A. Les enjeux du développement durable Vers un nouveau modèle de société








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FICHES SALARIES


CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
A. Les enjeux du développement durable
- Vers un nouveau modèle de société
Répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs, c’est la définition générique du développement durable. Formalisé pour la première fois en 1987, ce concept est au confluent de trois préoccupations : le respect de l’écologie, l’équité sociale et la croissance économique. Pour les acteurs économiques, le développement durable se traduit par la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Y souscrire signifie pour eux se soucier de leur rentabilité économique mais aussi de leur comportement social et de leur impacts sur l’environnement.

Les trois piliers du développement durable, écologique, économique et social, sont interdépendants. Pour être durable, une stratégie doit se situer à l’intersection des trois pour être tout à la fois vivable, viable et équitable.
Le développement durable poursuit ainsi cinq objectifs, explicites dans de nombreux textes internationaux et français (rapport Bruntland, la déclaration de Rio, la stratégie nationale de développement durable…) :

- l’épanouissement humain et l’accès pour tous à une bonne qualité de vie

- la lutte contre le changement climatique et la protection de l’atmosphère

- la préservation de la biodiversité et la protection des milieux et des ressources

- la cohésion sociale et solidarité entre territoires et entre générations

-l’emploi et dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.
Encadré : La RSE : définition

La RSE est la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Etre une entreprise socialement responsable signifie contribuer, de son plein gré, au-delà des obligations légales et réglementaires, à améliorer la société et protéger l’environnement en prenant en compte l’ensemble des attentes des différentes parties prenantes (clients, fournisseurs, salariés, collectivités, Etat, société civile, actionnaires).
La RSE s’évalue dans 6 domaines, sur la base de critères adaptés au contexte et à l’activité de l’entreprise :

Environnement, Droits humains, Ressources humaines, Engagement sociétal, comportements sur les marchés, gouvernement d’entreprise


- Un mot d’ordre : la participation de tous
Le développement durable s’impose peu à peu à tous les acteurs de la société. Opinion publique, Etats, associations, syndicats, médias, entreprises prennent la mesure de nouveaux enjeux planétaires et construisent de nouvelles relations. Au centre de cette nouvelle gouvernance: le dialogue sans exclusive. Toutes les « parties prenantes » sont consultées.

- Des enjeux planétaires
- Le réchauffement climatique est devenu ces dernières années la préoccupation écologique majeure.

Les dérèglements du climat et sa cohorte de catastrophes, fonte des glaces, augmentation de la température,… concentrent les inquiétudes dans le monde entier. Les 2.500 scientifiques de 130 pays interrogés pour le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sont unanimes : la probabilité que le réchauffement climatique depuis 1950 soit d'origine humaine est de plus de 90 %. Il est urgent d’agir.

