Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c'est la foi et la piété dans les coeurs








télécharger 71.38 Kb.
titreLes hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c'est la foi et la piété dans les coeurs
date de publication09.08.2018
taille71.38 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > histoire > Documentos


Il y a quinze jours un homme de couleur était enfin reconnu par l'Occident...

Il y a quinze siècles déjà, le Prophète صلى الله عليه و سلم

élevait un homme de couleur et déclarait les hommes égaux et libres

Depuis deux semaines, la population mondiale est euphorique: c'est la première fois dans l'histoire d'un pays occidental qu'un homme de couleur est porté au sommet d'un pays. On ne finit pas d'applaudir ces bienfaiteurs de l'humanité. Les femmes dansent dans le petit village de Kogelo au Kenya, pour fêter cette victoire historique: c'est la reconnaissance pour une population qui était tolérée sans être vraiment acceptée; une reconnaissance pour une couleur longtgemps méprisée, oprimée depuis la colonisation partout dans le monde, et la decouverte de l'Amérique par les bienfaiteurs de l'humanité. Cette élection est considérée comme un  pas de géant  dans l'histoire des civilisations, un nouveau départ pour l'amitié entre les peuples.

Sans afficher de tendance politique, nous ne pouvons que nous réjouire de cet événement; mais à voir les pays musulmans témoigner leur respect et leur admiration pour ce signe, certes très fort des valeurs humaines, on finit par se demander si les musulmans connaissent vraiment l'histoire de leur religion... Si c'était le cas, on aurait déjà entendu des voix s'élever pour montrer qu'il y a 1500 années notre Prophète صلى الله عليه و سلم avait déjà élevé au plus haut grade un homme de couleur.

Mais cet homme là n'était pas déjà Sénateur... c'était un esclave qui venait d'être affranchi; il n'avait aucune lignée chez les Arabes, il venait d'Ethyopie. Et pourtant, le Prophète صلى الله عليه و سلم l'honora en lui confiant une tache historique: donner le premier Azan de l'Histoire de l'Islam, à Makkah Moukarramah, pour la première fois que les musulmans pouvaient y entrer librement pour adorer Allah. Le Prophète صلى الله عليه و سلم ne fit pas cet honneur à un membre de sa famille, ou à un Banou Hashim; il désigna Hazrat Bilal (RA) qui s'était démarqué par une rigueur innébranlable dans sa foi aux premirs jours de l'Islam. Ce choix était un signe fort pour l'humanité: les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c'est la foi et la piété dans les coeurs. C'était il y a quinze siècles: en l'an 7 de l'Hégire, 628 du calendrier chrétien.

L'égalité, la Fraternité, la Liberté, la Solidarité : ces valeurs que les pays occidentaux affichent haut et fort ne sont pas des notions innovatrices, ni véritablement un tournant dans l'Histoire des droits de l'Homme; ces valeurs étaient déjà à la base de la première société que le Prophète صلى الله عليه و سلم a fondé, à Madina Mounawarah.
La notion d'égalité entre les races, fait parti du message apporté par notre Prophète صلى الله عليه و سلم . A maintes reprises, il a rappelé ce Hadice maintenant très connu, que l'Arabe n'est pas supérieur au non-arabe, ou le blanc par rapport au noir, si ce n'est par la piété.« Un Arabe n’a strictement aucun mérite sur un non-Arabe, pas plus qu’un non-Arabe n’en a sur un Arabe, ni un Noir sur un Blanc, ni un Blanc sur un Noir, si ce n’est par la piété » (Rapporté par Ahmad)
Ce message d'égalité a été révélé par Allah depuis la Table gardée, à l'attention des hommes de toutes les époques: « Inna Akramakoum... »

Dans le Qour'an, Allah Taala cite l'histoire d'un homme, lui aussi d'origine africaine selon l'opinion des Savants: Loukman (a), surnommé « Le Sage ». Alors qu'il y a encore quelques siècles l'Occident considérait les personnes d'origine africaine comme des « indigènes » qu'il fallait absolument « civiliser », ou au mieux comme une main d'oeuvre qui était au service des exploitants agricoles, quand ils n'étaient pas carrément esclaves... le Livre des Musulmans a honoré cet homme rempli de sagesse et de Imane, dont les recommandations allaient être lues et mises en pratique jusqu'à la fin des temps.

