Projet de facilitation du voyage lointain en fauteuil roulant








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* l’astérisque mentionne les informations les plus importantes à demander.


    • Expériences « alternatives » et système D




  • A propos du seuil et des largeurs de portes, il faut noter que par sa simplicité, la case africaine que l’on retrouve dans certains hébergements touristiques africains (ex. campements villageois au Sénégal), est finalement très accessible : pas de marches, des portes très larges, toilettes et salles de douches dans une autre case permettant une douche assis dans un fauteuil en plastique...




  • Les douches de plain-pied sont très rares, même dans des chambres considérées comme accessibles …encore une fois, la « douche africaine », dehors (à l’abri des regards), avec un pot d’eau, assis sur une chaise en plastique ou dans une grande bassine, est encore la plus accessible !




  • A l’hôtel, si vous ne voulez pas vous asseoir directement dans la douche ou la baignoire, pensez à mettre sous vos fesses une serviette pliée, ou un bout de tapis mousse que vous aurez découpé avant de partir (cela ne pèse pas lourd et peut se glisser dans le fond d’un sac).




  • A propos des toilettes « à la française » ou « à la turque », nous évoquerons une expérience un peu extrême, mais qui a le mérite d’être très « pratique » (et qui fonctionne même en pleine nature !). Il serait donc possible d’aller aux toilettes « à la française » en restant dans son fauteuil (Kushall) : après avoir enlevé le coussin, on recule sur le marche-pied du toilette (les deux roues tombent juste dessus), bien assis au fond, à l’arrière. Il faut avoir au préalable réglé son fauteuil de façon à laisser un espace suffisant. A vous d’imaginer la suite !! Il paraît que c’est la manière la plus hygiénique dans la mesure où on ne court plus le risque de récolter les microbes d’autrui…. à condition, bien sûr, d’avoir un minimum d’expérience pour bien contrôler la situation !




  • Enfin, s’il y a des marches, certains n’hésitent pas à se lancer…. !


photo J.F


    • Accessibilité et hébergement : quelques conseils de bon sens




  • Quand vous débarquez dans une nouvelle ville, prévoyez d’arriver dans l’après-midi plutôt que le soir. Vous aurez ainsi le temps de « visiter » plusieurs hôtels sans être sous pression. Vous pourrez faire le tour de quelques adresses en taxi, les chauffeurs sont parfois de bons indicateurs quand il y a une petite rétribution à la clef. De même, un responsable d’hôtel non accessible pourra peut-être vous en conseiller un autre. Il faut toujours rester vigilant face à de tels « indicateurs », mais cela ne vous engage à rien tant que vous n’avez rien payé ni rien promis.




  • Si les portes sont trop étroites, vous pourrez toujours essayer de

    • passer en équilibre sur une roue (!!),

    • descendre du fauteuil et vous hisser sur les mains (les fesses sur le coussin)

    • déclaveter le fauteuil pour en réduire la largeur (il se tord le plus souvent dans tous les sens, mais cela peut être utile)

    • ou encore sortir les portes de leurs gonds… (beaucoup plus facile à enlever qu’à remettre, mais…) 




  • N’hésitez pas à faire réaménager votre chambre d’hôtel pour faciliter l’accès au lit etc.




    • Si le lit s’avère trop bas, demandez à ce que l’on ajoute un matelas pour faciliter vos transferts, ou qu’on mette des cales en bois sous les pieds du lit (certains partent même avec leurs cales dans le sac !).




    • Si l’accès à la salle de bain s’avère impossible ou si le pommeau de douche est fixé au mur, il ne vous restera plus que le recours au gant et à la bassine, à la poubelle pour se laver les dents, et au seau à glace pour les cheveux (sic) ! Cela suppose quand même l’aide d’autrui et de savoir comment se dit « bassine » ou « casserole » dans la langue locale !! voilà l’occasion de garder quelques souvenirs inoubliables…




    • Si l’ascenseur est trop petit, pensez bien sûr à enlever les repose-pieds.


