Projet de facilitation du voyage lointain en fauteuil roulant








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Enregistrement et formalités


Une fois arrivée à l’aéroport, vous bénéficierez d’une attention spéciale – un service d’assistance obligatoire en fait - depuis le bureau d’enregistrement jusqu’à votre débarquement dans le pays d’arrivée. Au moment de l’enregistrement, demandez tous les services dont vous aurez besoin dans l’avion ainsi que la place que vous souhaitez avoir.

Une personne du service d’assistance viendra vous chercher, ainsi que votre éventuel accompagnant. Certaines compagnies disposent de portes d’embarquement spécialement réservées aux personnes en situation de handicap.
Selon le cas, votre fauteuil roulant sera déjà parti en soute avec vos bagages et vous serez – normalement - transféré dans un fauteuil de l’aéroport. Dans les aéroports qui n’en disposent pas, l’aide fournie sera uniquement humaine (les pompiers parfois).

A cette occasion, pensez bien à « vider » votre fauteuil de toutes vos affaires personnelles: sacs, portefeuille, téléphone portable (pour appeler par exemple la personne du service d’assistance qui vous avait assuré que… !!). Parfois, vous pourrez demander à rester dans votre fauteuil jusqu’à l’entrée dans l’avion : selon le Code de Bonne Pratique français, la compagnie doit « s’efforcer d’embarquer et de débarquer les passagers dans leur propre fauteuil ». En Belgique, la Brochure d’information explique que cela peut ne pas être le cas dans des aéroports où les fauteuils devraient être montés et descendus par les escaliers. Certains ont réussi à l’imposer à chacun de leur voyage. Nous vous le conseillons car ce fauteuil d’aéroport est de l’avis général peu agréable.

Sachez ainsi que vous ne pourrez l’actionner vous-même (il a quatre petites roulettes), la personne aidante devra donc vous pousser. Ce manque d’indépendance peut être désagréable quand vous voyagez seul(e) et que l’on vous « pose » près de la porte d’embarquement pendant 30 minutes ou 1 heure (…et que vous ne pouvez par exemple plus aller seul(e) aux toilettes). Si vous manquez d’équilibre, demandez par ailleurs à ce que l’on attache les velcros car le personnel ne l’estime pas toujours nécessaire.
A terme, votre fauteuil sera vraisemblablement envoyé en soute. Vous pouvez toujours insister pour que votre fauteuil, s’il est manuel et pliable, voyage en cabine : le service d’assistance de Brussels Airlines par exemple évoque des raisons de sécurité pour le refuser systématiquement, mais la brochure d’information pour les PMR du Service Public Fédéral Mobilité et transport prévoit que cela soit envisageable « si une place est disponible »1. Vous pouvez toujours essayer de l’invoquer !!

En ce qui concerne les formalités de douane, il faut savoir que le fauteuil roulant sonne automatiquement sous le portique - il vous sera peut-être nécessaire de mentionner à cette occasion que vous portez une prothèse métallique. Vous passerez donc en cabine pour être fouillé(e) par une personne de la sécurité. Cette fouille doit en principe rester relativement superficielle, et doit être faite par une personne du même sexe. Un prototype de fauteuil d’aéroport, sans métal et qui ne sonne pas, est en train d’être élaboré. L’avantage de cette prise en charge spéciale est que vous pourrez souvent éviter toutes les files d’attente !


    • Conseils pour votre fauteuil 




  1. Essayez d’insistez pour que votre fauteuil n’aille pas en soute et reste en cabine.

  2. En cas d’insuccès, et si vous voyagez seul(e), insistez pour le garder jusqu’au seuil de l’avion et demandez qu’il soit mis en soute au dernier moment. Cela vous laissera plus d’autonomie dans l’aéroport avant l’embarquement (WC, duty-free…). Dans ce cas, demandez une étiquette « delivery at gate » afin d’être sûr de le récupérer à la sortie, et faites le marquer du même code barre autocollant que les bagages.