Les gaz à effet de serre sont les premiers responsables du réchauffement climatique. Naturellement présents en petite quantité dans l'atmosphère, certains comme le gaz carbonique ou le méthane maintiennent la température terrestre moyenne à 15 °. Sans eux, elle atteindrait à peine -18°. Or les activités industrielles, via la combustion massive d’énergies fossiles comme le pétrole et le charbon, font croître très rapidement les émissions de ces gaz. Depuis l’adoption du protocole de Kyoto par 38 pays industrialisés, la prise de conscience est de plus en plus partagée. L’Union européenne s’est ainsi fixée comme objectif la réduction de 20 % à 30 % de ses rejets de gaz à effet de serre d’ici à 2020.
- Vers l’épuisement rapide des énergies fossiles.
Aujourd’hui, près de 90 % de l’énergie produite sur terre provient des énergies fossiles, non renouvelables aux premiers rangs desquels le pétrole, le charbon et le gaz. Or, au cours des trente dernières années, la consommation d’énergie dans le monde a explosé (plus de 60 %). A ce rythme, et sous le coup de l’explosion démographique mondiale (plus de 9 milliards d’habitants en 2050, contre 6,5 millions aujourd’hui), nos besoins auront doublé en 2050. Selon certaines estimations, les réserves actuelles de gaz naturel devraient être épuisées dans 60 ans, le pétrole dans 40 ans, l’uranium dans 70 ans. Les énergies renouvelables sont donc devenues un élément stratégique des politiques énergétiques. Eolienne, solaire, géothermique, marémotrice, hydroélectrique, bioénergies... : elles sont très diverses mais encore marginales. La France a décidé que d’ici 2020, 23 % de la consommation d’énergie soit produites par des énergies renouvelables.
- La raréfaction accélérée des matières premières.
Une démographie galopante, une consommation effrénée, un recyclage ultra-minoritaire : l’épuisement de certaines matières premières s’envisage désormais à l’échelle d’une vie d’homme. Le fer, le cuivre, le cobalt, mais aussi le bois, voient ces dernières années leurs prix flamber, leur rareté, avérée ou présumée, favorisant toutes les spéculations. Deux types d’action sont essentiels pour enrayer ce phénomène : l’éco-conception des produits grâce notamment à l’analyse de leur cycle de vie et leur recyclage, comme nouvelle source d’approvisionnement. Une tonne de plastique recyclé, c’est 700 kilos de pétrole brut économisé ; un kilo d’aluminium (recyclable à 100%), ce sont 8 kilos de bauxite non extraits, 4 kilos de produits chimiques non produits et 14 kwh d’électricité non consommés ; 2,5 tonnes de bois sont épargnées pour chaque tonne de carton recyclé...

- Un risque de pénurie d’eau au niveau mondial.
Sur le plan mondial, l’approvisionnement en eau est de plus en plus préoccupant. La désertification gagne des territoires entiers. Une Africaine parcourt 6 km/jour pour approvisionner sa famille en eau, soit un marathon par semaine. Les disparités planétaires sont certes immenses : 3 milliards d’hommes qui vivent avec moins de 20 litres d’eau/jour, quand les Français consomment 150 litres/personnes/jour dont 93% pour les besoins domestiques.

La principale raison de cette pénurie est l’essor démographique. La population mondiale devrait passer de 6 milliards d'individus en l'an 2000, à 8 milliards en l’an 2025. La quantité moyenne d'eau douce disponible par habitant et par an devrait donc chuter de 6 600 à 4 800 mètres cubes, une réduction de presque un tiers. Si la tendance actuelle à l'augmentation des prélèvements en eau se poursuit, entre la moitié et les deux tiers de l'humanité devraient être en situation dite de stress hydrique en 2025. Une situation de stress hydrique se produit lorsque la demande en eau dépasse la quantité disponible pendant une certaine période ou lorsque sa mauvaise qualité en limite l'usage. Il s’agit d’un seuil d'alerte retenu par l'Organisation des nations unies (ONU) et correspondant à moins de 1700 mètres cubes d'eau douce disponible par habitant et par an. Le risque d’une pénurie d’eau douce existe donc bel et bien.
L’autre enjeu de taille pour les années à venir  est la satisfaction de l’ensemble des besoins en eau potable de l’humanité. Aujourd’hui, déjà un habitant sur cinq n’y a pas accès. Or, selon l’ONU, sur les 33 mégapoles de plus de 8 millions d'habitants qui sont en train de se former, 27 seront situées dans les pays les moins développés et donc les moins à même de pouvoir répondre aux besoins.

En outre, même si de légères diminutions de la consommation en eau sont observées depuis quelques années aux États-Unis et en Europe, les prévisions sont alarmistes, avec 40 % d’augmentation de la consommation municipale et domestique dans les 20 ans à venir.

- La biodiversité en danger.

La diversité biologique et les ressources naturelles vivantes, produites par les écosystèmes, contribuent directement à plus de 40% de l’économie mondiale. Et les écosystèmes couvrent 60% des besoins humains. L’eau potable que nous buvons, l’air que nous respirons, les aliments que nous consommons dépendent directement des plantes et des animaux qui nous entourent.

