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CODE PENAL
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AVERTISSEMENT

Le Code Pénal, tel qu’il a été publié au Journal Officiel n° 240 du 7 septembre 1962 pages 1766 et suivantes, résulte des ordonnances :

  • n° 60-086 du 31 août 1960 (J.O. n° 119 du 03.09.60, p. 1729 ;

  • n° 60-113 du 25 septembre 1960 (J.O. n° 125 du 08.10.60, p. 1997) ;

  • n° 60-161 du 3 octobre 1960 (J.O. n° 130 du 29.10.60, p. 2281) ;

  • n° 62-013 du 10 août 1962 (J.O. n° 237 du 18.08.62, p. 1619).

Il a été, par la suite, modifié par les textes ci-après :

  • loi n° 66-009 du 5 juillet 1966 (J.O. n° 487 du 16.07.66, p. 1510) ;

  • loi n° 68-004 du 2 juillet 1968 (J.O. n° 597 du 06.07.68, p. 1367) ;

  • loi n° 69-013 du 16 décembre 1969 (J.O. n° 684 du 27.12.69, p. 2980) ;

  • loi n° 70-024 du 23 décembre 1970 (J.O. n° 749 du 26.12.70, p. 2891) ;

  • loi n° 71-012 du 30 juin 1971 (J.O. n° 780 du 10.07.71, p. 1374) ;

  • ordonnance n° 72-014 du 4 août 1972 (J.O. n° 857 du 09.09.72, p. 2145) ;

  • ordonnance n° 72-024 du 18 septembre 1972 (J.O. n° 860 du 30.09.72, p. 2324) ;

  • ordonnance n° 72-051 du 26 décembre 1972 (J.O. n° 860 du 27.12.72, p. 3503) ;

  • ordonnance n° 73-039 du 2 août 1973 (J.O. n° 927 du 07.08.73, p. 2405) ;

  • ordonnance n° 74-023 du 21 juin 1974 (J.O. n° 997 du 29.06.74, p. 1703 ; Erratum : J.O.° 999 du 13.07.74, p. 1869) ;

  • ordonnance n° 76-042 du 17 décembre 1976 (J.O. n° 1161 du 25.12.76, p. 2999) ;

  • ordonnance n° 77-036 du 29 juin 1977 (J.O. n° 1200 du 16.07.77, p. 1874) ;

  • loi n° 78-039 du 13 juillet 1978 (J.O. n° 1258 du 22.07.78, p. 1331) ratifiant après amendement de l’ordonnance n° 77-051 du 16 septembre 1977 ;

  • loi n° 82-013 du 11 juin 1982 (J.O. n° 1499 du 12.06.82, p. 1210) ;

  • loi n° 84-001 du 12 juin 1984 (J.O. n° 1636 du 07.07.84, p. 1408) ratifiant après amendements de l’ordonnance n° 84-003 du 3 mai 1984 ;

  • loi n° 88-029 du 19 décembre 1988 (J.O. n° 1903 du 19.12.88, p. 2184, édition spéciale) ;

  • loi n° 96-001 du 16 février 1996 (J.O. n° 2356 du 01.04.96, p. 954 et 968) ;

  • loi n° 96-009 du 9 août 1996 (J.O. n° 2384 du 09.09.96, p. 1907).

  • loi n° 98-024 du 25 janvier 1999 (J.O. n° 2560 du 08.02.99, p. 790)

  • loi organique n° 2000-014 du 24 août 2000, art. 143/3 (J.O n° 2657 du 28.08.00, 2988)

  • loi n° 2000-021 du 28 novembre 2000 (J.O. n° 2674 du 30.11.00, p. 4240)

  • loi n° 2003-042 du 3 septembre 2004, art. 284 (J.O n° 2939 du 8.11.04, p. 4300, édition spéciale)

  • loi n° 2004-030 du 9 septembre 2004 (J.O n° 2928 du 16.09.04, p. 3306, édition spéciale)

  • loi n° 2004-051 du 28 janvier 2005 (J.O n° 2958 du 07.03.05, p. 3033)

DISPOSITIONS PRELIMINAIRES

Article premier - L’infraction que les lois punissent de peines de police est une contravention. L’infraction que les lois punissent de peines correctionnelles est un délit. L’infraction que les lois punissent d’une peine afflictive ou infamante est un crime.

