Rapport de projet








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5. Conclusion


Grâce à ce projet relatif au coût du travail et à la flexibilité du temps de travail, qui bénéficie du soutien de la Commission européenne, le Geopa-Copa a abordé des thèmes qui ne sont pas suffisamment couverts par les statistiques officielles. De cette façon, le projet revêt une importance primordiale : il fournit aux exploitations et aux employeurs des informations pertinentes, dont la précision reste certes limitée. En effet, les fédérations membres interrogées ont besoin de données de départ fiables si elles souhaitent élaborer des informations précises sur, par exemple, le coût du travail. Répéter l'exercice de collecte des données sur le temps de travail de façon régulière pourrait bien déboucher sur une amélioration qualitative de l'information. A cet égard, les valeurs nommées dans le présent travail relatives au niveau et à la structure du coût du travail n'offrent pas toute la sécurité (statistique) voulue, comme par exemple les données basées sur le coût du travail et utilisées par la Commission européenne pour le secteur de la manufacture. Cependant, les résultats présentés ici ne sont peut-être pas valables pour chaque pays individuellement, toutefois ils peuvent être considérés comme des lignes directrices approximatives sur le niveau du coût du travail de façon globale.

Le niveau du coût varie considérablement d'un pays à l'autre, le coût est très élevé dans les pays scandinaves et très faible dans les nouveaux Etats membres de l'Union européenne. En conséquence et du point de vue qualitatif, le secteur connaît une disparité de coût similaire à celle que l'on retrouve dans le secteur industriel, bien que les produits agricoles devraient être plus facilement comparables à l'échelle internationale que les biens industriels pour lesquels les aspects qualitatifs, les avancées technologiques et l'image de marque jouent un rôle clé.
Il existe de nombreux moyens pour rendre le travail plus flexible. Premièrement, le temps de travail des travailleurs permanents peut être assoupli. Deuxièmement, en période de pics d'activité, il est possible d'engager des travailleurs saisonniers ou intérimaires. Et troisièmement, les tâches peuvent être déléguées à des sous-traitants. Les travailleurs saisonniers sont souvent employés. Dans de nombreux pays, il y a clairement plus de travailleurs saisonniers que de travailleurs permanents. Mais étant donné la période de travail généralement limitée des travailleurs saisonniers, ce sont tout de même les travailleurs permanents qui effectuent la majeure partie de la charge de travail. Les travailleurs intérimaires et les sous-traitants ne jouent à cet égard pas de rôle majeur. Une exception de taille : l'Italie, où les activités de récolte sont de plus en plus souvent attribuées à une tierce partie prestataire de services, ou encore où les produits agricoles sont vendus non récoltés.
Le temps de travail des employés peut être modulé avec beaucoup de souplesse. Les possibilités de modulation théoriques sont généreuses, mais sont limitées partiellement par des obligations légales strictes, comme la fixation d'un calendrier précis au préalable. Force est de constater d'un œil critique que dans certains pays, la loi traite inégalement les différents groupes de travailleurs (par exemple les employés permanents, les travailleurs saisonniers ou intérimaires). En conséquence, le coût du travail varie et les possibilités d'assouplissement du temps de travail sont différentes. Ceci rend certaines catégories de travailleurs et méthodes d'assouplissement du temps de travail plus intéressantes que d'autres, ce qui peut alors engendrer une inefficacité économique. Quelle est la méthode la plus favorable du point de vue socio-politique ? La question reste ouverte. Certes un contrat de travail fixe offre d'emblée la meilleure sécurité d'emploi. Cependant les travailleurs intérimaires sont en général employés durablement par l'agence qui les détache. Ils peuvent donc jouer le rôle de tampon pour les employés permanents de l'exploitation en amortissant les impacts sur l'emploi dus à la volatilité des marchés. Il en va de même pour les travailleurs saisonniers, qui ont de grandes chances d'être réembauchés.. En effet, de nombreuses exploitations gardent le contact avec leurs travailleurs saisonniers en période d'accalmie et réengagent d'ailleurs les mêmes personnes par la suite.
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