Pour vous rassurer, sachez que même un pays aussi évolué que le Canada peut vous réserver des mauvaises surprises. Ainsi, après avoir insisté pour obtenir des chambres accessibles, J.B évoque une « adaptation » qui se résumait, au mieux, à un plan incliné, et encore pas toujours aux normes. Il y avaient de nombreux seuils, les ascenseurs n’étaient pas suffisamment adaptés, et, bien que les chambres soient vastes, il n’était guère possible de circuler autour du lit, les barres de la baignoire étaient trop inclinées pour pouvoir y prendre appui, sans parler des lavabos, des glaces, des douches à pommeau fixe, etc… Si vous vous trouvez confronté à une telle situation au beau milieu de l’Argentine, dites vous donc bien que vous n’avez rien perdu, bien au contraire !!
Conclusion : faites preuve de vos meilleurs capacités d’adaptation, ne vous fixez pas de limites, mais ne vous surestimez pas !

Ne vérifiez pas trop, avant le départ, si tout est adapté sinon vous ne partirez jamais… mais gardez surtout en mémoire qu’une seule marche ou un plan incliné trop abrupt pratiqués deux ou trois fois par jour pendant deux semaines peuvent rendre des vacances assez pénibles !

Concrètement parlant, ne vous mettez pas en situation de difficulté potentielle sans être sûrs de pouvoir obtenir de l’aide (ex. s’enfermer dans la salle de bain, et ne plus pouvoir sortir de la baignoire…). Evitez les pentes trop ardues, les terrains trop difficiles, sachez vous arrêter et respecter vos limites. Si vous ne pouvez accéder à un endroit, pensez qu’il y en a mille autres à découvrir !
6. Les transports sur place
A Buenos Aires, A., C. et P. se sont déplacés en taxi et en bus, déclenchant à chaque fois des élans de sympathie et de solidarité : « nous montions à trois dans de vieilles Renault 12 qui faisaient office de taxis. Le chauffeur mettait les fauteuils pliés dans le coffre et nous roulions, comme ça, avec les roues qui dépassaient ». Quant aux vieux bus difficilement accessibles, là encore, pas de problème : « les passagers se proposaient immanquablement pour nous aider à s’installer, personne ne râlait sur le temps perdu… »1.


    • Bus 


Les bus des pays en voie de développement sont rarement aménagés et généralement bondés. Beaucoup de personnes en fauteuil les évitent dans la mesure où il faut pouvoir monter et surtout descendre rapidement…au risque de manquer l’arrêt ! De plus, le fauteuil, rangé sur le toit, est souvent hors de portée.

Cependant, plusieurs racontent avoir ainsi profité de voyages qu’ils n’auraient pu réaliser autrement qu’en se hissant de marche en marche, faute d’avoir pu être portés par des personnes aidantes… On rejoindra ainsi Franck Vermet, qui, après cinq années de voyage en fauteuil autour du monde, suggère - à condition d’être accompagné d’une personne valide - de tenter une telle expérience, « riche en couleurs », moyen incomparable de se fondre dans la culture locale, et de faire des rencontres inoubliables !!

photo J.F.

    • Location de voiture 




  • les voitures adaptées sont très difficiles à trouver dans ce type de pays. Elles sont par ailleurs très chères à la location. Si elles tombent en panne, vous aurez aussi du mal à la faire remplacer. Pour ceux qui peuvent utiliser leurs membres supérieurs, il existe des kits de voyage pour adaptation de voiture automatique (environ 450 euros) mais qui peuvent aussi être réalisés par un bon bricoleur ou un mécanicien. Cela suppose cependant que l’on puisse trouver des voitures à boite automatique, ce qui n’est pas évident dans les pays en voie de développement.




  • Les voitures « classiques » sont une bonne alternative si vous êtes accompagné(e) et peuvent même être utilement partagées. Pensez à en choisir une dont le coffre sera assez vaste pour y faire tenir une chaise !




    • Taxis 


Souvent peu chers dans ce type de pays, ils sont un excellent moyen de se déplacer, et souvent le seul possible. Choisissez-les plutôt en version « break », pour être sûr que le fauteuil rentre dans le coffre, et pas trop hauts, pour faciliter les transferts. Les compteurs ne fonctionnant que très rarement ou seulement pour faire illusion, il faudra toujours négocier le prix avant de monter à bord et ne le régler qu’une fois arrivé à destination !

