Un des trois sujets d’histoire de la première partie et un








titreUn des trois sujets d’histoire de la première partie et un
date de publication03.07.2017
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Lycée Van Dongen – Lagny sur Marne
Février 2008

BACCALAUREAT BLANC


HISTOIRE - GEOGRAPHIE

SERIES L et ES
IMPORTANT

N’INDIQUEZ SUR VOTRE COPIE QUE VOTRE SERIE (L ou ES) ; VOTRE NOM ET VOTRE NUMERO DE CLASSE ETANT DISSIMULES PAR LE CACHE QUE VOUS PRENDREZ SOIN DE COLLER (SANS EXCES).

ATTENTION !

Séries L et ES  :

Le candidat doit traiter UN des trois sujets d’histoire de la première partie et UN des deux sujets de géographie de la deuxième partie.


DUREE DE L’EPREUVE : 4 heures


PREMIERE PARTIE

HISTOIRE

Le candidat choisit UN des trois sujets proposés

SUJET 1 :
COMPOSITION
Comment la perception des « années noires » par les Français a-t-elle évolué depuis 1945 ?
Chronologie indicative:

- 11 novembre 1945: Première cérémonie du souvenir au Mont-Valérien, où 4500 Résistants furent fusillés par les Nazis entre 1940 et 1944

- 1951-1953: Lois d'amnistie

- 1961: Procès Eichman à Jérusalem

- 19 décembre 1964: Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon

- 1971: Sortie du film Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls

- 1973: Parution en France de La France de Vichy (1940-1944) de Robert Paxton, historien américain.

- 1979: Première inculpation d'un Français pour crime contre l'humanité: Jean Legay, haut fonctionnaire de police à Paris en 1942

- 1985: Sortie du film Shoah de Claude Lanzmann

- Juillet 1995: Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de la France dans le génocide juif

- 1997: Procès de Maurice Papon
SUJET 2 :
COMPOSITION
L’évolution de la guerre froide de 1947 à 1975

      1er octobre 1949 : proclamation de la République populaire de Chine.

      27 juillet 1953 : les deux Corée signent un armistice.

      1957 : lancement de Spoutnik.

      1961 : le Président J. F. Kennedy envoie les premiers conseillers militaires en République du Vietnam.

      1963 : premiers achats de blé de l’URSS aux Etats-Unis.

      Janvier 1964 : la France reconnaît la République Populaire de Chine.

      20 août 1968 : répression soviétique du « printemps de Prague ».

      1970 : A. Soljenitsyne reçoit le prix Nobel de littérature.

      1971 : la République Populaire de Chine prend le siège de membre permanent du Conseil de sécurité.

      27 janvier 1973 : accords de Paix de Paris et retrait des troupes américaines du Vietnam.

      17 avril 1975 : Prise de Phnom Penh par les Khmers rouges.

      1975 : A. Sakharov reçoit le prix Nobel de la paix.

      1975 : signature du texte de la conférence d’Helsinki

SUJET 3 :
ETUDE D’UN ENSEMBLE DOCUMENTAIRE
Sujet : Quelles sont les spécificités des institutions de la Vème République et de leur fonctionnement (1958-1969) ?

1ère partie : Répondez aux questions :
1- Quelles sont les idées majeures du Général de Gaulle en ce qui concerne les institutions ? (Doc. 1 et 5)
2- Comment le texte constitutionnel met-il en œuvre les idées de Ch. De Gaulle ? (Doc. 1, 2, 5)
3- Montrez que la réforme constitutionnelle de 1962 renforce la nature du régime ? Quels sont les moyens utilisés ? (Doc. 3, 5)
4- Montrez que le président s’est appuyé sur la Constitution dans la résolution des crises entre 1958 et 1969 ? (Doc. 2)
5- Quelles sont les critiques faites au pouvoir présidentiel ? Sur quoi se fondent-elles ? (Doc. 2, 4,
2ème Partie :

A l’aide de vos connaissances et de l’étude des documents, rédigez une réponse organisée au sujet suivant :
Quelles sont les spécificités des institutions de la Vème République et de leur fonctionnement (1958-1969) ?

Document 1 : Un extrait du discours de Bayeux du 16 juin 1946

Document 2 : Un extrait de la constitution (art 5, 8, 11, 12, 16 et 20)

Document 3 : Discours de Ch. De Gaulle du 20 septembre 1962.