A d'autres reprises, le Prophète صلى الله عليه و سلم honora Bilal (ra) publiquement: il annonca une fois qu'il entendit dans son rêve les pas de Bilal (RA) dans le Paradis, et lui demanda quelles étaient donc les actions qu'il accomplissait pour avoir un rang aussi élevé auprès d'Allah.

Et notre Prophète صلى الله عليه و سلم nous a inculqué cette parfaite égalité en nous annonçant que même si un jour un homme de couleur noir venait à nous diriger, il faudrait absolument l'obéir. Ce message date de 1500 années et perdurera jusqu'à la fin des temps.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a montré cette pafaite égalité en considérant Souhaib (RA), qui était de peau blanche (Roumi), et Salman (RA) qui n'était pas arabe, mais perse, comme les plus respectables des Compagnons.

L'apport de notre Prophète صلى الله عليه و سلم à l'Humanité en terme de valeurs est unique. Ces valeurs ont été abandonné par les autres peuples au cours de l'histoire, puis elles ont été développées en France au 18e Siècle, lorsqu'une couche de la population, le tiers-état ne supportait plus d''être considéré comme inférieur,-et au début du 20e Siècle avec le courant Humaniste d'Albert Camus et Jean-Paul Sartre.

La notion d'égalité entre les hommes est omni-présente dans les actes d'adoration: nous sommes tous égaux devant Allah. Ainsi dans la Salat, le 1er rang de la Mosquée (Saff), qui est le plus rétribué, est réservé aux plus dévoués, et ne peut être réservé aux riches ou aux nobles. On trouve ainsi dans une même rangée de fidèles: un chef d'entreprise, son employé, une personne issue d'une grande famille, une autre qui est d'origine étrangère, sans situation. La seule chose qui les démarque pour Allah c'est leur dévotion. Egalement dans le grand et le petit pélérinage, le Ehram est symbolique de cette égalité parfaite entre les hommes; les deux piéces de tissu effacent tout signe exterieur de richesse, pour rappeler aux l'homme qu'ils sont égaux devant Allah, et qu'ils seront retournés auprès de Lui dans ce même état: sans signe distinctif autre que la pureté du coeur.

Ainsi, la question de la reconnaissance des personnes de couleurs est une vieille histoire résolue il y fort longtemps par notre Prophète صلى الله عليه و سلم
Qu'en est-il de la question de l'esclavage dans l'Islam?

Cette question n'est peut-être pas directement liée aux élections en Amérique, mais lorsqu'on parle d'égalité des races dans l'Islam, les islamophobes avancent cet argument; ils aimeraient voire dans l'Islam une doctrine qui a soutenu l'esclavage. C'est pourquoi il est important d'écarter cette ambiguité.

Il faut avant tout savoir que l'esclavage était une pratique courante chez les arabes pendant la période de l'ignorance (Djahiliyah). Lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم a propagé sa mission, la question de l'esclavage a été traitéé en deux étapes:


  1. La « liberation morale » des esclaves: il consistait à donner dans une première étape, un maximum de droit à ces personnes, pour qu'elles soient considérées et traités comme des semblables, et faire disparaitre le terme  d'esclave. Ainsi le Prophète صلى الله عليه و سلم les a qualifiés de « vos frères ». (Rapporté par Tirmizi).


Il responsabilisait déjà les propriétaires sur le fait que ce sont des semblables, et non pas de la marchandise. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a demandé aux propriétaires de considérer ces personnes de la manière suivante:

  • S' ils ont aidé a préparer le repas, qu'il les invite à partager le repas à sa table

  • S'ils ont hontede se mettre à table avec leurs maîtres, qu'il leur donne une portion de cette même nourriture qu'il va consommer

  • De les vêtir avec les memes vêtements qu'il utilise

  • De ne pas leur demander d'accomplir une tâche au dessus de leurs forces

  • De les aider dans les tâches difficiles


Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: « Vos esclaves sont vos frères. Quiconque dispose de l’un de ses frères doit le nourrir de ce dont il se nourrit lui-même et le vêtir de ce dont il se vêt lui-même. Ne leur demandez pas ce qui dépasse leur capacité. Et si vous le faîtes, alors aidez-les » (Rapprté par Boukhari)
Dans un souci supplémentaire de ménager les sentiments et de reconstruire ces personnes psychologiquement , le Prophète صلى الله عليه و سلم a également dit: « Que nul d’entre vous ne dise : Voici mon serviteur ou voici ma servante ! Mais qu’il dise : Mon garçon et ma fille ! »

Les Sahabas (RA) répugnaient le fait de voir une personne déconsidérer un de ses esclaves ou le rabaisser. Abû Hurayrah interpela une fois un homme qui était sur une monture tandis que son serviteur courait à pied derrière lui : « Fais-le monter derrière toi, car il est ton frère et son âme est comme la tienne ! » . Zaid (RA) qui était au service du Prophète صلى الله عليه و سلم était appelé couremment: « Zaid, le fils de Mohammad ».

