Synthèse de la critique définitive au marginalisme








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A bureaucratie : travail improductif ou indirect (Michels,Weber (rationalité bureaucratique), Kojève et efficacité (productivité vs compétitivité et plus value vs plus-value sociale ex Santé 10 PIB UE vs 16 USA (47 millions sans couverture)

Statistiques quantitatives et qualitatives à la fois simultanément avec la monnaie (et le dynamise de RE) dans mon Schéma alors que marginalisme ne permet qu’une vulgaire approximation toujours fausse des prix – pas mêmes des valeurs : les prix constants devant être recalculés mais sur des bases empiriques sans grand rapport avec l’illusoire modèle de l’équilibre général.

Chères camarades, chers camarades,

Je vous envoie ma Synthèse de la critique définitive au marginalisme, une ébauche que je fais circuler en état d’urgence – ce qui explique sa forme - dans le cadre de l’attaque capitaliste-marginaliste sans précédent contre le contrat de travail national (ajustement par le salaire, du fait de la gouvernance globale privée) et contre le démantèlement de l’Etat social.

Les rapports de distribution et les rapports juridiques changent dans le mode de production socialiste. De même, la direction commune des entreprises et la possession commune des Moyens de production changent les rapports d’exploitation subjectifs et réels. Néanmoins abandonner la loi de la valeur marxiste ouvre la porte au retour de la vision du monde marginaliste avec des fausses et dérisoires logiques micro et macro-économique, qui semblent imprégner de bon sens aux ignorants. La rationalité de la loi de la valeur en régime socialiste demeure entière puisqu’elle est entérinée par la production et par le contrôle collectifs de la « plus-value sociale » dans le cadre de la planification, et de la « démocratie socialiste » qui l’incarne, via la « dictature du prolétariat » assurée par le Parti communiste, le plus haut garant des droits constitutionnels socialistes. Ces droits constitutionnels comprennent la propriété collective des Moyens de production et d’échange ainsi que la possession privée dans tous les cas ne concernant pas les Moyens de production et d’échange, y compris sous forme coopérative. (voir là-dessus le chapitre sur le socialisme cubain dans mon Pour Marx, contre le nihilisme, chapitre devant être corrigé pour ce qui concerne le centralisme démocratique intra-Parti, une forme démocratique qui ne peut pas être généralisée à l’ensemble de la société, le système électoral cubain actuel valant bien mieux, puisqu’il est capable de bien incarner la distinction entre « règne de la nécessité » économique (planification et démocratie industrielle) et « règne de la liberté » (droits fondamentaux constitutionnels, dont le respect sans harcèlement de l’intimité des citoyens, la protection de la vie privée lorsque les droits d’autrui ne sont pas mis en cause, le développement harmonieux de la personnalité socialiste, donc de la personnalité non-aliénée etc., etc.) Certaines corrections sont déjà disponibles dans la section de mon site « Pour le socialisme cubain », dont L’Anti-Varela. En tout état de cause, le socialisme cubain doit être une œuvre collective cubaine sans ingérence, du peuple cubain lui-même; ceci étant simplement une contribution fraternelle à être analysée de manière critique.

