Définir la notion de mondialisation : une notion qui ne se réduit pas à l’ouverture des frontières








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Document

Nous avons essayé de comprendre concrètement ce que les Italiens et les Américains attendent de la délocalisation. Pour les firmes italiennes, il s’agit certainement de réduire les coûts, mais pas seulement. Leur motivation épouse une logique d’expansion. La plupart des entreprises des districts industriels italiens semblent investir à l’étranger pour accroître leur capacité de production, non pour réduire ou déplacer la production locale. Comme nous l’a expliqué la directrice d’Emilia Maglia (…) on ne trouve pas assez d’ouvriers en Emilie-Romagne pour coudre et tricoter. La firme a épuisé la main d’œuvre disponible dans sa région. (…) Un fabricant de chaussure de ski implanté en Vénétie, en Roumanie et en Chine nous a dit que la coque en plastique dur étai fabriquée en Italie, parce que les techniques de moulage et de coloration complexes et reposent sur des secrets de fabrication qu’il faut protéger. Cette étape ne représente pourtant que dix minutes de travail. la fabrication de la garniture intérieure souple prend deux fois plus de temps, et c’est elle qui a été transférée en Roumanie. Pour une chaussure de ski « made in Italy » à partir de pièces fabriquées en Roumanie, le délai est de un mois, contre trois mois pour la Chine ; le fabricant italien n’a donc recours à la Chine que pour des grosses commandes standard. La Chine et la Roumanie correspondent à des objectifs différents dans les stratégies de mondialisation de la firme : la Roumanie permet de réduire le coût d’une chaussure haut de gamme dont l’essentiel reste produit en Italie ; la chine permet de lancer une nouvelle activité autour de chaussures à prix plus bas.

Source : Suzanne Berger « Made in monde. Les nouvelles frontières de l’économie mondiale », ed. 2013, Points économie, p. 55

Document : l’importance de la prise en compte de l’efficacité des stratégies des FMN

Ce n’est pas le secteur qui compte, mais les compétences d’une entreprise. Autrement dit, il n’existe pas de secteur voué à disparaître dans les économies à hauts salaires, même s’il existe incontestablement des stratégies condamnées d’avance à l’échec, notamment celle qui consiste à échafauder une entreprise sur les seuls avantages d’une main d’œuvre peu onéreuse. (…) Même dans des secteurs comme le textile et le prêt-à-porter, certaines entreprises profitent de leurs points forts pour se hisser au-dessus de la concurrence. (…) Si elles prospèrent malgré la concurrence de firmes étrangères aux salaires très bas, c’est parce qu’elles associent à leurs produits d’autres caractéristiques très demandées : la vitesse, la mode, le caractère unique et l’image. Ces caractéristiques sont difficiles à imiter, ce qui permet de tenir encore un peu les concurrents à distance. Au-delà des questions de survie et de résistance, une entreprise peut prospérer dans ces secteurs prétendument moribonds et déclinants. Ces dernières années, l’un des plus grands succès de l’industrie italienne est Geox, producteur de chaussure. (…) En combinant, l’héritage artisanal des districts à la nouvelle technologie, Geox a créé (…) une entreprise très rentable.

Source : Suzanne Berger « Made in monde. Les nouvelles frontières de l’économie mondiale », ed. 2013, Points économie, p. 300


      1. Les échanges intra-firmes et les stratégies d’optimisation fiscale


Document : les échanges intra-firmes sont des échanges « hors marché »

La mondialisation des activités productives a favorisé un double changement pour le commerce international : un changement dans la nature des biens échangés et le développement du commerce intra-firme organisé par les FMN entre filiales localisées dans des pays différents.

La montée du commerce de biens intermédiaires dans le commerce mondial est en large partie le produit du développement de la fragmentation ou décomposition des processus de production. Le produit final est décomposé en une série de sous-systèmes reliés les uns aux autres par des interfaces standardisées. Les FMN sont les acteurs privilégiés de la mise en œuvre de ce processus en délocalisant certains segments de production, ce qui peut donner lieu à une exportation préalable de composants intermédiaires réimportés sous forme de produits finals. Ce phénomène se traduit dans le commerce international par l’importance croissante des échanges de pièces détachées, de composants, de « modules » destinés à être utilisés en tant que consommations intermédiaires dans la production. Phénomène nouveau la fragmentation internationale de la chaîne de valeur concerne désormais également certaines activités de services grâce à la diffusion de l’usage des TIC. (…)

Le commerce intra-firme selon un système de prix de cession internes ou d’organisation (hors marché) représente plus de la moitié des échanges entre les pays de l’OCDE et un tiers du commerce mondial. (…) Les FMN sont alors perçues comme des organisations mondiales qui contrôlent et organisent les échanges « hors marché » en constituant des structures en réseau qui leur assurent une flexibilité de leurs opérations dans le monde. (…)