Anass (RA) témoigne qu'il était au service du Prophète صلى الله عليه و سلم pendant 10 ans, « ...et il ne m'a jamais fait la repproche pour quelque chose que j 'avais fait:"Pourquoi as-tu fait ça? " ou pour ce que je n'avais pas pu faire "Pourquoi tu ne l'as pas fait?". Et jamais il n'a frappé un homme ou ne femme de sa vie... »

On peut déjà se demander si ces droits n'étaient pas déjà mieux que ceux d'un travailleur des temps modernes, et plus respectueux que la situation des travailleur des pays sous-développés qui sont exploités du matin au soir par de grandes franchises de pays riches!
Il est à noter aussi que dans l'Islam, les esclaves étaient des prisonniers de guerre; ces hommes n'étaient pas réduits à l'esclavage pour la couleur de leur peau, comme c'était le cas en Europe il y a encore quelques siècles, où des navires allaient sur les côtes africaines, et enlevaient - pour ne pas dire volaient- des personnes de leurs pays d'origine pour les réduire à l'esclavage. Les esclaves chez les musulmans pouvaient être de n'importe quelle origine, à partir du moment où il faisaientt parti des troupes ennemies vaincus; ainsi un musulman noir pouvait très bien avoir en sa possession un eclave arabe ou roumi (blanc) qu'il a combattu lors d'une guerre. On est loin des traites négrières abbolis il y a tout juste un siècle et demi en Europe en 1848, et dont les conditions étaient les suivantes:
«  Le Commerce triangulaire, aussi appelé Traite atlantique ou Traite occidentale, désigne les échanges entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques, mis en place pour assurer la distribution d'esclaves noirs aux colonies du Nouveau Monde(continent américain), pour approvisionner l'Europe en produits de ces colonies et pour fournir à l'Afrique des produits européens et américains.

L'expression commerce triangulaire ne doit pas se réduire uniquement à un passage en trois temps sur trois continents : les navires occidentaux se rendant sur les côtes africaines pour échanger des esclaves contre des marchandises ; puis transfert des esclaves en Amérique et échange contre une lettre de change, du sucre, du café, du cacao, de l'indigo et du tabac ; enfin acheminement des produits américains vers les ports européens.

En réalité, le déroulement du commerce triangulaire était beaucoup plus vaste et il existait plusieurs routes : "l'Europe s'activait, en amont de la traite, afin de réunir les capitaux, les marchandises, les hommes et les navires nécessaires, ainsi que de trouver des alibis pour justifier ce trafic ; tandis qu'en aval, elle s'occupait de la transformation des denrées coloniales. » (wikipedia.org)

La condition des esclaves s'était tellement améliorée avec ces recommandations prophétiques, que certains esclaves affranchis refusaient de quitter leurs maîtres.

C'était le cas de Zaid bin Haritha (RA), qui était au service du Prophète صلى الله عليه و سلم . Quand celui-ci lui proposa de retrouver sa liberté et de retourner auprès de ses proches, lorsque ces derniers vinrent le retrouver, il refusa et dit: « Jamais je ne choisirai de rester auprès de quelqu'un d'autre que toi, O Prophète d'Allah. Tu es pour moi comme un père et un oncle ». On lui dit alors: « O Zaid! Tu préfères être un esclave plutôt que d'être libre, auprès de ta famille et de tes proches! » Il répondit sans hésiter: « Ce que j'ai vu chez cet homme (le Prophèteصلى الله عليه و سلم ) dans sa manière de se comporter, fait que jamais je serai prêt à le quitter »

Lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم vit ce témoignage d'amitié et d'affection, il dit: « Vous tous qui êtes présents, je vous prends en témoin: attestez que Zaid est mon fils, il hérite de moi et j'hérite de lui »

Peut-on encore parler d'esclavage lorsque le maître et l'esclave se témoignent mutuellemnet de la compassion et se considèrent comme père et fils???