A ce propos, certains taxis et transport en commun locaux considèrent le fauteuil comme un bagage. Ne vous laissez pas impressionner, négociez, argumentez posément, et vous arriverez le plus souvent à vos fins.


    • Autocars 


Dans certains pays, les autocars sont une excellente alternative économique à l’avion ou au train mais ne sont pas toujours facilement accessibles : en effet, outre les marches à l'entrée, les portes d'accès trop étroites et l'espace réduit entre les sièges ne facilitent pas le passage. Quand l'autocar est équipé de toilettes, celles-ci sont généralement trop étroites et se situent la plupart du temps à un niveau différent.

Prévoyez donc une aide complète (humaine) pour atteindre le siège, et prenez vos dispositions (sondages, urinal, langes..) pour pallier le manque d’accessibilité des toilettes.


    • Camionnette - Camping car


Moyen idéal de se déplacer, surtout quand on est à plusieurs en fauteuil, et accompagnés d’une personne valide (quand vous ne pouvez pas opérer les transferts seuls). Certains, partis avec la leur, l’ont équipée et adaptée en conséquence (haillon élévateur, lit, WC chimiques, douche et chauffage..) et vivent à l’intérieur. Même louée sur place et sans être spécifiquement aménagée, elle facilite beaucoup le transport des fauteuils.
(photo)

C.B. avec sa camionnette aménagée, dans le désert de Tunisie

    • Bateau


Vous aurez sans doute l’occasion d’utiliser ce mode de transport si vous allez visiter des îles environnantes. Ces bateaux ne sont pas toujours très accessibles, mais vous bénéficierez généralement de l’aide des marins pour embarquer et débarquer.

Comme d’autres, n’hésitez pas à essayer la pirogue, la carriole, la charrette à chameau…..ou le side-car pour mobylette (fait maison) !!
photo J.F.

Enfin, sachez que, dans ces pays, il ne faut jamais prévoir un timing à l’européenne : peu de transports partent à l’heure, parfois ils partent aussi avant l’heure…parce qu’ils sont déjà pleins. De manière générale, a fortiori en fauteuil, il faudra prévoir le double de temps pour les déplacements; c’est aussi vrai pour l’avion que pour les transferts vers l’aéroport et les transports locaux.
7. SANTE


    • Consultez avant de partir 


Partir en bonne santé est la première condition de la réussite de votre voyage. Il est donc impératif de rendre visite non seulement à son médecin traitant mais aussi à son dentiste avant de partir ! Ce sont autant de petits problèmes qui pourront être évités, sachant qu’il vaut mieux ne pas avoir à consulter un médecin que l’on ne connaît pas, qu’il faut aller chercher à des kilomètres de là et dans un pays où l’hygiène laisse souvent à désirer !!

Au surplus, le voyage requiert toujours plus d’énergie que la vie chez soi, avec ses habitudes. Il ne faudra donc pas hésiter à remettre un voyage à plus tard (d’où l’intérêt de l’assurance annulation) quand de petits ennuis ou des rougeurs menacent, aussi insignifiants qu’ils puissent paraître.


    • Effets de la chaleur 


Rappelez vous que la chaleur est souvent un facteur d’affaiblissement physique. Attention à ne pas se laisser surprendre par la déshydratation. Si vous commencez à avoir mal à la tête et à voir des tâches troubles, buvez immédiatement un litre d’eau (en bouteille).

De plus, les personnes en fauteuil et avec des difficultés de régulations de température -souvent les tétraplégiques - peuvent y être plus sensibles que d’autres. Les maux de têtes, les sensations de « tourni » seront ainsi plus fréquents : si vous y êtes sujets, préférez voyager en période moins chaude. Sur place, prenez le temps de vous arrêter et de récupérer. Si vous avez besoin de fraîcheur, l’altitude vous procurera un peu de répit !
La chaleur favorise également le risque d’escarre, en raison de la sueur et d’une moins bonne cicatrisation. En plus des recommandations habituelles (alterner les appuis..) cela impose une bonne hygiène, et de changer souvent de vêtements en les choisissant plutôt en coton.

