I. Devant les juges de paix de Surgères et de Courçon A. Pièce n° 3 : 1er fructidor : lettre de l’agent de Marsay au juge de paix de Surgères








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I.Devant les juges de paix de Surgères et de Courçon




A.Pièce n° 3 : 1er fructidor : lettre de l’agent de Marsay au juge de paix de Surgères


1er fructidor an 7

Dénonciation en la < ?>

La commune de Marsay

Marsay, le 1er fructidor l’an 7e

Lauvergnat agent de la commune de Marsay

Au citoyen Boutet juge de paix à Surgères
Citoyen,

Le citoyen Deville, cabaretier à Marsay m’ayant exposé que hier au soir le citoyen Caillé s’étant présenté chez lui pour y loger le dit citoyen. Deville connaissant quelques infirmités qu’a le citoyen Caillé refusa de le loger. Malgré cela il entra, se déshabilla et se coucha. Sur l’heure de minuit ou environ, le dit Caillé se leva, fit allumer une chandelle et prit (croyant ledit Deville endormi) la clef du comptoir qui était dans sa culotte auprès de son lit ; fut au comptoir, l’ouvrit. Le citoyen Deville, entendant quelque bruit, s’est éveillé et a crié : Caillé, dormez-vous ? Le dit Caillé de suite a éteint la chandelle et a gagné son lit après avoir pris six livres. De suite, le citoyen Deville s’est écrié, les citoyens Giraudeau et Pierre Paris y sont accourus. A la vue de ces citoyens, le dit Caillé s’est beaucoup emporté et a dit que le citoyen Deville était lui-même un coquin et que s’il prenait son fusil, il le tirerait sur lui. Le citoyen Giraudeau s’est emparé du fusil et l’a envoyé en l’air. Au bruit du coup de fusil, on a vu paraître derrière la maison un autre homme qui a pris la fuite. Depuis d’autres personnes causant avec le dit Caillé et parlant de cet homme il a dit que c’était un nommé Guitard, de la commune de Mauzé, comme le dit Caillé.

D’après cela, on s’est emparé du citoyen Caillé, on le garde jusqu’à ce que vous en ordonniez autrement. Veuillez prendre là-dessus les mesures que vous trouverez convenables. Salut et fraternité.

(signé : Lauvergnat)
Au dos, le destinataire de la lettre :

Au citoyen Boutet juge de paix

Du canton de Surgères

à Surgères

B.Pièce n° 4 : 1er fructidor : lettre de l’agent de Marsay au juge de paix de Surgères


Marsay, le 1er fructidor an 7 de la République
Citoyen,

Le citoyen Lépine beau-frère du prévenu m’ayant cautionné son beau-frère, je vous l’envoie par devant vous avec le citoyen Deville et le prévenu. Comme il appartient à une famille honnête, il ne veulent pas que cela éclate. Faites là-dessus ce que vous jugerez à propos.

Salut et fraternité

Axxx Lauvergnat
Au dos, le destinataire de la lettre :

Au citoyen Boutet juge de paix

à Surgères

C.Pièce n° 13 : 2 fructidor : plainte de Deville contre Caillé


2 fructidor an 7

plainte de Jean-Pierre

Deville contre

François Caillé
Aujourd'hui deux fructidor an 7 de la République Française, une et indivisible,

Par devant nous jean Baptiste Augustin Bouttet, juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Surgères département de la Charente Inférieure,