Art. 2 - Toute tentative de crime qui aura été manifestée par un commencement d’exécution, si elle n’a pas été suspendue ou si elle n’a manqué son effet que par des circonstances indépendantes de la volonté de son auteur, est considérée comme le crime même.

Art. 3 - Les tentatives de délits ne sont considérées comme délits que dans les cas déterminés par une disposition spéciale de la loi.

Art. 4 - Nulle contravention, nul délit, nul crime, ne peuvent être punis de peines qui n’étaient pas prononcées par la loi avant qu’ils fussent commis1.

Art. 5 (Abrogé par Ord. n° 60-161 du 03.10.60).

LIVRE PREMIER

DES PEINES EN MATIERE CRIMINELLE ET CORRECTIONNELLE ET DE LEURS EFFETS

Art. 6 - Les peines en matière criminelle sont ou afflictives et infamantes, ou seulement infamantes.

Art. 7 - Les peines afflictives et infamantes sont :

  1. La mort ;

  2. Les travaux forcés à perpétuité ;

  3. La déportation ;

  4. Les travaux forcés à temps ;

  5. La détention ;

  6. La réclusion.

Art. 8 - Les peines infamantes sont :

  1. Le bannissement (Abrogé implicitement du fait de l’Indépendance) ;

  2. La dégradation civique.

Art. 9 - Les peines en matière correctionnelle sont :

  1. L’emprisonnement à temps dans un lieu de correction ;

  2. L’interdiction à temps de certains droits civiques, civils ou de famille ;

  3. L’amende.

Art. 10 - La condamnation aux peines établies par la loi est toujours prononcée sans préjudice des restitutions et dommages-intérêts qui peuvent être dus aux parties.

Art. 11 (Ord. n° 62-013 du 10.08.62) - L’interdiction de séjour, l’amende et la confiscation spéciale, soit du corps du délit, quand la propriété en appartient au condamné, soit des choses produites par le délit, soit de celles qui ont servi ou qui ont été destinées à le commettre, sont des peines communes aux matières criminelles et correctionnelles.

Dans tous les cas, la confiscation des armes, objets et instruments ayant servi à commettre un crime ou un délit pourra être prononcée.

CHAPITRE PREMIER

DES PEINES EN MATIERE CRIMINELLE

Art. 12 (Ord. n° 60-161 du 03.10.60) - Tout condamné à mort sera fusillé.

Art. 13 (Abrogé par Ord.n° 62-013 du 10.08.62).

Art. 14 - Les corps des suppliciés seront délivrés à leurs familles, si elles les réclament, à charge par elles de les faire inhumer sans aucun appareil.

Art. 15 (Ord.n° 62-013 du 10.08.62) - Les hommes condamnés aux travaux forcés seront employés aux travaux les plus pénibles.

Art. 16 - Les femmes et les filles condamnées aux travaux forcés n’y seront employées que dans l’intérieur d’une maison de force.

Art. 17 (Ord. n° 62-013 du 10.08.62) - La peine de la déportation consistera à être transporté et à demeurer à perpétuité dans un lieu déterminé par la loi.

Tant qu’il n’aura pas été établi de lieu de déportation, le condamné subira à perpétuité la peine de la détention dans une maison de force.

Art. 18 (Abrogé par Ord.n° 60-161 du 03.10.60)

Art. 19 - La condamnation à la peine des travaux forcés à temps sera prononcée pour cinq ans au moins, et vingt ans au plus.

Art. 20 - Quiconque aura été condamné à la détention sera enfermé dans l'une des forteresses, situées sur le territoire de la République, qui auront été déterminées par un décret du Président de la République rendu dans la forme des règlements d'administration publique.