La chaleur agit encore sur vos médicaments, ainsi si vous ne pouvez conserver vos suppositoires à la glycérine au réfrigérateur, vous pourrez des entourer de glaçons dans une toile isotherme, les garder dans un thermos ou les placer quelques temps à l’air frais de la climatisation ! S’il a fait suffisamment frais pendant la nuit, ils seront sans doute utilisables au réveil. Pour cette même raison, pensez à les acheter en conditionnement individuel, pour ne pas risquer de les retrouver fondus ensemble !


    • Certificat médical 


Il y a d’abord celui que la compagnie aérienne peut vous demander (voir rubrique « avion »). De plus, si vous êtes un grand sportif, n’oubliez pas de demander à votre médecin, avant le départ, un certificat médical autorisant la pratique de certaines activités sportives.


    • Vaccins 


Mettez bien sûr votre vaccination à jour : certains vaccins sont exigés pour l’entrée dans les pays où vous vous rendrez. Les vaccinations obligatoires doivent être inscrites dans un carnet de vaccination international (jaune), disponible sur demande dans les agences de voyages ou dans les centres de vaccination agréés. Certains vaccins doivent être effectués entre 10 jours et 2 mois avant le départ, chez votre médecin traitant ou dans un service agréé. En effet, en Belgique au moins, quand votre médecin effectue une vaccination, votre carnet devra être contresigné par un centre habilité.
Pour les vaccins - comme pour tout autre conseil de santé lors de voyages dans des pays tropicaux ou subtropicaux - renseignez vous auprès de l’Institut Pasteur ou bien à l’Institut Prince Léopold de Médecine tropicale (Anvers) ou, à Paris, auprès du service des maladies tropicales à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière. L’institut Prince Léopold édite aussi une brochure « Conseils de santé pour voyageurs » (Medasso) qui est à recommander. Vous pourrez aussi vous renseigner auprès de centres de vaccination tels que celui d’Air France ou des ADP (Aéroports de Paris), ou encore sur le site de l’OMS. Vous trouverez aussi une information générale sur les différentes vaccinations et d’autres adresses parisiennes et provinciales concernant les centres de vaccination, sur le site du Guide du Routard (voir toutes ces coordonnées dans la partie « adresses utiles »).
Attention, consultez votre médecin à propos de ces vaccins : en effet, certains d’entre eux - comme celui de la fièvre jaune (souvent obligatoire) - peuvent être contre-indiqués dans le cas de certains traitements ou de problèmes médicaux.


    • Médicaments habituels 


De manière générale, prévoyez toujours plus et emballez-les bien dans des sacs les plus étanches possibles (pour l’humidité). L’idéal et d’en laisser quelque part, de préférence à l’hôtel à votre arrivée, si le personnel est de confiance. Moyennant, bien sûr, une modeste rétribution, vous aurez ainsi la possibilité de venir les reprendre en cas de perte ou de vol.

Veillez aussi à conserver les ordonnances et les notices. Pensez au problème éventuel de décalage horaire pour les prises à horaires fixes. Certains continuent de les prendre à l’heure « belge », d’autres s’adaptent progressivement à l’heure locale (idem au retour), d’autres portent deux montres, une pour chaque heure !! ….Demandez toujours conseil à votre médecin.


    • Risques de thrombose


Il est conseillé aux personnes fragiles de porter des bas de contention, voire de prendre un toni-veineux si leur médecin les y autorise. Evitez également les vêtements et les chaussures trop serrés.


    • Contamination et diarrhée du voyageur 




  • Les principales sources d’infection sont la nourriture et l’eau contaminées. L’infection est la principale cause de la diarrhée du voyageur, elle est le plus souvent d’origine bactérienne. Attention également aux infections urinaires !!




  • Sachant que la diarrhée est particulièrement pénible pour les personnes en fauteuil, certaines mesures de prévention doivent être impérativement suivies :

        • Se laver souvent les mains, et systématiquement avant de manger.

