A essor du libéralisme au sein de la représentation politique








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Que faire ?


Partir du constat d’un individualisme généralisé, c’est donc prendre appui sur une demi-vérité. Certes, les relations d’emploi et les parcours professionnels s’individualisent, certes les difficultés du travail sont aujourd’hui vécues sur un mode plus singulier, mais nombre de problèmes n’en restent pas moins communs et appellent un effort d’objectivation et de socialisation. Le premier défi consiste en ce sens à développer des modes de socialisation des expériences de travail plus adaptés à un salariat dispersé. Les modes de socialisation pertinents du temps de l’économie industrielle se jouaient, on l’a vu, dans les grands ateliers de production d’entreprises intégrées et verticales qui concentraient la force de travail en un même lieu et sous une même condition.

Aujourd’hui, le capitalisme séparateur tend à cloisonner ces expériences de travail que le capitalisme industriel réunissait. Pour autant, les difficultés éprouvées par les salariés ne sont pas aussi singulières et diverses qu’on le prétend souvent ou qu’ils le croient eux-mêmes. Nombre de problèmes restent de nature sociale et collective, mais ils sont souvent sous-socialisés et, de fait, perçus comme singuliers par ceux qu’ils affectent le plus directement. Pour socialiser ces difficultés, il faut pour commencer que les travailleurs soient en mesure de comparer leurs situations. Pour ce faire, le syndicalisme pourrait s’emparer de formes de médiation plus longues et plus immatérielles. Internet est l’un des médias les plus adaptés à l’actuelle dispersion de ces expériences. Alors même que nombre de démocraties sont en passe d’atteindre la masse critique à partir de laquelle Internet peut devenir un espace public, on ne voit pas pourquoi il ne deviendrait pas en même temps un espace social. C’est du reste ce qui semble s’être produit aux Etats-Unis au sujet des accidents du travail et maladies professionnelles dans certaines professions de services, comme le relate Philippe Askenazy [18] : les salariés, mis en relation les uns avec les autres par la toile, ont pu constater que leurs problèmes se ressemblaient, qu’ils étaient liés aux nouvelles formes d’organisation de leurs entreprises ; dans le même temps, les agences responsables de l’inspection du travail mettaient en ligne leurs rapports et jouaient, notamment auprès des assureurs privés, de leurs effets sur la réputation des entreprises les plus négligentes. La conjonction de ces facteurs a conduit à une baisse rapide des accidents du travail et des maladies professionnelles dans les années 1990.

A l’aune de ce genre d’expériences, le temps est sans doute venu d’ouvrir de grands forums électroniques syndicaux à l’expression des difficultés du travail (rémunération, cadences, gestion du temps, etc.). Il pourrait même être envisagé de consacrer une partie des moyens syndicaux à l’équipement informatique des militants et des adhérents de manière à ce que le nouveau salariat modeste soit doté de ce précieux capital social et de cette capacité participative dont l’économie de services tend à le priver.

Une seconde piste réside dans la construction d’un syndicalisme réellement transnational, ne serait-ce qu’au niveau européen. Le syndicalisme européen ne se construit pas plus à Bruxelles, que le syndicalisme allemand ou français ne s’est réalisé à Paris ou à Berlin. L’un comme l’autre se jouent dans les entreprises et tout le long des chaînes de valeur du système productif ; cette organisation décentralisée était d’ailleurs le propre du confédéralisme associatif qui a présidé à la structuration du syndicalisme un peu partout en Europe. Ce n’est pas en épousant les formes de l’autorité institutionnelle que le mouvement syndical devint jadis une force sociale et politique à part entière, mais en épousant celles de la production elle-même. Le même pari devrait être fait aujourd’hui. A présent, le défi serait d’enjamber les frontières. Cela suppose une capacité d’action transnationale réelle, c’est-à-dire tissée d’entreprise à entreprise, de syndicat local à syndicat local, de donneur d’ordres à sous-traitant, et capable de déboucher sur des actions concertées dans le cas d’espèce. Le syndicalisme européen a moins besoin d’un grand lieu de synthèse artificiel que de quelques actions concrètes d’où pourront être déduites avec le temps des méthodes et des stratégies d’intervention cohérentes avec les chaînes de valeur du nouveau capitalisme et l’immense Lego productif qui le caractérise. Bref, il s’agit de mettre en place en Europe le contraire d’une bureaucratie syndicale construite par le haut.

