B. Harmonies et dissonances mises en dialectiques 11








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Le mythe du Chariot

Dans Phèdre82, Platon raconte le mythe du chariot. Il nous propose une métaphore qui montre que nous sommes non seulement composés d'ombres et de lumière, mais qu'il faut avoir la force de contrôler ces deux forces également utiles.

Le mythe décrit l'homme en conducteur de char à deux montures : un gentil et beau cheval blanc et un méchant et horrible cheval noir. Le cheval blanc est l'âme immortelle, capable de voler dans tout l’univers, alors que le cheval noir est le corps périssable, qui aime courir sur le sol. Pour Platon, le philosophe peut s'approcher du monde des dieux et de celui des Idées par moments, puis accepter que l'effort fourni justifie ensuite des nourritures plus terrestres qui permettent de reprendre des forces. Un humain combine les forces de ses deux chevaux intérieures de diverses de manières :

[L'âme] qui suit et ressemble le mieux à la divinité, élève la tête de son cocher vers cet envers du ciel, et se laisse emporter par le mouvement circulaire. Mais, troublée par ses coursiers, elle ne contemple qu’avec peine les êtres doués d’une existence réelle. Telle autre, tantôt s’élève et tantôt s’abaisse ; et, violentée par ses chevaux, elle aperçoit certaines réalités tandis que d’autres lui échappent. Les autres âmes sont toutes avides de monter ; mais, incapables de suivre, elles sombrent dans le remous qui les emporte, se jettent les unes sur les autres et se foulent aux pieds, chacune essayant de se porter avant l’autre. De là un tumulte, une lutte et les sueurs d’une suprême fatigue. Par la maladresse des cochers, beaucoup d’âmes alors deviennent boiteuses, beaucoup brisent une grande partie de leurs ailes. Toutes, malgré leurs efforts répétés, s’éloignent sans avoir été admises à contempler l’Être réel ; elles s’en vont n’ayant obtenu qu’opinion pour pâture. La cause de cet intense empressement à découvrir la plaine de vérité, est que l’aliment qui convient à la partie la plus noble de l’âme provient de la prairie qui s’y trouve, et que la nature de l’aile ne peut s’alimenter que de ce qui est propre à rendre l’âme légère. Il est aussi une loi d’Adrastée. Toute âme, dit-elle, qui a pu être la suivante d’un dieu et contempler quelques vérités absolues, est jusqu’à un autre périodique retour à l’abri de tout mal ; et, si elle reste capable de toujours accompagner son dieu, elle sera pour toujours hors de toute atteinte. Lorsque l’âme pourtant, impuissante à suivre les dieux, ne peut point arriver à la contemplation, et que par malheur, en s’abandonnant à l’oubli et en se remplissant de vices, elle s’appesantit : alors, une fois appesantie, elle perd ses ailes et tombe sur la terre. Dès lors, une loi lui défend d’animer à la première génération le corps d’un animal, mais prescrit à l’âme qui a contemplé le plus de vérités, de générer un homme qui sera ami de la sagesse, ami du beau, des Muses ou de l’amour. L’âme qui tient le second rang doit donner un roi juste ou guerrier mais apte à commander ; celle du troisième rang produira un politique, un administrateur ou un homme d’affaires ; celle du quatrième, un gymnaste infatigable ou quelque homme versé dans la guérison des maladies du corps ; celle du cinquième mènera la vie d’un devin ou d’un initiateur ; celle du sixième conviendra à un poète ou à quelque autre imitateur celle du septième animera un artisan ou un agriculteur celle du huitième, un sophiste ou un flatteur du peuple celle du neuvième, un tyran. Dans tous ces états, quiconque a vécu en pratiquant la justice obtient en échange une destinée meilleure ; celui qui l’a violée tombe dans une pire. (Platon, Phèdre, 248, Traduction de Paul Vicaire, 1985)83

Je retrouve ici cette dualité qui dans Le banquet opposait harmonie et discorde, santé et maladie, Aphrodites célestes et populaires. Ayant renvoyé l'unicité au monde des dieux, Platon illustre d'une autre façon, sa vision dialectique du monde dans lequel les êtres humains vivent. Un être humain capable du meilleur et du pire, aussi polarisé que dans les descriptions de Jung et de Reich, cité plus haut.

