Theatre en algerie








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PIECES EN FRANÇAIS
1957

1-Djelloul Ahmed, Al Kahena, Debresse, 1957, tragédie en quatre actes.

Le récit de la résistance de la Kahena. Ce personnage se retrouve dans plusieurs pièces algériennes.
1958

2- Henri Kréa, Le séisme, Paris, P.J.Oswald, 1958.

Une tragédie en trois tableaux donnant à voir la réalité historique de l’Algérie avant et pendant la colonisation. Le séisme, c’est le déclenchement de la lutte de libération nationale. L’éclatement du temps correspond au discours explicite de l’auteur : changer radicalement les choses en opérant une véritable révolution.
1959

3- Kaddour M’hamsadji, La dévoilée, Rodez, Subervie, 1959. Préface d’Emmanuel Roblès.

A travers le personnage central de la pièce, une femme ouverte et sans complexe, l’auteur traite de l’émancipation féminine en dénonçant certaines traditions.
4-Kateb Yacine, Le cercle des représailles, Paris, Le Seuil, 1959.

Deux tragédies (Le cadavre encerclé et Les ancêtres redoublent de férocité) et une comédie satirique ( La poudre d’intelligence).
Le cadavre encerclé : jouée au TNA (voir production du TNA).
Les ancêtres redoublent de férocité : c’est la suite du Cadavre encerclé. Mustapha et Lakhdar s’évadent de prison et rejoignent le Ravin de la Femme sauvage. Celle-ci n’est autre que Nedjma que Mustapha et Lakhdar pousuivent dans le désert. C’est un hymne à la révolution, souvent pris en charge par le chœur qui, en quelque sorte, actualise le récit en « convoquant » les événements historiques.
La poudre d’intelligence : Nuage de fumée, philosophe rusé, intelligent et érudit dans ses bons moments, tourne en dérision tous les pouvoirs. Kateb réactualise les contes de Djeha en leur insufflant un nouveau contenu.
1960

5- Hocine Bouzaher, Des voix dans la Casbah, Paris, Maspéro, Réédité par l’ENAL, Alger, 1986.
Deux pièces (On ne capture pas le soleil et Serkaji), une introduction et des poèmes composent cet ouvrage.

-On ne capture pas le soleil est l’histoire d’un massacre collectif dans un village, organisé par l’armée coloniale, suite à un attentat de l’Armée de Libération Nationale (ALN) contre les soldats français. Théâtre-document. Les faits présentés sont historiquement et « temporellement » situés. L’action se déroule en 1957. Les personnages représentent les différentes couches sociales : commerçant, chauffeur, employé des PTT…Approche manichéenne des choses.

-Serkaji (le nom d’une prison à Alger) raconte la vie dans cette prison durant l’époque coloniale. Exactions, exécutions sommaires, récits de prisonniers bravant la mort… constituent les éléments-clé du récit.
1962

7- Henri Kréa, Théâtre algérien, Tunis, SNED, P.J.Oswald, 1962.

Un ensemble de deux pièces : Le séisme (déjà présenté) et une farce (Au bord de la rivière). Préface de Michel Habart.
-Au bord de la rivière met en situation cinq personnages particuliers dont quatre sont des « marginaux ». Le vieux ne se sépare jamais de sa bouteille de vin, Conchita, une jeune gitane, rêve d’être une actrice, la « jeunesse » veut trouver un travail honnête, le Bachagha, expulsé du conseil municipal parce qu’il lit le journal à l’envers, soumis, sans dignité, vit mal sa déchéance. Le propriétaire tente de les exploiter. Point commun : la misère.
8- Mohamed Boudia, Naissances, Lausanne, La Cité, 1962.

Deux pièces composent cet ouvrage : Naissances et L’olivier.

  • Naissances raconte l’histoire d’une famille algérienne de la Casbah durant la guerre de libération. Tout se passe dans une maison.

  • L’olivier : quatre personnages (Aïssa, Si Kaddour, Zineb et le combattant) se retrouvent seuls dans un village complètement détruit par l’armée coloniale. Il ne reste qu’un olivier que Si Kaddour protège.


1966

9- Robert Belghanem, Charge creuse, La Cité, 1966 : Les autres, Le cri sourd.
1969

10- Assia Djebar et Walid Carn, Rouge l’Aube, Alger, SNED, 1969.

