Editorial : Mettre en œuvre les droits de l’enfant








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Des recommandations à l’endroit de tous les acteurs
Ils ont formulé les recommandations à l’endroit des enfants, des adultes et leurs organisations, du gouvernement et des autorités du pays, du secteur privé et de la communauté internationale.
Les enfants doivent s’impliquer dans l’organisation des manifestations les concernant et créer davantage d’organisations et de mouvements pour lutter contre les maux qui minent leur épanouissement et leur développement.
Ils recommandent aux adultes et à leurs organisations de mener des actions en faveur de la scolarisation des enfants et surtout de la jeune fille, d’organiser des séances de formation et de sensibilisation des enfants sur leurs droits et devoirs et des décisions les concernant, de faciliter l’accès à l’eau potable à tous, de sensibiliser les populations sur l’enregistrement des naissances.
Le gouvernement et les autorités de notre pays doivent créer suffisamment d’écoles pour l’éducation des enfants ; recruter et former des enseignants ; mettre à la disposition des enfants des salles de jeux et d’informatique dans les écoles ; rendre l’école gratuite ; appuyer les organisations qui s’occupent des enfants ; mettre en place une unité spéciale de la police chargée des enfants, mettre en place des tribunaux pour enfants dans tout le pays ; rendre l’école gratuite et obligatoire ; former et recycler les enseignants ; rendre gratuit et obligatoire l’enregistrement de naissance ; multiplier et rapprocher les centres d’état civil des populations dans tous les villages.
Au secteur privé les enfants demandent de soutenir les organisations de prise en charge ou de protection et défense des droits des enfants ; contribuer à la construction des écoles et hôpitaux, fournir des produits de qualité à de bons prix et assurer la sécurité sanitaire des enfants. A la communauté internationale, ils demandent de financer les organisations de défense droits des enfants, de mettre à la dis position des hôpitaux des ARV pour le traitement gratuit des enfants et leurs parents infectés par le VIH.

La consultation s’est globalement bien déroulée en dépit de quelques difficultés liées à son organisation notamment la limitation de la durée, des moyens financiers, des ressources humaines, à la directivité du questionnaire de l’Union Africaine et de la CONAFE,à la difficulté pour les animateurs de le traduire correctement en langues locales et à la configuration même du FODDET.
Des enfants peu informés des efforts des acteurs en leur faveur
Les résultats suivants ont été enregistrés :
Cette consultation a permis de promouvoir la participation effective des enfants au barreau 6 de l’échelle de participation des enfants « initié par les adultes et partagés par les enfants ».
La pertinence de la consultation et l’innovation dans la localisation régionale ainsi que dans la participation des enfants pouvaient laisser entrevoir les résultats probants.

La « position commune africaine » n’est pas du tout connue des enfants au Togo mais pourtant plusieurs points des engagements ont été réalisés.
La consultation a permis de savoir que les enfants au Togo ne sont majoritairement pas au courant des efforts ou des réalisations du gouvernement et/ou des autres acteurs en leur faveur D’ou un problème de déficit communicationnel et de sérieux problèmes de participation des enfants.
La consultation a révélé que selon les régions les enfants en gros sont confrontés aux problèmes d’éducation, de pauvreté, de santé/Sida, de manque d’eau et d’électricité, d’ignorance des infrastructures créées à leur faveur. Ils ne sont pas au courant des cadres institutionnels ou politiques les concernant.

La consultation a reçu l’appui financier de l’UNICEF et de Plan Togo. Elle s’est déroulée à l’Ecole professionnelle (Brother homé), à Lomé, les enfants consultés étant venus de l’intérieur du pays. Elle est simultanément organisée dans trente pays et doit déboucher sur la confection d’un document des enfants pour les enfants à mettre en œuvre dans le processus de développement.
MM. Abdaol Hamidou Sy, coordonnateur de la CONAFE, Philippe Dweggah, président du FODDET et Thierry Nadjombé, porte-parole des enfants se sont tour à tour félicités de la tenue de la consultation à l’ouverture des travaux.
Source : Rapport de consultation, Togo Presse 06/09/07
Entrevue avec Mme KOUBLANOU 

