La République en France est synonyme de démocratie. La République française est un régime politique synonyme de démocratie








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Elle est affiliée à la II° Internationale. Si elle avait réussi en 1905 à rassembler un maximum de socialistes (courant jean Jaurès et …), il reste pourtant de petites formations non marxistes qui subsistent comme le Parti Républicain Socialiste avec Paul Painlevé et Aristide Briand. Elle va devoir affronter l’arrivée des communistes sur le devant de la scène lors du Congrès de Tours le 25 décembre 1920 qui marque la scission entre la SFIO et le PCF.

Avant la Guerre, le courant dominant dans l’union est celui de Jaurès, avec des idées à la fois anticapitaliste mais démocratique, acceptant le parlementarisme. Mais avec la guerre, la II° Internationale est discréditée car échoue dans son objectif d’empêcher la guerre. En 1917 survient la révolution Russe et les socialistes russes vont prendre le mouvement en main.

Ainsi, durant l’été 1920, deux émissaires sont envoyés à Moscou : le secrétaire général du parti, Ludovic Frossard, et le directeur de L’Humanité, Marcel Cachin. Ils sont favorables à Lénine, car accpetent les 21 conditions imposées aux PC occidentaux pour être affilié à la IIIe Internationale. De retour en France, la division est entamée lors du Congrès de Tours avec Marcel Sembat, Paul Faure et Blum (vs adhésion à la IIIe) (intellectuels de haut niveau, d’abord marxiste puis jauressien) qui vont rester sur leurs positions « nous sommes convaincus jusqu’au fond de nous même que pendant que vous irez courir l’aventure il faudra que quelqu’un reste garder la vieille maison» dira Blum.

Le vote a lieu le 29 décembre 1920, où 69% des socialistes se prononcent pour l’adhésion à la III° Internationale communiste. Cette majorité va former un nouveau parti : le Parti communiste SFIC (Section Française de l’Internationale Communiste), qui conserve le journal L’Humanité. Les leaders de ce nouveau parti sont Ludovic Frossard et Marcel Cachin, ainsi que Paul Vaillant-Couturier (homme politique et journaliste, rédacteur en chef humanité). Cette nouvelle formation va accueillir de nouveaux adhérents et va s’avérer très composite.

La SFIO rassemble la minorité et se donne pour nouveau journal Le Populaire avec Blum comme directeur (qui est aussi président du groupe parlementaire socialiste), Albert Thomas, Jules Guesde et Paul Faure (secrétaire général donc dirige la SFIO). Cependant, la SFIO, même si on aurait pu penser qu’elle souffre de cette scission, va bien progresser dans l’entre-deux-guerres : en 1921, on compte 30 000 adhérents, pour 140 000 en 1933 (parti de masse). En fait, certains socialistes ont quitté la SFIC pour la SFIO (comme par exemple Frossard). Beaucoup quittent en effet la SFIC pour revenir dans le giron de la vieille maison comme Frossard.

A partir de 1924, la SFIO obtient une trentaine d’élus pour en dénombrer 147 en 1936 (point culminant avec le Front Populaire). Le discours de cette formation met toujours en avant l’idéal révolutionnaire (adhèrent à la notion de lutte des classes, à l’idée d’une socialisation des moyens de production et sont réticents à gouverner avec des partis bourgeois comme les radicaux) mais dans la pratique prônent le réformisme. Il n’empêche qu’elle a toujours des réticences à participer au gouvernement. Ses objectifs sont constants : socialisation des moyens de production ; suppression du Sénat jugé trop conservateur ; le droit de vote des femmes ; laïcité (donc proches des radicaux sur ce point). A l’intérieur de la SFIO, plusieurs courants essayent de renouveler la doctrine dans l’entre deux guerres et donc développe dissidences :


  • Le planisme développé par le socialiste belge Henri de Man, certaine influence à l’intérieur de la SFIO.



  • Les néo-socialistes qui sont pourtant très à droite autour de Marcel Déat, Adrien Marquet (maire de Bordeaux 1925-1944, socialiste devenu ensuite néo socialiste et ensuite adhère à la collaboration sous Vichy) et Montagnon. En 1930, Déat propose une révision du marxisme et prend position contre la collectivisation des moyens de production, mais pour l’autorité de l’Etat, contre l’internationalisme, pour l’alliance avec les classes moyennes, pour le renforcement de l’autorité de l’État et il devient un admirateur des politiques économique et sociale des dictatures de l’époque (Italie fasciste surtout). Marquet va d’ailleurs mettre en avant un slogan « Ordre, Autorité, Nation » Les néo-socialistes sont exclus de la SFIO en novembre 1933 par Léon Blum cependant que ses personnalités vont devenir collaborationnistes. Marquet avait synthétisé la doctrine des néo-socialistes qui se résumerait dans un slogan « ordre, autorité, nation », ce qui fera dire à Blum « Je suis épouvanté ». Donc en Novembre 1933 ils sont exclus de la SFIO. Marquet a été ministre de l’intérieur dans le premier gvt Pétain et a été épurée fin guerre.




