Programme On étudiera le développement des mouvements de capitaux depuis le XIX








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Source : Banque de France

Document 68




Financement externe




Part du crédit dans le financement externe

Part du financement intermédié de marché

Part du financement direct de marché

1978










2010











Document 69 : les investisseurs institutionnels, intermédiaires financiers non bancaires

Depuis le milieu des années 1980, on assiste à une « institutionnalisation » croissante de l'épargne des ménages. Cette dernière est, en effet, dans une proportion de plus en plus grande, collectée et gérée par des investisseurs institutionnels, c'est-à-dire des intermédiaires financiers non bancaires :

- O.P.C.V.M. (organismes de placement collectif en valeurs mobilières, regroupant les sociétés d'investissement à capital variable [sicav] et les fonds communs de placements [F.C.P.]) ; également dénommé mutual funds aux Etats-Unis ou fonds d’investissement en France ;

- sociétés d'assurance ;

- fonds de pension

Source : encyclopédie universalis en ligne
Document 70 : un poids prépondérant dans la finance globalisée

Par le volume d'épargne gérée, ces agents représentent des acteurs prépondérants sur les marchés internationaux de capitaux. L'épargne confiée aux investisseurs institutionnels a poursuivi son essor tout au long des années 1990-2010. Son encours a pratiquement triplé depuis le milieu des années 1990, pour atteindre, plus de 71 000 milliards de dollars en 2010.

Parmi les pays de l’O.C.D.E., c'est aux États-Unis, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas que ces organismes de gestion d'épargne collective sont les plus représentés. Le volume d'épargne géré au début des années 2000 atteignait pour chacun plus de 200% du P.I.B. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, l'importance des fonds de pension s'explique assez naturellement par l'existence d'un régime de retraite fondé principalement sur la capitalisation. Toutefois, le poids des O.P.C.V.M. dépasse aux États-Unis celui des fonds de pension et celui des assurances. Au Royaume-Uni, le marché de l'intermédiation financière est dominé par les assurances dont le poids dépasse celui des fonds de pension, lui-même beaucoup plus important que celui des O.P.C.V.M.

Les investisseurs institutionnels, souvent appelés les « zinzins », ont ainsi renforcé leur rôle, d'une part, sur les marchés financiers internationaux, et d'autre part, dans le gouvernement d'entreprise.

Source : encyclopédie universalis en ligne

Questions :

  1. pourquoi les fonds de pension ont-ils davantage de poids dans les pays anglo-saxons qu’en France ?

  2. quels sont les pays de l’OCDE où la gestion de l’épargne collective est la plus développée ?



Document  71: les hedge funds

Les hedge funds se distinguent des OPCVM par leur stratégie, qui vise à décorréler leurs performances de l’évolution de la Bourse grâce à des stratégies complexes d’investissement et d’arbitrage recourant à toute la palette des options et produits structurés qui permettent de se couvrir contre les aléas du marché. De par leurs stratégies d’arbitrage, les hedge funds contribuent à l’efficience des marchés. (…) Pour rendre les marchés efficients, il suffit d’un petit nombre d’acteurs susceptibles de prendre des risques lorsque les marchés leur paraissent désajustés et d’effectuer des arbitrages entre des actifs ou des risques. (…)

Source : J.H.Lorenzi et P.Trainar « Les nouveaux acteurs de la finance » in revue Regards croisés sur l’économie n°3, 2008, p.20

Question :

  1. quelle est la différence de stratégie entre les principaux investisseurs institutionnels et les hegde funds ?


Document 72: évolution des encours et du nombre de hedge funds dans le monde (période 2000-2009)
Source : Michel Aglietta, Sabrina Khanniche & Sandra Rigot « Les hedge funds. Requins ou entrepreneurs de la finance ? », Perrin, 2010, p. 84
Document 73 : les hedge funds et les autres intermédiaires financiers