Or aujourd’hui la biodiversité est en danger. De tout temps des disparitions d’espèces se sont produites. On considère que 99% des espèces ayant vécu sur notre planète sont aujourd’hui éteintes. Après cinq grandes phases d’extinction, dont celle qui a vu disparaître les dinosaures, la Terre connaît aujourd’hui une nouvelle crise, due aux activités humaines. Cette crise est beaucoup plus rapide que les précédentes. On considère que le rythme des disparitions est mille fois plus rapide que dans la situation « naturelle ». D’un autre coté, la nature continue de créer de la biodiversité, mais lentement : on estime à plusieurs centaines de milliers d’années le délai nécessaire à l’apparition d’une nouvelle espèce.
Enfin, les autres pans de la biodiversité sont également en voie de dégradation : appauvrissement génétique des espèces, diminution des variétés et races domestiques, uniformisation des écosystèmes et des paysages…


B. Les leviers pour agir

Avec les organisations non gouvernementales d’abord, puis les Etats, les entreprises, les investisseurs institutionnels et maintenant chacun d’entre nous, le respect de l’environnement et la prise en compte du développement durable sont désormais l’affaire de tous.


  1. Agir individuellement au quotidien


4 768 éco-gestes sont recensés, mais quelques uns, faciles et quotidiens, suffisent à tout changer. Nos comportements quotidiens ont une influence sur la préservation de notre environnement :


  • En matière de transport : utiliser les transports moins émetteurs de CO2 et son propre véhicule à bon escient.




  • En matière de préservation de l’eau : ne pas gaspiller, ne pas polluer




  • En matière de consommation d’énergie : préférer des équipements économes, acquérir de nouveaux réflexes…Ces actions complètent celles réalisées par le bailleur, comme par exemple l’isolation de l’habitat.




  • En matière de déchets : trier ses déchets et acheter sans emballage dès que possible.



  1. Le commerce équitable : acheter solidaire


Apparu en Europe dans les années 1950, le commerce équitable repose sur la combinaison de trois principes :

• l’équilibre de la relation commerciale entre les partenaires, l’objectif étant d’améliorer la rémunération et le bien-être des producteurs et de leurs familles par l’offre de meilleures conditions commerciales ;

• l’accompagnement des organisations de producteurs et de leurs salariés afin de renforcer leur situation économique et sociale, gage d’un développement local durable ;

• la promotion des produits et la sensibilisation des consommateurs.

Dans le monde, 1,5 millions de personnes, agriculteurs, artisans, ouvriers…bénéficient du commerce équitable. Les produits qui en sont issus commencent à séduire les consommateurs, notamment avec l’offre de marques distributeurs.
Pour en savoir plus : www.actualitesolidarite.com, www.maxhavelaarfrance.org, www.commercequitable.org


  1. L’investissement socialement responsable : placements au service du développement durable


Mettre son épargne au vert : c’est l’ambition de l’investissement socialement responsable (ISR). Même s’il reste très minoritaire (1 ,5 % des encours en France), ce type d’investissement connaît depuis le début du siècle un engouement croissant. A l’origine, les congrégations religieuses notamment américaines souhaitaient investir leurs capitaux de manière éthique, en excluant les entreprises du tabac, de l’armement…Mais aujourd’hui, de nombreux produits financiers adoptent une approche positive en ajoutant aux critères strictement financiers des données extra financières (respect du droit social, de l’environnement, politique d’approvisionnement responsable, bonne gouvernance…). Avec 30 milliards d’euros investis dans des fonds ISR en France en 2008, soit une hausse de près de 40 % en un an, les investisseurs privés et institutionnels s’engagent.
Pour en savoir plus : www.novethic.fr

Quelques SITES- ressources pour en savoir plus



LE LOGEMENT SOCIAL : UN ACTEUR ENGAGE EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

« Le mouvement Hlm est, comme force de progrès individuel et collectif, tourné vers l’avenir et parfaitement dans le sens de l’histoire ; il est authentiquement durable ». Thierry Repentin, président de l’USH (Source : discours de vœux à la presse et aux partenaires du 21 janvier 2009).
A/ Le logement social au cœur d’enjeux majeurs
Le logement social est au cœur d’enjeux majeurs pour notre société : le logement pour tous, l’équité et la cohésion sociales, la mixité sociale et intergénérationnelle, le besoin de transparence accrue de la société civile…
Pèsent donc sur les organismes Hlm, ancrés dans les territoires, des exigences accrues :