  • Un courant très à gauche représenté par Marceau Pivert très minoritaire, mais très critique envers le Front Populaire et Blum. Il est exclu en juin 1938. Au moment de la crise de Munich l’opposition sera très nette entre la majorité Blum et cette extrême gauche.



Mais il y a des clivages au gré des circonstances : tensions européennes en 1938 entre pacifistes (les Munichois) et bellicistes (anti-Munichois)

. La SFIC.

On note un dynamisme apparent puisqu’elle attire pour des périodes plus ou moins longues des intellectuels, notamment les romanciers Henri Barbusse (souvent cité comme l’auteur socialiste pacifiste qui a écrit sur la deuxième guerre mondiale « le feu » et Paul Nizan, des surréalistes (André Breton, Aragon, Eluard) mais n’y reste pas tous longtemps (sauf Aragon jusqu’à sa mort), ou des « compagnons de route » comme Anatole France, Romain Rolland, André Gide (jusqu’en 1936, il se rend en URSS et écrit un ouvrage « retour d’URSS » et dénonce le totalitarisme avec parallèle avec Allemagne nazie) , et le compagnon de route André Malraux qui soutiennent sans adhérer.

Mais dans les faits malgré ce côté « brillant », il y a des débuts difficiles avec une baisse du nombre des adhérents : 120 000 en 1921 pour 29 000 en 1933. Les raisons de cette baisse sont diverses :



  • Il y a le manque de continuité à la tête du parti, beaucoup de turbulences, succession de chefs jusque dans les années 30 : En 1923, c’est Frossard qui dirige le parti. Ensuite ce sont deux personnalités qui vont le diriger conjointement pour enfin avoir une direction collective qui entraîne des hésitations. Il faut attendre 1930 où Maurice Thorez arrive à s’imposer comme le principal dirigeant jusqu’à sa mort en 1964 et a comme second Jacques Duclos, ancien patissier autodidacte, et aidé en plus par Marcel Cachin, directeur Humanité. Pourquoi cette valse de dirigeants ? Cela tient aussi à une crise interne en raison de l’allégeance à Moscou qui entretient les épurations internes :phénomène de purge car le parti SFIC est de plus en plus aligné sur le PCURSS. Thorez est le plus habile, restant en accord total avec les directives de la III° Internationale communiste tout en sachant ménager Moscou. On note la même longévité pour son dauphin, Duclos. Autre personnalité important avec Cachin, directeur de L’Humanité, professeur de philosophie et excellent orateur.



  • La répression menée par le gouvernement : « le communisme voilà l’ennemi » (Albert Sarraut ministre de l’intérieur, il plagie Gambetta dans cette phrase en 1927)


Notons le principe de la bolchevisation du parti à partir de 1924 : les adhérents ne sont plus répartis selon leur lieu de résidence mais selon leur lieu de travail avec la création de cellules d’entreprise qui servent à renforcer l’influence du parti dans le milieu ouvrier. Principe du centralisme démocratique qui suppose la discussion bien qu’étant une simple formalité. A partir de 1936, les élections au sein du parti se font à partir d’une candidature unique, et les réunions se déroulent sur le mode de l’unanimité. Les cadres sont formés en URSS.

Sur la scène politique française, ce parti reste volontairement isolé dans ses options et sa tactique classe contre classe (pas de soutien aux gouvernements bourgeois). Opposition systématique à tous les partis du gouvernement donc reste forcément dans l’isolement et en toute circonstance alignée sur les choix de Moscou. Cette stratégie va durer jusqu’en 1934 face à la montée des périls sous les ordres de Moscou. D’où l’alliance dans le Front Populaire : ralliement aux classes moyennes et intégration des valeurs patriotique. Ainsi va-t-elle obtenir 72 députés en 1936. (volonté Moscou)

A la veille de seconde guerre mondiale, la SFIC apparaît alors comme un parti de masse avec en 1934 40 000 adhérents en 1937 300 000 adhérents (période de crise éco aussi), implanté dans les régions industrielles et minières, surtout en région parisienne : principe de la « ceinture rouge » avec une hausse dans le Sud. Il tire ses ressources des cotisations des ses adhérents et des subventions de Moscou. Presse : L’Humanité est très populaire (Vaillant-Couturier est rédacteur en chef à partir de 1926) avec un tirage à 300 000 exemplaires en 1936.
A la division des partis il faut ajouter une division au niveau des syndicats : Congrès de Tours en décembre 1921. Les minoritaires sont exclut de la CGT, qui reste fortement liée à la SFIC, pour former la CGTU (Confédération Générale du Travail Unitaire)

b. La droite classique.

  • La droite la plus traditionaliste est représentée à travers la Fédération Républicaine dans laquelle on trouve des nostalgiques de la monarchie, bien que la plupart de ses membres se soient ralliés à la République. Ils se démarquent par leur nationalisme sans concession et par un cléricalisme militant. D’ailleurs, ils vont être intransigeants en ce qui concerne les réparations allemandes prévues à l’article 231 du Traité de Versailles, soit 140 milliards de marks-or. On trouve Philippe Henriot élu député en 1932 et 1936, puis secrétaire d’État à l’info dans le gouvernement Laval sous Vichy. Il sera aussi l’un des chefs de la Milice mais abattu par la résistance en janvier 1944 ; Xavier Vallat, qui préside sous Vichy le commissariat aux questions juives. Les membres de la Fédération Républicaine sont peu assemblés au pouvoir.