      1. Le corps et l’esprit

Voici un exemple vécu qui montre une façon d’utiliser l’image du char dans une séance de psychothérapie. Il s’agit d’une jeune dame qui a peu d’amis, peu de vie sociale, peu d’activité sexuelle, et sous-évalue ses capacités professionnelles qui sont pourtant appréciées. Six mois après le début de la thérapie, elle m’apporte un rêve dans lequel elle s’imagine devenir une mère dégoûtée par son bébé.

Dans une des séances que nous avons consacrées à ce rêve, je me suis centré sur deux images :

Image I : Une mère qui allaite facilement.

Image II : Une mère dont le lait n’est pas appréciée par l’autre, un lait qui détruit l’autre.

Pour cette patiente, la fonction maternelle fait partie de la dimension « animale » de l’humanité. En parlant, son visage fait une mimique84 qu’elle ressent comme dédaigneuse et dégoûtée. Elle me parle de l’horreur que ça doit être de devenir une mère qui accueille son mari chaque soir en ne lui parlant que de son enfant et de ce qu’il faudrait faire. Je lui demande pourquoi elle trouve cela si ennuyeux, et pourquoi elle est si sûre que ce sujet ennuie forcément le père qu’elle imagine ? Le sien était dans la marine pendant les premières années de sa vie, si bien qu’elle jamais été témoin d'une discussion où ses parents parlent d’elle tendrement, de son éducation, de sa vie d’enfant.

Elle oppose les aventures d'une mère en train de gérer des biberons et des langes à des discussions plus « élevées » sur la pédagogie, sur les grands penseurs qui ont parfois été des membres de la famille, ou des connaissances. Elle est à la fois découragée et irritée par les thèmes de la vie quotidienne, et espère que sa psychothérapie ne va pas la ramener souvent à ce genre de sujet. Elle se sent violée dans son intimité par cette discussion, et me demande de la ménager. Je prends l’option de ralentir mais de garder le cap. Nous parlons un instant de sa résistance à aborder ces dimensions instinctuelles et corporelles de l’être. Elle m’accuse de « tout » réduire à la dimension pipi/caca. Je lui décris deux mères :

— Mère 1 : La mère met une pince à linge sur le nez quand elle enlève les langes du nourrisson, quand il fait des rots et des renvois ou quand il hurle ; par contre elle adore jouer avec un bébé propre qui rie avec elle.

— Mère 2 : La mère accepte l’enfant en tant qu’organisme qui fait pipi, des rots et aime rigoler.

La patiente reconnaît qu’elle a plutôt été l’enfant de la mère 1. Pour montrer qu’il n’est pas nécessaire de réduire la fonction intellectuelle à la fonction maternelle pour admettre que les deux fonctions sont des dimensions également importantes de l’organisme, j’utilise une version adaptée de la fable du chariot de Platon.

Le cheval blanc qui vise le soleil est la dimension spirituelle, intellectuelle, intelligente qu’elle valorise tant. Le cheval noir qui vise la terre est l’ensemble des dimensions instinctuelles, corporelles et matérielles qu’elle dédaigne. Si elle n’avait que le cheval blanc, elle brûlerait dans les cimes solaires ; si elle n’avait que le cheval noir elle se noierait dans les marécages sombres de la terre. J’associe ces deux montures à ses tendances maniaco-dépressives, en montrant qu’elle a besoin du cheval noir pour ne pas se brûler, pour avoir les pieds sur terre. J'ajoute que je comprends mieux, après cette discussion, pourquoi le côté concret des relations humaines la déprime. Pour en revenir à la thérapie que nous entreprenons, je lui parle de la personne dans le chariot qui doit tenir les rênes de façon à ce que l’attelage aille dans une direction choisie. Pour le moment cette personne a du mal à tenir les rênes et ne sait pas vraiment où elle veut aller.

      1. L'intégration de l'ombre chez Jung

Un des outils à visée psychothérapeutique proposé par Carl Gustav Jung, est l’intégration des ombres et des lumières de l’âme. La théorie de Jung permet de récapituler ce que j’ai déjà développé à propos de la dialectique, et de reprendre la notion d’ombre et de maîtrise de l’ombre proposée par Platon, sous un autre angle.