    1. Eviter l’eau du robinet, sous toutes ses formes : prévoir donc un budget pour l’achat de bouteilles, généralement plus chères que les boissons sucrées - 1 € en Inde alors que le repas est à 50 cent. Demandez impérativement à se les faire apporter fermées, afin d’assister vous-même à leur décapsulage !! (à ce prix, c’est légitime !). Penser aussi à ne pas prendre de glaçons, provenant de cette même eau, et à éviter de se laver les dents avec cette même eau (au moins les premières semaines pour de longs voyages).

    2. Désinfecter l’eau potable : utilisez du Micropur® ou médicament du même type, ou faites bouillir l’eau pendant plusieurs minutes (pour avoir de l’eau stérilisée, il faut la faire bouillir pendant au moins 15 minutes).

    3. Mangez aussi léger que possible pendant les premiers jours, le temps que l’organisme s’adapte à un régime (et à des microbes !) auquel il n’a pas l’habitude. Préférer le riz aux plats en sauce ou aux légumes…

    4. Eviter les produits laitiers, non pasteurisés.

    5. Eviter tout ce qui est cru : les crudités, les fruits de mer crus, les fruits que l’on ne peut pas peler soi-même. Manger toujours les aliments bien cuits (y compris la viande !) ou bouillis.

    6. Ne jamais manger d’œufs (pas datés ou bien fausse  date!).

    7. Concernant la prévention d’infections éventuelles, l’antibiothérapie prophylactique sera réservée à certains groupes à risque : affections inflammatoires actives de l’intestin, du SIDA, diabète de type 1, insuffisance rénale ou diminution de la production d’acide gastrique, ainsi qu’aux personnes qui prennent des diurétiques et ce, en raison des risques élevés de déshydratation. NB : en cas de doute, commencer l’antibiothérapie dès l’apparition des premiers symptômes de diarrhée.

  • Traitement :

        • Dans le traitement de la diarrhée, il est primordial de prévenir et de traiter la déshydratation et de palier la perte d’eau et de sel qui en est la conséquence : donc, buvez beaucoup et mangez plutôt salé !

        • Bien sûr, n’oubliez pas vos boîtes d’imodium®, l’incontournable grand classique…




    • Mal d’altitude 


En altitude, l’idéal est de progresser par paliers, voire répartir la montée sur deux jours. Un traitement médicamenteux existe quand on monte de plus de 500 m d’altitude par jour au delà de 3000 m.


    • MST (Maladie Sexuellement Transmissible)


Attention aux rapports sexuels, particulièrement dans les pays en voie de développement. Mieux vaut utiliser, le cas échéant, des préservatifs achetés en Europe car ceux vendus localement ne sont pas toujours de bonne qualité. Les lubrifiants autres qu’hydrosolubles risquent d’altérer la qualité du latex. Préférer par exemple le KY gel.

Attention aussi à l’hépatite B qui se transmet également par la salive.


    • Malaria (ou paludisme)




  • Prévention médicamenteuse : elle est impérative dans de nombreux pays tropicaux et subtropicaux. Au surplus de la prise d’une boîte de traitement d’urgence dans les pays ou zones à risque, un traitement préventif s’imposera pour de nombreux pays. Nous conseillons un traitement débutant avant le départ et continuant plusieurs semaines après le retour.

Attention, on note actuellement une résistance croissante à la chloroquine. Le choix de l’antimalarique dépendra du pays, des régions visitées, de la saison, de la durée du séjour et du type de voyage !! Consultez l’Institut de médecine tropicale Prince Léopold (Anvers), ou bien le service des maladies tropicales à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Votre médecin traitant pourra aussi vous avertir de contre-indications éventuelles par rapport à votre cas personnel.

De l’avis de personnes très expérimentées, évitez le Lariam®, très fort, notamment pour le foie, et qui sera utilisé en phase curative plutôt que préventive, sous peine de voir diminuer l’efficacité du traitement.

NB : le risque d’infection malarique diminue en altitude, mais pas avant 2000m d’altitude.


  • Prévention non médicamenteuse : prévoir des vêtements peu colorés pour le soir, et couvrant le plus possible la peau ; utiliser un bon répulsif contre les moustiques, à appliquer toutes les 4 heures (ex. Autan®, Moustic-mug-Jaico®, Anti-M®, repellent OTC®..), dormir éventuellement sous moustiquaire, etc.