  • La droite libérale et libérée est représentée par l’Alliance Républicaine Démocratique qui participe au gouvernement à différence de la Fédération Républicaine très peu associée au pouvoir. On y trouve les héritiers des républicains opportunistes. Ils ont des prises de positions libérales sur les problèmes économiques et sociaux et très souples en politique extérieure. On trouve parmi personnel politique ancien avec Raymond Poincaré, Louis Barthou, Georges Leygues et des nouveaux avec des personnalités comme André Tardieu, Pierre Laval ou encore Paul Reynaud.




  • Les démocrates chrétiens fondent en novembre 1924 le Parti Démocratique Populaire. Ils représentent l’aile gauche du catholicisme allant jusqu’à admettre la laïcité ; on les retrouve dans les rangs antifascistes. On trouve aussi La Jeune République crée en 1912 par Marc Sangnier aussi fondateur du Sillon, d’abord revue puis un mouvement créé en 1894 qui défendait des positions de catholicisme social, condamné par Pie X en 1910, d’où la formation de la jeune république qui prend la suite. Il est lié au Parti Démocratique Populaire étant très attaché à la démocratie qu’il considère comme le système chrétien par excellence, proche de la gauche radicalisante (acceptent la laïcité et partage idées de réformisme social), pour le réformisme social. C’est un mouvement pacifiste, organisant des rencontres franco-allemandes pendant l’entre deux guerres qui adhèrera au Front Populaire.


Ces partis sont beaucoup moins structurés et organisés qu’à gauche. Ils ont le soutient financier des organisations patronales. On retrouve parmi leurs membres des cadres de l’administration, des diplomates, des militaires (Pétain, Weygand), et aussi dans les hautes sphères intellectuelles, notamment à l’Institut et à l’Académie française. La droite possède de grands journaux nationaux comme Le Temps (ancêtre du Monde, de par son côté sérieux et même austère et contrôlé par le grand patronat ; Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde y fait ses débuts) Il tire entre 50 000 et 80 000 exemplaires. Ils ont aussi des hebdomadaires et revues comme L’Illustration ou la revue Les deux mondes.
c. L’extrême droite.
Ses différents mouvements partagent un point commun : leur rejet du régime républicain, malgré une large diversité


  • L’Action Française joue un rôle d’influence en profondeur dans les milieux catholiques jusqu’en 1926, date à laquelle Pie XI la condamne pour son hyper nationalisme et pour la priorité qu’elle donne au politique (« politique d’abord » disait Maurras), le Pape aurait préféré en premier la morale et pour son usage de la violence (comme le montre les Camelots du roi), d’autant plus que Pie XI souhaite l’apaisement avec la République. Maurras stigmatise dans l’entre deux guerre les 4 Etats qui nuisent à la France soient les Frances maçons, les étrangers ou métèques, les protestants et les juifs.

Il y a large influence aussi sur les milieux intellectuels comme à l’Académie Française où sont élus Charles Maurras (1938) et Jacques Bainville (1935), et sur les plus jeunes intellectuels attirés par le prestige et la pensée de Maurras (plus ou moins durablement). Notons ainsi le cas de Jacques Maritain (jeune catholique intellectuel jusqu’en 1926 qui influencera les fondateurs de la revue Esprit en 1932) ou Georges Bernanos auteur des Grands cimetières sous la lune en 1938 (qui prend rapidement ses distances en prenant position contre le franquisme et pour la résistance pendant la guerre)

Influence aussi sur les écrivains catholiques avec Henri de Montherlant, Déon, Edgar Faure et Mitterrand (Jeunesse Française de Péan) et quelques futurs partisans de la collaboration avec l’Allemagne nazie comme Robert Brasillach (écrivain et rédacteur chef de Je suis partout, exécuté au lendemain de la seconde guerre mondiale), ou encore Pierre Drieu la Rochelle, directeur de la Nouvelle Revue Française, et enfin Lucien Rebatet (journaliste à l’Action Française et à Je suis partout, favorable à un alignement total sur l’Allemagne nazie, mais aussi auteur de Les décombres (1942) qui est un pamphlet antisémite violent contre les hommes politique de la III° République : c’est le livre le plus vendu durant l’occupation. Maurras défend pendant cette période un nationalisme intégral stigmatisant les 4 états qui nuisent à la France : Francs-maçons, protestants, « métèques » (étrangers) et juifs.
Il y a multiplication des Ligues qui prônent l’embrigadement et l’action directe dans la rue (avec des formations paramilitaires) Elles sont très actives en périodes de crise : c’est le cas sous le gouvernement du Cartel des Gauches en 1924 et lors de la crise du 6 février 1934 (année 30)


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