Une troisième piste consisterait à mieux articuler mouvement syndical et mouvement associatif en général. Le temps n’est plus où les syndicats de salariés pouvaient prétendre à une forme d’hégémonie sur le reste de la société civile et revendiquer sur elle un double avantage de généralité et de centralité. Face aux enjeux émergents comme la protection de l’environnement, le mouvement syndical se trouve repoussé dans un régime de particularité au sens où il défend une sphère d’intérêts particulière, celle du travail et des travailleurs, qui possède à la fois ses raisons (les salariés sont aussi les victimes de la dégradation de l’environnement) et ses contradictions (l’intérêt des salariés est aussi de défendre leur emploi, y compris lorsqu’il participe d’une activité et d’un style de production peu soucieux de l’environnement). Aller au devant des autres parties prenantes de la discussion, des autres stakeholders, ce serait aussi participer d’une nouvelle forme de régulation du capitalisme. La culture du compromis ne peut être un slogan quand il s’agit de négocier avec l’Etat et le patronat, et se résumer à une forme d’indifférence polie, voire d’ostracisme quand il s’agit de discuter avec les autres composantes de la société civile.

Une quatrième piste réside en dehors du travail. Les salariés sont aussi des consommateurs, des épargnants, des clients. Si l’économie industrielle privilégiait le producteur, quitte à externaliser certains coûts sur le consommateur, l’économie d’aujourd’hui tend à les internaliser en jouant notamment sur la masse salariale et le coût du travail : c’est le client qu’elle protège. Aussi, si le sens du syndicalisme ne consiste pas seulement à défendre les intérêts des salariés, mais plus largement à rechercher une articulation plus juste entre la sphère économique et la sphère sociale, alors sa mission pourrait être à l’avenir de contribuer à l’organisation de la consommation ou en tout cas d’y voir un levier d’action tout aussi puissant que la grève ou la pression des travailleurs sur les employeurs. Là encore, le lien entre syndicalisme et sphère associative paraît décisif, notamment, en l’occurrence, avec les associations de consommateurs.

Une dernière piste concerne ceux dont le syndicalisme croise de moins en moins le chemin, les exclus, les chômeurs de longues durées, les jeunes sans qualification… Les politiques publiques qui ont été mises en place ces dernières années en faveur de ces populations n’ont cessé d’organiser des dérogations au droit du travail classique pour favoriser leur embauche. De sorte que les syndicats peinent aujourd’hui à défendre concrètement leurs intérêts. Pire, en défendant le droit du travail classique, ils en viennent à donner le sentiment de défendre un rempart infranchissable pour ces populations et de les tenir à l’écart de leur sphère de préoccupation. L’une des missions du syndicalisme, de ce point de vue, devrait consister à faciliter l’intégration de ces personnes sur le marché du travail sous des formes « normales », notamment en militant activement pour la réorientation des ressources de formation en leur faveur.

Loin d’être exhaustives, ces quelques réflexions appellent certainement la discussion. Il reste que, si cette discussion n’avait pas lieu et si elle ne débouchait pas rapidement sur des initiatives d’envergure, alors le pronostic vital serait engagé pour le syndicalisme à l’horizon des cinquante années qui viennent. Et ce ne sont certainement pas des réformes institutionnelles et procédurales qui suffiront à en lever la menace ».

Thierry Pech, « Le syndicalisme à l’épreuve du capitalisme séparateur », La Vie des idées, 11 décembre 2007. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Le-syndicalisme-a-l-epreuve-du.html
Document n°107

GUILLAUME DELACROIX

La leçon cachée des élections prud'homales

Les Echos [ 22/12/08  ]

Pour le Medef, l'affaire était entendue. Les élections prud'homales de 2008 allaient se solder par un fiasco. A entendre Laurence Parisot quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote, le scrutin s'annonçait comme une grande « pagaille » et le gouvernement allait porter une vraie « responsabilité » dans la nouvelle baisse attendue du taux de participation.