  • Traitement : les symptômes majeurs d’une crise de malaria sont de violents accès de fièvre intermittente, avec des accalmies de 24 ou 48 h, accompagnés de frissons intenses, parfois de nausées et vomissements, voire de pertes de conscience. L’apparition de fièvre importante doit immédiatement conduire à consulter. Certaines formes de malaria sont en effet mortelles.




    • Exemple de trousse de secours 1




  • Vos médicaments habituels (décontracturant, hypotenseurs, antidouleur neuropathique), en quantité suffisante. Il est très VIVEMENT recommandé de partir avec l’ordonnance et la notice de vos médicaments pour le cas où vous auriez à en racheter sur place (valise perdue ou volée !!) et pour le cas, également, où ces médicaments ne seraient pas autorisés dans tous les pays (ex. morphine). La notice est extrêmement utile pour de nombreux médicaments dont la dénomination varie suivant le pays. Elle permettra au pharmacien de connaître la composition exacte du médicament recherché et de vous en proposer l’équivalent. L’ordonnance peut aussi comporter les dénominations communes internationales (DCI), ce qui évite alors de prendre la notice. Il va de soi qu’il vaudrait mieux les garder dans un sac à part…




  • Votre carnet de santé, où vous aurez consigné les médicaments auxquels vous êtes éventuellement allergique. Joignez-y aussi votre carte de groupe sanguin.




  • Suppositoires en conditionnement individuel.




  • Anti-malariques (voir ci-dessus)




  • Antibiotiques plutôt à gram négatif pour les infections urinaires, ceux dont vous avez l’habitude pour d’autres problèmes éventuels.




  • Anti-douleur ou antipyrétique  (ex : Paracétamol, Dafalgan 500, Panadol, Nurofen…)




  • Désinfectant  (ex : Bétadine, solution antiseptique, permanganate de potassium…)




  • Antidiarrhéique (Imodium instant, Loperamide, Nifuroxazide…)




  • Antihistaminique, en cas de réactions allergiques à une piqûre d’insecte (ex : Claritine)




  • Antispasmodique, pour les maux de ventre… (ex : Bucopan)




  • Antiémétique, contre les vomissements (ex : Motilium, Domperidone…)




  • Antiprurit, crème contre les irritations, rougeurs, eczéma, piqûres d’insectes…




  • Antinflammatoire, pour des maux de dos, des tendinites… (ex : Cataflan, Mobic..) 




  • Eventuellement un antimycotique (ex : Sporanox, Mionazol crème…)




  • Biafine : toujours utile contre coups de soleil, brûlures, et début de rougeur d’escarre.




  • En cas de début de rougeur aussi : Néocutigénol.




  • En cas de début d’escarre : Biogaze ou Biotulle  (pansements gras pour ne pas arracher le bourgeonnement) ou colloïde Comfeel pour les brûlures (en prévention) qui s’utilise comme une deuxième peau : on peut prendre une douche avec et changer la plaque une fois par semaine. D’autres personnes préconisent une pommade très protectrice et cicatrisante mise au point par la pharmacie du Centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape Lorient (qui pourra vous fournir la liste des ingrédients à utiliser par votre pharmacien).

  • Désinfectant d’eau du robinet (ex. Micropur).




  • Aiguille et seringue stériles : elles ne pèsent pas lourd et sont recommandées pour les pays où l’hygiène peut être douteuse (attention aux seringues qui sont souvent interdites par le personnel de sécurité aérienne : prévoir une attestation médicale nominative stipulant qu’elles sont destinées à un usage médical et personnel).




  • Crèmes solaires : la peau d’une personne handicapée est souvent particulièrement fragile. Informez vous auprès de votre médecin de l’effet du soleil sur votre peau (attention aux contre-indications de certains médicaments au soleil). Un indice de protection élevé à la fois contre les rayons UVA et UVB est conseillé. Pour plus de renseignements, consultez le site de la fédération française de la montagne et de l’escalade : http://www.ffme.fr/fiches.techniques/protection




  • Phlyctènes (ampoules et « cloches ») : pansements Compeed




  • Pansements : Compresses stériles + sparadrap + ciseaux … (+ bande Velpeau s’il y a encore la place). NB : des pansements « rembourrés » sont préférables pour bien protéger un début d’irritation, une écorchure.