Comparez plutot avec ce texte qui décrit l'esclavage chez les Romains, pratiquement à la même époque que le Prophète, à quelques milliers de kilomètres:

« C’est pour combler ces desseins pervers que l’impérialisme romain et l’esclavage qui en a découlé ont existé. Comme nous l’avons déjà évoqué, les esclaves étaient des objets privés du statut et des droits des êtres humains. Ils travaillaient dans les champs, enchaînés de telle sorte qu’ils ne puissent s’échapper. Ils étaient nourris, non pas parce que — comme les animaux et les végétaux — ils avaient le droit de satisfaire leur besoin de nourriture, mais parce qu’ils devaient rester en vie pour continuer à travailler. Au cours de leur travail, ils étaient dirigés au fouet, satisfaisant ainsi le sadisme pervers de leur maître ou de son représentant qui prenaient plaisir à les torturer. Le soir, ils dormaient dans de sombres « cellules » nauséabondes infestées d’insectes et de rats. Ils y étaient jetés par dizaines, au point qu’ils pouvaient se retrouver entassés à cinquante dans la même cellule, tous enchaînés, sans le moindre espace d’intimité tel celui qu’on accorde aux vaches dans l’étable. Mais l’horreur suprême était quelque chose d’encore bien plus atroce, qui soulignait davantage la nature sauvage du Romain antique... Il s’agit des arènes de combat entre gladiateurs qui s’entretuaient au glaive et à la lance. Ces festivals figuraient parmi les préférés des Romains. Les maîtres, auxquels se joignait parfois l’Empereur, se rassemblaient pour regarder les esclaves qui s’entredéchiraient au glaive et à la lance dans des combats à mort. La joie des spectateurs atteignait alors son paroxysme, les gosiers hurlant des ovations, les mains applaudissant de manière nourrie, avec des rires de bonheur sincère et profond, dès lors que l’un des gladiateurs terrasse son compère, et le laisse gisant, sans vie ! »

Dans sa manière d'agir avec les esclaves, ou avec ceux qui avaient été affranchis, le Prophète (SAW) a montré a l'humanité que tout homme méritait de la considération, et personne ne pouvait considérer son prochain comme inférieure ou indigne de remplir des fonctions. Ces trois événement sont tous porteurs de ce message, qui illustre au plus haut niveau possible les valeurs de Liberté et d'Egalité:

  • Arrivé à Madina Mounawwarah ,Le Prophète صلى الله عليه و سلم mis en place le « pacte de farternité » (Mouaakhaat); chaque habitant de Madina devenait le frère d'une personne venue de Makkah, pour faciliter l'intégration des ces derniers. Le Prophète صلى الله عليه و سلم ne tint pas compte de la condition d'esclave de certains, ou d'esclaves affranchis, par rapport aux notables et représentants de grande familles.Les liens qu'il scella traduisait l'égalité totale entre les hommes, sans distinction de couleur, d'origine ethnique ou de classe sociale.La seule chose qui pouvait démarquer un homme, c'était sa Foi en Allah. Il scella ainsi des liens fraternels entre certains esclaves et certains notables arabes. Il conclut ainsi des liens fraternels entre Bilâl (RA) et Khâlid Ibn Ruwayh Al-Khath`amî (RA); entre son esclave affranchi Zaid (RA) et son propre oncle Hamzah (RA), ou encore entre Khârijah Ibn Zayd (RA) et Abû Bakr (RA).



  • Le Prophète صلى الله عليه و سلم honora Zaid (RA) en le mariant à sa cousine Zaynab Bint Djahsh (RA). En temps normal, une femme a du mal à accepter le fait que son mari soit issu d’une catégorie sociale inférieure; elle peut le ressentir comme une atteinte à sa dignité. Mais le Messager d'Allah صلى الله عليه و سلم voulait établir une signification bien plus profonde : « Il voulait extirper les esclaves des tréfonds vers lesquels ils ont été précipités par une humanité injuste et les élever au rang des plus illustres notables arabes qurayshites » (Mohammad Qoutoub)



