La République en France est synonyme de démocratie. La République française est un régime politique synonyme de démocratie








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Parti socialiste de France d’obédience guesdiste et le Parti Socialiste Français de Jaurès et Briand créé en vue des élections de 1902 en plus de socialistes indépendants qui acceptent de participer au gouvernement bourgeois (portefeuille ministériel) comme Alexandre Millerand, René Viviani ou encore Aristide Briand. La pensée globale de tous ces socialistes repose sur un objectif à atteindre : la socialisation des moyens de production et d’échange pour aboutir à une société communiste. A la SFIO le rôle des militants est privilégié. C’est ce que l’on appelle un parti de masse selon M. Duverger, par opposition aux partis de cadres comme la Fédération Républicaine, l’Alliance Républicaine démocratique ou encore le Parti Radical.



  1. De la défense républicaine à l’Union Sacrée (1899-1914)


a. Le ministère Waldeck Rousseau (1899-1902)

Waldeck-Rousseau n’est pas un inconnu, déjà ministre de l’Intérieur de Gambetta et par sa loi qui accorde la liberté syndicale en 1884. Son équipe gouvernementale est très hétérogène cependant qu’il va être le ministère le plus long de la III° République : 3 ans.

On y trouve une majorité de modérés, une minorité de radicaux, un socialiste, et le « fusilleur de la Commune » : le Général Galliffet. Ce gouvernement, dans un premier temps, va s’employer à régler les séquelles de l’Affaire Dreyfus. Aussi l’armée est-elle épurée des cadres les plus antidreyfusards. Il décide la révision procès Dreyfus à Rennes. Notons aussi les procès de Déroulède et d’une centaine d’autres nationalistes en 1900. Mais surtout, le gouvernement s’appui sur l’Exposition Universelle pour détourner les esprits de l’Affaire, en avril 1900. Le calme revient assez vite.

Ce gouvernement lance alors une offensive contre les « moines ligueurs », en tête desquels la congrégation des Augustins, propriétaires du journal La Croix. Ce dernier est d’ailleurs dissout, passant dans les mains de laïcs, avec assentiment du pape Léon XIII. Mais l’acte majeur est la Loi du 1° juillet 1901 sur les associations. Au départ, l’objectif de cette loi était de compléter la loi de 1884 sur les associations professionnelles, mais son projet de loi va être modifié de façon très anticléricale par les députés. Ainsi la loi de 1901 établit que les associations à caractère civil disposent d’une liberté complète cependant l’article 13 impose qu’aucune congrégation ne puisse se former sans autorisation. Jaurès en conclut que la Chambre des députés a transformé une mesure de défense républicaine en un commencement de combat.

A l’actif de ce gouvernement enfin on trouve enfin la loi sociale du 30 mars 1900 sur la journée de 10h (avec un délai de 4 années pour qu’elle soit appliquée dans l’industrie)

Les élections de mai 1902 vont se dérouler comme un combat pour ou contre la loi de 1901 qui se concluent par l’écrasement de la droite par les radicaux. Le bloc de gauche va obtenir 339 sièges dont 219 pour les radicaux. Notons que Waldeck-Rousseau démissionne pour raison de santé alors remplacé par Combes.

b. Le ministère Combes et la séparation de l’Église et de l’État (1902-1905)

Combes est un sénateur radical du Tarn, ancien séminariste devenu médecin. C’est un théologien averti ayant été ministre des Cultes sous Waldeck-Rousseau.

Il va faire appliquer de manière très stricte et restrictive la loi sur les congrégations dès juillet 1902. Aussi le quasi totalité des demandes de congrégations est refusée sauf celles des missionnaires. De plus, la loi du 5 juillet 1904 interdit à tous les religieux d’enseigner et donne un délai de 10 ans aux congrégations autorisées pour fermer.

Le conflit devient inévitable avec le Vatican : Combes a nommé 3 évêques sans le consentement du Vatican cependant qu’il se rend après du gouvernement italien alors le Pape refuse de reconnaître celui-ci. D’où la rupture des relations diplomatiques le 30 juillet 1904. Mais Combes qui chute le 18 janvier 1905 est remplacé par Rouvier.