Ma restitution de la loi de la valeur de Marx (en particulier la dissipation du faux problème de la transformation de la valeur en prix de production, ainsi que le développement de la loi de la valeur pour la forme d’extraction de la plus-value correspondant à un accroissement structurel de l’intensité, soit la productivité, intégrée dans les Equations de la Reproduction Simple et Elargie) dispose, une fois pour toutes, des théories économiques bourgeoises. Elle permet donc de réévaluer les classiques du marxisme de manière constructive sans rien concéder à nos adversaires de classe. En particulier, l’extraordinaire texte Economic problem of socialism (1951) de Staline disponible à l’adresse : http://www.marxists.org/reference/archive/stalin/index.htm . En Effet, Staline savait de quoi il parlait ; de plus, il avait une connaissance intuitive-pratique et théorique de la nécessité, pour la planification socialiste - y compris dans les campagnes - d’augmenter sans cesse la productivité pour augmenter le bien-être des populations tout en diminuant la durée de la semaine de travail chaque fois que la cohérence reproductive de la RE collectivement choisie permettait de le faire sans sacrifier les besoins sociaux et humains à satisfaire d’urgence. Malgré ce que certains pseudo-trotskistes actuels prétendent affirmer du haut de leur laxisme souvent suspect - que penser en effet d’un plagiaire comme Michael Löwy, jouant les tuteurs post-Mandel – marxiste authentique qui pourtant ne comprenait rien à l’ « échange inégal » faute de comprendre la logique de la « productivité » liée à la composition organique du capital et au taux de surtravail, donc à la loi de la valeur de Marx - en GB et en France ? Ce type voudrait faire du Che un anti-bolchevique, ce qui est un comble ! A choisir entre Staline et Khrouchtchev (donc, les pitres Fridman et al.), le Che avait choisi Staline, mais le fit en marxiste authentique, de manière critique et constructive, non en faisant semblant d’adorer une icône véhiculant un credo exigeant un acte de foi…– Trotski était attaché à la défense sans faille de ce qu’il appelait la « révolution sociale ». Aussi reconnu-t-il après coup le bien fondé de la collectivisation de l’industrie et des terre portée à bien par Staline (sous les deux formes des sovkhoz et des fermes d’Etat et des coopératives agricole en ce qui concerne les campagnes); tout comme il reconnut – voir Trotski dans le même site www.marxists.org sur la Finlande – le bien fondé de la stratégie de guerre stalinienne. Loin de moi le désir de combattre les luttes internes de hier, comme se plaisent à faire trop de pitres: là-dessus je conseille l’œcuménisme le plus complet et le moins anachronique dans le respect de tous nos anciens camarades, qui, contrairement à beaucoup, connaissaient la valeur scientifique inégalable de l’œuvre de Marx, pourtant restée inachevée du point de vue de l’exposition (ie publication des Livres II et III du capital après la mort de Marx.).

De ce point de vue, je regrette que le professeur Luciano Vasopollo et ses collègues cubains, qui ne pouvaient pas ignorer mon œuvre, aient cru bon de ne pas intégrer mes contributions théoriques, en particulier pour ce qui concerne la productivité marxiste (et, par voie de conséquence, la conception essentielle pour le socialisme de la « plus-value sociale » – dans leur dernier manuel d’économie politique. Ce faisant, ils abandonnent cavalièrement le champ de notre discipline au pseudo "bon sens" du paradigme marginalisme-néoclassique, alors même que ce paradigme, voir la démonstration définitive ci-dessous, prend l’eau de toute part, tant du point de vue théorique que du point de vue pratique (ajustement par le salaire et prétention à la liquéfaction sans fin du travail humain.). Ceci est académiquement intolérable. Et politiquement dangereux. On ne gagne pas la Bataille des Idées en occultant la loi de la valeur de Marx simplement parce que un Charles Bettelheim n’y comprenait pas grand-chose malgré son jargon pompeux! Est-il possible d’ignorer, comme le font le camarade Vasopollo et ses collègues, que sans la loi de la valeur – en particulier dans sa forme « productivité » - la rationalité économique de la science marxiste en économie politique dégénère inévitablement en une sociologie socio-économique, certes égalitaire, tant que de bons tribuns du peuple communistes sont à la direction des affaires, mais laissant alors toute la place idéologique aux prétentions scientifique en matière d’économie aux inepties marginalistes, dont celles de Walras élaborant sur J-B Say ? Du coup, et par défaut, le marché est dit supérieur par des gens qui seraient bien en peine de dire ce que c’est au juste, même après avoir lu K. Polanyi ! Ce faisant on ouvre la route aux dérives criminelles d'un Sobchack, d’un Gaïdar avec son Jefferey Sachs et d’un Eltsine, ou bien à celles d’un Deng Xiaoping, doublées par la trahison des Trois Représentations livrant le PCC pieds et poings liés à la domination interne d’une nouvelle bourgeoisie arriviste (qui au mieux, en suivant Mao, n’aurait dû avoir qu’une représentation symbolique au sein du Congrès du peuple dans le cadre strict d’une constitution entièrement socialiste.).