Document 4 : Texte de F. Mitterrand de 1964

Document 5 : Conférence de presse de Ch. De Gaulle du 9 septembre 1965.

Document 1 : Les conceptions institutionnelles du général de Gaulle.

Dès 1946, après le refus d'un premier projet de Constitution par le peuple, de Gaulle prononce à Bayeux un discours dans lequel il expose sa conception des institutions.

« Certes, il est de l'essence même de la démocratie que les opinions s'expriment et qu'elles s'efforcent, par le suffrage, d'orienter suivant leurs conceptions l'action publique et la législation. Mais aussi tous les principes et toutes les expériences exigent que les pouvoirs publics, législatif, exécutif, judiciaire, soit nettement séparés et fortement équilibrés et qu'au-dessus des contingences politiques soit établi un arbitrage national qui fasse valoir la continuité au milieu des combinaisons.

II est clair et il est entendu que le vote définitif des lois et des budgets revient à une assemblée élue au suffrage universel et direct. Mais le premier mouvement d'une telle assemblée ne comporte pas nécessairement une clairvoyance et une sérénité entières. Il faut donc attribuer à une deuxième assemblée, élue et composée d'une autre manière, la fonction d'examiner publiquement ce que la première a pris en considération, de formuler des amendements, de propose des projets. [...]

Tout nous conduit donc à instituer une deuxième chambre dont, pour l'essentiel, nos conseils généraux et municipaux éliront les membres. [...]

Du Parlement, composé de deux chambres et exerçant le pouvoir législatif, il va de soi que le pouvoir exécutif ne saurait procéder, sous peine d'aboutir à cette confusion des pouvoirs dans laquelle le gouvernement ne serait bientôt plus rien qu'un assemblage de délégations. [...]

C'est donc du chef de l'État, placé au-dessus des partis, élu par un collège qui englobe le Parlement mais beaucoup plus large et composé de manière à faire de lui le président de l'Union française en même temps que celui de la République, que doit procéder le pouvoir exécutif. Au chef de l'État la charge d'accorder l'intérêt général quant au choix des hommes avec l'orientation qui se dégage du Parlement. À lui la mission de nommer les ministres et, d'abord, bien entendu, le Premier, qui devra diriger la politique et le travail du gouvernement.

Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche, nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes! Toute notre Histoire, c'est l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d'une nation libre groupée sous l'égide d'un État fort. »

Charles de Gaulle, discours de Bayeux, le 16 juin 1946
Document 2 : Extraits de la constitution de la Vème République, du 4 Octobre 1958

Art. 5 - Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des accords de Communauté et des traités. […]

Art. 8 - Le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions. […]

Art. 11 - Le président de la République […] peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics […] ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. […]

Art. 12- Le président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des Assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. […]

Art. 16 - Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la nation par un message.

Art. 34. - La loi est votée par le Parlement.

Art. 49.2 - L'Assemblée Nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d'une motion de censure. Une telle motion n'est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l'Assemblée Nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu'à la majorité des membres composant l'Assemblée. […]
Document 3 : L’élection au suffrage universel du président de la République.
« C’est pourquoi, Françaises, Français, m'appuyant sur notre Constitution, usant du droit qu'elle me donne formellement de proposer au peuple souverain, par voie de référendum, tout projet de loi qui porte sur l'organisation des pouvoirs publics, mesurant, mieux que jamais, la responsabilité historique qui m'incombe à l'égard de la patrie, je vous demande, tout simplement, de décider que dorénavant vous élirez votre président au suffrage universel.

Si votre réponse est non, comme le voudraient tous les anciens partis afin de rétablir leur régime de malheur, ainsi que tous les factieux pour se lancer dans la subversion, ou même si la majorité des oui est faible, médiocre, aléatoire, il est bien évident que ma tâche sera terminée aussitôt et sans retour. Car, que pourrais-je faire, ensuite, sans la confiance chaleureuse de la Nation ?

Mais si, comme je l'espère, comme je le crois, comme j'en suis sur, vous me répondez oui, une fois de plus et en masse, alors me voilà confirmé par vous toutes et par vous tous dans la charge que je porte! Voilà le pays fixé, la République assurée et l'horizon dégagé! Voilà le monde décidément certain du grand avenir de la France!

Vive la République!

