B. Harmonies et dissonances mises en dialectiques 11








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Qu'est-ce qu'une Idée ?

  1. Mise en bouche

    1. L’homme n’est pas méchant

Comme Socrate n'a laissé aucun écrit, ce qu’il a dit est surtout connu par le truchement des œuvres de Xénophon et Platon. Le témoignage d'Aristote est aussi précieux. Il est né 15 ans après la mort de Socrate ; il a donc connu ses élèves et ses ennemis. Selon Aristote, Socrate se concentra sur le difficile problème de fixer le sens des grands concepts. Il discutait inlassablement sur les définitions d’une notion, et les exemples qui illustrent une conception. En faisant ainsi le tour du matériel sémantique disponible, il essayait ensuite de créer une synthèse qui, selon lui, permettrait à chacun d'appréhender une norme, un sens unique pour chaque notion. Il y avait donc, pour lui, comme je l'ai évoqué en parlant du dialogue consacré à une rencontre entre Cratyle et Socrate (l’ancien et le nouveau professeur de Platon), un sens stable à chaque notion que l'humanité doit dégager avec la patience d'un chercheur d'or qui consacre des mois à passer la terre des ruisseaux au tamis.17 La tâche de découvrir le sens des concepts est demeurée un des grands casse-tête de la philosophie, même au XXe siècle. Je ne suis pas sûr que Socrate ait eu une pensée dialectique. Il est possible que la « dialectique de l'harmonie » soit une synthèse effectuée par Platon à partir d’Héraclite d'une part, et de Socrate et Pythagore d'autre part.

Socrate pensait qu'aucun homme n'erre de plein gré18. Socrate avait la conviction intime que si un individu sait ce qui est juste et ce qui est faux, ce qui est bon et ce qui est mauvais, il ne peut que faire ce qui est juste et bon. Autrement dit, s'il était possible de montrer qu'une notion n'avait qu'un sens, et que ce sens est le bon sens, alors tous les humains auraient un fonctionnement adéquat. Du point de vue de mes positions théoriques, la position de Socrate demeure défendable si l’analyse de Socrate est utilisée pour analyser ce qui se passe du point de vue de la conscience. Socrate montre que les convictions d’une personne sont généralement perçues comme « vraies », « justes » et « bonnes ». Si je suis les hypothèses qui structurent mon modèle des illusions nécessaire au fonctionnement de la conscience, il est même possible qu’une pensée consciente cynique soit une impossibilité. Même les pires sadiques de la terre auraient spontanément l’impression d’avoir « raison » quand ils sèment la terreur autour d’eux.19 Ceci est conforme à la notion que la conscience ne peut fonctionner qu’en suivant un certain nombre de règles. L’impression de penser juste serait alors une nécessité qui se préciserait dans l’esprit en synthétisant un mélange de notions socialement acquises, des mécanismes d'auto-aveuglement, etc. Mon hypothèse est que la conscience ne peut pas fonctionner sans avoir cette impression, mais qu’elle n'a pas de fondement rationnel possible. C'est un besoin, une nécessité intérieure.

      1. Chronologie d’une pensée

Il existe un certain nombre d’axes qui permettent d'esquisser une chronologie des dialogues de Platon. Je divise les dialogues en quatre phases : jeunesse, adulte, mûre, vieillesse.

Les dialogues de jeunesses regroupent tous les dialogues dans lesquels Socrate joue l’empêcheur de tourner en rond, et attaque les sophistes. Ce sont, selon Platon, des personnes qui gagnent beaucoup d’argent en démontrant aux gens que la vérité est celle qu’ils veulent. Ils savent plaider de façon brillante toutes les causes et font chaque fois croire à l’auditeur qu’une vérité profonde et absolue leur est livrée. Ce Platon-là, semble avoir comme principale préoccupation d’encourager ses élèves à se forger une opinion personnelle, car la plupart par du temps, ces dialogues soulèvent des notions importantes (la beauté, la vertu, la vérité, l’éducation, etc.), mais n’apportent aucune réponse.