C’est sous ce gouvernement Rouvier que le débat sur la séparation de l’Église et de l’État est organisé à la Chambre des députés. Le rapporteur de la commission parlementaire n’est autre que Briand qui gagne ses galons d’homme d’État. Il a été révolutionnaire, a adhéré au parti socialiste de Jaurès, puis en 1905 à la SFIO, et a écrit dans l’Humanité. Il a été 22 fois ministre dont 15 fois aux Affaires Etrangères et 10 fois Président du Conseil.

La loi du 9 décembre 1905 met fin a plus d’un siècle de régime concordataire (depuis Napoléon I en 1801). La loi proclame la liberté de conscience, garantit le libre exercice du culte mais ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. De plus, il n’y a plus de religion officielle en France. Cette loi satisfait juifs et protestants, mais mécontente les catholiques : ainsi le Pape Pie X condamne la loi par l’encyclique Vehementer nos, le 11 février 1906. La loi prévoyait le reversement des biens de l’Église à des associations culturelles : l’affaire des Inventaires suscite des violences et des oppositions physiques de la part des catholiques. Le 7 mars 1906, Rouvier est renversé.

Notons au passage la loi militaire de mars 1905 qui abaisse le service militaire de 3 à 2 ans suite à l’Affaire Dreyfus.

c. Troubles sociaux et instabilité ministérielles (1906-1914).

Les élections législatives de 1906 voient la victoire des radicaux. C’est Clemenceau (« le tombeur des ministère ») qui devient Président du Conseil d’octobre 1906 à juillet 1909 dans un climat de très forte agitation sociale. Elle démarre par un drame dans la mine de Courrières en mars 1906 faisant 1 000 morts.

Le mouvement syndical s’organise avec la CGT fondée en 1895. Aussi voit-on une agitation syndicale avec les fonctionnaires qui réclament le droit de se syndiquer. Le mouvement syndical est à l’époque marqué par les thèses révolutionnaires. Cependant la Charte d’Amiens est adoptée en octobre 1906, envisageant la grève générale et refusant tout lien avec un parti politique.

Clemenceau est surnommé le « premier flic de France » après avoir arrêté le leader de la CGT, Victor Griffuelhes et réprimé en mai et juin 1907 la manifestation des viticulteurs du midi : 20 morts

A l’actif de Clemenceau trouve-t-on la création du ministère du Travail, et l’adoption du dimanche comme jour de repos officiel par la loi de 1906. Mais l’unité de la gauche est rompue, une partie s’opposant à la répression contre les troubles sociaux. Clemenceau est alors renversé en juillet 1909, remplacé par Briand.

Mais son gouvernement ne tranche pas la question essentielle du mode de scrutin : proportionnel ou majoritaire ? Le premier et souhaité par les socialistes et conservateurs tandis que le second l’est pas les radicaux.

En janvier 1912, Poincaré arrive à la présidence du Conseil. D’origine Lorraine, il a été dreyfusard, plusieurs fois ministre, et il rassure aussi bien sur sa droite (peu préoccupé par les questions sociales) que sur sa gauche (anticlérical). En 1913 il est élu à la présidence de la République, succédant à Arnaud Fallières.

Mais les crises se succèdent avec les incidents marocains en 1905 et 1911 (crise d’Agadir) et les guerres balkaniques de 1912-1913, qui annoncent des tensions extrêmes à l’extérieur.

Sur le plan intérieur, il y a une exacerbation des tensions après que la Prusse ait adopté la loi militaire le 3 juillet 1913, faisant passer l’armée du Reich à 820 000 hommes. Aussi la France va-t-elle prendre des mesures militaires avec l’abaissement de l’âge d’incorporation, passant de 21 à 20 ans avec la loi de Barthou du 19 juillet 1913, et le retour du service militaire à 3 ans par la loi du 7 août 1913 (il était repassé à 2 ans en 1905) Mais il y a quand même une division avec les radicaux et socialistes qui ont voté contre.