    • pour une efficacité économique et sociale toujours plus grande (nombre de logements construits, réhabilités, amélioration de la qualité de service rendu aux locataires, animations des quartiers, …),

    • pour une prise en compte toujours plus étroite des parties prenantes (locataires, salariés, élus, pouvoirs publics, associations, fournisseurs…),

    • pour des solutions appropriées à de nouveaux besoins des populations logées (personnes âgées, handicapées…)

    • pour une prise en compte permanente de l’environnement (production et adaptation patrimoniale, sensibilisation des habitants….)


1/ La RSE : une conception élargie du métier des organismes Hlm
Parce qu’elle traduit les principes du développement durable dans la stratégie des acteurs économiques, la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) est un levier important pour apporter des réponses adaptées aux enjeux sociétaux actuels. Démarche constitutive du Projet Hlm, elle repose sur une conception élargie du métier des organismes Hlm, comme leur contribution au lien social dans les quartiers, la promotion de solutions adaptées aux besoins de catégories entières de la population, le développement de l’équité professionnelle, la promotion de la diversité….

Promoteurs de l’équité sociale, les organismes de logement social mènent une politique de maîtrise des charges locatives, défendent la mixité et la diversité urbaine et sociale contre toute forme de ségrégation. Non lucratif, le logement social est par nature « éco-efficace ». Coopératif, le mouvement Hlm favorise la mutualisation des moyens, la responsabilisation des acteurs, et le partenariat étroit avec les collectivités territoriales.
Le mouvement Hlm, en prise directe avec les problèmes quotidiens de 13 millions de français et en lien étroit avec le développement des territoires, est à la croisée des volets sociaux, environnementaux et économiques : là où l’appropriation de la démarche RSE est essentielle.

Par essence, la RSE impose une vision de long terme.

2/ La RSE pour bâtir une ville durable
- Une gestion patrimoniale et locative économe
Engagé dans la préservation de l’environnement, les organismes Hlm poursuivent leur action en visant à doter tous leurs logements d’équipements économes en eau et à préserver le cycle de l’eau. Par exemple : compteurs individuels de consommation d’eau, robinets mitigeurs à butée, chasses d’eau économes…
Encadré : Le gaspillage énergétique : un combat quotidien

Avant même les Grenelle 1 et 2, les organismes Hlm ont relevé le défi de la lutte contre le gaspillage énergétique : la consommation moyenne d’énergie du parc social est inférieure de 30% à celle du parc privé. Alors qu’il loge 16% de la population, son parc contribue pour 11% aux émissions de CO2 produites par le secteur résidentiel.

Les organismes poursuivent et intensifient cet effort en multipliant les initiatives via des constructions neuves (majoritairement sous label HPe ou THPE…) ou des réhabilitations.

Trois grands domaines sont concernés : la qualité architecturale et son intégration, l’innovation technologique et l’approche environnementale. D’où la multiplication de constructions certifiées et la mise en œuvre de solutions innovantes : toits-terrasses végétalisés, utilisation du bois, isolants dernière génération, chaudière à gaz à condensation, panneaux solaires, géothermie… Des bâtiments expérimentaux à basse consommation, à énergie passive ou positive sont en cours de réalisation.

Par ailleurs, les organismes se sont engagés à améliorer la performance énergétique des 800 000 logements les plus consommateurs. L’économie attendue a été estimée à hauteur de 25% des consommations d’énergie finale soit un gain de près de 3000 GWep/an.
- Pour un aménagement urbain durable
Qualité architecturale et urbaine, densité de la ville, gestion maîtrisée de la ressource foncière, lutte contre l’étalement urbain… : les Hlm sont sur tous ces points des acteurs durables aux côtés des collectivités locales. Ils participent aux expériences d’éco-quartiers qui préfigurent la ville de demain.
3/ La RSE pour une plus grande visibilité de l’action
Fondée sur une volonté de transparence et de rendre compte de son activité auprès de toutes les parties prenantes, le travail sur la RSE permet aux organismes d’afficher plus visiblement leur contribution aux enjeux sociétaux de l’habitat, de faire état d’une utilité sociale réelle et de réalisations déjà nombreuses.
En termes de communication, la RSE permet de construire une nouvelle image. La sensibilisation des salariés comme des locataires aux comportements éco-citoyens s’inscrit dans cette démarche.
Ces nouveaux champs de communication sont particulièrement positifs parce qu’ils conduisent à l’objectivation des objectifs par la mise en place d’une feuille de route, connue de tous, dont les étapes peuvent être évaluées et débattues avec les parties prenantes.