Après correction pour la compréhension de la « démocratie socialiste » (règne de la nécessité, règne de la liberté sous garantie du Parti communiste garant de la Constitution socialiste ) le but de mon chapitre sur « le socialisme cubain » dans la seconde partie de mon Pour Marx, contre le nihilisme, avait pour but de démontrer la supériorité incontestable du mode de production socialiste, tant pour le développement de la démo-cratie avérée que pour la rationalité économique, s’incarnant dans des « époques » –redistribution- socialistes diverses, adoptées collectivement selon les besoins compris de manière toujours strictement égalitaires. Cela dit, je ne crois pas que le rôle des universités socialistes soit de faire de la compétition aux universités bourgeoises, surtout en matière d’économie politique, en servant de pépinière à des ânes comme un Bellofiore (voir là-dessus mon texte Contra-pitres dans la section Italia de mon site http://lacommune1871.tripod.com .)

J’ajoute ci-dessous, le texte Monetary reforms and hyperinflation que j’avais envoyé au Zimbabwe. Il me semble important pour comprendre la question monétaire. Bien entendu, ses prescriptions correspondent aux conditions spécifiques d’un pays encerclé et encore en voire de développement. Cependant, on voit bien comment elles pourraient être adaptées à une Formation sociale socio économiquement complexe et culturellement sophistiquée comme la Formation sociale cubaine. En particulier, pour ce qui est des Cartes - correspondant au salaire, au revenu global net et au salaire différé – qui pourraient dans ce cas être des cartes électroniques. (Celle correspondant au salaire en tant que tel serait renouvelée de manière hebdomadaire par le versement du salaire, ce qui aura une implication pour les Rotations. L’échéance hebdomadaire pourrait permettre aux ménages une meilleure gestion de leurs deux cartes principales, salaire et revenu global net, en gérant la plupart de leurs achats sans devoir subir pour longtemps les erreurs d’une surconsommation. En outre, ces cartes permettraient de faire les achats électroniquement ou bien d’obtenir des billets ou des pièces de monnaie au guichet automatique de la banque. La logique de ces cartes électroniques est la suivante : elles permettraient le recueil instantané des données statistiques qui sont nécessaires avec les « lags » les plus courts possibles pour une planification socialiste fine. Un texte à ce sujet est en préparation que j’enverrais lorsque je pourrais le terminer malgré les conditions actuelles.

J’espère que vous voudraient bien excuser la forme ébauchée du texte ci-dessous.

Votre,

Paul De Marco.

Chères camarades, chers camarades,

Voici une ébauche assez détaillée de ma Synthèse de la critique définitive au marginalisme. Mon espoir est qu’elle puisse être utile dans les âpres luttes en cours pour l’hégémonie scientifique et politique au sein de la classe ouvrière et des classes alliées, mieux, dans la conscience collective des citoyennes et des citoyens.

Vu les attaques actuelles ouvertes contre le Code de travail, le contrat de travail national, l’Etat social ainsi que le régime financier et commercial nécessaire à son développement, j’ai préféré mettre cette ébauche à disposition sans attendre. De fait, l’essentiel est déjà exposé dans les articles disponibles dans mon site http://lacommune1871.tripod.com , http://lacommune1871.tripod.com/ConstructionFrame1Source1.htm#commentaires%20d'actualité , notamment :
a) Société communiste et lutte de classe : principes marxistes.

b) Norme CDI ou précarité?

c) Durée, intensité, productivité et plus-value sociale.

d) Retraites et pouvoir d’achat.

e) Et dans la section livres : Tous ensemble, Pour Marx, contre le nihilisme, ainsi que Keynésianisme, Marxisme, Stabilité Economique et Croissance.

Mon propos ici est de compléter l’analyse par ce que je crois être la destruction définitive des prétentions du paradigme marginaliste-néoclassique à l’hégémonie, tant comme « science économique » que comme prescription socio-économique et politique. Ce paradigme prend l’eau de toute part. Il ne peut plus se réclamer de la science sans fraude intellectuelle, même si certains pensent pouvoir encore éviter les critiques en se dissimulant derrière des étudiants, ou, pire encore, en occultant et en excluant toutes les critiques (marxistes) qui portent réellement.