Vive la France! »

Charles de Gaulle, discours du 18 octobre 1962, en vue du référendum du 28 octobre 1962.
Document 4 : Contre la « dictature » gaulliste
« Le gaullisme vit sans lois. Il avance au flair. D'un coup d'État à l'autre, il prétend construire un État, ignorant qu'il n'a réussi qu'à sacraliser l'aventure. C'est pourquoi j'ai écrit ce livre de combat. Alors qu'un homme s'est emparé de la France et que la majorité des Français v consent, la minorité qui résiste a besoin de connaître l'ampleur de l'enjeu. […] Vingt-cinq ans de malheurs nationaux et d'insécurité politique ont rendu les Français craintifs. Ils n'ont pas encore pardonné à la IVème République sa faiblesse gouvernementale et le ressentiment les conduit à oublier qu'ils doivent à ce régime la reconstruction de leur pays, […]

Qu'est-ce que la Ve République sinon la possession du pouvoir par un seul homme dont la moindre défaillance est guettée avec une égale attention par ses adversaires et par le clan de ses amis ? Magistrature temporaire ? Monarchie personnelle ? Consulat à vie ? Et, qui est-il, lui, de Gaulle ? Duce, Führer, Caudillo, conducator, guide ? À quoi bon poser ces questions ? Les spécialistes du droit constitutionnel eux-mêmes ont perdu pied. J'appelle le régime gaulliste dictature parce que, tout compte fait, c'est à cela qu'il ressemble le plus, parce que c'est vers un renforcement continu du pouvoir personnel qu'inéluctablement il tend. »

François Mitterrand, Le Coup d'État permanent, 1964.

Document 5 : Du Président et du « pouvoir personnel »


« On a parlé de "pouvoir personnel". Si l'on entend par là que le président de la République a pris personnellement les décisions qu'il lui incombait de prendre, cela est tout à fait exact. Dans quel poste, grand ou petit, celui qui est responsable a-t-il le droit de se dérober ? D'ailleurs, qui a jamais cru que le général de Gaulle, étant appelé à la barre, devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes ? Par exemple, quand le problème algérien préoccupait - c'est le moins qu'on puisse dire - la France entière, à qui d'autre attribuait-on, et d'une seule voix, la tâche de le résoudre ? Mais si l'on veut dire que le président s'est isolé de tout et de tous et que, pour agir, il n'écoutait que lui-même, on méconnaît l'évidence. De combien d'avis et de consultations ne s'est-il pas entouré ! Jusqu'à présent, au cours du septennat, le chef de l'État a réuni 302 fois le Conseil des ministres. »

Général de Gaulle, extraits de la conférence de presse du 9 septembre 1965.

DEUXIEME PARTIE


GEOGRAPHIE


Le candidat choisit UN des deux sujets proposés.
CROQUIS N°1
Centre et périphéries dans l’espace méditerranéen.

CROQUIS N°2
L’espace mondialisé par le libre-échange : interdépendances et inégalités

Lycée Van Dongen – Lagny sur Marne
Février 2008

BACCALAUREAT BLANC

HISTOIRE - GEOGRAPHIE

SERIES S
IMPORTANT

N’INDIQUEZ SUR VOTRE COPIE QUE VOTRE SERIE (S) ; VOTRE NOM ET VOTRE NUMERO DE CLASSE ETANT DISSIMULES PAR LE CACHE QUE VOUS PRENDREZ SOIN DE COLLER (SANS EXCES).

ATTENTION !

Séries S  :

Le candidat doit traiter UN des deux sujets d’histoire de la première partie et UN des deux sujets de géographie de la deuxième partie.


DUREE DE L’EPREUVE : 4 heures

PREMIERE PARTIE

HISTOIRE

Le candidat choisit UN des deux sujets proposés

SUJET 1 :
COMPOSITION
L’évolution de la guerre froide de 1947 à 1975
      1er octobre 1949 : proclamation de la République populaire de Chine.

      27 juillet 1953 : les deux Corée signent un armistice.

      1957 : lancement de Spoutnik.

      1961 : le Président J. F. Kennedy envoie les premiers conseillers militaires en République du Vietnam.

      1963 : premiers achats de blé de l’URSS aux Etats-Unis.

      Janvier 1964 : la France reconnaît la République Populaire de Chine.

      20 août 1968 : répression soviétique du « printemps de Prague ».

      1970 : A. Soljenitsyne reçoit le prix Nobel de littérature.

      1971 : la République Populaire de Chine prend le siège de membre permanent du Conseil de sécurité.

      27 janvier 1973 : accords de Paix de Paris et retrait des troupes américaines du Vietnam.