Les trois dialogues sur la mort de Socrate (l’Apologie20, Criton et le Phaedon), introduisent sans doute la deuxième période qui suggère déjà une façon de penser. Platon envisage toujours plusieurs propositions, mais celle-ci converge davantage vers ce qui deviendra sa théorie. Platon, dans le Banquet, développe aussi sa fabuleuse capacité d’utiliser des histoires structurées comme des légendes pour expliciter autant que possible ce qui se précise en lui.

Dans les deux premières périodes distinguées ici, Platon est sou influence. Dans la troisième phase, qui se situe autour des années 340, Platon présente sa théorie des Idées. Socrate est toujours le personnage central des dialogues, mais le personnage défend maintenant la théorie de Platon. Il écrit toujours aussi justement, mais le pédagogue est devenu idéologue. Dans la République et le Timée, Platon apporte des réponses à ses questions, et les protagonistes développent souvent différents éléments d’un même thème. Ils sont enthousiasmés par une même vision. Les questions de Platon m’inspirent toujours, ses réponses m’inquiètent souvent. Elles ont eu une influence si considérable qu’il est impossible de les ignorer. C'est surtout pendant cette dernière période que Platon met en forme sa théorie des Idées. Cette théorie est un des fondements de ce qui deviendra l’idéalisme, un courant qui sévit toujours en science, en philosophie et en politique. Elle ne devient un thème dans l’œuvre de Platon qu’une fois qu’il a écrit le Ménon et Phèdre.

La théorie des Idées n'est pas une théorie explicite, comme le sera celle du Spinoza de l'Éthique par exemple. Le principal outil de Platon n'est pas une liste de formulations explicites, mais l’évocation « d’imageries » (légendes, fables, métaphores, paraboles, etc.) qui évoquent sa pensée de façon frappante et vivante. Ces outils de la pensée étaient alors couramment utilisés. Outre la beauté poétique qu’ils dégagent, ils permettent de cerner une problématique qui ne peut être entièrement cernée de façon explicite par la conscience. Pour Platon qu’une bonne métaphore est souvent plus utile qu’une pensée simpliste.

Après la République, nous assistons à l'automne de la pensée de Platon. Certaines blessures s'effacent, les fables ne sont pas toujours aussi puissantes, comme la Cosmologie du Timée, qui ne convaincra personne. Dans les Lois, que Platon n'a pas eu le temps de terminer, l'on perçoit à la fois plus d'humanité et des durcissements séniles. Platon a 80 ans. Ces dialogues sont surtout des monologues. Socrate est graduellement remplacé par un Étranger, dont les interlocuteurs sont tous des personnes brillantes, capables de mener un dialogue, comme Théétète, Parménide ou Critias. Grâce à ses collègues de l’Académie sans doute, Platon semble se percevoir de plus en plus comme faisant partie d’une élite intellectuelle. Il révise de nombreuses positions développées dans la République. Il perçoit les sophistes de façon moins caricaturale. Dans le Sophiste, un étranger discute encore avec Socrate, mais il a l'air d'en savoir au moins autant que lui. L’Étranger, c’est Platon. Il n’arrive toujours pas à se sentir chez lui avec ces collègues, mais il ose enfin se présenter tel qu’il se ressent. Tout se passe comme si à la fin de sa vie, Platon osait enfin affirmer son autorité, en admettant qu'Héraclite est son grand-père, Socrate son père, et Aristote le fils d’une même famille philosophique. Je ne peux m'empêcher, arrivé à ce stade de mon analyse, de me rappeler que Platon est orphelin de père, et qu’en vieillissant il arrive enfin à accepter et la filiation et la mort de ses pères.