  • Le Prophète صلى الله عليه و سلم désigna ce même Zayd (RA) chef d’une armée dont les soldats n’étaient autres que des notables arabes parmi les Muhâjirûn et les Ansâr. Lorsqu’il fut tué, il désigna son fils, Usâmah Ibn Zayd, à la tête de l’armée. Et pourtant, cette armée comptait dans ses rangs des illustres Compagnons comme Abû Bakr et Oumar (RA), les deux ministres et futurs successeurs du Prophète صلى الله عليه و سلم, . L'esclave affranchi ou l'esclave n'était pas juste respecté ou bien traité: étant l'égal de tout homme, il pouvait acceder aux plus hauts rangs de la société et diriger des hommes libres: «  Ainsi, le Prophète n’octroyait pas seulement aux esclaves un statut d’égalité humaine ; il leur donnait également le droit de diriger et de gouverner des hommes libres. » (Mohammad Qoutoub) . Lors de son Khilafah, Oumar (RA) dit au moment où il devait préparer sa succession : « Si Sâlim, l’esclave affranchi d' Abou Houzayfah (RA), était encore parmi nous, je l’aurais nommé à ma succession ».



  1. La deuxième étape est la libération effective, sous la formule du « Itq » ou du « Moukaataba »

Après ce changement radical dans les mentalités, et le reconsidéartion total de la condition de l'esclave, l'Islam a vivement incité les maîtres à affranchir les esclaves.

Extrait des écrits du grand savant Mohammad Qoutoub:  « Mais l’Islam ne s’arrêta pas là, car sa base fondamentale et suprême est l’égalité complète entre les hommes, ce qui signifie la libération complète de tous les hommes. Par conséquent, il œuvra de manière effective à la libération des esclaves, et ce, par deux grands moyens : le `itq ou affranchissement gratuit et la mukâtabah ou contrat d’affranchissement »

Les deux modes d'affranchissement étaient donc le « Itq » et le « Moukaataba ».

  • Le Itq:

C'était l'affranchissement volontaitre de l'esclave, sans contrepartie ni condition, mais uniquement pour rechercher le contentement d'Allah.

Pour inciter les musulmans à libérer massivement les esclaves, le Prophète صلى الله عليه و سلم présenta aux Sahabas les récompenses qu'Allah Taala avait réservé pour l'affranchissemnt d'un esclave.

Amr bin Abassa (RA) rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: « Celui qui libère une personne qui a la Foi, ce sera sa libération du feu de l'enfer » (Rapporté par Ahmad)

Le Prophète صلى الله عليه و سلم décrivait cette libération du Djahanam en échange de la liberté d'un homme, avec beaucoup de précision, pour que les musulmans s'empressent d 'accomlir cet acte vertueux: « .. Allah l'accordera en récompense de chaque os de cette esclave libéré un os de son corps protégé du feu de l'enfer » (Tabari)

Dans une autre version, d'Abou Houraira (RA), il y a encore plus de précision: « Allah protègera (de l'enfer) sa main par la main de l'esclave affranchi, son pied par le pied de l'esclave affranchi... »

Et cette exhortation était faite à l'intention des femmes aussi: «La femme musulmane qui libère une femme qui a la Foi, Allah lui accordera en récompense de chaque os de cette esclave libéré un os de son corps protégé du feu de l'enfer » (Tabari)

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a cité ses récompenses tant pour la personne qui libère un esclave (« Fouqi al raqabah »), que pour celui qui aide un esclave à retrouver sa liberté (« A'tiq al Nassamah »). (Tafseer Ibn Kathir)

Avec toutes ses récompenses promises, les Sahabas allaient massivement rechercher le contentement d'Allah par cet acte autant vertueux qu'humain.

Le premier à montrer l'exemple était Abou Bakr (RA), qui dépensait des sommes collossales pour acheter des esclaves aux maîtres Qouraishites paiens, et les accordait la liberté.

Quand les ressources budgétaires le permettaient, le Trésor Public (Baitoul Mal) aussi achetait des esclaves de leurs maîtres pour les libérer, comme c'était le cas pendant le Khilafat de Oumar bin Abdil Aziz (Ra).

« L’histoire relate qu’un nombre incommensurable d’esclaves ont été libérés à travers cet affranchissement gratuit, et que ce nombre incommensurable ne trouve pas son pareil dans l’histoire des autres nations, ni avant l’Islam, ni plusieurs siècles après, jusqu’au début de l’ère moderne. Par ailleurs, les mobiles de leur affranchissement étaient purement humains, et découlaient des consciences individuelles qui désiraient gagner l’Agrément de Dieu, rien d’autre que l’Agrément de Dieu. » (Mohammad Qoutoub)

  • Le Moukaataba :

Il consistait à accorder à l’esclave sa liberté lorsqu’il la demandait à son maître, en contre partie d' une somme d’argent convenue. L’affanchissement était dans ce cas obligatoire : le maître ne pouvait ni le refuser ni le reporter, dès lors que la somme d’argent lui avait été versée. En cas de non respect de cet promesse, le Amir ou le dirigeant du pays pouvait intervenir pour exécuter de force le contrat d’affranchissement et donner la liberté à l'esclave.