Pièce jouée par le TNA ( voir productions du TNA).
11- Robert Belghanem, Gilles de Rais, Basse, Yutz, J.Vodaine, 1969.
1970

12- Kateb Yacine, L’homme aux sandales de caoutchouc, Le Seuil, Paris, 1970.

Pièce présentée par le TNA( voir productions du TNA).
13- Nourredine Aba, Montjoie Palestine, Honfleur, P.J.Oswald, Paris, 1970.

Poème dramatique. Préface de Jacques Daumal, avec un témoignage de Jean Luc Combaluzier.

C’est l’histoire de la Palestine et des horreurs israéliennes racontées sous une forme poétique.
14- Robert Belghanem, Spartacus, Caractères, Paris, 1970.
1972

15- Boudjema Bouhada, La terre battue, Honfleur, P.J.Oswald, 1972. Création du Théâtre de la Tempête de Jean Marie Serreau.
1973

16- Mouloud Mammeri, Le Banquet, précédé d’un dossier, La mort absurde des Aztèques, Paris, Librairie académique Perrin, 1973.

Pièce en trois actes, Le banquet, raconte la tragédie aztèque après la conquête du Mexique par Cortez et l’anéantissement de la culture aztèque au sixième siècle. C’est l’histoire d’un génocide. Mammeri fait éclater les éléments spatio-temporels et recourt à des anachronismes historiques rendant la tragédie actuelle et universelle.
17- Laadi Flici, Les mercenaires, SNED, Alger, 1973.

C’est une sorte d’hymne à la révolution. Plusieurs événements historiques (mort de Lumumba, lutte du peuple vietnamien, assassinat de Martin Luther King, Apartheid, lutte de libération de l’Algérie…) marquent le discours. Tous ces faits sont imbriqués les uns dans les autres et adhèrent au propos directeur : nécessité de la lutte.
18- Djamal Amrani, Il n’y a pas de hasard, Alger, SNED, 1973.

Pièce sur la guerre de libération.
19- Mustapha Haciane, A quoi bon fixer le soleil, SNED, Alger, 1974.

Un riche industriel tente de sympathiser avec ses employés qu’il a continuellement exploités. Le dialogue est impossible. Tous les moyens d’approche sont teintés de suspicion.
20- Robert Belghanem, El Gabal ou la nuit de l’erreur, P.J.Oswald, Paris, 1974.
21- Ismail Benmesbah, Le trompeur trompé, La pensée universelle, Paris, 1974.
1976

22- Ahmed Azegagh, La république des ombres, Paris, Quatre vents, 1976.

Une critique acerbe du pouvoir. A travers le personnage du Vietnamien, un intellectuel « révolutionnaire », c’est l’appel à une prise de conscience des gens et une sévère dénonciation du pouvoir. Une fois arrêtés ou disparus (sa femme et lui), c’est un groupe de jeunes survoltés, séduits par la combativité du « Vietnamien » qui poursuit la lutte.
1978

23- Mustapha Haciane, Les orphelins de l’Empereur, SNED, Alger, 1978.

Cinq «pensionnaires » n’arrêtent pas de souffrir dans une prison, jusqu’au jour où ils réussiront à en finir avec l’Empereur, un véritable tyran qui maltraite tous ses opposants. Et c’est un des pensionnaires qui prend sa place à la tête du trône.
24- Laadi Flici, La cour des miracles, (à la suite des nouvelles dans La houle), SNED, Alger, 1978.

Une famille de truands et de laissés pour compte peuplent l’univers de cette pièce, en sept « trajectoires » (tableaux). Proxénètes, prostituées, joueurs de cartes…constituent les personnages essentiels du récit.
1979

25- Nourredine Aba, L’aube à Jérusalem, SNED, Alger, 1979.

Action dramatique en huit séquences, L’aube à Jérusalem, raconte sous une forme poétique la tragédie palestinienne tout en interrogeant l’histoire d’un peuple chassé de sa terre par l’occupant israélien.
1980

26- Mohamed Dib, Mille hourras pour une gueuse, Le Seuil, Paris, 1980.