D'ailleurs, se plaignaient le Medef et son alter ego, la CGPME, les règles du jeu ont tellement changé pour s'inscrire sur les listes électorales du collège « employeurs » que le nombre de votants a fondu de 20 % par rapport à la précédente édition de 2002. Bref, il n'y avait rien à attendre, ou pas grand-chose, de cette échéance.

Or que s'est-il finalement passé, le 3 décembre, pour les représentants patronaux aux prud'hommes ? Contrairement aux salariés, qui ont boudé les isoloirs, les dirigeants d'entreprise ont davantage voté que par le passé. Pendant que le taux de participation des salariés tombait à 25,5 % (contre 32,6 % la fois précédente), le leur est passé de 26,6 % à 31,15 %. Quant aux résultats patronaux, ils ont échappé au grand public, plus sensible, comme il se doit, aux performances comparées des syndicats de salariés. Le millésime 2008 est pourtant riche d'enseignements pour des organisations qui détestent se mesurer les unes aux autres. Ainsi, le Medef, la CGPME, l'UPA (artisans), l'UNAPL (professions libérales) et la FNSEA (agriculteurs), qui avançaient en rangs serrés sur des listes communes, partout en France, ont perdu près de 8 points au niveau national. Leurs candidats, qui couraient sous la bannière de l'Union pour les droits des employeurs (UDE), ont obtenu 72,09 % des voix, contre 80 % en 2002.

Un recul que n'a pas manqué de souligner le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, pour le moins excédé par l'attitude patronale lors du débat de ces derniers mois sur la représentativité. Au printemps dernier en effet, les trois organisations reconnues par les pouvoirs publics - Medef, CGPME et UPA - ont conduit, pour ne pas dire orchestré, la négociation interprofessionnelle destinée à rebattre les cartes du paysage syndical, tout en refusant obstinément, l'UPA mise à part, de se poser la question de leur propre représentativité.

En réalité, la forte baisse enregistrée aux prud'homales par les listes UDE confirme un phénomène intéressant : la percée de ce qu'il est convenu d'appeler « l'économie sociale ». On trouve sous cette dénomination des associations, des coopératives, des mutuelles et des fondations oeuvrant dans les domaines de la santé, des assurances, de la banque, de l'agriculture, des transports, de la distribution, des services à la personne, de la culture, du sport...

Des structures qui emploient, au total, près de 2 millions de salariés. Davantage que l'UIMM (Union des industries des métiers de la métallurgie), plus grosse fédération du Medef ! L'Association des employeurs de l'économie sociale (AEES) a vu son score passer de 11,29 % en 2002 à 19,05 % en 2008. Elle présentait, il est vrai, moitié plus de listes et deux fois plus de candidats. Résultat, là où elle était présente, l'AEES a atteint le score inespéré de 34,4 % ! Et le nombre de ses élus est passé, au total, à 467. Contre 279 en 2002. Et 23 en 1997...

Le Medef et la CGPME ont beau y voir un non-événement, Laurence Parisot et Jean-François Roubaud, leurs présidents respectifs, auront dorénavant plus de mal que par le passé à traiter l'économie sociale comme la portion congrue. Et à lui refuser un fauteuil aux tables des négociations, au motif qu'elle ne représente pas de « vraies » entreprises ou qu'elle n'intervient que dans des « activités diverses ». Surtout que l'AEES se déclare « proche » de la doctrine « médéfienne », en dépit de la petite musique qu'elle fait entendre ici ou là sur la sécurisation des parcours professionnels, par exemple.

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement. Après le tremblement de terre de l'affaire UIMM, qui a fait perdre une partie de sa crédibilité à un patronat qui tente péniblement de s'extirper du scandale, et alors qu'approche la réforme du Conseil économique et social, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, ne devra pas s'étonner de voir à nouveau frapper à sa porte des acteurs économiques renforcés, sans conteste, par les élections du 3 décembre.

Guillaume Delacroix est journaliste au service Economie générale des « Echos ».

Tous droits réservés - Les Echos 2008

3°) « Syndicats : lendemain de crise ? », au risque de la fiche de lecture7
Lorsque l’on analyse le paysage syndical français aujourd’hui, force est de constater son extrême division. En effet, la période 1988-1993, est marquée par l’éclatement de deux organisations.