Le RELUTET mieux outillé pour assister les victimes de la traite des êtres humains

De retour de Dakar où elle a représenté le RELUTE au séminaire régional sur l’assistance aux victimes de la traite des êtres humains en Afrique de l’ouest et du centre, Mme Félicité Koublanou a bien voulu répondre aux questions de Dzitri
DZITRI : Madame KOUBLANOU, vous avez récemment représenté le RELUTET (Réseau de Lutte contre la Traite des Enfants au Togo) à une réunion à Dakar au Sénégal. De quoi était-il question ?
Mme KOUBLANOU : Effectivement du 09 au 11 Mai 2007, j’ai eu à participer à un séminaire à Dakar.

Il s’est agi d’un séminaire régional sur l’assistance aux victimes de la traite des êtres humains en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ce séminaire régional a été l’initiative de l’Ambassade de France au Sénégal et du Bureau International du Travail (BIT) et a réuni douze (12) pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et des organismes internationaux.

L’objectif de cette rencontre était de valoriser l’échange d’expérience entre les principaux acteurs sous-régionaux impliqués dans la lutte contre la traite des êtres humains et de mettre en place un réseau régional.

Les travaux se sont déroulés autour de quatre (04) thèmes à savoir :

- l’analyse de situation

- le cadre juridique en matière de traite des êtres humains

- la prise en charge des victimes

- la mise en place d’un réseau régional d’auteurs impliqués dans la lutte contre la traite
DZITRI : Quels sont les principaux résultats de cette réunion ?
Mme KOUBLANOU : Cette rencontre a abouti aux conclusions selon lesquelles :

- la traite des femmes n’est pas assez documentée, par contre des efforts ont été constants pour ce qui concerne la traite des enfants ;

- la plupart des pays représentés n’ont pas adopté une loi réprimant la traite des êtres humains. Toutefois ceux qui en disposent sont confrontés au problème de sa mise en application ;

- la prise en charge des victimes est centrée beaucoup plus sur le retrait et la réintégration familiale. L’accompagnement ou la réinsertion socio professionnelle et le suivi sont encore insuffisants ;

- la mise en place d’un réseau régional prenant en compte des pôles d’expertise sur le phénomène de traite. Il s’appuiera sur les réseaux déjà existants au niveau national et régional pour créer des liens de synergie entre les principaux intervenants.

Les recommandations ont été formulées par rapport à :

- l’harmonisation des lois dans les espaces CEDEAO et CEEAC, le renforcement de la volonté politique et la vulgarisation des textes au niveau local ;

- l’adoption d’une approche adaptée aux cas individuels de rapatriement, réinsertion ou de réintégration des victimes.
DZITRI : En quoi la participation du RELUTET à cette réunion est-elle bénéfique pour les ONG et associations membres du réseau et les enfants togolais ?
Mme KOUBLANOU : Les études de cas concrets, les échanges d’expérience ont fait ressortir les meilleures pratiques pour la lutte contre la traite des êtres humains en particulier des femmes et des enfants. RELUTET pourra s’inspirer des diverses expériences pour améliorer les stratégies d’intervention de ses ONG membres. Ces nouvelles approches auront certainement des influences positives sur les enfants Togolais
DZITRI : Pouvez-vous brièvement rappeler aux lecteurs les activités et la place du RELUTET dans la protection et la promotion des droits de l’enfant au Togo ?
Mme KOUBLANOU : Comme activités, RELUTET a eu à former les enseignants sur la traite des enfants dans les 5 régions économiques du Togo, sensibiliser les élèves, animer les émissions radiophoniques à travers ses ONG membres, il a également simplifié, traduit en Kabyè, Tem et Ewé la loi du 03 août 2005 et produit des affiches et livrets afin que tout le monde quelque soit son niveau puisse se mobiliser pour enrayer le phénomène du trafic.
RELUTET a également formé ses membres sur les techniques de négociation, de communication et de collecte de données et sur l’élaboration et la gestion de projet.