En lisant ces derniers textes de Platon, j’ai l’impression qu’implicitement Platon associe graduellement les images de sophiste et de maître, qu’il différencie d’une assemblée de professeurs. Jusqu’à Socrate un maître dirige une école composée d’élèves, qui sont moins savants que le maître. Lorsqu’un élève devient au moins aussi savant que son maître, il fonde une nouvelle école. Ce modèle est encore courant dans le monde des psychothérapies (écoles Freudiennes, Jungiennes, Reichiennes, lacaniennes, etc.). Dans l’Académie, il ne s’agit plus seulement de séduire l’intelligence des élèves et la bourse de leurs parents, mais aussi de devenir un professeur qui confronte ses connaissances avec des égaux. La confrontation des connaissances entre professeurs n’est plus perçue que comme une rivalité21, mais aussi comme une base qui permet de construire des formes de savoirs plus complexes que ce qu’un individu, même génial, peut créer. Il me semble que pour Platon mourant, Socrate est le dernier des maîtres - et dans ce sens seulement - le dernier des sophistes. Mais son enseignement a permis le dépassement des maîtres en formant des assemblées de Professeurs, à l’Académie notamment. Platon meurt en rédigeant les interminables Lois, qui amorcent une nouvelle façon de voir qu’il n’aura pas le temps de mettre en forme.

    1. Le paradis perdu

Les Chinois de l'Antiquité aimaient raconter qu'il y avait eu une lointaine période où les humains pensaient mieux que ceux d'aujourd'hui. Vieux, mes parents parlaient comme cela (c'était mieux avant la Seconde Guerre mondiale), aujourd'hui mes amis vieillissants disent de même (c'était mieux dans les années 1960). Le vieux Platon fait partie de cette mouvance. Il a l'intime conviction que des mots comme   « beau »,   « vrai »,   « vertu »,   « savoir » ont un sens et un seul seulement. Les humains sentent intuitivement que ces mots, que ces grandes Idées, ont un sens seulement, mais ils ont du mal à l'expliciter et à produire une définition adéquate. Dans les dialogues de jeunesse, Socrate passe son temps à démontrer que les définitions enseignées par les sophistes ne tiennent pas debout, mais avoue en même temps il n'en a pas de meilleures à proposer. Une des grandeurs de Socrate est non seulement d'avouer son ignorance, mais de faire face à ce qui n'est pas compris, et d'en discuter pour se familiariser avec ces régions que l'intelligence humaine n'a pas les moyens d'explorer. Héraclite avait déjà exploré la notion que le monde suit des règles, et que ses règles sont inscrites dans tout ce qui existe, notamment chaque organisme humain. Se savoir universel est ce qu’il appelait le Logos22. Héraclite pense que ce Logos ne pourra jamais être compris par les hommes23. Pour lui, la seule façon d’approcher le Logos est de suivre ce qui est commun à tous et d’éviter toute forme de particularités, car ce qui est individuel est par définition éloigné des lois universelles. Socrate et Platon pensent au contraire qu’il doit être possible de prendre conscience de ces lois universelles. Cette ambition deviendra une des ambitions de l’aventure scientifique.

À la fin de sa vie, Platon imagine la fable suivante. À la mort d'un corps, son âme vole vers une région mystérieuse, parfaite et pure dans laquelle, libérée des contraintes imposées par le corps, elle peut s'imprégner du vrai sens des idées. Ayant réintégré un nouveau corps, l'âme conserve en elle le souvenir de son voyage, et ce qu'elle a appris. La remémoration totale de ce qui a été appris dans le monde des Idées ne semble pas possible tant que l’âme demeure dans un corps, mais son savoir reste là, tapi, en agissant de façon inconsciente et implicite sur les dynamiques mentales. En apprenant à se connaître, en explorant les profondeurs de son âme, un individu peut se rapprocher de ce savoir qui respire en lui, et arriver à se forger une meilleure intuition, un sentiment plus explicite, de ce que ses Idées véhiculent. Comme l’âme a tout vu, contient toutes les connaissances, dès qu’un de ses souvenirs devient conscient d’autres suivent. Il suffit d’être assez courageux et tenace pour accepter cette succession d’associations qui remontent des profondeurs de l’âme pour que l’on devienne sage. Ce récit, appelé l’anamnêsis (Droz 1992, p.79) n’est que suggéré par Platon, jamais raconté tel quel. Les éléments de ce récits sont enffet dispersés dans trois endroits (Ménon 80d-86c, Phédon 72c-73b et Phèdre 249b-250), sans jamais être totalement liés.