Le boom de l’industrie des hedge funds ne doit pas masquer les disparités de taille et d’implantation géographique. On constate que les trois quarts des hedge funds dans le monde sont américains et que les trois quarts des hedge funds européens sont britanniques. Les hegde funds représenteraient 20% du total des actifs de l’industrie (financière). (…). Les hedge funds sont essentiellement l’apanage des pays anglo-saxons à l’image des fonds de pension. On les retrouve dans les deux grandes places financières, New York et Londres. (…) En dépit de sa croissance exceptionnelle au cours des dix dernières années, le secteur des hedge funds conserve une taille modeste par rapport à celle des marchés d’actions et d’obligations internationaux. Il convient donc de replacer cette industrie dans l’univers global des marchés financiers, dont les principaux acteurs du point de vue de la taille sont les (autres) investisseurs institutionnels, à savoir les fonds de pension, les mutual funds et les sociétés d’assurances. Si, en termes de croissance, les hedge funds se taillent la part du lion avec un taux de 20% annuel entre 2000 et 2006 comparativement à ceux des fonds de pension (5%), des mutuals funds (8%) et des compagnies d’assurances (11%), il n’en reste pas moins que les encours des hedge funds (…) sont nettement moindres que ceux des fonds de pension, des mutuals funds ou des compagnies d’assurance. Les investisseurs institutionnels sont évidemment les organismes financiers les plus importants en taille, puisqu’ils drainent l’épargne contractuelle et la plus grande partie de l’épargne volontaire des ménages. Mais cela n’a guère de sens de les comparer aux hedge funds en terme de taille de bilan ; ce qui importe c’est la relation que ces deux catégories d’agents financiers entretiennent, puisque le capital gérer par les hedge funds dépend en grande partie de ce que les investisseurs institutionnels leur confient.
Source : Michel Aglietta, Sabrina Khanniche & Sandra Rigot « Les hedge funds. Requins ou entrepreneurs de la finance ? », Perrin, 2010, p.90-91
Document 74 : l’essor des hegde funds depuis le début des années 2000

Pour expliquer la montée en puissance des hedge funds dans les années 2000 (…) on distingue plusieurs facteurs de croissance. (…) Il faut revenir sur le contexte économique très favorable avec des taux d’intérêt très bas depuis 2001, sur une très grande liquidité des marchés et sur la volonté des investisseurs institutionnels de diversifier davantage leurs portefeuilles, (…) et sur l’importance des innovations financières. (…) Après la forte baisse des marchés boursiers, suite à l’éclatement de la bulle internet de 2001, et la baisse des taux d’intérêts longs, les investisseurs institutionnels ont recherché d’autres sources de rendement plus élevé, ce qui les a conduits à réorganiser leur gestion pour accéder à des allocations stratégiques plus dynamiques. (…) L’innovation dans la technologie et les produits financiers a permis aux hedge funds d’élaborer des stratégies complexes et de traiter d’importants volumes de trading, tout en baissant les coûts de transaction, comme par exemple les plates-formes électroniques de trading. Stimulées par la demande des hedge funds les banques d’investissement ont créé une variété de produits (…) lié à la titrisation de crédit (…). Les hedge funds étaient désireux d’avoir des positions sur différentes classes d’actifs rapidement et facilement. Désormais partenaires essentiels des banques, les hegde funds ont ainsi absorbé leurs risques en achetant la dette dont les banques se débarrassaient de plus en plus rapidement pour l’effacer de leur bilan.

Source : Michel Aglietta, Sabrina Khanniche & Sandra Rigot « Les hedge funds. Requins ou entrepreneurs de la finance ? », Perrin, 2010, p.93

Questions :

  1. quel est le poids des hedge funds dans le financement intermédié ?

  2. quels sont les pays qui concentrent ce type d’industrie financière ?

  3. quel rôle les hedge funds tiennent-ils dans la système financier ?

  4. quel lien les hedge funds ont-ils avec les banques ?


Document 75 :




Investisseurs institutionnels : des intermédiaires financiers non bancaires




Fonds de pension

Assurances

Fonds d’investissement (mutuals funds)

Hedge funds

Origine de l’épargne drainée vers les marchés financiers













Emission de titres sur les marchés financiers pour se financer (oui/non)














Document 76 : le lien banques – autres intermédiaires financiers

Il apparaît clairement que les intermédiaires financiers continuent de jouer un rôle prépondérant dans la collecte d’épargne. Les ménages sont plus enclins à détenir des produits de placement intermédiés dont le niveau de risque est moindre ou leur est donné à choisir. Même aux Etats-Unis, la part des intermédiaires financiers dans la collecte de l’épargne des ménages atteint plus de 65%. En Europe, la même estimation dépasse 80%. Le choix en faveur de l’épargne intermédiée reste majoritaire. On observe cependant de fortes disparités, en Europe, quand au choix de ces intermédiaires. La part des banques varie du simple au triple selon les pays, celle prise par les OPCVM, les assureurs et les fonds de pension varie davantage encore. (…) On constate néanmoins une progression des intermédiaires non bancaires observée dans tous les pays. (…) Cette progression ne doit toutefois pas faire oublier que les banques demeurent les principaux distributeurs de parts d’OPCVM et de contrats d’assurance vie. La domination des banques apparaît clairement dans l’activité de gestion d’OPCVM : la part de marché des OPCVM contrôlés par les groupes bancaires atteint plus de 70% en Allemagne et en France et dépasse même 90% en Italie ou en Espagne (…). De la même manière, les groupes bancaires réalisent plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’assurance vie en France, et plus des deux tiers en Espagne et en Italie ; seule l’Allemagne fait exception (…). En ce sens, le lien que les banques ont établi avec les autres intermédiaires financiers pour s’accommoder de leur essor est non pas un lien de complémentarité comme celui qu’elles ont renforcé avec les marchés de titres, mais un lien plus hiérarchique de subordination.