De surcroît, et c’est là l’essentiel de mon propos, ce paradigme est autodestructeur pour les agents socio-économiques, pour les Formations Sociales et pour l’ordre socio-économique mondial comme le démontre l’inanité de l’ajustement par le salaire hors de toute compréhension scientifique de la nécessité de normes communes, y compris en régime de concurrence, des effets de l’introduction de nouvelles technologies sur la main-d’œuvre – formation de l’Armée de réserve – ou de la nécessaire régulation étatique (ou supra-étatique, viz. l’UE – dans le but de piloter les processus économiques vers une reproduction socio-économique systémique cohérente et socialement nécessaire. Ces lacunes font que le paradigme marginaliste-néoclassique incarne les pires « esprits animaux » du capitalisme jadis dénoncés par Keynes, lecteur inhibé de Marx.

Votre,

Paul De Marco.

SYNTHESE DE LA CRITIQUE DEFINITIVE AU MARGINALISME

(En particulier ses gurus Samuelson et Solow*)
Plan
Introduction : Il en va du marginalisme ou néoclassicisme comme de l’ethnologue et de l’anthropologie bourgeoise : pour poser leur idéologie comme la Terre Promise indépassable du devenir historique, ils voient le « marché » partout simplement parce que l’on constate des échanges partout à la fois diachroniquement et synchroniquement. Mais ce ne sont pas plus des échanges capitalistes partout que la valeur d’usage n’est la valeur d’échange! Il ne viendrait à personne l’idée de confondre l’esclavage ou la féodalité pour les capitalistes, c’est-à-dire les relations sociales et les rapports de production vérifiés au quotidien dans l’un ou l’autre cas. De fait la bourgeoisie détruisit par les armes le système féodal!
Les sciences telles l’anthropologie, l’ethnologie, l’historie et en particulier l’économie politique montrent l’émergence des sociétés de classes munies d’une organisation étatique plus ou moins forte; elles montrent également les pratiques de certains peuples contemporains exempts de ces rapports de classe étatiques. Faisant la synthèse de ces connaissances avec Marx, nous obtenons une science comparative des modes de production que le capitalisme met paradoxalement en lumière alors que son prosélytisme mondial cherche partout à dominer tous les modes de production. En réduisant tout au statut de marchandise, le capitalisme finit par révéler le secret de la rationalité économique qu’Aristote, vivant dans une société encore esclavagiste, avait seulement pu approcher sans le pénétrer totalement : à savoir que toutes les marchandises présentent la dualité valeur d’usage et valeur d’échange, caractère qui permet leur échange rationnel, alors que seule la force de travail humaine est capable de produire et donc de mesurer universellement selon ses conditions de production la magnitude de valeur d’échange incorporée dans les marchandises.
Cela étant l’utilité est toujours strictement liée à la synthèse de la dialectique de la nature et de la dialectique de l’histoire à travers l’Etre humain qui en est l’identité contradictoire, l’axe ou dialectique d’ensemble, sur lequel se développe les distincts (dialectique de la nature) et les opposés (aspects des modes de production spécifiques) dans la nécessaire recherche par l’Homme de sa propre reproduction au sein de la nature et de l’histoire. Ainsi dans les sociétés sans classe l’utilité est fonction de cette dialectique d’ensemble mesurée selon les chances de survie tant du point de vue matériel que du point de vue de l’organisation sociale et culturelle. La survie est une forme de la reproduction de l’Homme dans la dialectique de la nature et de l’histoire; elle est donc toujours surdéterminée par la forme de la plus-value, ici la plus-value absolue. (Les chimpanzés, animaux sociaux, chassent en groupes d’autres singes pour améliorer leur apport en protéines animales; pour ce qui à trait aux primates supérieurs humains ils dégustent des œufs de fourmis, des escargots et des huîtres etc.; dans le même ordre d’idée les banquiers du Moyen Age tels les Fugger rêvaient d’obtenir un titre féodal pour consacrer leur singulier retour à la terre et au statut prévalent. Nous ne referons pas ici l’Idéologie allemande de Marx au rabais : il suffit de noter que dans tous ces cas les conditions matérielles du mode de production et de sa forme dominante d’extraction de la plus-value détermine dialectiquement les formes de conscience parmi lesquelles la subjectivité nécessaire à l’évaluation de l’utilité – tant dans sa forme d’usage que dans sa forme d’échange. De fait P. P. Rey montre ce double commerce en incluant les échanges et les rituels propres aux mythes alors que d’autres anthropologues et ethnologues montrent comment, contrairement aux sociétés modernes, les société maladroitement dites « primitives » attachent plus d’importance à la culture (et donc aux relations sociales) qu’à la technique. (Selon l’utile distinction de Foucault relative à l’épistème et à la techné qui renvoie aux trois réalités de Vico, voir là-dessus mon Pour Marx, contre le nihilisme.)
