dans des fichiers intéressant la sûreté de l’Etat ou la sécurité publique, émanant de personnes appartenant à des mouvements."

Cette phrase laisse perplexe. Est-il possible qu’une pratique spirituelle, une recherche de mieux-être puisse avoir un impact sur la sécurité de l’Etat?
* page 62: "Très souvent ces actions sont sans lien direct avec l’acquisition de véritables compétences professionnelles et ne permettent pas d’accéder à un niveau supérieur de qualification reconnu ; elles ne répondent pas non plus aux besoins d'adaptations auxquels doivent faire face les entreprises, les salariés et les individus au regard des évolutions économiques, techniques et sociales".

En fait c'est tout le chapitre concernant l'emploi et la formation professionnelle qui serait à citer et à critiquer.

- Il est fondé sur la croyance que les individus sont des super-machines qu'il convient de bourrer de connaissances.

- Il méconnaît que dans les entreprises les problèmes humains sont infiniment plus difficiles à résoudre que les problèmes techniques. Ainsi les dissensions entre personnes, le manque de motivation sont des freins énormes à la créativité et à l'efficacité dans le travail. Refuser de voir l'intérêt du développement personnel et de techniques connexes pour résoudre cette problématique, c'est interdire aux entreprises de progresser en efficacité et performances. Il faut que la Miviludes sache que ces problèmes humains au sein des entreprises leur font perdre des années de travail, des parts de marché et partant des sommes colossales.

- Il ne fait pas confiance aux employés, aux responsables de formation pour choisir les bonnes formations et les bons prestataires de formation, en fonction de leurs besoins réels et de leur connaissance du terrain.

- L'administration n'a ni la vocation ni la compétence pour juger de l'intérêt ou de la valeur de telle ou telle formation. Le centralisme étatique a tué le bloc soviétique. Devra-t-il tuer également la France?

En clair, suivre les recommandations de la Miviludes, c'est assurer pour longtemps la régression économique de la France.
* page 64: "Ainsi, l’absence de plaintes ou, quand elles existent, leur manque de fiabilité, sont autant d’obstacles à la bonne appréhension du phénomène par l’autorité judiciaire."

La justice française est d'une lenteur désespérante même quand il y a des plaintes. Comment se fait-il qu'elle soit active alors qu'il n'y a pas de plainte ? Est-ce de la conception préventive de la dérive sectaire ?
* page 66: "L’acceptation du dialogue, le désir d’ouverture, la disponibilité à écouter les critiques et à en tenir compte lorsque cela s’avère nécessaire, font partie des raisons principales qui ont conduit à la création de la MIVILUDES."

Dans ce cas, la Miviludes ne manquera pas d'apporter une attention positive à ces remarques et à leur apporter la réponse escomptée.

Elle prendra garde à ne pas être ‘citée’ et ‘listée’ par l’Unadfi sous prétexte « qu’elle dialogue» comme celle-ci vient de le reprocher au Ministère des Affaires étrangères.
* page 85: "La MIVILUDES soutient toutes ces associations de défense des victimes. Elle veille à ce que des actions précises et programmées justifient l'allocation de subventions publiques."

L’Unadfi suite à ses démêlés juridiques a un besoin urgent de subventions publiques pour payer les lourdes amendes auxquelles elle a été et sera condamnée.
* page 91: "PROPOSITION N° 2 FAVORISER LE SIGNALEMENT DES PERSONNES EN ETAT DE FAIBLESSE"

Comprenons-nous bien le terme de « signalement » ? Doit-on entendre « délation » ?

Que signifie « état de faiblesse » ? Refuser de définir clairement cette notion des plus floues, revient une fois de plus à ouvrir grandes les portes à l’arbitraire.
* page 94: "Il appartient maintenant aux acheteurs de formation d’exercer leur propre vigilance, de sorte que les actions de formation :

- soient en lien avec l’acquisition de compétences professionnelles ;

- permettent d’accéder à un niveau supérieur de qualification reconnue ;

- répondent aux besoins d’adaptation créés par les évolutions économiques, techniques et sociales."

La Miviludes a oublié l'accès à la culture tel que précisé dans l'article L900-2 alinéa 6 du Code du Travail.

Se placerait-elle au dessus de ce Code ?
* page 96 : "Certains groupes à caractère sectaire refusent les soins préventifs que constituent les vaccinations."

Il n’y a là aucun caractère sectaire, simplement l’expression d’une divergence d’opinion avec le politiquement correct. Refuser des vaccinations obligatoires n’est peut-être pas légal, mais par contre est totalement légitime. La Constitution des Droits de l’Homme nous demande d’ailleurs de nous élever contre des lois qui attenteraient à la liberté.

De plus aucun chiffre n’est fourni pour appuyer la croyance que le refus de vaccination est dangereux. Alors que les partisans de la liberté vaccinale regorgent d’arguments scientifiques pour exiger l’arrêt de l’obligation. On sent ici la présence des lobbies pharmaceutiques.
* page 97: "L’action des associations sera valorisée et portée à la connaissance du grand public et des collectivités locales, par une plaquette d’information diffusée par la MIVILUDES."

Ceci permettra, espérons le, de connaître le nombre de victimes recensées par l'Unadfi, information qu'elle refuse à ce jour de communiquer. Par souci d’équité, nous souhaitons que la Miviludes fasse aussi état des nombreux démêlés juridiques et des condamnations dont font l’objet ces groupes de pression. Ces associations étant financées par des subventions d’Etat, le contribuable a le droit d’être informé de ces faits.
* page 98: "DYNAMISER LES CELLULES DE VIGILANCE DÉPARTEMENTALES"

Comment garantir que ces cellules ne vont pas devenir une police parallèle, un ordre inquisitorial? Comment garantir la liberté de pensée et d'entreprendre?

similaire:

Remarques de la iconRemarques

Remarques de la iconRemarques

Remarques de la icon1. Remarques préliminaires

Remarques de la iconI. Remarques introductives 1 Les musulmans

Remarques de la iconRemarques sur le conseil d’etablissement du

Remarques de la iconRemarques sur la présente édition numérique

Remarques de la iconLa question du mariage gay appelle dix remarques

Remarques de la iconVeuillez lire les remarques au verso avant de remplir le formulaire

Remarques de la iconRemarques Auteurs
«empreinte digitale» de la molécule et très difficile à interpréter et souvent inexploitable

Remarques de la iconSeules les remarques demandant une modification du projet de plu sont citées








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com