Cette règle a ouvert les portes de la libération des esclaves en Islam, puisqu’elle permettait à l’esclave qui voulait recouvrer sa liberté, de s’affranchir, sans attendre que son maître le libère gratuitement à une occasion qui pourrait survenir, ou qui pourrait ne jamais survenir.

Le Baitoul-Mal (Trésor Public) aussi était sollicité pour utiliser l'argent de la Zakat pour, entre autre, aider les esclaves à remplir les conditions financières du Moukaataba, comme le stipule le verset qui désigne les ayant-droits de la Zakat : « Les aumônes ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, [...] pour l’affranchissement des esclaves » (Al Tawbah, Verset 60).

« L’Islam a donc été l’auteur d’une considérable et réelle avancée dans la libération des esclaves. Il a été en avance d’au moins sept siècles sur tout le développement historique. En plus de ce développement, il s’est distingué par d’autres éléments — comme les garanties assurées par l’État — auxquels le monde n’a commencé à s’intéresser qu’au début des temps modernes, ainsi que par des éléments que le monde ignore toujours, que ce soit au niveau du bon traitement des esclaves ou de l’affranchissement volontaire et gratuit, sans aucune contrainte d’ordre économique ou politique » (Mohammad Qoutoub)

  • Pourquoi ces deux étapes, plutot qu'une abolition directe et définitive de l’esclavage ?

Cette question intrigue beaucoup d'historiens, et font penser à certains que l'Islam n'a pas voulu abolir catégoriquement l'esclavage. Cette interrogation traduit leur méconnaissance de notre religion, qui dans sa perfection agit toujours de la meilleure des façons: avec sagesse et méthodologie.

Dans l'abolition de l'esclavage, l'Islam a devancé toutes les cultures et civilisations; elle est aussi la seule religion qui a donné autant de considération à l'esclave, pour le relever de son avillisement psychologique, jusqu'à ce qu'il se reconstruise intèrieurement et forge sa personnalité pour devenir un être à part entière; à partir de ce moment, il pouvait prétendre à la liberté.

Cette première étape est une « libération morale ». La deuxième étape, la « libération définitive » rendait cette affranchissement profitable à l'esclave. Car tant qu'il ne s'était pas reconstruit psychologiquement par le biais de la considération de son propre maître et son assimilation à un être « normal », digne de respect comme toute personne, une libération immédiate l'aurait propulsé dans une société où il aura à s'intégrer alors qu'il est instable psychologiquement, complexé, ayant la certitude d'être un sous-homme, ou encore le coeur rempli de haine et de désir de vengeance contre la société. Son épanouissement et son intégration aurait été alors très difficile, voir impossible.

Mohammad Qoutoub a, dans son ouvrage, analysé l'abolition de l'esclavage en Amérique, qui a été décrété subitement, sans préparation ou reconstruction psychologique des esclaves:

« L’expérience américaine dans la libération des esclaves par un simple coup de crayon d’Abraham Lincoln est la meilleure preuve de ce que nous avançons. Les esclaves libérés extérieurement par Lincoln au moyen d’une loi, n’ont pas supporté le poids de leur liberté : ils sont revenus chez leurs maîtres les priant de les accepter en tant qu’esclaves comme ils l’ont toujours été. Car, intérieurement, ils ne s’étaient pas encore eux-mêmes libérés »
Mohammad Qoutoub justifie cet échec par l'absence de la « libération morale de l'esclave », que l'Islam a privilégié,avant la libération physique:

« C’est cet état psychologique qui asservit l’esclave. C’est de l’intérieur qu’il doit être métamorphosé, et ce, en créant de nouvelles conjonctures permettant aux sentiments de prendre une toute autre direction, en développant chez l’esclave ses facultés inhibées, et de bâtir un être humain sainement constitué, à partir de l’être déshumanisé qu’il était.

Cet état psychologique ne peut être balayé par un décret politique abolissant l’esclavage. C’est de l’intérieur qu’il doit être métamorphosé, et ce, en créant de nouvelles conjonctures permettant aux sentiments de prendre une toute autre direction, en développant chez l’esclave ses facultés inhibées, et de bâtir un être humain sainement constitué, à partir de l’être déshumanisé qu’il était. 

