Introduction : les héritages de la Révolution Française et du 19








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Avoir 20 ans ou 25 ans en 1944, cela paraissait une énorme chance : tous les chemins s’ouvraient.
La liberté dans le contexte de libération est exaltée par le courant philosophique existentialiste (s’oppose à l’essence)

Relativisme sartrien : tout est contingent. C’est le contraire de ce qui est nécessaire. Tout est ouvert, tout est affaire de choix.
L’existence précède les sens : la seule chose importante est les choix qu’on fait.
Sartre, en affirmant que tout est affaire de choix, dit que rien ne peux s’excuser de ne pas d’engager : on ne peut pas refuser de s’engager, on peut toujours choisir. On parle ici d’engagement politique.
A travers ces 3 mots, 3 des piliers de ce qu’est la société française dans la seconde moitié du 20ème siècle, après Barrès et Gide.
La liberté n’est pas du tout la conception du libertaire. Elle est au service de l’engagement. On ne peut pas faire de sa liberté n’importe quoi, pas d’égoïsme.
Mounier, Aron, Camus, sont des grandes figures intellectuelles sont d’accord avec la notion de liberté destinée à l’engagement.


Mais à partir de 1950-51, la liberté ne sera pu le mot ralliement, mais sera associé à la Guerre Froide. La liberté sera attribuée aux Américains. C’est une liberté libérale.
Le Monde communiste va se définir comme le camp de la paix.

Pendant 3 ans, de 44 à 47, il y a eu une sorte de ferveur d’enthousiaste commun.

II- Remodelage du paysage politique


  1. Les forces politiques

Les élections du 21/10/1945 étaient destinées à mettre en place l’assemblée constituante. En 1945, ces hommes ont de fortes références révolutionnaires. Le fait de travailler avec une assemblée est révélateur  révolutionnaire (comme 1789).

Ces élections font le point, l’état des lieux des forces politiques. Le PC obtient 26.2% des voix, la SFIO 23.4%, le MRP 23.9%, les radicaux 10.5% et les modérés 15.6%. Pour comparaison, en 1936, le PC avait obtenu 14%, la SFIO 20.1%, les radicaux 19.6% et la droite 42.5%. Il y a donc un fort basculement à gauche. Le PC double son poids et devient le 1er parti de France.


  1. Communistes et socialistes

Ce sont deux partis marxistes qui se distinguent par leur stratégie. Les socialistes sont réformistes et les communistes sont révolutionnaires. L’inversion du rapport de force tient au terrain. Dans les entreprises, les communes…les communistes tiennent des positions importantes acquises grâce aux CDL (Comités Départementaux de Libération). Ces comités ont été supprimés en septembre 45 mais les hommes sont restés sur les terrains.

Maurice Thorez est rentré tôt de l’étranger (point positif pour le PC). Léon Blum est quand à lui resté en captivité jusqu’en mai 1945. Donc, le parti socialiste est en manque de cet homme. A cette époque, Guy Mollet est le chef de la SFIO.

En faite, par-dessus tout, il y a l’image du PC qui écrase les socialistes. Il se présente comme le parti de la résistance (ou « parti des fusillés »). Il valorise son image et se présente comme le principal artisan de la résistance en France. A côté, les socialistes complexent, ce qui est renforcé par le rôle de l’Union Soviétique (qui donne son prestige au PC avec l’Armée Rouge). Dans l’opinion, le parti communiste en impose.


  1. Les radicaux

Ils sont les grands perdants. C’est un parti qui n’a pas la même qualité de militants à cette époque. Les communistes et socialistes sont eux dévoués sans borne pour leur parti. Les radicaux sont un parti de notables attirés par d’autres considérations.


  1. Les petits groupes issus de la résistance

Il y a l’UDSR (Union Démocratique des Socialistes de la Résistance). Il est emblématique, et Mitterrand en a été membre.

  1. Le MRP

Le Mouvement Républicain Populaire. Il fonde sa légitimité sur la participation de ses membres à la résistance. Il n’existait pas avant la guerre. Ses références sont démocrates chrétiennes. Jusqu’en 1945, la démocratie chrétienne n’avait pas de parti, elle en profite donc. L’homme qui en est l’artisan (du MRP) est Georges Bidault. Le MRP passe de 0 à 24%. En faite, le MRP capitalise des voix grâce à Bidault, à la résistance, et parce qu’il n’y a plus de grands parti de droite qui sont discrédités par Vichy. Le MRP est une démocratie chrétienne à la française qui va exister temps qu’il n’y aura pas de grands partis à droite.


  1. La « droite »

Désormais, la droite française a perdu presque définitivement son caractère antiparlementariste. Elle est désormais républicaine, parlementaire, jusqu’à l’émergence du front national.