La FEN se sépare en deux organisations, l’une la FSU dominée par les courants de l’extrême gauche et les communistes et qui devient la première organisation syndicale au sein de l’enseignement (primaire et secondaire) et l’autre l’UNSA (Union Nationale des syndicats autonomes), nettement minoritaire dans l’éducation nationale.

De même, la CFDT, en 1988, est marquée par la démission d’opposants – en particulier à la poste et dans les hôpitaux - qui vont former le Groupe des 10-solidaires. Plus tard, va se créer les syndicats SUD aux orientations radicales, fortement contestatrices des politiques engagées dans le secteur public et les services publics.

De cette division, il en résulte qu’aux cinq confédérations représentatives, s’ajoutent donc désormais l’UNSA, la FSU et SUD.


Face à cette division, les chercheurs, en fonction de l’analyse des stratégies de chaque syndicat, tentent des rapprochements. Nous nous intéresserons ici plus particulièrement aux trois centrales syndicales que sont la CGT, la CGT-FO et la CFDT.

Ainsi, dans cette perspective, certains chercheurs tendent à vouloir opposer un camp « réformiste » se structurant autour de la CFDT et un camp « révolutionnaire » ou « archéo-conservateur » se structurant autour de la CGT.

Une telle présentation est pour le moins simpliste et ne tient que peu suffisamment compte de la réalité des pratiques syndicales et des dernières orientations stratégiques. Ranger pour exemple la CGT-FO avec la CGT relève d’une non prise en compte de ce qui se passe au niveau des branches et des entreprises.

En revanche, tous les chercheurs s’accordent sur un constat celui de la crise du syndicalisme en France, crise dont nous avons déjà relevé les principaux symptômes.

Crise dont une des causes réside bien évidemment dans la division syndicale, mais également, dans les échecs enregistrés des mouvements sociaux depuis 2002. Depuis cette date, les pouvoirs publics, conformément à l’idée que le « pouvoir n’est point dans la rue », ne cède sur aucun terrain de revendications ou de contestations. Cet état de fait n’encourage guère les travailleurs à se syndiquer.

Document n°108

« Là où, ailleurs, syndicats et patronats ont patiemment travaillé avec les gouvernements voire les parlements, là où les majorités politiques ont tenté d’ancrer la légitimité d’une réforme non seulement par l’association des syndicats mais aussi par la sollicitation de leur opposition politique du moment, il n’y eut rien de tout cela en France : ici, le monarque (républicain) annonce, le gouvernement gouverne et la société obtempère ».

J.M. Pernot, « Syndicats : lendemains de crise », éd Gallimard, 2005, p.60.

- Le conflit sur les retraites en 2003, comme illustration de stratégies syndicales divergentes.

Le dossier de la gestion des retraites a été l’occasion en 2003, d’un puissant mouvement social, mais qui a mis en évidence à quel point la division syndicale nuisait au syndicalisme même.

* Des orientations syndicales divergentes

Lorsque que l’on cherche à saisir les divergences entre les trois grandes centrales syndicales sur la question des retraites, il faut commencer par souligner que :

  • la CGT, dans son congrès de mars 2003, affirmait « un droit effectif à la retraite à 60 ans à taux plein ; un niveau élevé de taux de remplacement (75% et 100% pour les smicards) et donc une reconstitution des règles de calcul permettant de l’atteindre ; un aménagement des périodes validées comme temps d’activité. Sur ce dernier point la durée de référence à 40 ans de cotisation n’était pas remise en cause mais la CGT demandait que soit inclus un principe de validation d’années d’études et de recherche du premier emploi »8.

  • La CFDT de son côté « (…) accordait une importance particulière à la socialisation des prises en charge, la CFDT se montrait attentive à l’implication des individus, au libre choix et aux solutions personnalisées »9.

  • La CGT-FO « (…) centrait ses déclarations sur la référence aux 37.5 annuités pour tous les salariés, ce qui supposait de revenir sur la référence aux 40 ans de cotisation décidée en 1993 »10.

A partir de ces orientations syndicales, sensiblement différentes émergea pourtant une déclaration commune, le 7 janvier 2003 sur la question des retraites, déclaration commune aux trois grandes centrales syndicales, mais à laquelle s’adjoignirent la CFTC, la CGC, la FSU, l’UNSA, s’accordant donc sur un certain nombre d’objectifs.
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