  • Pince à épiler, pour retirer tout corps étranger.




  • Répulsif aux insectes.




  • Moustiquaire personnelle (vendues en pharmacie ou en magasin de sport/trekking)




  • Mal des transports (ex. Touristil ou homéopathie) ou prévention contre le mal d’altitude (NB : l’altitude dans les Andes est réputée plus difficile à supporter qu’ailleurs).




  • Enfin, attention aux effets sédatifs de certains médicaments quand on conduit !


Trois règles en guise de conclusion : partez avec un budget assez flexible, gardez en mémoire que tout ne va pas se passer comme prévu, et dites vous que l’hôtel de demain sera mieux !
8. Agences et associations spécialisées
Peu de professionnels du tourisme proposent des séjours accessibles. Quant aux agences spécialisées, elles sont moins d’une dizaine en France et quasiment inexistantes en Belgique (ce sont souvent des associations plus que des agences spécialisées).


    • En France 




  1. APF Evasion : département « tourisme » de l’APF : 17, Bvd Blanqui, 75013 Paris, tel 00 33 (0)1 40 78 69 00 ou 75, site : http://www.apf.asso.fr




  1. Access Tourisme Service : 4 rue St Loup, Charsonville, 45130 Meung-sur-Loire, tel 00 33 (0)2 38 74 28 40, email : access.tourisme.service@wanadoo.fr,

Site http://www.access-tourisme.com. Cette agence spécialisée est devenu un véritable tour opérateur, proposant des séjours de vacances à l’étranger en individuel ou en groupe pour personne handicapées moteurs, séjours à la carte, tierce personne possible. Access propose aussi des croisières sur voilier.

Dominique Dupuis, a fondé son agence spécialisée « Access Tourisme Service » pour brocarder les professionnels du tourisme qui considéraient que les handicapés sont  « fatigués, malades, et ne demandent qu’à se reposer dans des établissements confortables où l’on s’occupera bien d’eux » ….. ! Sur les 500 000 personnes handicapées en France que l’on considèrent comme ayant un bon potentiel pour voyager, Access en fait déjà partir 2000 par an….mais il reste encore un potentiel important à développer !


  1. VITA-VIE : centrale d’informations touristiques pour les personnes handicapées ayant pour objectif majeur l’amélioration de la communication entre les personnes handicapées et les professionnels du tourisme. Site : http://www.vita-vie.com




  1. ICARE : Marie Elisabeth Hans, 220-224 boulevard Jean Jaurès, 92773 Boulogne Cedex, tel 00 33 (0)1 55 20 23 83. Email : hans.icare@covos.fr

Partenaire de l’APF, ICare est une agence de voyage spécialisée qui développe le secteur du voyage pour les personnes handicapées physiques en groupe, individuel ou en famille. Elle propose aussi des séjours dans un centre de remise en forme accessible sur l’île de Tenerife. Pour les jeunes, un skipper en fauteuil roulant organise des croisières initiatiques sur un catamaran de 14,90 m.


  • IDH International : BP 62, 83480 Pujet-sur-Argens, tel 00 33 (0)1 94 81 61 51 - vacances à l’étranger pour personnes handicapées physiques, service d’aide pour les actes de la vie quotidienne, de transport etc.




  1. Handicap sans frontières, 3 rue Godefroy, 92800 Puteaux, tel 00 33 (0)1 42 04 17 80 : voyages organisés à l’étranger pour personne handicapées physiques.




    • En Belgique 




  1. ASBL DECALAGE : association très active, organisant des voyages mixtes – valides et non valides - dans des contrées lointaines, mais aussi des activités culturelles, gastronomiques, découvertes, visites d'expos en Belgique, etc...