Les élections d’avril et mai 1914 donnent 263 sièges aux radicaux, 103 aux socialistes. Aussi Viviani devient Président du Conseil. La loi sur l’impôt sur le revenu est adoptée le 2 juillet 1914 (pourtant bloquée par le Sénat depuis 1909).
Le gouvernement Viviani doit affronter la crise de l’été 1914 avec l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914, ainsi que l’assassinat de Jaurès par Raoul Villain pour son pacifisme le 31 juillet 1914. Léon Jouhaux, alors secrétaire général de la CGT, admet la guerre, dans une idée de progression de la démocratie et du socialisme.

Le 3 août, l’Allemagne déclare à la France, alors qu’elle avait envahi la Belgique la veille. Le 4 août 1914, Poincaré prononce à la Chambre un discours (en fait c’est Viviani qui le lit !) dans lequel il appelle à l’« Union Sacrée », sous-entendant que les socialistes doivent se rallier à la défense de la Patrie et soutenir le gouvernement dans son choix de mener la guerre.

II. Le système républicain face à de nouveaux défis (1914-1940).

A/ Une nouvelle donne politique.


  1. L’impact de la première guerre mondiale sur la vie politique française.


a. La fin de l’Union sacrée.

L’Union Sacrée s’est surtout manifestée par le ralliement des socialistes de la II° Internationale au gouvernement comme Guesde, Thomas ou encore Sembat alors qu’ils étaient de farouches opposants à la guerre. L’Union Sacrée va pourtant voler en éclats à partir de septembre 1917 à cause de la Révolution russe qui fait se retirer la Russie du conflit et de l’internationalisme socialiste qui reprend de la vigueur après leur perte de vitesse dû à leur opposition à la guerre.



L’après guerre exacerbe le clivage entre droite et gauche avec les grandes difficultés économiques. L'agitation sociale soutenue par les socialistes et les grèves dans tout le pays inquiètent le gouvernement qui a peur des Rouges qui se manifestent un peu partout en Europe (c’est l’exemple des spartakistes en Allemagne) Clemenceau Président du conseil en 1917 tente de calmer le jeu en faisant adopter des lois sociales : loi 25 mars 1919 qui organise les conventions collectives celle qui accorde la journée de 8h dans l’industrie le 23 avril 1919.

b. L’affirmation du pouvoir exécutif.

La guerre va changer la pratique constitutionnelle lancé par Grévy en raison des circonstances exceptionnelles qu’elle impose. Aussi Poincaré appelle-t-il Clemenceau en novembre 1917 surnommé « le tigre » et « le père de la victoire » Il va exercer un pouvoir autoritaire tenant à l’écart le Président de la République, se réservant le ministère de la Guerre et l'autorité sur les militaires : c’est une « dictature de salut publique » C’est une période d’urgence où il faut prendre des décisions dans tous les domaines : le Parlement autorise ainsi le gouvernement par la loi du 10 février 1918 à prendre des mesures par décret-loi (cette pratique va se développer de plus en plus dans l’entre deux guerres)

C’est un renforcement du pouvoir exécutif au profit du Président du Conseil. Mais une fois l’armistice signe, Clemenceau va continuer dans cette pratique, ce qui lui coûtera cher.

c. La victoire du bloc national.

Les premières élections législatives sont alors fixées au 16 novembre 1919. Avant cela on a modifié le mode de scrutin par la loi du 12 juillet 1919 en établissant un système hybride : on combine une dose de proportionnelle réclamée par la droite et les socialistes et une dose de scrutin majoritaire désiré par les radicaux. Le droit de vote n’est pas accordé aux femmes, car le Sénat s’y oppose selon les partisans les plus farouches de la laïcité qui redoutent l’influence du clergé sur le vote féminin.