Quelle que soit la forme retenue1 (audits sociaux, charte, labels européens, référentiels sectoriels…), l’engagement doit être clair et partagé. Il constitue par là même un élément de reconnaissance et de valorisation du travail effectué par chacun, collaborateurs et partenaires.
La RSE n’est pas un dogme mais une démarche de progrès, propre à chaque entreprise, une dynamique d’apprentissage mutuel et d’innovation, qui doit donc être partagée et portée par tous.

B/ Les ressources humaines : un pilier majeur de la RSE
Les 76 000 salariés du mouvement Hlm participent sur le terrain au « mieux vivre ensemble » et contribuent à créer du lien social.

Appliquée aux ressources humaines dans le mouvement Hlm, la Responsabilité Sociétale des Entreprises se décline autour de quatre thèmes majeurs :

  • garantir l’équité par des processus de ressources humaines transparents (recrutement, formation, évaluation…)

  • accompagner les salariés dans leurs parcours professionnel dans une logique de coresponsabilité

  • promouvoir la diversité à tous les niveaux de l’organisation et dans tous les métiers

  • impliquer les salariés en promouvant la transversalité et le travail collaboratif.

La RSE offre de nouveaux leviers aux politiques de ressources humaines, comme la mise en valeur des missions sociales des l’entreprise, l’amélioration de la qualité de vie professionnelle, le développement de l’attractivité des métiers du logement social, la mobilisation autour d’un projet.

En un mot, la RSE transforme en opportunité des nouveaux enjeux sociétaux, économiques, sociaux et environnementaux.
Fiche Déplacements
Pourquoi agir ?
Parce que les transports sont polluants et très consommateurs d’énergie, notamment de pétrole. Et de loin, c’est le transport routier qui émet le plus de gaz carbonique (93,5 %).


Les bons réflexes
Changer ses habitudes 

  • Adapter la taille et la puissance de son véhicule à ses besoins

  • Prendre son vélo ou marcher pour réaliser de petits trajets

Sur le premier kilomètre, une voiture consomme 50% de carburant en plus car le moteur est froid et produit quatre fois plus de pollution

  • Privilégier les transports en commun comme l’autobus, le métro ou le train

Un bus rempli permet de retirer 40 véhicules de la route aux heures de pointe et d’économiser 70 000 litres de carburant.

    • En ville, 50 % des trajets en voitures sont inférieurs à 3  kilomètres

  • Ne pas abuser de la climatisation dans son véhicule

Consommation supplémentaire de carburant liée à la climatisation :

  • en ville : 31 % d’essence en plus, 35 % de gazole

  • sur route : 16% d’essence, 20 % de gazole

  • Organiser et participer au co-voiturage.

30 % des déplacements en voiture concernent les trajets domicile-travail et les trois-quarts s’effectuent en voiture avec un taux d’occupation moyen proche de un.

  • Compenser son empreinte carbone (voir www.actioncarbone.org)

  • Prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur

Ce qui présente à la fois un avantage santé et écologique.

Conduire autrement 

  • Ne pas laisser le moteur allumé à l’arrêt

  • Entretenir son véhicule

    • Ne pas rouler avec des pneus mal gonflés

Un véhicule mal entretenu équivaut à 10% de carburant en plus et 20% de pollution supplémentaire

  • Réduire sa vitesse de 130 à 120 km/h sur les autoroutes, adopter une conduite souple.