RELUTET a accordé une assistance juridique aux enfants victimes de traite. C’est le cas de 4 trafiquants jugés à Kara et 1 à Sokodé. Par ailleurs RELUTET se veut un cadre de référence pour fournir des données statistiques sur le phénomène de la traite des enfants.
France : 12 ans de réclusion criminelle pour Yves Marguérat
La Cour d’Assise de Nanterre au nord de Paris a condamné le 21 septembre dernier l’ancien coopérant français, Yves Marguérat (64 ans) à douze ans d’emprisonnement ferme pour viol sur deux mineures lors de son séjour à Lomé.
Les faits remontent aux années 91-95. Deux filles victimes qui séjournent à Paris ont porté plainte contre lui. Durant le procès, après avoir argué qu’il ne s’était agi que d’attouchements sexuels, il a finalement reconnu les faits en affirmant que « l’homme ne vit pas de pain », mais « avoir manqué de discernement » devant les avances de ces adolescents de 12 à 15 ans qu’il avait considéré comme des « demandeurs en carence d’affectionPeut-être était ce des manœuvres. Il est possible qu’un certain nombre, plus ou moins volontairement ou hypocritement, aient eu recours à des faveurs sexuelles. »

« Pourquoi les enfants venaient-ils vous offrir leurs faveurs sexuelles » lui a demandé la présidente du tribunal, Mme Sabine Foulon. « Parce que j’ai laissé créer les conditions qui le permettaient. J’aurais dû refuser. » Si je savais!
Dans le cadre de ses activités humanitaires, M. Marguérat a fondé un foyer d’accueil et offrait chez lui gîte et couvert à des filles de rue dont il abusait sexuellement. Entre 1980 et 90, M. Marguérat s’est fait verser un peu moins d’un milliard F. CFA par des œuvres charitables.
Cette condamnation a suscité des réactions indignées dans les milieux de promotion et de protection des droits de l’enfant au Togo. Pour M. Cléophas Mally, directeur de l’ONG WAO-Afrique, « c’est une bonne leçon surtout pour ceux qui prétendent protéger les intérêts des enfants. C’est un signal fort à l’endroit de ceux sont encore tapis dans l’ombre. Marguérat doit assumer sa peine et nul n’est au dessus de la loi ».
Géographe de son état, M. Marguérat a séjourné pendant plus de quinze ans au Togo de 1978 à 1994 dans le cadre de la coopération française et faisait des recherches pour le compte de l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique dans les Territoires d’Outre Mer) devenu Institut de Recherche pour le Développement. Il s’est rendu célèbre par son émission « Si Lomé m’était conté » sur Radio Togo, émission transcrite et éditée sous la forme d’un livre portant le même titre.
Abus sexuels sur des enfants mineures à Bouaké
Aux termes d’une enquête interne diligentée par l’ONUCI, la force des Nations unies en Côte d’Ivoire, sur la base d’allégations faisant état de nombreux cas de relations sexuelles avec des mineures à Bouaké, les Nations Unies ont purement et simplement, le 21 juillet dernier, suspendu de toutes les activités et cantonné dans sa base le contingent marocain fort de 732 Casques bleus. La mesure est conforme à la politique de tolérance zéro des Nations Unies en matière d’exploitation et d’abus sexuels.

L’enquête conjointe ONU/Maroc diligentée une semaine plus tard à Bouaké pour confirmer les résultats de l’enquête interne, s’est heurtée au refus de collaboration, les victimes ne s’étant pas présentées devant la commission pour témoigner. Alors que pour une parfaite clarification de cette affaire, il était très important et nécessaire que toutes les parties concernées coopèrent pleinement avec l’équipe des enquêteurs.

A la fin du mois de juillet, l’Agence France Presse a recueilli plusieurs témoignages sur place confirmant ces accusations et faisant état du système très organisé autour des camps des Casques bleus.