Par contre, si vous êtes accompagné(e) par quelqu’un qui peut vous pousser, choisissez de faire enregistrer votre fauteuil en même temps que les autres bagages. En suivant ainsi la procédure normale, il y aura moins de risque de ne pas le retrouver à l’arrivée.

  1. Dans tous les cas, prévoyez d’étiqueter toutes les différentes parties du fauteuil en mentionnant vos coordonnées, la destination, le numéro du vol etc. Ne jamais dire que votre fauteuil est démontable (même s’il l’est) afin de protéger les roues. De nombreuses personnes ont fait l’expérience de fauteuils indémontables arrivés à destination en pièces détachées !!

  • Pensez à attacher ou enlever toutes les parties sensibles de votre fauteuil pour les garder en cabine (accoudoirs, coussins, bandes anti-dérapantes des mains courantes, joystick…). Cela évitera perte ou endommagement. Si certaines parties sensibles ne peuvent être retirées, le mieux est d’emmener du papier bulle et du gros ruban adhésif. A défaut, pour le joystick par exemple, un gobelet en plastique fixé avec du ruban adhésif fera l’affaire. Pour le fauteuil en lui-même, pourquoi ne pas prévoir du carton d’emballage ou bien encore « filmer » toute la base du fauteuil…

  • Dégonflez légèrement les pneus de votre fauteuil avant de l’embarquement.

  1. En cas d’escale, demandez à pouvoir récupérer votre fauteuil ! au pire, la compagnie devra vous en fournir un et acheminer le vôtre jusqu’à votre lieu de destination.

  2. Quand vous voyagez avec un fauteuil électrique, certaines restrictions sont imposées. Selon les compagnies, les conditions sont plus ou moins strictes. Certains transporteurs ne disposent pas d’une habilitation « marchandises dangereuses » et n’accepteront donc que les batteries sèches ou gel (mentionnez-le alors clairement afin de ne pas voir vos batteries démontées inutilement). Souvent, ces batteries - même sèches - seront démontées. Si elles sont à électrolyse liquide et acceptées par le transporteur, elles devront au mieux être démontées, mises dans des caisses spéciales (qu’il faut acheter) ou vidangées (prévoir 1 heure de plus pour cela !). Vous aurez parfois à la transporter en cabine avec vous. Sachez qu’une batterie vaut de 140 à 260 euros et qu’il n’existe pas de système de location…a fortiori dans des pays en voie de développement.

NB : Un conseil pour éviter la mauvaise surprise d’une batteries débranchée au mauvais endroit par le personnel aérien : enlever le cache batterie avant l’arrivée à l'aéroport, et attacher la clé qui servira à débrancher la batterie à une ficelle, tout près de cette batterie ... !

Dans le même ordre d’idée, pour certains fauteuils démontables, il peut être recommandé d’avoir sur soi une copie du mode d’assemblage du fauteuil… au cas où l’on ne sache plus reconstituer le puzzle à l’arrivée !

  • Avec un fauteuil électrique, pensez à emmener un double de la clef.




    • Embarquement 


Vous serez ensuite pré-embarqué afin de faciliter votre installation à bord. A noter que les transporteurs autorisent l’accès momentané à bord de leurs appareils d’une personne ne voyageant pas, mais venue assister un passager handicapé. Selon le cas, l’entrée dans l’avion se fera, jusqu’au seuil avec le fauteuil de l’aéroport ou avec le vôtre. L’accès à l’avion peut se faire via des véhicules spécialisés et/ou des plates-formes élévatrices ou des ascenseurs hydrauliques lorsque les passerelles télescopiques sont indisponibles.