Rue Temps des Cerises 2/272, 1150 Bruxelles, tel/fax ; 00 32 (0)2 772 19 52, Email : info@decalage.be, Site: http://www.decalage.be


  • ASBL HORIZON 2000 : voyages pour personnes à mobilité réduite. Site : http://www.h2000.be




  • Certaines mutuelles organisent aussi des voyages lointains…renseignez vous auprès de la vôtre.


9. adresses utiles


    • Les administrations publiques




  • En Belgique, le site du Service Public Fédéral Mobilité et Transport – Direction Générale Transport Aérien  propose en ligne une brochure d’information pour le voyage des PMR. Adresse : Centre de communication Nord, 4eme étage, Vooruitgangstraat 80, 1030 Bruxelles ; tel : 00 32 (0)2 206 32 11, site : www.vici.fgov.be

  • En France, le COLIAC, structure administrative dépendant du CNT (Conseil National des Transports) est chargé par le Ministre des transports de formuler des recommandations visant à favoriser le déplacement des PMR. Site : http://www.coliac.cnt.fr

  • Le site de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) propose lui aussi un Guide des passagers : http://www.dgac.fr et plus spécifiquement,

http://www.aviation-civile.gouv.fr/html/oservice/guid_pas/h.htm#handicapes 

et http://www.dgac.fr/html/oservice/guid_pas/h.htm

Adresse : Ministère de l’équipement et des transports, 50 rue Henri-Farman, 75720, Paris Cedex 15, tel 00 33 (0)1 58 09 43 21.

  • Secrétariat d’Etat au Tourisme, brochure Accueil et accessibilité : Guide d’information à usage des professionnels du tourisme, Paris, 1999.




    • Compagnies aériennes et aéroports


Toutes les grandes compagnies ont un site Internet et certaines y donnent des informations concernant le voyage de PMR.


  • SN Brussels Airlines : www.brusselsairlines.com. Service d’assistance médicale (Zaventem): Isabelle De Meerleer, tel 00 32 (0)2 723 37 03, email : meda@brusselsairlines.com




  • Site d’Air France : http://www.airfrance.fr. Pour les cas particuliers, n’hésitez pas à contacter le service médical, aérogare des invalides : 00 33 (0)1 43 17 22 04.










  • Site des ADP (Aéroports de Paris) : http://www.adp.fr




        1. ADP, contacts utiles : Accueil des PMR :

  • Orly Sud : 00 33 (0)1 49 75 30 70

  • Orly Ouest : 00 33 (0)1 49 75 30 25

  • Roissy : 00 33 (0)1 48 62 22 80

Centre médical d’urgence ADP (24h/24) :

  • Orly : 00 33 (0)1 49 75 45 12

  • Roissy term 1 : 00 33 (0)1 48 62 28 00

  • Roissy term 2 et 3 : 00 33 (0)1 48 62 53 33




        1. Deux guides gratuits des ADP (Aéroports de Paris) pour Roissy CDG et Orly peuvent être obtenus gratuitement, par fax : 00 33 (0)1 49 75 58 47 ou par mail : DCCMP3@adp.fr




    • Santé - vaccins 




  • Renseignements internationaux



  • En France :

      • Institut Pasteur : 211, rue de Vaugirard, 75015 Paris, tel : 00 33 (0)1 45 68 81 98

      • Service des maladies tropicales et infectieuses, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47-83 bvd de l’hôpital, 75651 Paris Cedex 13, tel : 00 33 (0)1 42 16 01 11

      • Centre de vaccination d’Air France : tel : 00 33 (0)1 43 17 22 00, aérogare des Invalides, 2 rue Robert Esnault-Pelterie, 75007 Paris

      • Centre de vaccination des ADP : Roissy CDG1 : 00 33 (0)1 48 62 28 00, Roissy 2 : 00 33 (0)1 48 62 53 33, Orly Sud : 00 33 (0)1 49 75 45 14.




  • En Belgique :

      • Institut Prince Léopold de Médecine Tropicale à Anvers. Site : http://www.itg.be

      • Centre médical du ministère des Affaires étrangères : rue des Petites-Carmes, 27, Bruxelles, 1000. Tel 00 32 (0)2 501 35 62.

      • Pour la Province, s’adresser à l’Inspection d’Hygiène.




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