Sujet 1 : Le secteur bancaire est tenu à une obligation de sécurité forte et spécifique. Après avoir présenté les raisons de cette situation, vous expliquerez comment les principales autorités de tutelle assurent cette mission








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I/ Les facteurs influençant la répartition du R entre C et S


R= C+S

A/ les déterminants de C


  • le niveau de revenu :  +le revenu est élevé +le ménage pourra consommer mais la consommation sera différente selon les produits.

    • Cf  elasticité-revenu (Er) mesurant la sensibilité de la dde d’un produit à la variation du revenu (entre bien inférieur (Er<0), bien supérieur (Er>1), et bien normal (0

    • Cf propension moyenne à consommer et propension marginale à consommer

  • le prix : si le prix d’un bien évolue on consommera différemment le bien

    • Cf élasticité-prix mesurant la sensibilité de la dde d’un produit à la variation du prix

(différence entre dde élastique d’un produit, dde inélastique, élasticité croisée

  • l’offre d’un nouveau produit

    •  le développement du consumérisme, l’effet signe, le niveau de vie…

B/ les déterminants de S


  • Pour les classiques c’est le taux d’interet

+ le taux est élevé plus il favorise S et donc la renonciation la  dépense immédiate

  • Pour les keynésiens

S est un résidu après C. C’est une fonction croissante de R. Ainsi +le revenu augmente + S augmente.

Déterminants de C et S

*le contexte économique
     L’inflation minore les taux d’intéret donc incite à la consommation immédiate.
     Les périodes d’incertitude ( chômage, dépense à venir…) poussent à une épargne de précaution
     Le cycle de vie : en début de vie active c’est plutôt une période de désépargne, ensuite période d’épargne avec la volonté de se constituer une retraite par exemple.

II/ Relations S et I

Deux conceptions diffèrent : pour les néo classiques S=I pour les keynésiens I
A/ Les classiques résonnent en économie fermée.
Toute S étant destinée à être réinvesti, il y a une égalité ex-ante entre S et I
Les politiques monétaires sont recommandées. En effet, le taux d’intérêt se détermine par la rencontre de l’offre et de la demande  mais les politiques monétaires peuvent influencer un niveau souhaitable de taux d’intérêt visant soit à favoriser S soit à favoriser la croissance et I car en baissant les taux, le coût de l’emprunt faible encourage les entreprises

B/ Pour les keynésiens, I
I est stimulé par l’intervention de l’état (investissement autonome, politique budgétaire) entraîne une demande supplémentaire, entraîne des créations d’emplois, entraîne des suppléments de revenus étant soit C (d’où relance de l’économie) soit S (servant à financer des I)
Cf multiplicateur d’investissement

Conclusion

C, S et I sont effectivement des composantes clés de l’activité économique. Plus loin que le prix , le revenu et les taux d’intérêt qui influence ces composantes, il est nécessaire de prendre en compte des paramètres + aléatoires comme le contexte économique.
S’il est morose la consommation sera réduite et encouragera S, la crainte d’une demande faible par les entreprises fera qu’elles investiront moins
En revanche dans un contexte serein, il y aura une incitation des entreprises à investir car la demande anticipée sera positive.

Q48: Définissez la fonction épargne et expliquez ses déterminants à court terme ainsi qu’à long terme

INTRODUCTION :

Au sens courant, épargner consiste à faire des économies, à mettre de l’argent de côté. En économie, c’est la partie du revenu qui n’est pas consommée. Cette fonction est traditionnellement assurée par les ménages, mais les entreprises et les administrations peuvent également épargner. L’épargne apparaît alors comme une composante fondamentale de l’activité économique. C’est pourquoi, dans un premier temps, nous allons nous attacher à définir le concept d’épargne puis dans un second temps, nous étudierons quels en sont les déterminants à court terme et à long terme.

I – CONCEPT D’EPARGNE :

L'épargne est la fraction des revenus d'un agent économique qui n'est pas consacrée à une consommation immédiate. Épargner consiste donc à renoncer à une consommation présente. Ainsi, l'enfant qui glisse des pièces de monnaie dans sa tirelire, l'entreprise qui conserve une fraction de ses bénéfices pour financer ses investissements, le ménage qui dépose une partie de ses revenus sur un livret, effectuent, chacun à sa manière, une opération d'épargne. L'épargne peut donc être le fait des ménages, des administrations et des entreprises.