Source : Banque de France, D.Plihon, J.Couppey-Soubeyran & D.Saidane « Les banques, acteurs de la globalisation financière », La documentation française, 2006, p.40

Questions :

  1. remplir tableau :

    Les intermédiaires financiers en Europe

    % de la collecte d’épargne

    % du financement externe







  2. quel lien les investisseurs institutionnels ont-ils avec les banques ?


Document 77: les fonds de private equity

Le private equity ou capital-investissement, consiste à prendre des participations dans le capital des sociétés de petite et moyenne taille non cotées en Bourse (d’où le terme anglais de private par opposition à public). Il se distingue en cela des OPCVM qui investissent dans des sociétés cotées. Le private equity n’a a priori rien de spéculatif et ne joue pas de rôle dans la transformation. Ses investissements sont des investissements de long terme, avec un horizon de l’ordre de 10 ans. Les capitaux sont levés auprès de particuliers fortunés ou d’investisseurs institutionnels, banques, assurances et surtout fonds de pension, qui disposent de passifs ou de fonds propres leur permettant d’investir à long terme. Le private equity joue un rôle important dans l’économie dans la mesure où il se substitue largement au crédit bancaire aux PME (…), en tant que capital-risque (…), en tant que capital-développement dans la croissance des start-up. (…) C’est un acteur pivot de l’innovation et de la recherche-développement. Néanmoins, son activité principale (80% de ses investissements) se concentre dans le capital-transmission ou leveraged buy out (LBO). (…)

Source : J.H.Lorenzi et P.Trainar « Les nouveaux acteurs de la finance » in revue Regards croisés sur l’économie n°3, 2008, p.20

Questions :

  1. pourquoi les investisseurs institutionnels ou les banques cherchent-ils à participer à des fonds de private equity ? quel point commun peut-on trouver avec des participations aux hegde funds ?

  2. quelle différence peut-on relever entre les stratégies des private equity et ceux des hedge funds : agissent-ils sur la même échelle temporelle ?


Document 78 : les banques d’investissement

Pour comprendre ce qu’est une banque d’investissement, il faut d’abord savoir ce qu’elle ne fait pas. Elle ne reçoit pas les dépôts des particuliers. Avant sa faillite, vous n’auriez pas pu ouvrir un compte chez Lehman Brothers ; vous ne le pouvez pas davantage chez Goldman Sachs ou JP Morgan, ni en France chez Natixis ou Calyon, filiales de grands groupes connus. La banque a bien des clients, mais il s’agit essentiellement d’entreprises et d’investisseurs qui recherchent, soit à se financer soit à placer leurs liquidités. (…) Les banques d’investissement ont essentiellement trois types d’activités :

- Le premier est hérité des banques dites d’affaires et consiste à faire du conseil, notamment en fusion-acquisition ;

- L’autre ensemble d’activités est lié au financement des entreprises. Les banques d’investissement organisent les augmentations de capital, les introductions en bourse, le lancement d’emprunts obligataires.

- Enfin, le troisième type d’activités vise à trouver les placements financiers ou les couvertures les plus rentables. La banque sert d’intermédiaire à ses clients sur les marchés financiers et sur les marchés des changes. Un fonds d’investissement recherche une rentabilité maximum avec un fort effet de levier. La banque l’accompagne dans un LBO, ou conçoit des produits complexes utilisant notamment des dérivés parfois intégrés dans des véhicules de titrisation. Ces activités ont été extrêmement rentables avant la crise de 2008, ce qui explique qu’en France, même les banques traditionnellement de détail s’y soient mises, au travers de filiales parfois distinctes, mais toujours rattachées à leur maison-mère.

Source : http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Mots-de-la-finance/Banque-d-investissement
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