Rapport de projet








télécharger 264.22 Kb.
titreRapport de projet
page5/11
date de publication07.02.2018
taille264.22 Kb.
typeRapport
l.21-bal.com > loi > Rapport
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

3.3 Structure du coût du travail


La structure du coût du travail dans le secteur agricole varie considérablement d'un pays à l'autre. Ceci est particulièrement visible lorsque l'on compare le quota des frais de personnel supplémentaire. Ce quota est le rapport entre les frais de personnel supplémentaires et la rémunération d'une période de travail accomplie (rémunération directe). Le coût du travail est la somme de la rémunération directe et des frais de personnel supplémentaires. Par rémunération directe, il faut entendre la rémunération payée régulièrement pour une période de travail accomplie. La rémunération des périodes sans travail (vacances) et le paiement des jours fériés, du maintien du salaire en cas de maladie, d'autres rémunérations pour des congés spécifiques (pour un mariage par exemple) ou pour les réunions du personnel, ainsi que d'autres types de rémunérations (Noël, pécule de vacance, prime d'ancienneté, prime à la performance ou autre) ne sont pas repris comme rémunération directe, mais bien comme frais de personnel supplémentaires. Les frais de personnel supplémentaires comprennent donc une partie du revenu annuel. En outre, ces frais reprennent les cotisations sociales de l'employeur, les frais relatifs à l'assurance retraite, les coûts de formation et de formation continue, les frais de recrutement ou de licenciement, les coûts des installations d'exploitation et autres frais divers.
Tableau 3-3 : Structure du coût du travail

Main d'œuvre permanente dans le secteur agricole en 2012




Coût du travail global

Indemnités directes

Frais de personnel supplémentaires




En Euro et par heure travaillée

En pourcentages de l'indemnité directe













Danemark

28,37

20,15

41

Suède

23,77

14,55

63

Royaume-Uni

22,16

15,05

47

Finlande

21,58

11,47

88

Autriche

16,63

8,71

91

France

16,61

9,43

76

Pays-Bas

15,73

9,42

- 67

Belgique

15,19

10,08

51

Italie

13,72

8,06

70

Irlande

11,22

9,10

23

Espagne

9,38

4,54

107

Hongrie

5,28

3,14

68

Portugal

4,35

3,00

45

Lettonie

3,90

2,65

47

Pologne

3,32

2,48

34

Lituanie

3,13

2,09

50

Indemnités directes : indemnités versées pour une période de travail effectuée (salaire brut sans paiement supplémentaire, déduction faite de l'indemnité pour les périodes chômées, comme les vacances ou les jours fériés) ;

Frais de personnel supplémentaires : coût du travail déduction faite des indemnités directes. Sont compris dans les frais de personnel supplémentaires : les indemnités pour les périodes non travaillées (vacances, jours fériés, congés maladie - dans la mesure où le maintien du salaire en cas de maladie est payé par l'employeur-, ainsi que diverses périodes sans travail), les paiements complémentaires (par exemple les indemnités versées à Noël, les pécules de vacances, divers paiements liés à la performance et autres), les cotisations à la sécurité sociale versées par l'employeur, les cotisations pour l'assurance retraite, les frais de formation supplémentaire ou continue et d'autres frais divers, tels que les indemnités de licenciement, les coûts des installations d'exploitation.

Source : Geopa-Copa

Par rapport aux indemnités directes, ce quota des coûts supplémentaires oscille entre 23% en Irlande et 107% en Espagne. Cependant, il n'est pas possible de garantir une prise en compte complète des coûts supplémentaires et dans tous les cas. Le faible quota irlandais est dû à un faible nombre de jours chômés, à l'absence de paiements complémentaires et au faible niveau des cotisations sociales versées par l'employeur. Ce quota des coûts supplémentaires est également relativement bas, avec des valeurs inférieures à 50%, au Danemark, au Royaume-Uni, en Pologne, au Portugal et en Lettonie. Ce quota dépasse par contre les 75% en Espagne, en Finlande, en Autriche et en France. Cet important écart est avant tout dû au fait que la protection sociale dans ces pays est structurée différemment. Ainsi le Danemark, par exemple, organise sa protection sociale via le système fiscal. En conséquence, les employeurs versent des cotisations sociales moindres. En France par contre, la charge principale du financement de la protection sociale incombe directement aux employeurs, en conséquence les cotisations sociales y sont élevées.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

similaire:

Rapport de projet iconRapport final Préparé par Stéphanie Tremblay Chargée de projet (2013-2014)...
«Universal Design for Learning» ou cua aux réalités québécoises de nos établissements francophones d’enseignement supérieur 19

Rapport de projet iconRapport de presentation / projet

Rapport de projet iconRapport du projet multimédia

Rapport de projet iconLe rapport avance 28 propositions bâtissant un projet professionnel...

Rapport de projet iconOrganiser un Accueil collectif de Mineurs (acm) s’inscrit dans une...

Rapport de projet iconLe projet artistique et culturel du demandeur le rapport d’activité(s)...

Rapport de projet iconRapport de recherche final préparé pour l'ophq
«Projet d'expérimentation» de l'Office des personnes handicapées du Québec (ophq)

Rapport de projet iconRapport provisoire
«schéma unique» (lisibilité pour le citoyen, efficacité de la planification…). Ils se sont interrogés sur le lien entre leur contribution...

Rapport de projet iconAvant-projet d’amendement gouvernemental au projet de loi portant...

Rapport de projet iconProjet «les Euréliales» décision sur l’engagement du projet








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com