Dans le Ménon (80d-86c), Socrate montre qu’il peut aider un jeune esclave à retrouver en lui les règles de la géométrie et des mathématiques. Au début, les questions réveillent chez ce jeune adolescent une intuition vague des propriétés d’un triangle et du calcul des carrés. Cette intuition lui permet de répondre correctement (par oui ou par non) aux questions de Socrate, sans que les règles mathématiques connues par Ménon et Socrate émergent de façon explicite dans l’esprit de l’adolescent. Graduellement, cependant, ces règles commencent à sortir du flou comme un volcan sort de l’océan pour former une île. La démonstration de Socrate a pour but de suggérer, qu’après une éducation poussée, ce n’est pas une ou deux îles qui peuvent surgir dans une conscience, mais des continents entiers de vérités.

C'est ce genre d'exploit qui illustre en quoi Socrate est parfois24 considéré comme l'ancêtre et le modèle des psychothérapeutes d’aujourd’hui. Il a développé une pédagogie qui lui permet d'enseigner à quelqu'un comment apprendre le savoir caché dans les profondeurs de l'âme. Sa stratégie se décompose en trois types d'actions : la torpille, la maïeutique de la sage-femme, et le connais-toi.

      1. L'analyse des défenses et la torpille

La première fonction, illustrée surtout par les premiers dialogues, est celle de torpiller toute raideur de l'esprit, tout système de préjugés et de théories toutes faites (un talent que Platon a graduellement perdu après la mort de Socrate). L'utilité de déstabiliser une façon de faire afin d'ouvrir la voie à un meilleur équilibre est une notion assez courante, mais délicate à manier. Certains croient que pour accomplir cette mission il suffit d'être impoli, provocateur, voire pervers. La fonction de torpille est parfois invoquée pour valoriser un comportement communicatif impulsif et irritant. Jeune homme, influencé par une vision soixante-huitarde25 à la Cohn-Bendit (qui n'avait pas ce défaut), j'avais tendance à être une torpille de ce type. Socrate avait des traits de caractère irritants et maniait fort bien l'ironie, mais demeurait toujours courtois, ferme, et sensible. Son outil d’attaque n’était jamais l’insulte ou la disqualification, mais toujours un raisonnement détaillé et digne.

Dans les psychothérapies inspirées par l’œuvre de Freud, l'on retrouve une stratégie de la torpille. Elle s’insère dans l'analyse des défenses. Dans le modèle fondateur de la psychanalyse, Freud et Breuer (1895) suggèrent que l'hystérie est le prix payé pour pouvoir refouler de façon systématique des souvenirs et des envies sexuels hors des dynamiques de la conscience. Madame Élisabeth Von R., par exemple, fait face au dilemme suivant. Elle ressent un amour sexualisé profond et intense pour le mari de sa sœur. L'expression de ce désir implique un comportement qui est incompatible avec sa morale et lui ferait perdre l’estime qu'elle a pour elle-même. Elle fait donc tout ce qu'elle peut pour éteindre ce brasier et l’écarter de sa conscience. Vinrent alors les jours où elle soutenait son père mourant. Elle était particulièrement bouleversée et sensible à ce moment, et ne voulait pas mêler son amour pour son beau-frère aux pensées qu'elle voulait vivre avec son père. Un déclic se fit alors en elle. Une sorte de censure automatique se mit en place, interdisant au désir du beau — frère d'entrer dans sa conscience. Freud ne sait pas comment ce mécanisme de refoulement s'est mis en place, mais il distingue une double vie chez cette patiente :

1) une vie consciente sans désirs pour le beau-frère

2) une vie inconsciente dans laquelle ce désir continuait à mobiliser les dimensions psychophysiologiques du désir.