L’Islam a commencé par exiger le bon traitement des esclaves, car rien d’autre qu’un bon traitement ne peut rendre son équilibre à une psychologie déviante. Il s’agit de lui rendre son estime afin qu’elle prenne conscience de son humanité et de sa dignité propre. Dès lors que cela se réalise, elle ressent d’elle-même le goût de la liberté et n’en est pas rebutée comme l’ont été les esclaves américains fraîchement libérés ».

C'est là toute la sagesse de notre religion qui, à la différence des lois régis par les hommes, provient du Créateur de l'Humanité, Celui qui connait mieux le fonctionnement de l'être humain, et qui a révélé à son Prophète صلى الله عليه و سلم la meilleure méthode pour organiser une société.

A travers l'histoire de Bilal (RA), qui avait la particularité d'être un homme de couleur et un esclave, nous voyons comment l'Islam a élever cette personne il y a 15 siècles de cela, alors que les personnes de même couleur et de même condition ont continué à être humilié et asservi 12 siècles après les réformes humaines apportées par notre Prophèteصلى الله عليه و سلم

Ainsi, la considération des hommes noirs, le respect qu'ils méritent comme tout autre homme, leur nomination comme dirigeant ou Amir est une révolution que l'Islam a apporté. Cet union entre les races, cette notion de parfaite égalité entre les hommes tant auprès de Dieu, que dans la société, est un apport humain historique dont l'Islam est le précurseur.

Ces valeurs que sont l'Egalité, la Solidarité, la Liberté ont permis aux musulmans de fonder la première ville musulmane, la société la plus juste, à partir de laquelle la lumière de la foi s'est propagée dans toutes les régions du monde.

C'est pourquoi nous devons être fier de notre religion, et inculquer ces valeurs à nos enfants. Prenons conscience que notre Prophète صلى الله عليه و سلم ne nous a pas apporté que la Salat, le Pélérinage et les actes d'adorations. Il a enseigné à l'Humanité le Respect et les plus belles des valeurs humaines.

Soyons digne de ces enseignements, en faisant naitre en nous ces valeurs qui permettront aux hommes de vivre libre et soumis à Allah, égaux entre eux, avec comme seule signe valorisant la piété et la bonté du coeur, dans la fraternité et le respect mutuel.

M.Ibrahim Mulla

similaire:

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Coeurs et à éclairer la terre, en vue de son retour
«sous ce pédagogue», étant «fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ». Pour Waggoner, par contre et cela est juste, les dix commandements,...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Le marketing des tours operateurs
«activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Par acte d’avocat articles 229 et suivants du Code Civil
L'acte sous signature privée contresigné par les avocats de chacune des parties ou par l'avocat de toutes les parties fait foi de...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\C’est le titre d’ouvrages qu’on publiait dans les années 1960. Les...
«acception», se rappeler de quelque chose, mais se rappeler quelque chose, infractus du myocarde, mais infarctus. Ces conseils bon...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Résumé Les modalités déontiques articulées par les règles de conduite...
«dans telles circonstances, telle chose ou tel type de chose ne peut pas se produire» (ce degré 0 de la possibilité correspond en...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Séance 5 : calcul littéral
«multiplié par» est soit un, soit un «.» soit rien quand cela ne prête pas à confusion. Par exemple a multiplié par y s’écrit aY...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Altérité est instrumentalisée par les Grecs comme outils de domination
«l'Autre», leurs religions, rites, cultures. L'Altérité est instrumentalisée par les Grecs comme outils de domination pour imposer...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Corrigé dm maison les femmes dans la société française de la Belle Epoque à nos jours
«mineures». Pour cet homme les femmes ne peuvent pas prendre une décision seule c’est pourquoi le droit de vote ne doit pas leur...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\S'inspire d'un fait divers authentique
«Sud profond» où les Noirs sont rejetés dans des bidonvilles crasseux, ne peuvent pas s'asseoir à la même table qu'un Blanc, sont...

Les hommes ne se distinguent pas par leur apparence physique ou par leurs origines ethniques; la seule chose qui les différencie et les valorise c\Résumé du journal trimestriel du réseau de formation et de conseil...
«conseil des employés» sont désignés par les organisations syndicales. Si les organisations syndicales (OS) ne parviennent pas à...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com