Rapport les médicaments géNÉriques








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E) ET SUR LA SÉCURITÉ DES GÉNÉRIQUES ?


Elle n'est pas garantie : tout est dit dans la même phrase du Code de la Santé Publique :

« Les spécialités génériques sont dispensées de fournir les études TOXICOLOGIQUES (pharmacologiques et cliniques) habituellement demandées pour l'obtention de l'Autorisation de Mise sur le Marché ». Et c'est toujours légal.

La preuve en est le coma hypoglycémique avec un générique du DAONIL, le témoignage des techniciens des usines chimiques, les génériques contrefaits, et la condamnation du laboratoire Ranbaxy (voir plus haut).


VIII°) LES GÉNÉRIQUES = DES ÉCONOMIES POUR LA SÉCU ?


La Sécurité Sociale encourage les assurés, les pharmaciens et les médecins à accepter les génériques, pour diminuer les dépenses de santé, permettant par exemple la prise en charge de maladies graves, et les culpabilise de ne pas aller dans ce sens. Mais :

c'est l'État, plus précisément le CEPS (Comité Économique des Produits de Santé) qui fixe le prix de tout ce qui est remboursé par la Sécurité Sociale. Le coût d'un traitement n'est donc pas de la responsabilité du malade, du pharmacien ou du médecin ;

de très nombreux princeps sont au même prix que leurs génériques (CLAMOXYL, CIFLOX 250, LEXOMIL, VENTOLINE…). Alors que l'économie est mathématiquement nulle, le pharmacien est pourtant obligé par la Sécurité Sociale de délivrer le générique ; les économies sont donc une fausse raison.

le prix public d'un princeps baisse régulièrement dès qu'il est génériqué (par exemple : AUGMENTIN 500 mg, boîte de 16 comprimés : 9,80 euros en 2004, 7,28 euros en 2013 ; MOPRAL 20 mg, boîte de 28 gélules : 48,40 euros en 2004, 15,93 euros en 2013) ; PLAVIX : 58,74 euros en 2004, 33,84 euros en 2013.
Le prix public des princeps non génériques diminue également (par exemple : le vaccin contre la grippe : 6,26 euros en 2011, 6,14 euros en 2013).
Cette politique de baisse du prix des médicaments a pour conséquence de favoriser leur exportation, une des raisons des ruptures de stocks (de princeps et de génériques).

les économies immédiates peuvent coûter très cher. Un exemple : générique du MOPRAL pris 3 mois en 2008 = 63 euros économisés ; conséquences : une hémorragie de l'estomac, puis une insuffisance rénale terminale sous dialyse ; 5 ans après, en 2013 = plus de 140.000 euros facturés à la Sécurité Sociale pour traiter ces complications.

la notion de prix élevé ou pas est subjective : si 5 centimes d'euro en moins entre un princeps et un générique doivent faire préférer le générique, certains princeps sont jusqu'à 14 fois plus chers que les mêmes princeps d'autres laboratoires : ce sont les médicaments vétérinaires. L'État ne dénonce pas leur prix exorbitant, car ils ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale. Et il n'existe pas de génériques de ces médicaments.

Et rappelons que l'évasion fiscale légale prive la France de 32 milliards d'euros chaque année.

Il faut se méfier de celui qui veut votre bonheur alors que vous n’avez rien demandé.

IX°) CONCLUSIONS.

1°) ASPECT MÉDICAL.


Ceux qui défendent les génériques, soit ne connaissent pas le sujet, soit mentent. Ce qui est grave est de leur donner la parole, et à eux uniquement.

2 faits sont troublants : la liste des effets secondaires avec les génériques, et la guérison ou l'amélioration systématiques avec le princeps.

Tous les génériques actuels (sauf les auto-génériques) ont une composition différente de celle des princeps (en nature, qualité et quantité des principes actifs et des excipients), et donc une efficacité différente, en général inférieure, quand, en plus, ils ne sont pas responsables eux-mêmes d'effets indésirables (ce qui s'appelle « iatrogénie »).

Au pire, c'est la mort. Tous les génériques ne tuent pas, mais l'important, quel que soit le médicament, princeps ou générique, n'est pas la fréquence d'un effet secondaire mais le fait qu'il puisse arriver, même s'il est exceptionnel, et sa gravité, car, en médecine, le mot « jamais » n'existe pas : si la maladie la plus bénigne peut s'aggraver même avec un princeps, raison de plus avec un générique. En droit, les génériques sont une « perte de chance ».

Comment peut-on encore avoir confiance dans les génériques après les faits cités, et quand le Directeur Général de l'AFSSAPS déclare, optimiste, que « les génériques ont une efficacité croissante » ? ... Elle est maximale dès le premier jour et constante dans le temps avec les princeps.