En comptabilité nationale, l'épargne brute désigne la différence entre le revenu disponible brut (RDB) et la consommation finale (CF). Elle correspond à trois éléments :

  • l'autofinancement des entreprises. Mais, globalement, les firmes épargnent insuffisamment pour couvrir leurs dépenses d'investissement, elles ont donc un « besoin de financement » ;

  • l'épargne financière des ménages. A l'inverse, ceux-ci disposent d'une « capacité de financement » et leur épargne excède leurs besoins d'investissement;

  • la partie des dépenses d'investissement des administrations non financée par l'emprunt. Selon les périodes, ces dernières dégagent une capacité ou un besoin d'investissement.

L’épargne nette, quant à elle, est égale à l’épargne brute diminuée du montant des amortissements.

RDB – CF = Epargne Brute,
Epargne Brute – Amortissements = Epargne Nette.

Ainsi, l'épargne nationale ne se limite pas à celle des ménages. Il convient d'y intégrer celle des entreprises et celle des administrations. Cette définition très générale recouvre, en fait, deux conceptions opposées :

  • une « conception active » où épargner revient à s'abstenir de consommer ; la décision d'épargne est le résultat d'un véritable calcul économique des individus ; il s'agit d'une perspective micro-économique,

  • une « conception passive » où l'épargne est un résidu qui apparaît lorsque le revenu excède la consommation. Cette vision de type keynésien est plutôt macro-économique.

L'épargne est un flux au même titre que le revenu. Ainsi, épargne et désépargne modifient le stock de patrimoine (on considère qu'il y a désépargne chaque fois que la consommation dépasse son revenu). C'est pourquoi, la politique en faveur de l'épargne peut s'inscrire dans une logique économique ou sociale. Sur le plan économique, les libéraux sont généralement favorables au soutien de l'épargne dans lequel ils voient la condition de l'investissement. En revanche, les keynésiens considèrent qu'en cas de chômage élevé, l’épargne ne doit pas être soutenue car l'épargne se constitue au détriment de la consommation à l'origine de la demande effective, donc de la production et de l'emploi.

II – LES DETERMINANTS DE L’EPARGNE :

L’acte d'épargne est la résultante de l'action simultanée de plusieurs facteurs ce qui rend moins aisée l’analyse du rôle de chacun d'entre eux.

A – A COURT TERME :

1 - Le revenu réel constitue la variable la plus significative pour la plupart des analystes. Dans les pays développés le ralentissement du rythme de progression du revenu s’est accompagné un peu partout de la baisse du taux d’épargne, tendance souvent masquée par une montée de l’épargne de précaution devant l’incertitude des perspectives économiques.
 
2 - Par ailleurs, l'inflation (et la désinflation) joue un rôle très important dans la constitution de l'épargne car elle modifie la richesse des agents. Son action peut être appréhendée à deux niveaux :

  • au plan des encaisses réelles. En réduisant le pouvoir d'achat des avoirs monétaires des agents, l’inflation les contraint à accroître leur épargne pour compenser la dépréciation qu'ils subissent. La désinflation menée en France durant les années 1980 expliquerait, pour une grande part, la diminution de l'épargne des ménages,

  • en ce qui concerne les effets de patrimoine, l'inflation modifie la valeur du patrimoine, de manière variable, selon sa composition (plus-values pour les immeubles, dépréciation pour les obligations). Les agents vont augmenter leur épargne pour maintenir la valeur de ce patrimoine ou la réduire en cas de plus-value.

3 - Pour les économistes néoclassiques, le taux d'intérêt détermine les arbitrages intemporels (consommation présente /consommation différée). Une hausse devrait stimuler l'effort d'épargne (meilleure rémunération) mais également permettre de recevoir un revenu équivalent pour un effort d'épargne plus faible. Il y a donc a priori incertitude sur le résultat. Cependant, de nombreuses études ont montré que des taux d'intérêt élevés, en décourageant l'investissement notamment immobilier, ont finalement un effet dépressif sur l'épargne.