Pièce jouée en 1977 au festival d’Avignon, au théâtre ouvert (mise en espace sans décor ni costumes), tirée du roman, La danse du roi, Mille hourras pour une gueuse raconte la vie misérable de jeunes protagonistes, jouant chaque soir une comédie particulière. Arfia qui fait penser aux conteurs maghrébins, mène le jeu en recréant des épisodes de la guerre de libération et en dénonçant les arrivistes et les opportunistes, aujourd’hui au pouvoir. Deux périodes semblent se confondre : avant et après l’indépendance. La structure de la pièce, rompant avec le schéma traditionnel, ressemble à la structure du montage alternatif au cinéma.

En toile de fond historique, la guerre de libération, Arfia est l’espace médiateur de deux temps et de deux espaces. Tous les personnages qui tournent autour d’elle recréent leur passé, inventent oniriquement leur avenir. On peut parler ici de « grotesque carnavalesque ». La couronne de pacotille de Wassem entre en contradiction avec son discours dérisoire.
27- Nourredine Aba, La recréation des clowns, Galilée, Paris, 1980.

Pièce en quatre tableaux, La recréation des clowns raconte la torture pendant la guerre de libération. Trois parachutistes montent un spectacle dans lequel ils interprètent le rôle de clowns. Un de leurs camarades leur apporte un algérien qu’il soupçonne d’avoir déposé une bombe dans un lieu public. Scènes de tortures. L’Algérien ne dit rien. Mais les costumes de clowns jouent de mauvais tours aux tortionnaires qui se remémorent les souvenirs d’enfance, atténuant ainsi leur cruauté. Dans cette pièce, les indications scéniques, très nombreuses, fournissent des informations précises sur les caractéristiques physiques, les déplacements et le jeu des personnages. L’auteur signale dès l’entrée que c’est un texte qui se joue sans décor. Les noms des personnages rappellent ceux de la pièce de Beckett, En attendant Godot. Comique et jeux de mots donnent à la pièce une dimension tragi-comique. De nombreux liens entre la torture en Algérie et les actes nazis sont mis en lumière. Le jeu sur les noms suggère l’absurdité du cynisme et des atrocités des tortionnaires. Quand le lieutenant nazi se transforme, pour les besoins du jeu en clown (Sosso), il devient inoffensif.
28- Nourredine Aba, Montjoie Palestine, texte bilingue français-anglais, L’Harmattan, Paris, 1980.
29- Mohamed Benblal, Djafar le barmécide, La Pensée Universelle, Paris, 1980.
1981

30- Nourredine Aba, Tell El Zaatar s’est tu à la tombée du soir, L’Harmattan, Paris, 1981.

Encore une fois, Nourredine Aba raconte la tragédie palestinienne. Tout s’articule, ici, autour de quatre personnages centraux, le conteur, Fedoua, Marwan et Samira, qui font revivre des épisodes entiers de l’histoire de la Palestine. Un vieux conteur algérien, après le massacre de Tell El Zaatar, remémore, à travers Fedoua, un personnage mythique, les amours de Samira et de Marwan qui se confondent avec l’histoire tragique du peuple palestinien.

De très nombreux personnages peuplent le récit. Rêve et réalité s’entremêlent. Diverses formes sont employées : cinéma, radio, ballet, mime…On peut parler ici de « théâtre total ».
1982

31- Mouloud Mammeri, Le foehn ou la preuve par neuf, Publisud, Paris, 1982.

Pièce déjà jouée par le T.N.A (voir productions du TNA).
32- Nourredine Aba, Le dernier jour d’un nazi, Stock, Paris, 1982.

L’action se passe en Allemagne, un jour d’avril 1945. Le troisième Reich agonise. Herr Ohmendorff, un officier supérieur nazi ne veut pâs entendre les bruits de la chute de l’empire nazi. Toute sa famille sait que Hitler vit ses derniers jours. Sa femme, bonne chrétienne, n’approuve pas les horreurs nazies. Son fils, Hans, aide un prisonnier, résistant français, à prendre la fuite de la prison. A la fin de la pièce, Herr Ohmendorff n’admettant pas la défaite, se donne la mort.
1983

33- Nourredine Aba, L’annonce faite à Marco ou à l’aube sans couronne, L’Harmattan, Paris.
1984

34- Abdelkader Azza, Le pacte de sang, ENAL, Alger, 1984.