Créer un tableau des ombres et des lumières de son âme est une des premières étapes d’un processus jungien type. Un analyste jungien s’attend à aborder ce thème assez rapidement, même s’il sait s’adapter aux exigences d’un processus individuel qui doit parfois commencer autrement. Une première façon de différencier l’ombre et la lumière d’une âme, selon les analystes jungiens, est d’associer la lumière à toutes les représentations de ce qu’un individu veut être, et l’ombre à toutes les représentations de ce qu’il ne veut pas devenir. La lumière regroupe des aspirations intérieures actives dont il est fier ; l’ombre, celles dont il a honte. Certaines de ces ombres sont personnelles (envie de suicide, lâcheté, etc.), d’autres culturelles (racisme, fanatisme, etc.).85

En apprenant à distinguer ses ombres et ses lumières, l’individu met en branle un processus d’individuation dialectique qui permet à une force intérieure (diversement appelée « soi » ou « je » par les jungiens) de se structurer, de s’individualiser, et d’être capable de tenir par les rênes les forces intérieures représentées par les notions d’ombre et de lumière. Le thérapeute jungien vise donc une image proche du chariot de Platon, mais son centre d’attention est la formation du pilote, le développement de ses compétences.

Ce processus d’individuation est difficile, car il implique une réévaluation de ce qui est bon et mauvais en soi. Apprendre que les forces que l’on vénère ne sont pas forcément bienveillantes, est parfois plus difficile que d’admettre que nos rêves d’agressions violentes cachent des ressources créatrices. Le but de l’opération est de permettre à un individu d’acquérir la capacité et la force de devenir aussi conscient que possible des forces qui l’animent :

Il s’agit de regarder en face tous nos démons intérieurs, tous nos appétits agréés ou non, tout ce qui a été refoulé afin de conserver notre bonne conscience et notre sentiment de cohésion psychique. Le résultat de ce travail est de se réapproprier et d’intégrer l’énergie volée par nos démons intérieurs. (Claire Colliard 1987)

L’exploration de son ombre permet graduellement d’intégrer les forces qu’elles contiennent, et de se protéger des effets néfastes des diverses formes de peste émotionnelle comme le fascisme et le communisme qui ont rodé en Europe au vingtième siècle :

L’espèce humaine se plaît, elle aussi, à enfermer certains de ces problèmes dans des tiroirs séparés. Mais c’est précisément la raison pour laquelle nous devrions examiner avec la plus grande attention ce que nous sommes en train de faire, car l’humanité est aujourd’hui menacée par de mortels dangers, créés par elle-même, et qui cependant échappent toujours davantage à notre contrôle. (Jung 1964, p.145).

Jung écrit ces lignes peu de temps après que l’Union Soviétique a fait construire un mur et des barbelés qui ont divisé l’Europe en deux : à l’ouest les démocraties capitalistes, à l’est les démocraties communistes :

C’est le visage grimaçant de sa propre ombre mauvaise, que l’homme occidental voit grimacer de l’autre côté du rideau de fer. (…) Il vaudrait beaucoup mieux faire un effort sincère pour reconnaître dans l’autre notre propre « ombre », et son action néfaste. Si nous pouvions voir cette ombre (le côté ténébreux de la nature), nous serions immunisés contre toute contagion intellectuelle et morale. Dans l’état actuel des choses, nous86 ouvrons nous-mêmes la porte à la contagion parce que, pratiquement, nous faisons les mêmes choses qu’eux. (…) La triste vérité est que la vie réelle de l’homme est faite d’un ensemble inexorable de contraires, le jour et la nuit, la naissance et la mort, le bonheur et la souffrance, le bien et le mal.

Nous n’avons même pas la certitude qu’un jour l’un de ces contraires triomphera de l’autre, le bien du mal, ou la joie de la douleur. La vie est un champ de bataille. Elle l’a toujours été et le restera toujours. S’il n’en était pas ainsi, la vie s’interromprait. (Jung 1964, p.145-148)

Dans les écrits analytiques sur l’intégration de l’ombre et de la lumière, l’on retrouve la discussion du Banquet qui distingue les processus dialectiques qui n’intègrent que des relations harmonieuses, de ceux qui trouvent bénéfique l’intégration des dissonances. Certains analystes pensent que l’ombre et la lumière peuvent s’intégrer de façon harmonieuse, qu’il est possible de prendre la force cachée dans l’ombre pour renforcer la lumière, et d’utiliser la force de la lumière pour maintenir l’ombre à la périphérie de la conscience. Dans une telle démarche, l’ombre ne disparaît pas mais elle n’a plus d’autonomie.87

D’autres analystes, comme le Finlandais Kaj Noschis, pensent que l’ombre ne s’intègre jamais, qu’elle ne perd jamais son individualité, qu’elle garde son indépendance :