4 - Enfin, la décision d'épargner met enjeu les anticipations des individus. Une situation économique et sociale incertaine ou du moins, perçue comme telle, a des effets complexes dans la mesure où elle stimule l'épargne de précaution mais décourage l'épargne-placement.

B – A LONG TERME :

1 - D'autres facteurs interviennent. En particulier la fiscalité influence doublement l'épargne. D'une part, elle modifie le revenu disponible et d'autre part, elle modifie le rendement des emplois de l'épargne. La fiscalité agit d'avantage sur la structure des placements que sur le niveau de l'épargne.

2 - La plupart des régimes de protection sociale qui se sont développés après la Seconde Guerre mondiale comprenaient ceux de retraite. Les cotisations afférentes à ces régimes peuvent s'analyser, dans une certaine mesure, comme une épargne de précaution forcée qui rend inutile la constitution d'un patrimoine de rapport assurant les revenus des agents ayant fait valoir leurs droits à la retraite. Cependant, du fait en particulier du vieillissement démographique, la question de la constitution de revenus complémentaires à la retraite de base est devenue, de nos jours, plus aiguë. D'une manière générale, on considère que la diversité des régimes de protection sociale rend assez difficile les comparaisons internationales des taux d'épargne. A cet égard, le niveau élevé du taux d'épargne, au Japon, s'expliquerait, en partie, par la faiblesse des organismes de retraite.

CONCLUSION :

Comme nous venons de le voir, l’épargne se trouve bien être une des composantes fondamentales de l’activité économique et elle résulte bien de paramètres multiples. Or, selon sa destination, les effets économiques de l’épargne diffèrent radialement, c’est pourquoi il serait intéressant de se pencher sur l’affectation de l’épargne.

Conclusion id :

L’épargne se trouve bien être une des composantes fondamentales de l’activité économique et elle résulte bien de paramètres multiples. Selon son affectation, les effets économiques sont totalement différents. Le rôle du banquier prend tout son sens en conseillant ses clients qui souhaite faire de l’épargne en fonction de leurs projets CT/MT LT.

Q49 : Selon son affectation les effets de l’épargne diffèrent radicalement. Présentez les principaux supports d’épargne et leurs conséquences sur le financement de l‘économie ?

La définition


Fraction des revenus d’un agent économique qui n’est pas consacrée à une consommation immédiate. Epargner consiste donc à renoncer à une consommation présente.

L’affectation de l’épargne





  • Thésaurisation (bas de laine)

  • Placement : recherche de rendement financier dont la rémunération sera fonction d’un taux d’intérêt.

  • Entreprise épargne= autofinancement permet de financer la production (de payer les revenus avant d’écouler la production).

1) Différents supports :

  • Epargne liquide : dépôts sur livret à vue ou à terme (peut prendre des formes contractuelles) = disponible rapidement

  • Livret Epargne longue : investissement immobilier, placements ass vie, obligations( emprunt d’Etat, grandes entreprises) OPCVM.

  • 4 Types d’OPCVM

-Fonds structurés

-Fonds profilés

-Fonds spéculatifs (hedge funds)

-Fonds fermés (un cercle d’actionnaires précis)



2) Conséquences sur le financement de l’économie

La théorie
Si en économie fermée, l’égalité entre épargne et investissement doit être respectée ; ce n’est plus le cas en économie ouverte

La réalité =  économie ouverte = interdépendance mondiale
Surplus d’épargne = excédent de financement = exportations de capitaux
A l’inverse
Insuffisance d’épargne (dépenses excessives) = déficit externe (besoin de financement) = nécessiter d’attirer des capitaux
Déséquilibre dans le secteur privé ou les ménages

4 phases clés dans le processus de développement d’un pays en fonction du cycle de vie :

  • L’épargne est négative à nécessité de capitaux étrangers à rémunération des capitaux étranger accentue les besoins de financement (financement de la dette)

  • Revenu augmente + que la consommation à l’épargne devient positive  à situation qui permet le remboursement de la dette

  • progression du revenu ralentit mais moins que les capacités de financement à accroît la part de l’épargne nationale à résorption de l’endettement externe = maturité de l’économie

  • vieillissement de la population accroît  à moindre production = moindre revenus = désépargne par ponction sur le capital accumulé

Les conséquences de l’épargne en France

A/ Rôle d’intermédiation de la Banque = créer de ma monnaie/ favoriser la rotation

Le Livret A = Fonds gérés par CDC= financement du logement social à taux inférieur à ceux du marché sur durée maxi 50 ans.