C'est-pourquoi :

les génériques ne sont pas les mêmes médicaments que les princeps ;

toutes les maladies doivent être considérées comme des maladies « à marge thérapeutique étroite », tous les malades comme des malades « à marge thérapeutique étroite », et tous les princeps comme des médicaments « à marge thérapeutique étroite » ; - la prise de certains génériques, même moins efficaces, est sans incidence (génériques du DOLIPRANE, des médicaments contre le cholestérol ...), mais la prudence demande au médecin, sauf ces cas particuliers, de ne pas en prescrire, parce que leurs effets secondaires sont évitables, et parce que, par leur moindre efficacité, « les génériques sont un permis de tuer », un permis de tuer gratuit, rémunéré et légal. Comme chaque médecin est responsable de ses actes, il doit appliquer le principe de précaution, exprimé dans l'article 39 du Code de Déontologie Médicale « Les médecins ne peuvent proposer aux malades un remède insuffisamment éprouvé », ce que sont, par définition, les génériques ;

l'espérance de vie des Français, que le monde entier nous envie, est en train de baisser:

2°) ASPECT POLITICO-ÉCONOMIQUE.


« Parler des médicaments génériques » n'est pas « parler médecine », mais « parler politique », un sujet ... politiquement incorrect ... un sujet qui dérange.

Les dirigeants politiques n'ont que faire de toutes ces considérations médicales qu'ils connaissent par cœur.

Qu'ils soient en France ou ailleurs, les dirigeants ne dirigent rien : ils obéissent à plus puissants qu'eux, les banquiers, les financiers, tapis dans l'ombre. Les génériques, dont l'existence est légale (plus de brevets), pourraient être identiques aux princeps, mais ils ne le sont pas, parce que ces financiers ont créé et imposent aux politiques les conditions d'une fabrication des biens de consommation au moindre coût pour un maximum de bénéfices (matières premières de mauvaise qualité, nombre de contrôles de sécurité minimum, aucun essai clinique, et une main d'œuvre presque gratuite, grâce à la délocalisation des usines), avec la bonne conscience de favoriser l'essor des pays dits « émergents » en y créant de l'emploi. Et c'est légal.

La Sécurité Sociale n'a que les mots « euros » et « déficit » à la bouche. Or, rappelons qu'elle n'est pas une entreprise commerciale destinée à faire des bénéfices, à la différence des assurances et des mutuelles.

Inutile de faire le catalogue de toutes les mesures prises par la Sécurité Sociale depuis 20 ans pour diminuer les dépenses de santé, et dont les génériques ne sont qu'un des aspects. Toutes ces mesures, injustes, sont programmées pour annoncer, dans un avenir proche (10 ans ?) la privatisation de la Sécurité Sociale ... par la faute des assurés, alors que le « trou de la Sécu » est un manque de recettes versées par l'État et les plus grandes entreprises. A ce moment-là, la Sécurité Sociale ne prendra plus en charge que les maladies graves, les personnes âgées, et les handicapés. Elle nous y prépare déjà, en jouant au « bon samaritain », avec le dépistage gratuit du cancer du sein et du côlon, et les « grandes causes nationales » (plan cancer, plan Alzheimer ...).

Les génériques sont un iceberg : les effets secondaires, les notices sont la partie visible, émergée ; la plus importante est immergée, cachée : discussions secrètes dans des bureaux, chaine de fabrication, falsification des données fournies par les usines et les laboratoires, montages financiers pour payer moins d'impôts.

Ceux qui ont défini ce que doit être un générique, la difficulté pour obtenir des informations, les mensonges, le manque de traçabilité sur leur fabrication font des génériques un marché du médicament volontairement tenu caché, qui rappelle les méthodes d'une mafia.


3°) ACTIONS À MENER.


- La plus importante, bien sûr : Changer la loi sur les génériques, et encadrer de manière rigoureuse la mondialisation de leur fabrication, voire la relocaliser.