Ainsi les dons et contre-dons, le potlatch et autres pratiques du genre ne peuvent aucunement être analysés comme des échanges capitalistes selon les sciences bourgeoises à la Mauss et al. qui verraient presque une éthique protestante – ou autre- à l’œuvre partout, toujours! Probablement pour se rassurer sur leur propre destin historique donné comme « fin de l’histoire »!
Pour ces sociétés et pour les sociétés de classe il faut recourir aux formes de la plus-value et à l’organisation des modes de production si l’on veut y voir clair. C’est d’ailleurs ce que montre la faillite finale des analyses de Karl Polanyi qui s’attachât à montrer la différence topologique et organisationnelle des divers « marchés » (emporium, foires, marché urbain, etc.) et des formes de redistribution sociale, sans être jamais capable de détecter la loi économique qui les soutient et qui les meut du fait de leurs contradictions internes. La contradiction principale étant bien entendu celle de l’exploitation du travail dans des systèmes d’exploitation de l’Homme par l’Homme qui met en cause l’appropriation inégalitaire de la plus-value produite dans le procès de production. C’est d’ailleurs pourquoi on a raison de dire que les sociétés sans classe n’ont pas d’Histoire puisqu’elles n’ont pas d’histoire de luttes de classe, comme telles.
Ainsi nous avons la plus value absolue, la plus value relative, la productivité – proprement capitaliste- et la plus-value sociale. La plus-value relative met en cause l’intensité ponctuelle du travail : elle est donc tant diachronique que synchronique. La productivité, qui révolutionne sans cesse la composition organique du capital poussée qu’elle est par la recherche de volumes de profit toujours plus grands, correspond au mode de production capitaliste. La plus-value absolue correspond aux modes pré-capitalistes. Ceci est important puisque la question qui se pose alors est la suivante : qu’est-ce qui distingue les modes pré-capitalistes marqués par l’exploitation de l’Homme par l’Homme? Paradoxalement la réponse n’est pas sans intérêt pour les systèmes voués à dépasser le capitalisme : ce qui est en cause ce sont les relations sociales – civilisationnelles et de pouvoir – c’est-à-dire le traitement des travailleurs (voir relations entre hommes libres et esclaves, illustrées de manière exemplaire pour leurs contradictions à Sparte ou à Rome) et le type de redistribution socio-économique adopté qui marque les époques au sein des modes (esclavage et féodalité). Le développement des forces productives en soit peut modifier ces données fondamentales sur la base de ce qui reste principalement une extraction de plus-value absolue (les Romains connaissaient le moteur à vapeur mais l’utilisaient seulement pour les jouets de leurs enfants, préférant la traction humaine ou animale dans la production; la rotation des sols et le collier d’attelage, décuplant la production de nourriture et la traction animale, produisirent de nouvelles époques mais toujours inscrites dans un mode spécifique, la féodalité marquée par l’extraction de la plus-value absolue.)
Bref, il n’est jamais tolérable de confondre la valeur d’usage et la valeur d’échange et en prime de passer sous silence les formes de production des nouvelles valeurs d’échange qui ne sont rationnellement compréhensibles qu’avec le recours à la loi de la valeur (et aux équations de la RS, RE) de Marx. Pourtant non seulement le paradigme marginaliste-néoclassique ignore tout de cela; pire encore, il est né comme volonté politique et maçonnique d’occulter ces processus, en particulier la genèse du profit par le surtravail rendu possible par la différence entre travail vivant et travail cristallisé propre à la marchandise « force de travail » et à nulle autre. La raison de cette occultation anti-scientifique tenace est simple : la reconnaissance de la rationalité économique révèle la plus-value comme « plus-value sociale », donc comme surplus produit collectivement et donc à contrôler collectivement afin de sortir du règne de la nécessité économique soumis au règne réifiant de la marchandise et de la propriété privée, pour finalement entrer dans le règne de la liberté fondé sur la transparence des relations sociales, donc égalitaires et lucides car finalement en possession des lois économiques qui les sous-tendent et permettent d’appréhender la réalité dans son devenir.
De fait, le règne « scientifique » du marginalisme prit fin préventivement avec la publication des œuvres de Marx qui révélèrent le lien entre la dualité des marchandises et l’exploitation du travail ce qui provoquera la sortie de l’Humanité de sa préhistoire par le dépassement des sociétés de classes. La situation actuelle n’est qu’un bégaiement d’un devenir inéluctable. Le bégaiement académique et maçonnique est toujours le plus criminel de tous.
1) Anticipation sur Marx :