Cette réduction de vitesse permet d’économiser un litre de carburant au 100 en moyenne.

-> Limiter l’usage de la climatisation
Adopter de nouvelles méthodes de travail

  • Privilégier les conférences téléphoniques.

  • Rationaliser l’utilisation des coursiers et privilégier ceux qui roulent en vélo.


Aller plus loin :
> L’éco-conduite 
Sur la route, lever le pied permet de faire des économies : un mode de conduite plus souple, plus calme et sans à-coup, c’est entre 5 à 40% de réduction de ses consommations de carburant. Anticiper, adapter sa vitesse, vérifier la pression de ses pneus, quelques gestes simples pour une conduite intelligente.
Pour en savoir plus :

- www.ecoconduite.fr,

- www.ungesteparjour.fr
>Le covoiturage
Près de 80 sites en France proposent des services de covoiturage (Carjob, covoiturage.com, covoiturage.fr, allostop, Carshop…) qui permettent à un conducteur de faire profiter de son véhicule à une personne sans voitures sur un trajet de son choix.

Associations et collectivités locales côtoient des entreprises spécialisées (Greencove, Ecolutis, LaRoueVerte…) ou non (Ikéa…). Un tiers des 500 000 annonces annuelles concernent des trajets réguliers, domicile-travail ou école. Expérimenté dans certains pays comme le Canada et l’Allemagne, le covoiturage pourrait prendre son essor avec l’arrivée de nouvelles technologies comme les téléphones portables équipés de GPS.

> La compensation des émissions de CO2

 

Il est parfois difficile d’utiliser des transports en commun ou des moyens de transport peu émetteurs de CO2. La compensation CO2 consiste à financer un projet qui va réduire ailleurs dans le monde les émissions de dioxyde de carboneque l’on émet lors d’un déplacement. .

Quelques organismes :


Fiche Papier
Pourquoi agir ?
Parce que :

  • Un employé de bureau consomme en moyenne 80 kilos de papier par an soit deux arbres et 25 kilos en équivalent CO².

  • Le papier équivaut à ¾ du tonnage des déchets produits dans les activités de bureau (seule la moitié de ce tonnage est recyclé aujourd’hui).

  • Une impression sur 6 est inutile soit 1,2 million d’arbres coupés pour rien.


Les bons réflexes



  • Limiter les impressions, privilégier les échanges électroniques, partager les dossiers papier en les faisant circuler dans les bureaux.

  • Ne pas imprimer les mails systématiquement mais seulement quand cela est indispensable

  • Imprimer recto verso

  • Recycler les impressions inutiles en brouillon

  • Privilégier les mises en pages économes en encre ; éviter les aplats de couleur

  • Imprimer en noir et blanc et en qualité brouillon pour économiser l’encre

  • Réduire le format des documents à imprimer, optimiser le remplissage des pages

  • Préférer le scanner à la photocopie



En savoir plus :
- Pour bien choisir son papier :


  • Recyclé : il faut environ 2 fois moins d’énergie pour fabriquer du papier à base de vieux papier qu’à partir du bois. Le papier dit recyclé contient au moins 50% de fibres récupérées. Plusieurs labels sont utilisés, notamment l’éco label européen, ou celui de l’APUR (Association des producteurs et utilisateurs de papier-cartons recyclés). Les industriels s'engagent à inscrire sur ce logo la teneur en fibres recyclées de leur papier.
    Site : www.apur-papiersrecycles.com



  • Vierge : il peut être fabriqué à partir de forêts gérées de manière durable. Il est alors certifié par les labels de gestion forestière :



FSC (Forest Stewardship Council) est une organisation internationale indépendante qui a pour but d'encourager dans le monde entier une gestion forestière responsable. Elle a été fondée en 1993 par des propriétaires forestiers, des entreprises de la filière bois, des groupes sociaux et des associations de protection de l'environnement, en vue de promouvoir dans le monde une gestion forestière responsable.

FSC s'occupe de la certification des forêts, suivant des principes et critères clairement définis, et de la labellisation du bois issu de ces forêts.