LDD= financement projets de développement durable

Epargne en obligation= emprunt d’état financement de la dette de l’Etat.

Assurance Vie = Fond euros= achat par les ass de créance de l’Etat : Financement de la dette.

B/ rapprochement en direct en agent en surplus d’épargne et déficit d’épargne.

PEA/TITRES= Incitations fiscales pour que les français achètent des actions et participent au capital des entreprises (facteur de création de richesse et dividendes pour épargnant).

OPCVM = facilitation de l’assimilation des OAT ont favorisé la souscription de non résidents. La moitié de la dette de l’Etat est détenue par des investisseurs étrangers.

En conclusion, en France, il existe un certain nombres de placements réglementés qui ont pour but de sécurisé l’épargne des français et l’Etat crée différente enveloppe fiscale pour inciter l’épargne à moyen ou à long terme, notamment avec l’assurance vie, le placement préféré des français, qui est une façon de se constituer un patrimoine pour sa retraite. L’épargne est un élément indispensable au fonctionnement de l’économie où les banques jouent un rôle central de distributeur de produits d’épargne générateur de PNB.

Q50 : L’investissement est une opération économique fondamentale. Définissez ce concept et expliquez en quoi le niveau d’investissement résulte de paramètres multiples ?

1) Le concept

1.1     Définition :


Détermine l’accumulation de capital, considérée comme une condition de la croissance économique.
L’investissement est l’acquisition par l’entreprise  de biens de production. C’est le flux qui alimente le stock de capital.
L’investissement net est la différence entre l’investissement brut et l’amortissement. L’amortissement équivaut à l’investissement de remplacement c’est à dire à remplacer les machines existantes : c’est la consommation de capital fixe.
L’investissement est l’acquisition par une entreprise de matériels (capital technique ou capital fixe). Lorsqu’une entreprise investit, elle augmente le stock de capital (machines) : c’est la FBCF ( Formation Brute de Capital Fixe )
Formation brut de capital fixe (FBCF) = actifs corporels (terrains, machines, bâtiments, véhicules, équipements productifs… = biens matériels, mais aussi immatériel par exception pour les logiciels informatiques) ou incorporels issus de processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d’autres processus de production pendant au moins un an.
FBCF = investissements réalisés par les différents SI. La FBCF est composée de biens durables destinés à être utilisés pendant au moins un an dans le processus de production. (Pour les entreprises investissements productifs, pour les ménages, le logement et le gros entretien et pour les APU les investissements collectifs).
La variation de stock est considérée comme investissement.

1.2. Les formes d’investissement :


  • Investissement de capacité (accroître la capacité globale de production)

  • Investissement de remplacement

  • Investissement de productivité, se caractérise par l'achat de machines plus performantes.  Il conduit à une substitution capital / machines c'est à dire le remplacement des hommes par les machines

  • L’Investissement immatériel

Il est paradoxal de dire que l’investissement peut-être immatériel. Dans l’investissement immatériel, on distingue les dépenses pour les logiciels, la publicité et le marketing, la formation et la recherche et le développement.

Investissement direct à l’étranger (IDE)


(Comptabilité dans la balance des paiements)

2) L’investissement dans l’économie résulte de paramètres multiples

Démarche de l’investissement


Comparer une dépense immédiate avec des recettes futures résultant de la vente des produits obtenus grâce à cet investissement.

Les facteurs liés à la situation de l’entreprise


Profit et demande.
Capacité à financer ses projets (structure financière de l’entreprise).
Importance des fonds propres et poids de l’endettement antérieur.

Le marché


Le taux d’utilisation des capacités de production est un indicateur fiable de l’état de santé de l’économie. Il permet d’anticiper l’évolution de l‘investissement.

Les résultats et la valeur ajoutée


Rendement (niveau des profits escomptés)
Corrélation entre le Taux de marge (= EBE / VA) et le taux d’investissement
Les 2 principaux déterminants de l’investissement peuvent s’opposer si le partage de la VA entre salaire et profit se fait en faveur des entreprises, elles accroissent leurs dépenses d’investissement, mais une diminution de la part des salaires peut provoquer des tensions sur la demande.