Une fois dans l’avion - et sur les vols long-courrier au moins - vous serez transféré(e) dans un fauteuil de bord très étroit qui peut passer entre les sièges (les plus habiles pourront aussi les utiliser pendant le vol pour éventuellement accéder aux toilettes…). De tels fauteuils ne sont pas toujours disponibles sur les vols moyen-courriers. Dans les pays en voie de développement, il sera plus fréquent d’être porté(e) à bras d’homme - les pompiers par exemple - jusqu’au siège.
Pendant le vol, et particulièrement ceux à destination d’un pays dont l’aéroport n’est pas aussi moderne qu’en Europe, il peut être judicieux de demander au commandant de bord de prévenir l’aéroport d’arrivée. Vous aurez ainsi moins de temps à attendre qu’on vienne à votre aide.
A l’arrivée, pour faciliter votre sortie et éviter la bousculade, vous serez généralement débarqué après les autres passagers (et tous les taxis auront déjà été pris !…..). Le service de l’aéroport vous accueillera afin de vous aider à récupérer votre fauteuil avec les bagages.
En somme, l’avion pose finalement moins de problèmes que le métro et le tram, mais il faut savoir que la pratique n’est pas toujours aussi facile ! Il faut donc être prêt à se battre contre l’ignorance et les appréhensions du personnel. Ainsi, S.G. et V.G., globbe-trotteuses en fauteuil électrique qui parcourent le monde depuis dix ans, racontent : « au moment de l’enregistrement, on nous dit souvent : oh la la, cela ne va pas être possible ! ». Comme souvent, il faut toujours garder en mémoire que « si tu ne réclames pas, de toute façon, tu n’as rien ! 1». Ainsi, chaque fois que c’était nécessaire, elles n’ont pas hésité à employer les grands moyens : rentrant d’Espagne, il faudra l’intervention du Consulat de France et du Quai d’Orsay pour déjouer l’obligation que le commandant de bord voulait imposer à S.G. de voyager en civière (soit le coût de neuf places ensemble !!). Dans d’autres circonstances, il faudra se battre pour faire admettre que vous n’avez pas besoin d’aide et que vous pouvez donc voyager seul(e). Cette situation dévalorisante est une expérience à laquelle on ne manquera pas d’être confronté, mais c’est aussi une bonne occasion de faire comprendre à ces personnes que l’image qu’elles ont du handicap est tronquée.
En France, le Code de Bonne Pratique prévoit explicitement que vous puissiez, en cas de défaillance de la part de la compagnie (retard important, annulation de vol, refus d’embarquement…), invoquer son obligation à fournir information et assistance (restauration, hébergement, transport...) aux passagers dont les conditions de voyage se sont trouvées bouleversées.
Mais comme le rapportent de nombreux voyageurs, l’important est de passer le meilleur moment possible, de revenir avec des souvenirs plein la tête. Comme le reconnaissent les deux jeunes femmes : « même les grosses galères sont de bons souvenirs...une fois qu’on les a surmontées ! 1» !! Suivez le conseil d’un globbe-trotteur expérimenté : « ne surestimez pas vos capacités et ne vous « prenez pas la tête » pour ce que vous ne pouvez pas faire….il y a tellement d’autres choses à faire !1». Il faut savoir ne pas se laisser marcher sur les pieds - humour et décontraction sont aussi la clef d’un voyage réussi !
B.2. Assurances 
En cas de dommage survenu à l’occasion d’un déplacement aérien (accident corporel, perte ou détérioration de bagages et notamment de fauteuil roulant, ce qui est relativement fréquent…), une responsabilité – limitée - de votre transporteur est susceptible d’être engagée automatiquement en vertu des textes nationaux et internationaux (Convention de Varsovie).
Jusqu’à présent, nous n’avons rencontré personne qui ait assuré son fauteuil avant de partir, c’est pourtant ce que conseille la Direction Générale du Transport aérien en Belgique. A ce jour, nous n’avons pas entendu parler de compagnies qui n’aient pas voulu prendre en charge le dommage causé, mais il faut savoir qu’au-delà d’un certain plafond, elles n’y sont pas légalement tenues. Le principe est en effet que l’indemnisation se fait sur la base d’une valeur de bagage et non de sa valeur réelle. Le Code de bonne pratique français prévoit seulement que la compagnie « veillera à (…) un remplacement aussi prompt que possible, au moins pendant la durée de la réparation ». Attention aux fauteuils électriques dont les dégâts peuvent vite monter en chiffre !