Pour en savoir plus : www.fsc.org/fsc


Le PEFC, "programme de reconnaissance des schémas de certification forestière" (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes), a été fondé à l’initiative de propriétaires forestiers de divers pays européens. Le PEFC fixe des règles dont le respect est contrôlé sur place par des auditeurs indépendants. Les critères visent à garantir un équilibre entre les trois fonctions de la forêt (sociale, écologique et économique). Attention, il est moins contraignant que le label précédent.

Pour en savoir plus : www.pefc-france.org/

Fiche Energie
Pourquoi agir ?
Parce que des comportements éco-citoyens peuvent diminuer de 10 à 20% la consommation en énergie d’un bâtiment.

Les bons réflexes
Avec la lumière

  • Eteindre la lumière en quittant le bureau

  • Placer son bureau près de la fenêtre et ainsi profiter de la lumière naturelle dans l’agencement des espaces)

  • Limiter l’utilisation des lampes halogènes et classiques, préférer les ampoules basse consommation et éviter l’allumage répété des néons..

  • Privilégier des abat-jours clairs

  • Débrancher les chargeurs et les transformateurs inutilisés

En veille, un appareil consomme en 24 heures plus d’énergie que trois heures d’utilisation. En France en 2002, 128 milliards d’euros ont été dépensés pour des appareils en veille, qui émettent jour et nuit des gaz à effet de serre.
Avec son matériel informatique

  • Eteindre le matériel informatique (ordinateur, photocopieur, écran qui consomme plus que l’unité centrale de l’ordinateur), ne pas le laisser en veille (20 à 40 % de la consommation en marche)

  • Privilégier l’ordinateur portable qui consomme de 50 % à 80 % d’énergie en moins


Avec le chauffage/climatisation

  • Régler la température à 19° C, lutter contre la surchauffe

  • Ne pas encombrer de dossiers et documents les systèmes de climatisation et de chauffage

  • Ne pas ouvrir les fenêtres quand la climatisation ou le chauffage fonctionne

Dix minutes d’aération par jour suffisent à renouveler l’air.

  • Préférer le ventilateur à la climatisation, moins consommateur d’énergie

Avec l’eau

  • Ne pas faire couler l’eau en continu

  • Utiliser le mode économique des chasses d’eau quand il existe

  • Ne rien jeter dans les toilettes (produits toxiques, etc.)


En savoir plus :

>Les lampes basse consommation (LBC) 

Elles vivent 10 fois plus longtemps que les ampoules à incandescence et consomment 5 fois moins d’électricité. Une vingtaine équivaut à un seul halogène, solution la plus énergétivore : 90 % de l’énergie qu’elles consomment se transforme en chaleur, et pas en lumière ! Les LBC ou “fluo compactes” se généralisent donc malgré leur coût supérieur. Conformément aux engagements du Grenelle Environnement, les lampes à filament vont disparaître. Seules seront disponibles dans les rayons d’ici 2012, les LBC et les LEDS. Pour profiter à plein de leur durée de vie supérieure à celle des ampoules classiques, elles sont particulièrement conseillées dans les pièces éclairées longtemps, comme la cuisine ou le bureau (15/20 W suffisent), parce qu’elles s’usent à l’allumage et à l’extinction

Attention toutefois, les LBC doivent absolument être recyclées parce qu’elles contiennent du mercure, métal lourd toxique. Pour l’instant, deux sur cinq seulement le sont.
Pour en savoir plus :

www.ademe.fr (guide des lampes basse consommation), www.guide-topten.com ; www.malampe.org

Le mouvement Hlm, un acteur engagé dans le développement durable

Rappel des objectifs du Grenelle :

Il s’agit de réduire nos consommations d’énergie de 38% et nos émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020. La loi Grenelle 1 nous fixe de rénover 800 000 logements sociaux les plus énergivores d’ici 2020.