Est comparu le citoyen Jean-Pierre Deville, propriétaire et cabaretier logeur, demeurant à Marsay, canton de Surgères, lequel nous a requis de rédiger la plainte qu’il rend contre le citoyen Caillé, boulanger de profession, demeurant à Mauzé. En conséquence, a exposé que le trente thermidor dernier, sur les trois heures après midi, le citoyen Caillé vient chez lui avec un autre citoyen pour y boire une bouteille de vin, qu’après l’avoir bue, l’autre citoyen s’en fut. Caillé se mit la tête sur la table, dormit ou feignit de dormir pendant une heure, qu’après cela il demanda ce qu’il devait, il ne se trouva point de monnaie et dit qu’il payerait le lendemain matin, qu’ensuite il fut faire un tour dans la dite commune et revint chez lui, plaignant, au jour couché, qu’il dit à sa femme qu’il voulait coucher chez elle, que malgré qu’elle lui dit qu’elle ne pouvait pas le coucher, il insista et de fait se mit dans un lit, que lui, plaignant, étant entré, sa femme lui raconta ce qui s’était passé, en ajoutant que Caillé était sou (sic) qu’alors il dit : hé bein, il faut le laisser dormir, qu’au moment de se coucher, il ferma toutes ses armoires et tiroirs et mit ses clefs dans sa poche de culotte et se coucha. Vers minuit, ayant été réveillé par un bruit qu’il ne distingua pas bien, il cria à Caillé en lui disant : dormez-vous ?, que s’étant mis sur son séant, il vit Caillé qui souffla la chandelle et éteignit le lumignon avec ses doigts, qu’alors il s’écria : tu m’as volé, sacré coquin, que comme il vit qu’il venait du côté de son lit, il se jeta à terre et prit une chaise pour se mettre en état de défense, qu’alors Caillé dont il apercevait les mouvements à la faveur de la clarté de la lune, tourna autour de la table pour aller dans le lit dans lequel il avait couché, qu’alors, lui, plaignant, sortit pour appeler du secours, que le nommé Giraudeau, garçon tonnelier, chez le citoyen Charbonneau vint de suite, qu’ils allumèrent la chandelle, qu’ils virent le dit Caillé qui était dans son lit, que son premier soin ayant été de voir s’il avait été volé, il trouva le tiroir d’un comptoir à moitié ouvert, examen fait, il reconnut qu’on lui avait volé six francs en deux petits écus, ne peut dire s’il lui avait été volé autre chose en même monnaie, parce qu’il n’en faisait pas de compte. Quand il dit à Caillé : lève-toi, sacré coquin, fous-moi le camp, je n’en mourrai pas pour six francs, qu’en effet Caillé se leva et vint à lui avec les démonstrations de la menace en lui disant : c’est toi qui es un sacré coquin, c’est toi qui m’as volé, si j’avais mon fusil, je te le tirerais au travers du corps, quand le voyant ainsi déterminé, lui, plaignant, dit au nommé Giraudeau : prends son fusil et tire-le en l’air, ce que fit Giraudeau et remit le fusil entre les mains de lui, plaignant, qu’alors se sentant emporté par la colère il lui dit en le menaçant : je ne sais qui m’empêche de t’assommer avec, qu’il ne le frappa cependant pas, mais qu’il brisa le fusil en donnant un coup sur un banc. Ensuite il dit à Giraudeau : prends une trique, mets-toi dans la porte pour l’empêcher de sortir, moi, je vais chercher du secours, qu’en effet il fut appeler Desmonds chez le nommé Hillairet, que Pierre Paris gendre dudit Hillairet lui ayant répondu, il se mit à s’en retourner chez lui ; que passant derrière sa maison il vit un individu qui marchait à pas lents, ayant un chapeau à haute forme qu’il reconnut ensuite recouvert d’un taffetas ciré, vêtu d’un habit ou redingote noirâtre, qu’il lui demanda ce qu’il faisait là, que cet individu lui dit : quelle heure peut-il être, lui à quoi il répondit : je n’en sais rien, mais que cherchez-vous là, que l’individu répondit : c’est par hasard que je me trouve là, je viens de Boisse, je me trouve écarté, que lui, plaignant, lui demanda : d’où êtes-vous, que lui répondit : je viens de Mauzé, observe le plaignant qu’à mesure qu’il marquait du soupçon à cet individu, il s’éloignait de lui, et qu’enfin lorsqu’il lui dit : ne serais-tu point de la compagnie de ce foutu gueux qui est chez moi, il prit la fuite en courant, qu’ensuite étant rentré chez lui, il mit le dit Caillé à la porte et jeta son fusil brisé dehors, que le dit Caillé, après l’avoir ramassé lui demanda de se lever et rouvrit sa porte disant que le chien manquait à son fusil et qu’il avait laissé tomber de l’argent dans la chambre, que lui plaignant répondit : venez quand il fera jour, vous aurez tout ce qui sera trouvé à vous, qu’en effet étant revenu hier matin, il s’est décidé sur l’invitation de tous ceux à qui il a raconté ces faits, à le faire mettre en état de surveillance, qui sont tous les faits dont il rend la présente plainte, en demande acte et a signé avec nous en toutes les pages.

Fait, clos et arrêté les jour, mois et an de l’autre part à Surgères, étant assisté et ayant pour écrire le citoyen Louis Simonot, notre greffier ordinaire.
(signé : ) Deville, Boutet et Simonot
Vu le désistement en date de ce jour à nous adressée par Jean Pierre Deville et signée de lui de la plainte ci-dessus et déclaration par lui faite qu’il n’entend en faire nulle suite.

Nous juge susdit, attendu que le délai de vingt-quatre heures fixé par la loi n’est pas expiré avons donné acte au dit Deville de son désistement et considérant que le délit énoncé en la dite plainte intéresse l’ordre public et nous avons pris la dite plainte pour dénonciation. En conséquence, disons qu’elle subsiste à l’effet d’être procédé conformément à la loi à la poursuite du délit dont s’agit.

Fait à Surgères, lieu ordinaire de nos séances, le deux fructidor an sept de la République Française, une et indivisible.

(signé : ) Boutet

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