Il communiquera avec les personnes placées dans l'intérieur du lieu de la détention ou avec celles du dehors, conformément aux règlements de police établis par un décret du Président de la République.

La détention ne peut être prononcée pour moins de cinq ans, ni pour plus de vingt ans, sauf le cas prévu par l'article 33.

Art. 21 - Tout individu de l'un ou de l'autre sexe, condamné à la peine de la réclusion, sera enfermé dans une maison de force, et employé à des travaux dont le produit pourra être en partie appliqué à son profit, ainsi qu'il sera réglé par le Gouvernement.

La durée de cette peine sera au moins de cinq années, et de dix ans au plus.

Art. 22 (Abrogé par Ord. n° 60-161 du 03.10.60)

Art. 23 - La durée de toute peine privative de la liberté compte du jour où le condamné est détenu en vertu de la condamnation, devenue irrévocable, qui prononce la peine.

Art. 24 - Quand il y aura eu détention préventive, cette détention sera intégralement déduite de la durée de la peine qu'aura prononcée le jugement ou l'arrêt de condamnation, à moins que le juge n'ait ordonné, par disposition spéciale et motivée, que cette imputation n'aura pas lieu ou qu'elle n'aura lieu que pour partie.

En ce qui concerne la détention préventive comprise entre la date du jugement ou de l'arrêt et le moment où la condamnation devient irrévocable elle sera toujours imputée dans les deux cas suivants:

  1. Si le condamné n'a point exercé de recours contre le jugement ou l'arrêt ;

  2. Si, ayant exercé un recours, sa peine a été réduite sur son appel ou à la suite de son pourvoi.

Art. 25 - Aucune condamnation ne pourra être exécutée les jours de fêtes nationales, ou religieuses, ni les dimanches.

Art. 26 - L'exécution se fera dans l'enceinte de l'établissement pénitentiaire qui sera désigné par l'arrêt de condamnation et figurant sur une liste dressée par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice2.

Seront seules admises à assister à l'exécution les personnes indiquées ci-après :

  1. Le président de la cour criminelle ou, à défaut, un magistrat désigné par le premier président ;

  2. L'officier du ministère public désigné par le procureur général ;

  3. Un juge du tribunal du lieu d'exécution ;

  4. Le greffier de la cour criminelle ou, à défaut, un greffier du tribunal du lieu d'exécution ;

  5. Les défenseurs du condamné ;

  6. Un ministre du culte ;

  7. Le directeur de l'établissement pénitentiaire ;

  8. Le commissaire de police et, s'il y a lieu, les agents de la force publique requis par le procureur général ou par le procureur de la République ;

  9. Le médecin de la prison ou, à son défaut, un médecin désigné par le procureur général ou par le procureur de la République.

Art. 27 - Si une femme condamnée à mort se déclare et s'il est vérifié qu'elle est enceinte, elle ne subira la peine qu'après sa délivrance.

Art. 28 - La condamnation à une peine criminelle emportera la dégradation civique. La dégradation civique sera encourue du jour où la condamnation sera devenue irrévocable et, en cas de condamnation par contumace, du jour de l'exécution par effigie.

Art. 29 - Quiconque aura été condamné à une peine afflictive et infamante sera de plus, pendant la durée de sa peine, en état d'interdiction légale; il lui sera nommé un tuteur et un subrogé tuteur pour gérer et administrer ses biens, dans les formes prescrites pour les nominations des tuteurs et subrogés tuteurs aux interdits.

Art. 30 - Les biens du condamné lui seront remis après qu'il aura subi sa peine, et le tuteur lui rendra compte de son administration.

Art. 31 - Pendant la durée de la peine, il ne pourra lui être remis aucune somme, aucune provision, aucune portion de ses revenus.

Art. 32 - Quiconque aura été condamné au bannissement sera transporté, par ordre du Gouvernement, hors du territoire de la République.

La durée du bannissement sera au moins de cinq années, et de dix ans au plus.