Malgré un tableau accablant, des dépenses supplémentaires, « des morts collatérales » et moyennant quelques indemnisations de victimes, soyons réalistes : gagner la guerre contre les génériques semble aujourd'hui illusoire, ils ont de beaux jours devant eux. Plusieurs indicateurs vont dans ce sens :

L'Ordre des Médecins, celui des Pharmaciens, les Syndicats et l'AFSSAPS qui savaient ce qu'étaient les génériques avant les professionnels de la santé n'ont pas empêché leur implantation en France au début des années 2000, ni leur diffusion ultérieure ;

L'ANSM, organisme d'État, continue de déclarer, par la voix de son Directeur Général, que « Les médicaments génériques ne sont pas des médicaments au rabais » ;

L'Ordre des Pharmaciens ne condamne pas toujours un pharmacien contre lequel un médecin a porté plainte pour substitution illégale ;

Les Autorités appliquent une dictature : 1°). Sur les malades : de plus en plus souvent obligés de payer (mention « non substituable » « incorrecte » ; princeps remboursé sur la base du prix de son générique, inférieur, le « TFR ») ; 2°). Sur les médecins : surveillés, convoqués, parce que refuser les génériques est vu comme une faute professionnelle ; 3°). Sur les pharmaciens : surveillés, sanctionnés quand ils ne délivrent pas assez de génériques. Pharmaciens et médecins n'ont plus le droit de bien soigner, donc de penser ; ils doivent tous être mis au pas ... jusqu'au dernier ;

Même le grand laboratoire pharmaceutique de princeps, SANOFI, a été condamné en mai 2013 à verser 40 millions d'euros au laboratoire de génériques TEVA pour avoir dit que les génériques de son médicament PLAVIX étaient moins efficaces. Comment les malades, les pharmaciens et les médecins peuvent-ils lutter face à une justice qui défend les génériques ?

Le Plan de Financement de ta Sécurité Sociale pour 2014 pousse à fond sur les génériques (celui de … 2025 en fera autant).

À défaut, des propositions :

Changer les études médicales : les futurs médecins ne sauront plus prescrire que des génériques, car les enseignants ne leur apprennent que le nom chimique des médicaments, la DCI (amoxicilline), et pas le nom de marque des princeps (CLAMOXYL), et leurs affirment que les génériques sont les mêmes médicaments que les princeps.

Il doit exister un auto-générique de tous les princeps génériques.

Éditer un dictionnaire des génériques, comme il en existe un pour les princeps, « le Vidal », avec des mises à jour, et préciser lesquels sont des auto-génériques.

Faire figurer dans le Vidal les coordonnées de TOUS les laboratoires de génériques : il est inadmissible que les coordonnées de certains n'y figurent pas (Arrow, Cristers, Euro-Générics, Mylan et Zydus, dans l'édition 2013 ; sont indiquées celles d'Actavis, de Biogaran, de Ranbaxy et de Teva).

La Dénomination Commune Internationale ne doit pas se limiter au nom de la molécule (par exemple, amoxicilline), mais préciser sa formule chimique (« amoxicilline trihydratée » ou « amoxicilline anhydre »).

La notice d'un générique doit comporter un paragraphe indiquant s'il présente une composition différente de celle du princeps, excipients inclus.

Limiter le nombre de laboratoires qui fabriquent un générique du même princeps, Ils sont trop nombreux pour « par-être » honnêtes.

La Sécurité Sociale ne doit pas imposer aux pharmaciens de délivrer un générique quand il est au même prix que le princeps.

Dénoncer une limitation d'accès aux soins en obligeant le malade à payer le princeps.

Dénoncer le conflit d'intérêt entre la Sécurité Sociale et les médecins qu'elle « récompense » avec des euros quand ils ont prescrit beaucoup de génériques (les « ROSP ») ; l'indépendance professionnelle des médecins ne doit pas être bafouée au nom d'intérêts économiques. Et c'est légal. L'argent achète tout.

Dénoncer les pratiques commerciales des laboratoires de génériques qui couvrent les pharmaciens de cadeaux et leur donnent des boîtes gratuites pour remporter un marché. Et c'est légal. Le médecin, lui, n'a plus le droit d'avoir des échantillons de médicaments pour traiter une urgence ou dépanner un patient quand toutes les pharmacies sont fermées ; il doit les acheter ... au nom du respect de l'éthique.

Dénoncer la mainmise de la Sécurité Sociale sur les pharmaciens : oui, ils gagnent plus à vendre des génériques que des princeps, oui ils touchent une « prime d'intéressement » (environ 3000 euros par an, ce qui est peu), mais ces aides limitent à peine la chute de leur chiffre d'affaire, à cause des génériques.

Il serait souhaitable que les médecins anti-génériques se regroupent au sein d'une association pour mettre en commun leur expérience, se défendre et se faire entendre.

ATTENDRE qu'une personnalité soit officiellement reconnue morte, sinon gravement malade à cause d'un générique.

Terminons par une note positive : félicitons-nous que les princeps soient encore dans le commerce et remboursés, et qu'il existe de « micro-climats » autour des cabinets de médecins qui refusent les génériques.

FIN (Provisoire)
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