Il est formellement interdit d’avoir des relations sexuelles avec les mineures (moins de 18 ans) et des relations sexuelles payées selon le code de conduite des Nations Unies. L’ONU n’a pas d’autorité légale et judiciaire sur les personnels militaires qui lui sont prêtés par les pays contributeurs de troupes. Les personnes reconnues coupables d’abus ou d’exploitations sexuelles sont rapatriées. Leurs pays d’origine prennent des actions en fonction de leur loi et de leur adhésion à la politique de tolérance zéro prônée par l’ONU.
26 filles excisées, 40 Burkinabè arrêtés
Quarante personnes ont été arrêtées le 6 octobre dernier au Burkina Faso pour avoir excisé 26 filles dont un bébé de trois mois. Aux termes de la loi du pays, les auteurs et leurs complices risquent un à cinq ans d’emprisonnement ; cette peine sera portée à dix ans si la victime décède. L’arrestation s’est opérée sur un appel anonyme.
Le projet sous régional de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants officiellement lancé
Les localités de Tchèkèlè-Peuhl dans la préfecture de Tchamba, Aléhéridé dans celle de Tchaoudjo, la ville de Tsévié sont respectivement dotés les 6 et 4 septembre et le 4 juillet 2007 d’une coordination nationale du Projet de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants, à la suite de l’installation le 29 juin de la coordination régionale à Lomé.
La ministre chargée de la Protection de l’enfant et des personnes âgées, Mme Christine Agnélé Mensah-Atoemne a procédé le 29 juin dernier à Lomé sous une pluie battante, au lancement officiel du Projet régional de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants.

C’était en présence de beaucoup d’enfants, de nombreux invités dont des chefs traditionnels, des représentants d’ONG et des services de l’Etat, au siège de la coordination régionale du projet dans le quartier Adéwi, à côté du Centre de transfusion sanguine du Togo.
En dépit de nombreuses actions mises en place pour lutter contre la traite et l’exploitation des enfants en Afrique de l’ouest et particulièrement au Togo, le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Cela a poussé les sociétés nationales de Croix rouge du Burkina Faso, du Niger, de Côte d’Ivoire et du Togo à unir leurs efforts pour tenter de le juguler dans un projet dénommé « Projet de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants ».

Ce projet qui court de mars 2006 à mars 2009 couvre les régions maritime et centrale ainsi que Lomé commune s’exécute avec l’appui financier de la Croix rouge espagnole et vise à créer un réseau sous régional de lutte contre la traite et l’exploitation des enfants. Sa stratégie consiste à collaborer avec les ONG et associations déjà actives sur le terrain,à sensibiliser les populations par le biais des médias, à déployer sur le terrain des volontaires de la Croix rouge pour une diffusion/sensibilisation de proximité dans les localités concernées.
Entre autres activités, le personnel du projet est déjà recruté et équipé, ses capacités et celles de la Croix rouge renforcées, les communautés ciblées déjà sensibilisées. L’étude diagnostique sur le phénomène dans la zone d’intervention déjà réalisée de même que l’état des lieux. Les connaissances de deux responsables, de trois superviseurs régionaux et de 60 relais communautaires sont renforcées. La CRT a participé à la conférence sous régionale d’Abidjan sur les droits humains et un atelier de confection de modules et du matériel de sensibilisation organisé.
Restent à réaliser l’appui des parents en activités génératrices de revenus et l’organisation de caravanes de lancement des activités dans les zones d’intervention, l’organisation de campagnes de sensibilisation communautaire et médiatique, la création d’une association à caractère communautaire, etc. La cérémonie était égayée par des chants chorale et les prestations du groupe « Bobobo » de Djodjolé.
C’est dans ce cadre qu’une cérémonie de lancement a également eu lieu le 4 juillet à Tsévié, cérémonie jumelée avec la réception du bâtiment abritant le projet et une autre du 4 au 6 septembre à Aléhéridè (Sokodé) et à Tchèkèlè-Peuhl dans la préfecture de Tchamba.
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