Les facteurs externes = Le coût des facteurs


L’investissement est lié à la demande anticipée par l’entreprise qui ajuste ses capacités de production aux débouchés qu’elle escompte.
Le poids du coût du travail est supérieur à celui du capital à favorise l’investissement.
Effet de l’investissement sur l’emploi controversé : investissement de capacité favorise la création d’emplois, c’est plus délicat de conclure en présence d’un investissement de productivité.

L’aspect financement : les taux d’intérêt


Le taux d’intérêt représente le coût d’acquisition des capitaux empruntés ou le « coût d’opportunité » des capitaux propres réinvestis par l’entreprise c’est-à-dire le manque à gagner par rapport à un placement de ces capitaux sur la marché financier.

La profitabilité permet la comparaison entre le rendement anticipé des opérations productives (le taux de profit) et le rendement certain des placements financiers. Une profitabilité négative décourage l’investissement.
En définitive, les investissements ne sont réalisés que s’ils apparaissent rentables.
Volatilité de l’investissement, car fondé sur des anticipations ; sensible à l’optimisme ou au pessimisme des chefs d’entreprise.

Q51 : Pourquoi les keynésiens préconisent-ils une politique budgétaire de relance ? Quelles en sont les conséquences ?

Introduction

La théorie Keynésienne diffère de l’approche classique qui elle se base sur l’offre et l’ajustement des prix ; l’offre crée sa propre demande, c’est la loi des débouchés : laisser faire « le libre jeu du marché » = approche micro-économique
Alors que Keynes s’appuie sur une demande effective qui faut satisfaire par le biais d’une politique budgétaire étatique de relance = approche macro-économique

Principe de Keynes


Selon Keynes, une relance budgétaire, dans le cadre d'une analyse dynamique de l'économie, s'auto finance grâce au supplément d'épargne issu de l'accroissement des revenus. Autrement dit, une relance budgétaire est neutre dans le temps tout en permettant une hausse des revenus des agents économiques.

1) Le rôle du budget


A quoi correspond le revenu d’équilibre dans les 2 théories :
Dans la théorie classique le revenu d’équilibre correspond au plein emploi des facteurs à condition que le mécanisme des prix fonctionne correctement, le revenu d’équilibre, dans la théorie keynésienne, ne correspond pas nécessairement au plein emploi. Dans ce cas, pour résorber le chômage des mesures doivent être prises pour accroître la demande.

Politique budgétaire de relance
Keynes préconise une politique budgétaire de relance : l’Etat doit se substituer aux entreprises défaillantes en investissant plus (construction d’infrastructures…), en consommant plus, en embauchant du personnel supplémentaire (fonctionnaires)…
Il peut s’agir également d’une politique de transfert de revenus par la fiscalité : dans le cadre d’une justice sociale », les autorités publiques peuvent taxer les personnes les plus aisées (sans réduire sensiblement leur consommation) et redistribuer cette manne financière au profit des personnes moins favorisées, qui accroissent de ce fait, leur consommation.
Il peut s’agir, par ailleurs de la baisse de la fiscalité indirecte (TVA) mais également une diminution du coût du crédit à la consommation.

2) Les conséquences de cette politique


Le budget de l’Etat constitue un élément de la demande globale.

Dépensant ainsi plus qu’il ne perçoit d’impôts, l’Etat va distribuer du pouvoir d’achat et participer alors à une relance générale d’autant plus efficace qu’un effet multiplicateur se produit (une dépense supplémentaire de l’Etat entraîne une augmentation des recettes supérieur à la dépense initiale). L ‘Etat n’est plus un « Etat gendarme ».

Une autre piste serait de mener une politique ciblée sur la seconde composante de la demande globale : l’investissement. Une action indirecte (baisse des taux d’intérêt) permettrait un retour sur investissement favorable à l’entreprise. De même, une incitation à investir induisant un effet multiplicateur sur le revenu réel.

Q52 : Expliquez en quoi le budget de l’Etat impacte l’activité des banques ?