  1. Marx fournit la base de toutes les critiques pouvant être adressées au mode de production capitalistes et de ses représentations idéologiques. Il pose les bases du dépassement de ce mode

  2. Exposé squelettique de la critique marxiste :

i) Investigation vs exposition ou demande sociale comme point de départ : les courbes de l’offre et de la demande prises individuellement ne valent que pour leur agrégat. Ceci est les cas également pour la conjonction des deux courbes censée donner le point d’équilibre. Les points d’équilibre individuel sont par eux-mêmes inutiles, ils ne valent que par leur agrégation. Autrement dit la concurrence (exercice du libre choix du consommateur-acheteur et du producteur-vendeur) annule ses hauts et ses bas dans le processus d’agrégation qui sert d’indication préalable pour l’achat et pour la production. Pour le dire autrement la demande sociale surdétermine les demandes individuelles.

  1. Marchandise : valeur d’usage et valeur d’échange. Contrairement à la thèse primitive du marginalisme, Marx à l’image de la théorie économique classique – remontant aux Anciens et à Aristote en particulier) note que toute marchandise à une valeur d’usage et une valeur d’échange bien que l’univers des biens ne puissent pas se réduire à l’univers des marchandises. Ainsi, l’air, l’amitié, l’amour, l’altruisme, l’accumulation culturelle, ont une valeur d’usage ou utilité considérable mais pas de prix, pas de valeur d’échange. Il est vrai comme le montre l’exemple de l’eau que certains biens d’utilité finissent par acquérir une valeur d’échange du fait de leur raréfaction. Mais ceci ne contredit pas la thèse dualiste initiale ; plutôt elle la renforce : d’une part, la qualité (ie les intrants qualificatifs indispensable à la vie humaine individuelle et sociale) demeure largement sans prix ; d’autre par la rareté est fonction de l’organisation sociale et de ses choix qualitatifs – en particulier égalitaires.

  2. La marchandise force du travail à une valeur d’usage et une valeur d’échange comme toute autre marchandise mais demeure la seule marchandise dont la valeur d’usage puissent créer des valeur d’échange – en façonnant les valeur d,usage et d’échange existantes.

  3. Une marchandise peut être échangée contre une autre marchandise, ce qui vaut pour toutes les marchandises y compris la monnaie.

  4. La monnaie ne peut pas être l’étalon de mesure – de commensurabilité – de toutes les autres marchandises puisqu’elle est elle-même une marchandise devant être mesurée selon un mètre commun. La marchandise travail par contre peut servir d’étalon puisqu’elle est une marchandise ayant tous les caractères d’une marchandise et qu’en plus elle est l’unique marchandise pouvant créer d’autres marchandises. En quantifiant son exercice on peut donc obtenir un mètre commun, une étalon de mesure.

  5. La commensurabilité à son plus simple peut être représenté par l’égalité entre deux marchandises (ou par un rapport entre elles mesuré par le mètre commun.) La monnaie n’étant qu’un étalon général – commode mais lui-même dépendant du mètre commun – seul la force de travail peut servir d’étalon de mesure de ces rapports quantitatifs. Ainsi si 8 heures de travail sont exprimées par 100 euros et qu’elles suffisent pour produire une table et deux chaises, la table égalera la valeur des deux chaises et vice-versa en terme du travail socialement nécessaire pour les produire.