Ce clivage intérieur permit à la conscience de madame Élisabeth Von R. d'éviter bien des angoisses. Mais la mise en place de cette protection des dynamiques de la conscience coûte cher à l’organisme, puisqu’elle génère des symptômes hystériques qui empêchèrent madame Von R. de fonctionner de façon adéquate. Ce mécanisme de refoulement se met en place de façon nonconsciente, créant en même temps un système de défense qui protège le mécanisme de refoulement. Ce système de défense crée une résistance au traitement. Toutes les ressources de l'organisme sont mobilisées par les défenses pour empêcher le thérapeute de désamorcer le mécanisme de refoulement. Ainsi, la patiente mènera sa conscience et celle du thérapeute sur de fausses pistes, et transformera les interprétations pertinentes du thérapeute en pétards mouillés. Une alliance thérapeutique entre patient et thérapeute mal informé peut ainsi renforcer le système de défense et intensifier les symptômes.

Ce schéma est, certes, un peu simpliste, mais il permet de situer en quelques lignes l'importance stratégique des mécanismes de résistance. En 1933, Wilhelm Reich publia la première version de son Analyse caractérielle, qui est notamment un manuel d'analyse du système de résistance. Il reprend la proposition de Freud de commencer par les résistances les plus proches de la conscience, afin de pouvoir progresser aussi vite que possible avant que le système de défense se sente dans l’obligation de réagir avec violence. Comme Socrate, les psychanalystes cherchent une façon de torpiller ces mécanismes de façon suffisamment fine pour que des résultats puissent être obtenus au détriment du système de défense, mais en faveur d’un réaménagement en profondeur des ressources de l’organisme. Reich montre que le système de défense réduit non seulement le potentiel psychique, mais aussi corporel. La respiration est restreinte pour que le patient n’ait pas l'énergie d'avoir envie de se libérer de la prison qu'il s'est forgée. Une défense s'incruste comme une habitude psychocorporelle et devient chronique afin de passer aussi inaperçue que possible :

Un malade de caractère compulsif avait été analysé26 pendant douze ans sans résultat appréciable. Il n’ignorait aucun de ses conflits infantiles, notamment le conflit fondamental l’opposant à son père, mais il s’exprimait pendant l’analyse d’une manière monotone, en se tordant les mains. Je lui demandai si son comportement n’avait jamais été analysé ; il répondit par la négative. Un jour, je lui notai qu’il me parlait comme s’il récitait une prière et je lui en fis la remarque. Il me raconta alors que son père l’avait forcé à aller prier à la synagogue. Il s’y était rendu, mais toujours à contre-cœur. C’était exactement ce qu’il avait fait – pendant douze ans – devant l’analyste : Je ferai ce que vous me demanderez, mais seulement à contre-cœur ! » La découverte de ce détail en apparence peu important de son comportement ouvrit la voie à l’analyse et aboutit à la mise à jour des affects les plus cachés. (Reich 1933, Analyse Caractérielle I.IV.f.n1, p.84)

Ce récit confirme certains aspects du modèle platonicien, dans la mesure où il montre qu’il existe dans la psyché deux couches : l’une qui s’explicite dans la conscience et une autre qui fonctionne à l’insu de la pensée consciente… à moins que quelqu’un aide le sujet à créer une connexion entre les deux couches. Une fois cette connexion établie (ou rétablie), le contacte entre les deux couches deviens soudain plus aisé, plus courant. Ceci avait été perçu, semble-t-il, par Socrate. Par contre ce qui différencie Freud, Jung et Platon, c’est la compréhension de ce qui se trouve dans la seconde couche. Pour Freud et Jung l’inconscient véhicule des contenus élaborés par l’individu depuis sa naissance. Chez Jung et Platon l’inconscient véhicule des contenus transpersonnels, élaborés par la nature qui engendre les individus. Seul Platon ancre les contenus transpersonnels dans une âme qui est indépendante de la psyché. La psyché platonicienne est un mécanisme qui se forme dans le corps, et meurt avec lui. L’âme, par contre, voyage non seulement d’un corps à l’autre, mais aussi d’une psyché à l’autre.

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