Intro :

Budget de l’Etat est composé de recettes et de dépenses :
- Recettes : impôts de toutes natures
- Dépenses : de fonctionnement, d’armement, publiques, …
Le solde est généralement négatif d’où un déficit budgétaire annuel de l’ordre de 2,6 % du PIB : conforme aux exigences de critères de convergence de Maastricht ( moins de 3 % ).
La dette publique cumule les déficits reportés : Maastricht souhaite qu’elle ne dépasse pas 60 % du PIB, or bien que sa progression soit ralentie, elle atteignait en 2006 : 65 %.
La répartition du budget pour l’année à venir est proposée au Parlement et une fois acceptée donne naissance à une Loi de Finances annuellement.
L’Etat dispose alors de 2 solutions pour financer son déficit :
- soit la création monétaire : si l’Etat n’émet pas d’emprunt, il continue de dépenser, à minima pour ses dépenses courantes et crée ainsi de la monnaie.
- soit l’émission d’emprunts d’Etat sur différents supports selon l’échéance.

1) Les achats de titres d’Etat

Différents supports

  1. BTF : Bons à Taux Fixes : de 13 semaines à 1 an

  2. BTAN : de 2 à 5 ans

  3. OAT : Obligations Admissibles du Trésor : de 10 à 50 ans. Possibilité de souscription par des non-résidents = moyens de récupérer des devises tout en finançant la dette.

Confiance indiscutable en la solvabilité de l’Etat
A la différence de toute entreprise, l’Etat ne peut être en cessation de paiements.
Confiance en sa solvabilité qui favorise la distribution de ses titres dédiés au financement de sa dette.
Banques se posent en distributrices de ces emprunts d’Etat tant au niveau national qu’au niveau international
Niveau international : recyclage de l’épargne du Nord vers le Sud ou encore des pays de l’OPEP vers les PED.

Limite : effet d’éviction
Quand l’épargne des ménages est affectée au financement d’autres émetteurs plutôt qu’à ceux du Trésor.
Effets sont faibles car malgré le développement des OPCVM, les encours des Certificats de Dépôts sont toujours élevés.

 

2) Usage des titres d’Etat comme garantie en nantissement de certaines opérations monétaires.

Sur les crédits qu’elle accorde :
Grâce à la confiance affectée à la solvabilité de l’Etat, les banques peuvent nantir ces titres, en particulier ceux à MLT, de sorte de se garantir sur leur propres encours.

Principe de nantissement : en cas de défaillance de l’emprunteur, le débiteur cautionné récupère les mêmes droits liés que le titulaire à la garantie recueillie : droit de rétention ( retenir les biens donnés en gage pour les faire vendre ), droit de faire vendre, droit de suite ( suivre le bien même s’il a été acquis par un tiers ), droit de préférence ( supériorité de la garantie par rapport à d’autres créanciers ), droit d’attribution de la chose.

Avantages pour les banques :
Permet de développer les encours d’épargne en offrant des produits sécurisés
Principe des obligations d’Etat : SNCF, …
Asseoir ainsi son autonomie financière : développement de la collecte.
Fonds à MLT, d’où des ressources à LT qui limitent ainsi les risques de transformations des échéances.
Besoin d’un socle minimal de titres de dette nécessaire au bon fonctionnement des marchés financiers modernes : convient à un type d’épargnants : demande existante sur ce type de supports.

Conclusion :
Demeure le problème des intérêts de la dette dans le budget de l’Etat : 3ème poste de dépense : 15 % du budget total.
Etre conscient que la culture française bénéficie d’un fort taux d’épargne d’où une majorité de la dette financée par l’épargne nationale.

A la différence des EU où taux d’épargne faible et la dette leur coût davantage parce qu’elle doit rémunérer des investisseurs étrangers qui recherchent une rentabilité supérieure à celle offerte dans leur pays

Q53 : Quels sont les avantages et les inconvénients d’une monnaie forte ?

Intro : Dans une monnaie forte comme l’Euro à cette époque peut satisfaire certains acteurs économiques tout comme en contrarier. Dans cette approche telle que celle-ci où aujourd’hui l’euro a une parité plus forte sur le dollar, nous pouvons nous demander quels en sont les avantages en première partie et les inconvénients en seconde partie.
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