  6. Valeur d’usage, valeur d’échange de la force de travail et plus-value. Mais comment s’échange la marchandise force de travail elle qui est en tout point une marchandise mais en même tant la seule à pouvoir produire d’autres marchandises ? Il faut 8 heures pour produire une table dont la valeur est exprimée par 100 euros. Le processus de production peut être présenté ainsi : soit 8 heures de travail humain socialement nécessaire (c’est-à-dire ce qu’il faut en moyenne pour l’ouvrier pour remplir sa tâche) ; c le capital used up (les intrants directs sauf le travail humain devant se dépenser dans le processus de production immédiat) pour cette production (bois, colle, clous, outils etc.) égale 80 euros, le travail humain égal 20 euros. Le total est égal à 100 euros. En vendant sa table le producteur pourrait reconstituer sa force de travail et ses intrants s’il trouve comme on le suppose face à lui d’autres producteurs prêts à lui vendre des aliments et les différents intrants dont il a besoin. Ce qui suppose déjà quelque chose d’important : soit la division du travail. Mais on se rend compte que ce modèle reste primitif : c’est celui du producteur indépendant dans une société utopique faite de producteurs indépendants. Or, la division du travail implique également une hiérarchie sociale et surtout une hiérarchie entre possesseurs des moyens de productions et travailleurs qui dans un régime capitaliste socialement plus clair – révolutionnaire dans ce sens selon Marx – ne possède rien d’autre à vendre que leur propre force de travail Comment s’établit alors la commensurabilité entre les marchandises s’il faut rétribuer le possesseur non seulement comme travailleur participant au travail commun mais comme simple possesseur des moyen de production. En d’autres termes comment conserver la commensurabilité des marchandises tout en expliquant la genèse du profit. En d'autres termes encore comment conserver en présence du profit la rationalité de la science « économie politique ». Il est clair que si le profit n’était qu’un prélèvement autoritaire sans autre logique que la volonté aléatoire du patron, il n’y aurait aucune base rationnelle à cette science – pace Kalecki, Kaldor, Stendel etc et toute cette intéressante mais néanmoins médiocre bande de psuedo-keynésiens-marxistes. En fait seul l’exploitation du travail faisant apparaître une plus-value peut expliquer la rationalité de l’économie politique et la genèse sociale du profit. Démonstration : ie travail vivant et travail cristallisé.

  7. Le travail s’exerce dans la production nécessaire aux marchandises selon l’organisation du mode de production. Ceci implique des modes d’extraction de la plus-value. Durée, intensité, productivité, plus-value sociale.

  8. La reproduction ou le retour à la demande sociale (prise jusqu’ici pour donnée pour des fins d’exposition mais maintenant intégrée à l’analyse. Comme on sait ceci peut être synthétisé par les équations de Marx-Boukharine. Secteurs I et II et secteurs intermédiaires. Planification. Théorie quantitative marxiste de la monnaie : Masse salariale réelle, masse salariale sociale, rotations, inflation etc. Pib bourgeois ou Pib socialiste (ie crédit. Economie réelle ou spéculative)

  9. Insertion des FS dans EMC. Formation de la valeur, commerce, contrôle des moyens de production et flux des capitaux (balance des paiements) Nation ou empire : PIB socialiste ou revenu mondial ? (ie liquéfaction absolue du travail, fin des FS nationales ou supranationale …)

  10. Fétichisme de la marchandise. Division du travail, exploitation, écran monétaire, aliénation. Les rapports bourgeois entre les choses dictent et façonne le rapport bourgeois. Le travailleur réifier comme consommateur, la consommation surdéterminée par le marketing en fonction du profit contre la vie (ex obésité, maladies reliées au travail etc.) Utilité marginale par dollar égale insatisfaction garantie du consommateur – plus les perversions dérivées telles marques, marketing, pub etc. – et aliénation garantie du « citoyen pris entre la démagogie de ses droits formels inassouvis et la réalité de son exploitation et de son aliénation au fétichisme marchand.

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