Pour cette campagne, la droite et le centre se rassemblent dans le « bloc national » avec pour maître d’œuvre Millerand dans le but de prolonger une Union Sacrée (avec l’Alliance Républicaine Démocratique héritière des gambettistes, les modérés de la Fédération Républicaine et l’Action Libérale Populaire qui regroupe des catholiques et des nationalistes isolés). La proposition est faite aussi aux socialistes et radicaux qui repoussent l’offre.

Le Programme du bloc est assez souple pour rassembler beaucoup : défense du libéralisme, refus du communisme, un projet d’aménagement de la laïcité pour rallier les catholiques.

Les résultats sont sans équivoque : c’est la victoire du "Bloc national" qui obtient 400 sièges dans une Chambre des députés surnommée la « Chambre bleu horizon » C'est la Chambre la plus orientée à droite depuis 1871. La gauche réunissait 3, 5 Millions de voix mais étant très divisée, elle n’arrive pas à s’imposer : la SFIO passe de 102 à 68 députés.

Clemenceau très contesté, est mis sur la touche lors des présidentielles de 1920 (on fait campagne contre son athéisme) Cela montre que l’autoritarisme n’est pas du tout bien perçu dans les institutions de la III° République. Paul Deschanel Président de la Chambre des députés, est alors élu Président avec une très forte majorité. Clemenceau se retire de la vie politique. Paul Deschanel, victime de « bizarreries présidentielles », n’occupera son poste que sept mois…


  1. Les forces politiques dans l’Entre-deux-guerres.

a. La gauche.

On note une bipolarisation forte entre les forces politiques, c’est une période d’évolution des pensées et des structures politiques.

. Le parti radical.

C’est le Parti Républicain Radical et Radical Socialiste. Il est le plus centriste des mouvements de gauche, et constitue le pivot de la vie politique et parlementaire de la III° République ; il joue en fait un jeu de bascule entre la droite et les socialistes dans les coalitions gouvernementales. Le Parti radical est identifié à la III° République ce qui va lui porter préjudice par la suite, en 1940 puis en 1945. Il s’appuie sur des effectifs nombreux de députés et de sénateurs. A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, un tiers des Sénat est radical.

Ils sont aussi présents dans les gouvernements : dans les 42 gouvernements entre 1919 et 1940, ils en dirigent treize ; c’est l’exemple d’Albert Sarraut (entre autres), qui est Président du Conseil pour seulement sept mois, mais il sera ministre pendant seize ans, à des postes divers.

A la tête du partis, deux personnalités dominantes, les personnalités radicales les plus marquantes sont les deux Edouard, Herriot et Daladier. Ils vont alterner à la Présidence du parti : Herriot de 1919 à 1926 et de 1931 à 1936 ; Daladier de 1927 à 1931, puis de 1936 à 1940.

Herriot a été maire de Lyon entre 1905 et 1957 hormis la période de la seconde guerre mondiale. C’est un brillant normalien agrégé de lettres (« République des professeurs ») plus à gauche que Daladier et plus charismatique, très populaire tandis que Daladier est considéré comme un opportuniste, députés du Vaucluse, il se place à l’aile gauche du parti.

Les autres personnalités sont :Yvan Delvos, Joseph Caillaux, Camille Chautemps (enseignants), Pierre Cot (avocat), Henri Queille (médecin).

On trouve aussi de jeunes radicaux surnommés les « jeunes turcs » par référence aux tentatives de régénérations de l’Empire Ottoman au début du siècle. Ils veulent une régénération du parti, se mettant sous le patronage de Daladier donc à la gauche du parti. On trouve Pierre Mendès-France, Jean Zay, Roche, Bergery qui sont tous de brillants intellectuels voyant la politique de façon plus technique. Souhaitent régénérer le parti, sentent qu’il y a début immobilisme.

La faiblesse du parti s’explique par les faibles ressources financières mais aussi dans le fait qu’il n’ait pas de presse attitrée dans la capitale mais seulement en province avec Le Progrès de Lyon, La Dépêche de Toulouse (détenue par les frères Sarraut), Le Petit Provençal à Marseille.

. La SFIO.
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