Fin 2012, tous les nouveaux bâtiments seront à « basse consommation » (BBC), en 2020, ils seront tous « à énergie positive » (BEPOS) : une maison, un immeuble produiront chacun plus d’énergie qu’ils n’en consommeront. En 2020, 23% de l’énergie consommée devra être produite à partir des énergies renouvelables.
Fiche Achats et équipement de bureau
Pourquoi agir ?
Parce que :

  • En France, chacun jette chaque année l’équivalent de 16 kilos d’équipements électroniques, soit 1,7 millions de tonnes. Un chiffre en hausse de 3% à 5% par an

  • Un gobelet en plastique peut mettre 1 000 ans à se dégrader


Les bons réflexes
Trier les déchets

  • Trier les déchets entre papier et divers (trognon de pomme,..)

  • Recycler les cartouches d’encre des imprimantes et scanners

40 millions sont utilisées en France dont seules 15 % sont recyclées contre 55% aux Etats-Unis et 35 % en Allemagne)

  • Trier les piles et les ramener chez les détaillants


Changer vos habitudes au bureau

  • Adopter une politique d’achat RSE pour le matériel de bureau : papier, crayons, chemises…

  • Privilégier les mugs aux gobelets en plastique, les verres en verre, les couverts lavables…

  • Adopter les grandes bouteilles d’eau pendant les réunions, voire des carafes, plutôt que des bouteilles d’eau minérale en PET 

  • Choisir des traiteurs bio ou des entreprises d’insertion par l’emploi spécialisées dans ce type d’activité

  • Préférer du thé ou du café issus du commerce équitable pour la consommation quotidienne.



En savoir plus :
>Les recycleurs spécialisés 
Seulement 15% des cartouches d’encre sont recyclées en France. Pourtant, ces déchets sont particulièrement sensibles, composés d’aluminium, de plastique, de DEEE (Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques).

Une partie des composants peut être recyclée ou une cartouche peut être réalisée à partir de plusieurs piles usagées.

De nombreuses entreprises et associations proposent de collecter les cartouches. Quelques exemples :


> Suivre et comprendre les écolabels
Il existe actuellement une multitude de labels. Certains sont reconnus par les pouvoirs publics, d’autres sont le fait d’initiatives privées.
Deux écolabels sont délivrés en France : il s’agit de la marque NF Environnement et de l’écolabel européen. Ils visent la réduction des impacts environnementaux des produits tout au long du cycle de vie.

La marque NF Environnement est une marque volontaire de certification délivrée par AFAQ AFNOR Certification. Créée en 1991, c’est la certification écologique française des produits non alimentaires. A performances d'usage équivalentes, la marque NF Environnement distingue des produits dont l'impact sur l'environnement est réduit tout au long de leur cycle de vie.


L'écolabel européen, créé en 1992, est la certification écologique européenne des produits. Il est géré et délivré en France par AFAQ AFNOR Certification. A performances d'usage équivalentes, l'écolabel européen (comme la marque NF environnement) distinguent des produits dont l'impact sur l'environnement est réduit tout au long de leur cycle de vie.
Pour manger bio
L'Agriculture Biologique (AB) constitue un mode de production utilisant des pratiques culturales et d'élevages soucieuses du respect des équilibres naturels. Elle exclut l'usage de pesticides et d'engrais chimiques de synthèse, limite strictement l'emploi de produits de fertilisation, de traitement et de stockage et de conservation. En revanche, elle s'appuie sur des pratiques fondées sur le recyclage des matières organiques naturelles (production d'engrais verts), sur la rotation des cultures et sur des méthodes de lutte naturelle contre les nuisibles. Le contrôle des conditions de production, de transformation et d'importation est réalisé par 6 organismes certificateurs agréés : Aclave, Agrocert, Ecocert, Qualité France, SGS et Ulase.

Propriété du ministère de l'Agriculture et de la Pêche, le logo AB peut être apposé sur les produits respectant la réglementation européenne et française.


1 Les organismes Hlm sont socialement responsables : ils s’inscrivent dans naturellement dans l’obligation de rendre des comptes. Des dispositifs volontaires de mesure de la performance sont en cours de formalisation pour une nouvelle démarche de reporting encadrée par les dispositifs du Grenelle Environnement.



Kitecogestes/ Fiche salariés-Vlongue/A.Zelter /juin2010


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