  1. La transition vers la 4ème république

  1. Le tripartisme

C’est la conséquence du départ de De Gaulle le 20/01/1946. N a donc un gouvernement sans chef de gouvernement. C’est un accord entre les trois grands partis vainqueurs en 1945. Ils se répartissent à l’amiable les portefeuilles ministériels et pour choisir un chef de gouvernement qui n’a aucun pouvoir réel. A l’intérieur de chacun des ministères, les partis les colonisent. Le pays est organisé en fonction de ces forces partisanes. Cela a duré de janvier à novembre 1946. Cela a duré car la France a eu du mal à se doter d’une constitution. En effet, il a fallu deux projets de constitution. La première mouture de la constitution a en effet été rejetée. Et en l’absence de règle constitutionnelle, cela a continué.

Finalement, par le référendum d’octobre 1946, la constitution est acceptée. Cette constitution, De Gaulle ne l’approuve pas (il disait : « 1/3 la rejeter, 1/3 l’approuve et 1/3 s’est abstenu »).


  1. Ultime gouvernement traduisant une volonté de consensus politique

Une fois la constitution adoptée, il fallait a faire fonctionner. Elle prévoyait la mise en place d’une assemblée législative. Des élections législatives sont donc vite organisées. Et, en novembre 1946, les résultats confirment el les amplifiant les résultats de 1945. Le PC grimpe à 28%, le MRP à 26%, et les socialistes reculent (18%). Cela traduit le retour de la logique gauche/droite en France. Entre temps, les 1ers signes de la guerre froide sont apparus. Churchill a prononcé le discours de Fulton en mars 1946, qui affirme qu’un rideau de fer est tombé sur l’Europe du fait de la volonté des soviétiques. Ce discours contribue a présenté les communistes sous un jour différent. Ce dernier apparaît associé à une Armée Rouge qui empêche la liberté démocratique et qui place des dirigeants communistes à la tête des pays européens.

En 1946, les gaullistes ne font pas un bon score (2% pour l’Union Gaulliste) car De Gaulle n’a pas donné son accord. Dès lors qu’il ne soutient pas son parti, ce dernier ne fait pas un bon score et inversement.

Ces élections se traduisent par l’impossibilité de poursuivre avec le tripartisme. Blum est l’homme qui flaire le trait d’union entre les forces issues de la résistance. Il a donc constitué un gouvernement monocolore socialiste en novembre 1946. Ce gouvernement a des difficultés énormes (doit faire face en décembre 1946 à la guerre d’Indochine). Blum a signé avec le secrétaire d’Etat américain les accords Blum-Byrns qui stipulent quand échange d’une aide économique des USA à la France, cette dernière s’engage a diffuser les films américains dans ses salles. Une fois le président élu (Auriol), ce dernier n’a aucun pouvoir. Il choisit un socialiste pour former le 1er vrai gouvernement de la 4ème république, Paul Ramadier qui décide de former un gouvernement très ouvert qui est l’ultime volonté d’un consensus. C’est une sorte de gouvernement d’union nationale. Il y a 5 ministres MRP, 5 ministres communistes, et tous les autres (socialistes, radicaux…).
III- La reconstruction économique


  1. Les réformes de structure

Ces réformes sont l’application de la pensée de De Gaulle et du programme du CNR. Le point commun entre les deux est l’idée de nationaliser les grandes sources de richesse de la nation. Cette vague de nationalisation se fait sous une double autorité :


  1. L’action du GPRF

En janvier 1945, nationalisation de Renault. Création d’Air France en avril 1945. Mise en place des comités d’entreprises. Et en octobre 1945, la Sécurité Sociale est fondée grâce à Pierre Laroque.  Mise en place d’un Etat providence inspiré du modèle Beveridgien.

Nationalisation de la Banque de France en décembre 1945 ainsi que de 4 grandes banques françaises (Crédit lyonnais et Société Générale…).

Création du Commissariat Général au Plan (1er commissaire est Jean Monnet).

  1. L’action des gouvernements tripartites

Une fois De Gaulle parti, cette réforme s’est poursuivie.

Création d’EDF/GDF. Les principales compagnies d’assurances sont nationalisées. En mai 1946, 2nd loi sur les comités d’entreprises. Création des charbonnages de France. Définition des 5 grandes branches familiales. En 1946, la politique familiale française est la plus active de tous les pays (allocations familiales). Lisibilité extraordinaire de cette politique : les prestations familiales de 1946 sont les allocations familiales (gérées par la CAF), les allocations prénatales, les primes à la naissance, les allocations de logements familiaux et les allocations de salaire unique des mères au foyer. Statut de la fonction publique en octobre 1946.


  1. Le redressement économique entamé sous les gouvernements de la « troisième force »

Ces réformes ont donné les moyens du redressement économique.


  1. Adoption d’une politique de rigueur

Tant que De Gaulle est au pouvoir, il est confronté à un dilemme (deux logiques contradictoires) :

  • Assainir la situation économique du pays. Il y a un décalage entre l’abondance des liquidités dont disposent les ménages et la rareté des choses à acheter  provoque l’inflation et développe le marché noir

  • Maintenir les communistes dans une position relativement calme. Il fallait éviter qu’ils aient des arguments pour dénoncer sa politique

Mendès France était en désaccord avec De Gaulle et démissionne en 1945.