Art. 33 - Si le banni, avant l'expiration de sa peine, rentre sur le territoire de la République, il sera, sur la seule preuve de son identité, condamné à la détention pour un temps au moins égal à celui qui restait à courir jusqu'à l'expiration du bannissement, et qui ne pourra excéder le double de ce temps.

Art. 34 - La dégradation civique consiste :

  1. Dans la destitution et l'exclusion des condamnés de toutes fonctions, emplois ou offices publics ;

  2. Dans la privation du droit de vote, d'élection, d'éligibilité, et en général de tous droits civiques et politiques, et du droit de porter aucune décoration ;

  3. Dans l'incapacité d'être juré-expert, d'être employé comme témoin dans des actes, et de déposer en justice autrement que pour y donner de simples renseignements ;

  4. Dans l'incapacité de faire partie d'aucun conseil de famille, et d'être tuteur, curateur, subrogé tuteur ou conseil judiciaire, si ce n'est de ses propres enfants, et sur l'avis conforme de la famille ;

  5. Dans la privation du droit de port d'armes, du droit de faire partie de la garde nationale, de servir dans les armées malgaches, de tenir école, ou d'enseigner et d'être employé dans aucun établissement d'instruction, à titre de professeur, maître ou surveillant.

Art. 35 - Toutes les fois que la dégradation civique sera prononcée comme peine principale, elle pourra être accompagnée d'un emprisonnement dont la durée, fixée par l'arrêt de condamnation, n’excédera pas cinq ans.

Si le coupable est un étranger ou un Malgache ayant perdu la qualité de citoyen, la peine de l'emprisonnement devra toujours être prononcée.

Art. 36 - Le condamné à une peine afflictive perpétuelle ne peut disposer de ses biens, en tout ou en partie, soit par donation entre vifs, soit par testament, ni recevoir à ce titre, si ce n'est pour cause d'aliments. Tout testament par lui fait antérieurement à sa condamnation contradictoire, devenue définitive, est nul. Les dispositions ci-dessus ne sont applicables au condamné par contumace que cinq ans après l'exécution par effigie.

Le Gouvernement peut relever le condamné à une peine afflictive perpétuelle de tout ou partie des incapacités prononcées par l'alinéa précédent. Il peut lui accorder l'exercice, dans le lieu d'exécution de la peine, des droits civils ou quelques-uns de ces droits, dont il a été privé par son état d'interdiction légale. Les actes faits par le condamné dans le lieu d'exécution de la peine ne peuvent engager les biens qu'il possédait au jour de sa condamnation, ou qui lui sont échus à titre gratuit depuis cette époque.

Art. 37 - Dans tous les cas où une condamnation sera prononcée pour un crime contre la sûreté extérieure de l'Etat, commis en temps de guerre, les juridictions compétentes prononceront la confiscation, au profit de la nation, de tous les biens, présents et à venir du condamné, de quelque nature qu'ils soient, meubles, immeubles, divis ou indivis, suivant les modalités ci-après.

Art. 38 - Si le condamné est marié, la confiscation ne portera que sur la part du condamné dans le partage de la communauté, ou des biens indivis entre son conjoint et lui.

S'il a des descendants ou des ascendants, la confiscation ne portera que sur la quotité disponible. Il sera, s'il y a lieu, procédé au partage ou à la licitation suivant les règles applicables en matière de successions.

Art. 39 - L'aliénation des biens confisqués sera poursuivie par l'administration des domaines dans les formes prescrites pour la vente des biens de l'Etat.

Les biens dévolus à l'Etat par l'effet de la confiscation demeureront grevés, jusqu'à concurrence de leur valeur, des dettes légitimes antérieures à la condamnation.

CHAPITRE II

DES PEINES EN MATIERE CORRECTIONNELLE

Art. 40 (Ord. n° 62-013 du 10.08.62) - La durée de la peine d'emprisonnement sera de un mois à dix ans, sauf les cas de récidive ou autres où la loi aura déterminé d'autres limites.

La peine de un jour d'emprisonnement est de vingt-quatre heures.

Celle de un mois est de trente jours.
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