      17 avril 1975 : Prise de Phnom Penh par les Khmers rouges.

      1975 : A. Sakharov reçoit le prix Nobel de la paix.

      1975 : signature du texte de la conférence d’Helsinki
SUJET 2 :
ETUDE D’UN ENSEMBLE DOCUMENTAIRE
Sujet : Quelles sont les spécificités des institutions de la Vème République et de leur fonctionnement (1958-1969) ?

1ère partie : Répondez aux questions :

1- Quelles sont les idées majeures du Général de Gaulle en ce qui concerne les institutions ? (Doc. 1 et 5)
2- Comment le texte constitutionnel met-il en œuvre les idées de Ch. De Gaulle ? (Doc. 1, 2, 5)
3- Montrez que la réforme constitutionnelle de 1962 renforce la nature du régime ? Quels sont les moyens utilisés ? (Doc. 3, 5)
4- Montrez que le président s’est appuyé sur la Constitution dans la résolution des crises entre 1958 et 1969 ? (Doc. 2)
5- Quelles sont les critiques faites au pouvoir présidentiel ? Sur quoi se fondent-elles ? (Doc. 2, 4,
2ème Partie :

A l’aide de vos connaissances et de l’étude des documents, rédigez une réponse organisée au sujet suivant :
Quelles sont les spécificités des institutions de la Vème République et de leur fonctionnement (1958-1969) ?

Document 1 : Un extrait du discours de Bayeux du 16 juin 1946

Document 2 : Un extrait de la constitution (art 5, 8, 11, 12, 16 et 20)

Document 3 : Discours de Ch. De Gaulle du 20 septembre 1962.

Document 4 : Texte de F. Mitterrand de 1964

Document 5 : Conférence de presse de Ch. De Gaulle du 9 septembre 1965.

Document 1 : Les conceptions institutionnelles du général de Gaulle.

Dès 1946, après le refus d'un premier projet de Constitution par le peuple, de Gaulle prononce à Bayeux un discours dans lequel il expose sa conception des institutions.

« Certes, il est de l'essence même de la démocratie que les opinions s'expriment et qu'elles s'efforcent, par le suffrage, d'orienter suivant leurs conceptions l'action publique et la législation. Mais aussi tous les principes et toutes les expériences exigent que les pouvoirs publics, législatif, exécutif, judiciaire, soit nettement séparés et fortement équilibrés et qu'au-dessus des contingences politiques soit établi un arbitrage national qui fasse valoir la continuité au milieu des combinaisons.

II est clair et il est entendu que le vote définitif des lois et des budgets revient à une assemblée élue au suffrage universel et direct. Mais le premier mouvement d'une telle assemblée ne comporte pas nécessairement une clairvoyance et une sérénité entières. Il faut donc attribuer à une deuxième assemblée, élue et composée d'une autre manière, la fonction d'examiner publiquement ce que la première a pris en considération, de formuler des amendements, de propose des projets. [...]

Tout nous conduit donc à instituer une deuxième chambre dont, pour l'essentiel, nos conseils généraux et municipaux éliront les membres. [...]

Du Parlement, composé de deux chambres et exerçant le pouvoir législatif, il va de soi que le pouvoir exécutif ne saurait procéder, sous peine d'aboutir à cette confusion des pouvoirs dans laquelle le gouvernement ne serait bientôt plus rien qu'un assemblage de délégations. [...]

C'est donc du chef de l'État, placé au-dessus des partis, élu par un collège qui englobe le Parlement mais beaucoup plus large et composé de manière à faire de lui le président de l'Union française en même temps que celui de la République, que doit procéder le pouvoir exécutif. Au chef de l'État la charge d'accorder l'intérêt général quant au choix des hommes avec l'orientation qui se dégage du Parlement. À lui la mission de nommer les ministres et, d'abord, bien entendu, le Premier, qui devra diriger la politique et le travail du gouvernement.

Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche, nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes! Toute notre Histoire, c'est l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d'une nation libre groupée sous l'égide d'un État fort. »

Charles de Gaulle, discours de Bayeux, le 16 juin 1946
Document 2 : Extraits de la constitution de la Vème République, du 4 Octobre 1958

Art. 5 - Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des accords de Communauté et des traités. […]

Art. 8 - Le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions. […]

Art. 11 - Le président de la République […] peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics […] ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. […]

Art. 12- Le président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des Assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. […]

Art. 16 - Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. Il en informe la nation par un message.