Il est recommandé de demander à la compagnie aérienne s’il existe une possibilité de couvrir le fauteuil sur la base de sa valeur réelle2.
Une chose importante et qu’il faut garder en mémoire : si vous constatez un endommagement de votre fauteuil, ne quittez pas l’aéroport avant d’avoir fait constater et notifier par écrit le problème auprès de la Direction de l’aéroport3. En effet, une fois sorti(e) de l’aéroport, vous ne pourrez plus prouver que l’endommagement est dû au transport !


Il est recommandé de disposer d’une assurance spécifique couvrant à la fois les pertes de bagages, l’invalidité ou le décès accidentel au cours d’un transport aérien. De telles formules sont proposées par la plupart des agences de voyages et par certaines associations d’usagers à leurs membres.


Par ailleurs, les billets sur vols charters, ainsi que de nombreux tarifs spécifiques sur vols réguliers comportent certaines restrictions d’utilisation, notamment en ce qui concerne les possibilités d’annulation avant le départ. Or, l’expérience prouve qu’une des règles d’or d’un voyage réussi est de partir en bonne santé. Prévoyez donc toujours une assurance annulation, qui vous permettra d’obtenir le remboursement de votre billet en cas de problème de santé survenant en dernière minute. Attention, les conditions de remboursement sont bien définies et doivent d’ailleurs vous être transmises par écrit. Renseignez vous auprès de l’agence de voyages ou du transporteur aérien auprès duquel vous avez acheté votre billet pour contracter cette assurance.
Pour votre séjour en lui-même, songez à couvrir des frais éventuels de maladie ou d’urgence médicale à l’étranger. Si vous ne disposez d’aucune couverture adéquate, vous pouvez souscrire une formule spécifique de garantie auprès de votre assureur habituel, d’une compagnie d’assistance spécialisée, de votre agence de voyages ou d’une association d’usagers du transport aérien.
Attention ! De manière générale, avant de souscrire une formule de protection complémentaire, étudiez avec soin les clauses des contrats d’assurances dont vous disposez déjà.


    1. En effet, le paiement des billets d’avion au moyen de certaines cartes bancaires offre souvent une couverture d’assurance en cas d’accident corporel lors du voyage du titulaire ou des membres de sa famille proche, ainsi qu’une garantie d’assistance rapatriement à l’occasion de séjours à l’étranger n’excédant pas 90 jours.

    2. Les contrats d’assurances multirisques, comme par exemple ceux assurant votre habitation, peuvent aussi offrir une garantie d’assistance et couvrir des dommages survenus lors de voyages de courte durée à l’étranger. Attention, certaines couvertures « assistance mondiale » comprises dans les mutuelles belges classiques ne remboursent le rapatriement que si le traitement est impossible sur place, ce qui est rarement le cas !! D’autres comportent des clauses d’exclusion dite de « préexistence de la maladie » ou « maladie initiale ». Lisez bien les lignes écrites en petit, en italique, et en bas du contrat proposé… !


Les fauteuils électriques et scooter sont normalement couverts par votre assurance automobile au même titre qu’un véhicule quatre roues. Vérifiez au dos de l’attestation d’assurance si le pays prévu est mentionné.
Nous vous indiquons l’adresse internet de compagnies d’assurance spécialisées dans les couvertures de personnes handicapées, mais sans aucune garantie de l’intérêt qu’elles peuvent apporter :

email: handiriskassur@wanadoo.fr

email : contact@handi-assur.com
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