L’indépendance de l’ombre engendre une souffrance qui, elle, peut, au mieux, amener à la recherche des conditions qui permettent d’y résister ou alors on y succombe. La vie spirituelle de l’homme est dans l’acceptation de ce drame. Voilà qui nous semble exclure toute intégration. (…) C’est une prise de conscience et une interrogation sur notre ombre qui nous ouvre la voie de l’âme. (Kaj Noschis 1997, À la recherche de l’ombre perdue)

Il y a dans cette formulation deux séries de questions différentes. La première provient du fait que la lumière à son ombre et l’ombre sa lumière. La lumière peut être dangereuse quand elle est abordée sans précautions, et la nuit permet aux individus de percevoir toutes les étoiles de l’univers. Le soleil par exemple est source de vie, tant qu’il demeure à une certaine distance de la terre, et deviendrait mortifère s’il s’en approchait. De même, les pulsions les plus effrayantes de l’être ont un potentiel créateur dont les artistes et les savants ont souvent bénéficié.

La deuxième série de questions est liée à la notion d’intégration de l’ombre. Si l’on admet qu’ombre et lumières sont deux forces indépendantes, comme le suggère la position manichéiste qui inspire Jung, alors seul l’effet d’émergence de la force du soi peut demeurer une préoccupation thérapeutique. Apprendre à admettre l’existence de forces maléfiques et bénéfiques au centre de son être, c’est apprendre à jouer avec une différence de potentiel qui peut devenir de plus en plus puissante au sein des dynamiques conscientes. Plus un individu peut consciemment admettre la puissance des forces maléfiques et bénéfiques qui l’animent, plus les dynamiques psychiques qui utilisent la conscience, ont d’espace pour trouver des solutions nouvelles à d’anciens problèmes. La conscience a moins peur de ce qui est, et peut percevoir des différences de potentiel de plus en plus puissantes sans perdre pied, sans se disloquer (psychose), ou sans se refermer dans un déni de ce qui est (névrose).

La force de la position jungienne est d’exiger que les humains reconnaissent les forces positives et négatives de l’univers, sans essayer de dissoudre leur identité dans des espoirs inutiles. Le bien et le mal qui émanent d’un tortionnaire ou d’un père qui commet des abus sexuels sur ses enfants, doivent pouvoir être confrontés par la conscience pour qu’un patient traumatisé puisse retrouver la force de vivre.

Cette attitude est élitaire — me semble-t-il — dans la mesure où je ne suis pas sûr que la plupart des humains sont capables de regarder toutes ces vérités en face. Cette dernière considération rejoint l’impression du Socrate, à la fin du mythe de la caverne. Pour Platon et pour Jung, le philosophe ou le psychothérapeute doit être capable de se percevoir de façon aussi honnête, et d’observer les autres avec la cruauté et l’amour de la vérité. Comment aider l’autre à se faire autant de bien que possible en s’appropriant autant de vérité que possible est un autre problème, plus pédagogique.

Le modèle de l’ombre éclaire utilement certaines difficultés que peuvent rencontrer ceux qui veulent soutenir une victime dans sa tentative d’intégrer l’indigeste. Tout d’abord le thérapeute aidera le patient à intégrer le fait qu’un traumatisme ne peut pas être oublié, ou annulé. Ensuite il essayera d’aider le patient à trouver une façon (a) de ne pas se couper de l’horreur de ce qui a été vécu, et (b) sans éteindre la lumière qui permet d’éclairer les élans qui forgeront le future. Il est parfois possible d’aller jusqu’à aider le patient de préciser les contours de l’ombre et de la lumière qui anime son tortionnaire. L’avantage de cette stratégie, qui n’implique jamais une justification des actes horribles dont les humains sont malheureusement souvent capables, est d’empêcher que le patient se protège en s’aveuglant, en devenant incapable de percevoir les lumières qui pourraient l’aider à se réparer. Il est en effet bouleversant de noter que les enfants qui ont été abusés par leur père ne cessent jamais de réclamer l’amour de leur père. Quand je travaille avec des patients qui ont été abusés, je suis horrifié par ce qu’ils ont vécu, mais je supporte encore plus mal que les parents abusifs ont rendu destructeur le besoin de tout enfant d’aimer leurs parents. Ce viol du besoin d’aimer est souvent encore plus ravageur que les abus sexuels et les violences corporelles.

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