Art. 34. - La loi est votée par le Parlement.

Art. 49.2 - L'Assemblée Nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d'une motion de censure. Une telle motion n'est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l'Assemblée Nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu'à la majorité des membres composant l'Assemblée. […]
Document 3 : L’élection au suffrage universel du président de la République.

« C’est pourquoi, Françaises, Français, m'appuyant sur notre Constitution, usant du droit qu'elle me donne formellement de proposer au peuple souverain, par voie de référendum, tout projet de loi qui porte sur l'organisation des pouvoirs publics, mesurant, mieux que jamais, la responsabilité historique qui m'incombe à l'égard de la patrie, je vous demande, tout simplement, de décider que dorénavant vous élirez votre président au suffrage universel.

Si votre réponse est non, comme le voudraient tous les anciens partis afin de rétablir leur régime de malheur, ainsi que tous les factieux pour se lancer dans la subversion, ou même si la majorité des oui est faible, médiocre, aléatoire, il est bien évident que ma tâche sera terminée aussitôt et sans retour. Car, que pourrais-je faire, ensuite, sans la confiance chaleureuse de la Nation ?

Mais si, comme je l'espère, comme je le crois, comme j'en suis sur, vous me répondez oui, une fois de plus et en masse, alors me voilà confirmé par vous toutes et par vous tous dans la charge que je porte! Voilà le pays fixé, la République assurée et l'horizon dégagé! Voilà le monde décidément certain du grand avenir de la France!

Vive la République!

Vive la France! »

Charles de Gaulle, discours du 18 octobre 1962, en vue du référendum du 28 octobre 1962.
Document 4 : Contre la « dictature » gaulliste

« Le gaullisme vit sans lois. Il avance au flair. D'un coup d'État à l'autre, il prétend construire un État, ignorant qu'il n'a réussi qu'à sacraliser l'aventure. C'est pourquoi j'ai écrit ce livre de combat. Alors qu'un homme s'est emparé de la France et que la majorité des Français v consent, la minorité qui résiste a besoin de connaître l'ampleur de l'enjeu. […] Vingt-cinq ans de malheurs nationaux et d'insécurité politique ont rendu les Français craintifs. Ils n'ont pas encore pardonné à la IVème République sa faiblesse gouvernementale et le ressentiment les conduit à oublier qu'ils doivent à ce régime la reconstruction de leur pays, […]

Qu'est-ce que la Ve République sinon la possession du pouvoir par un seul homme dont la moindre défaillance est guettée avec une égale attention par ses adversaires et par le clan de ses amis ? Magistrature temporaire ? Monarchie personnelle ? Consulat à vie ? Et, qui est-il, lui, de Gaulle ? Duce, Führer, Caudillo, conducator, guide ? À quoi bon poser ces questions ? Les spécialistes du droit constitutionnel eux-mêmes ont perdu pied. J'appelle le régime gaulliste dictature parce que, tout compte fait, c'est à cela qu'il ressemble le plus, parce que c'est vers un renforcement continu du pouvoir personnel qu'inéluctablement il tend. »

François Mitterrand, Le Coup d'État permanent, 1964.

Document 5 : Du Président et du « pouvoir personnel »


« On a parlé de "pouvoir personnel". Si l'on entend par là que le président de la République a pris personnellement les décisions qu'il lui incombait de prendre, cela est tout à fait exact. Dans quel poste, grand ou petit, celui qui est responsable a-t-il le droit de se dérober ? D'ailleurs, qui a jamais cru que le général de Gaulle, étant appelé à la barre, devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes ? Par exemple, quand le problème algérien préoccupait - c'est le moins qu'on puisse dire - la France entière, à qui d'autre attribuait-on, et d'une seule voix, la tâche de le résoudre ? Mais si l'on veut dire que le président s'est isolé de tout et de tous et que, pour agir, il n'écoutait que lui-même, on méconnaît l'évidence. De combien d'avis et de consultations ne s'est-il pas entouré ! Jusqu'à présent, au cours du septennat, le chef de l'État a réuni 302 fois le Conseil des ministres. »

Général de Gaulle, extraits de la conférence de presse du 9 septembre 1965.

DEUXIEME PARTIE


GEOGRAPHIE


Le candidat choisit UN des deux sujets proposés.
CROQUIS N°1
Centre et périphéries dans l’espace méditerranéen.

CROQUIS N°2
L’espace mondialisé par le libre-échange : interdépendances et inégalités

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