Puis De Gaulle s’en va, on rétablit le rationnement du pain (et on le renforce même en 1948), et on décide (les gouvernements des tripartites) en 1946 de mettre en place une politique de blocage des salaires et des prix. Les français acceptent cela. Mais, plus la guerre s’éloigne, plus les français (surtout les couches populaires urbaines) trouvent que cela dure trop longtemps. La mise en place du 1er consensus (Ramadier en janvier 1947) continu pourtant le blocage des salaires, des prix.


  1. L’aide Marshall et le redressement économique

Cette politique a porté ses fruits dans un 1er temps. Cependant ce n’était pas suffisant. En juin 1947, George Marshall propose à tous les pays européens une aide pour accélérer leur redressement économique. Cette aide était une aide gratuite financièrement mais qui n’était pas donné sans contrepartie. La libéralisation des échanges entre les bénéficiaires (abaissent les barrières douanières et développent leur commerce avec un calendrier) en est une.
Cette aide devait être gérée par l’Organisation Européenne de Coopération Economique (OECE). La France a tout de suite accepté cette aide en 1947.
Cette aide a été un élément important du redressement économique. Cependant, elle n’a pas été efficace à elle seule. Elle a été efficace car elle a été distribuée à des économies déjà très développées (infrastructures bancaires…), et adressées à des populations qui avaient déjà fait des efforts.
Cette OECE, outre de gérer cette aide, elle a veillé à l’usage que les différents pays faisaient de ces aides  rigueur budgétaire (hausse des impôts, réduction des dépenses de l’Etat…). Ces gouvernements étaient donc très vite impopulaires, en France comme en Europe. Ainsi, les dépenses militaires diminuaient, et les salaires des fonctionnaires aussi (en faite 110 000 postes en moins). De plus, l’économie et le commerce extérieur étaient stimulés par des dévaluations (deux dévaluations qui font dévaluer le franc de 100%). Le gouvernement a décidé à partir de 1948 de libérer les prix avant de libérer les salaires  la situation des français entre 1946 et 1950 n’a donc pas été simpliste.

Au bout du compte, ces gouvernements de troisième force ont réussi en 3 ans à rétablir les grands équilibres budgétaires, le commerce extérieur, à relancer la production et à permettre une reprise de la consommation intérieure.

Le prix politique et social a payé a été important.
CHAPITRE 6 : LES PRINCIPALES EVOLUTIONS SOUS LA QUATRIEME REPUBLIQUE


  1. La rupture : le temps de la « troisième force » : 1947-1951




  1. Pourquoi une « troisième force » ?




  1. Le retour de De Gaulle sur le devant de la scène


De gaulle est parti de son propre chef même s’il aurait bien voulu resté. Seulement, en 1946, De Gaulle est encre jeune (56 ans), et il estime qu’il a encore un rôle a joué pour le pays. Il décide en avril 1947 de créer un Rassemblement du Peuple Français. Il l’a créé dans un contexte des premiers signes de guerre froide. En mars 1947, c’est la doctrine Truman. Le RPF présente des candidats dans toutes les communes de France  raz de marée (40%) des gaullistes aux élections d’octobre 1947. 52 préfectures sont conquises dont Paris, Lille et Marseille. A partir d’octobre 1947, la 4ème république a donc du souci à se faire.


  1. Les communistes se dressent contre le gouvernement


Augmentation des prix de la part des communistes.

Grève le 25 avril 1947 à la régie Renault. Ce ne sont pas la CGT, mais l’extrême gauche : Trotskistes qui sont à l’initiative. La CGT se lance dans le mouvement malgré elle.
Le 4 mai 1947 s’ouvre un débat parlementaire sur le blocage des salaires et des prix. Le Président du Conseil Ramadier annonce pour cela, mais le gouvernement vote contre (PC), et les parlementaires s’abstiennent.
Le 5 mai 1947, les ministres communistes du gouvernement apprennent qu’ils sont révoqués. Cela couvre le début d’une longue période de jeun pour les PC. Ils ne reviendront au gouvernement qu’en 1981.

Le 5 juin 1947, plan Marshall, PC pour ce plan. Mais Staline est contre, donc le PC se doit de lutter contre cette réussite économique. Il demande au PC de mener une lutte sociale impitoyable pour empêcher que le plan Marshall puisse se déployer. C’est pour cela que le PC à l’automne 1947 décide de lancer la CGT dans des grèves dont le caractère est insurrectionnel, qui se traduisent par une prise d’assaut de mairies, de gares.
Ces grèves rencontrent un succès, car la situation économique entre avril et automne 1947, les prix ont augmenté de 43%.
Cela amène le gouvernement à un dilemme :

- PC puissant le pays, on annule le plan Marshall

- On résiste, et ce que Ramadier décide. Il est remplacé par Schuman, MRP et le Gouvernement est de 3ème force : Il rassemble les socialistes, les MRP et les radicaux.
J.Moch devient ministre de l’intérieur et souhaite résister à la pression des grèves, et oppose la masse des forces de l’ordre constituées des CRS (compagnie républicaine de sécurité), et les réservistes de l’armée.
Tout ceci fait qu’après 5 semaines de conflits, et le 9 décembre 1947, le secrétaire générale de la CGT : J.Frachon arrête la grève. Les conséquences :
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