Reconstitution d’extraits de textes historiques. La guerre de libération.
35- Le théâtre beur, Préface de Chérif et Ahcène Zahraoui, Arcantère, Paris, 1984. Théâtre de l’Etang de beurre : Binet el Youm ; Théâtre des Flamands : Yaoulidi ; Théâtre de la ZUP de Valence : Les enfants de Aïcha.
36- Ahmed Boudchicha, Décès du mort-vivant, ENAL, Alger, 1984.

Pièce pour enfants.
1985

37- R.Belghanem, Le royaume du diable, Eyrein Garry, Compagnie du hasard, 1985.
1986

38- Boudjema Bouhada, Le fabuleux automne, Répliques et Asso Bouffonneries, Contrastes, 1986.
1988

39- Abdelkrim Boukhanoufa, Youghourta, La Pensée Universelle, Paris, 1988.
40- Hocine Bouzaher, L’honneur réconcilié, ENAL, Alger, 1988.
Ensemble de quatre pièces (L’honneur réconcilié ; La voix ; Le silence et le sang ; 7, Rue Hannibal ; De minuit à l’aube).
-L’honneur réconcilié raconte l’histoire d’une famille durant la guerre de libération. Tous ses membres pensaient qu’un de leurs procjhes, Said, collaborait avec l’armée française et souillait ainsi l’honneur de la famille. Il est tué par les siens alors qu’il travaillait pour l’armée de libération. Ce n’est qu’à la fin que ses parents apprendront qu’il avait gardé le secret sur son appartenance à l’ALN, pour ne pas mettre en échec une opération en préparation.
- La voix, le silence et le sang décrit le cauchemar d’un tortionnaire paradoxalement persécuté par ses victimes.
- 7, Rue Hannibal est le récit d’une famille qui apprend que son enfant milite dans les rangs de l’armée de libération. Inquiétude du père qui finit par épouser la cause de son fils, avant d’être assassiné par les soldats français.
- De minuit à l’aube est une comédie qui met en situation deux êtres qui ne réussissent jamais à communiquer sérieusement : le maître Bacha et son domestique Boubakeur. Celui-ci tourne son maître en bourrique, en dérision.
41- Ould Cheikh, Le Khalifa, in Poèmes et autres récits, OPU, Alger, 1988. Introduction de Ahmed Lanasri.
42- Fatima Gallaire, Ah ! Vous êtes venus…là où il y a quelques tombes, Quatre Vents, 1988.

1989

43- Mohamed Daif, Ulysse, ENAL, Alger, 1989.
44- Ahmed Kalouaz, Double soleil, Cyrama, Grenoble, 1989.
1990

45- Fatima Gallaire, Les co-épouses, Les Quatre Vents (Bondy, Impr. Abespress), 1990.
1991

46- Slimane Benaissa, Au delà du voile, traduction française de Anta Khouya Wana Chkoun (Si tu es mon frère, moi, qui suis-je ?), Carnières (Belgique), Ed.Lansman, 1991.
1992

47- Slimane Benaissa, Le conseil de discipline, Editions Lansman, 1992.

Ils sont six enseignants d’un lycée de l’Est algérien. Réunis autour du proviseur, un pied-noir, président de la fédération Algérie française, ils doivent décider des sanctions à prendre contre deux élèves, Jacomino et Atmourt. Ce dernier a été blessé lors d’une bagarre. L’histoire se passe en 1959.
48- Nourredine Aba, L’arbre qui cachait la mer, L’Harrmattan, 1992.

VI- DICTIONNAIRE DES AUTEURS, METTEURS EN SCENE

DECORATEURS
Nous tentons ici de présenter les auteurs, metteurs en scène, décorateurs et musiciens qui ont marqué le théâtre en Algérie. Nous avons décidé de sélectionner les auteurs qui ont produit plus d’une pièce. Notre démarche est certes arbitraire, mais l’absence d’informations et d’une documentation sérieuse, limite considérablement notre investigation.
Documents utilisés : Dictionnaire des auteurs maghrébins de langue française, Jean Déjeux (Karthala, Paris, 1984), Anthologie de la littérature algérienne de langue française, Christiane Achour (ENAP-Bordas, 1990), articles de presse et contacts avec les auteurs, Mémoires de Bachetarzi et de Allalou.

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