Source : El Mouhoub Mouhoud, Cahiers Français n°365, « Les entreprises dans la mondialisation », 2011, p.10
Document : FMN, filiales et optimisation fiscale

Comment l’optimisation fiscale des entreprises fonctionne-t-elle ? Fort simplement, en dépit de ce que l’on entend souvent. Il y a deux grandes techniques. La première, celle des prêts intragroupes, consiste à lester de dettes les filiales situées dans les pays qui imposent fortement les bénéfices, comme la France ou les Etats-Unis. le but est de réduire les profit là où ils sont taxés pour les faire apparaître au Luxembourg ou aux Bermudes, où ils ne sont guère imposés. Cette manipulation très populaire se heurte néanmoins à un problème de taille : elle est assez facilement détectable. La deuxième technique d’optimisation, la manipulation des prix de transfert, joue un rôle beaucoup plus important. Concrètement, les multinationales truquent les prix auxquels leurs filiales s’achètent les unes aux autres leurs propres produits. au sein d’un même groupe, les filiales des Bermudes vendent à prix d’or des services aux entités localisées en France. Les profits apparaissent ainsi à nouveau dans les paradis fiscaux et les pertes dans les grandes économies d’Europe continentale, au Japon ou aux Etats-Unis. (…) La conséquence ? aujourd’hui, les entreprises des Etats-Unis déclarent réaliser la moitié de leurs profits étrangers dans six pays : les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande, les Bermudes, la Suisse et Singapour. D’après les meilleurs estimations disponibles, qui à ce stade n’existent que sur des données américaines, la manipulation des prix de transfert réduit d’au moins 30% les recettes de l’impôt sur les sociétés. (…) Le problème est que la manipulation des prix de transfert n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui. On peut se vendre des bananes ou des seaux à des prix exorbitants, cela c’est vu, mais le risque est élevé pour les entreprises qui s’adonnent à une fraude aussi grossière, de se voire redresser par le fisc. Rien de moins risqué, en revanche, que de manipuler les prix des brevets, des logos, des marques ou des algorithmes, car la valeur de ces actifs est intrinsèquement difficile à établir. C’est la raison pour laquelle les géants de l’évasion fiscale sont les entreprises de la nouvelle économie, les Google, Appel et Amazon.

Source : Gabriel Zucman « La richesse cachée des nations. Enquête sur les paradis fiscaux », La république des idées, 2013, p.107
Document : quelles différences entre la première mondialisation et la mondialisation contemporaine ?

Les effets de convergence de la première mondialisation résultèrent largement des flux migratoires, qui jouent un rôle bien moindre aujourd’hui. A présent, c’est la production qui se déplace dans les pays en voie de développement dont les exportations sont destinées aux pays riches. (…) Les marchés financiers mondiaux ont eux aussi considérablement évolué, même si l’on considère leur degré d’intégration avant l’effondrement des guerres mondiales et la crise de 1929. Par leur vélocité et leur volume brut, les flux de capitaux actuels dépassent nettement ceux des années 1990. Un environnement totalement différent est apparu avec des nouveaux instruments financiers, de nouvelles technologies de communication et, du fait de la montée en puissance des investisseurs institutionnels, une plus grande concentration du capital. En outre, la situation actuelle est marquée par l’importance des échanges intra-industriels. Les capacités croissantes des pays en voie de développement leur permettent d’exporter une part de plus en plus importante de leur production vers les économies à hauts salaires, tout en ouvrant la voie aux investissements directs et aux délocalisations. Les technologies de l’information et du transport contribuent à fragmenter la production et du même coup à transformer le système industriel des pays développés. En prenant un peu de recul, on s’aperçoit que la mondialisation ne progresse pas d’une façon continue et irréversible. Au contraire, elle suit une évolution en dents de scie : le haut niveau d’intégration internationale atteint avant la Première guerre mondiale, précède une dislocation dévastatrice des liens d’interdépendance entre pays développés, suivie par une lente recomposition des réseaux de l’économie internationale. Enfin, en ce début de 21ième siècle, nous redécouvrons ce monde international peuplé de dangers et d’opportunités que nos arrières grands-parents les plus lucides avaient déjà entrevu.

Source : S.Berger « Notre première mondialisation. Leçons d’un échec oublié », La république des idées, 2003, p.11



  1. Assiste-t-on à la sortie (fin) de la seconde mondialisation ?




    1. Une série de chocs négatifs qui se transmettent aux échanges commerciaux : choc des subprimes et crise de l’euro


Document : évolution PIB mondial et commerce international
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827
Document  : évolution du PIB mondial et des échanges mondiaux de marchandises depuis 2000 (en taux de variation annuel)
Source : Matthieu Crozet, Conférence Saint Etienne, http://ses.ens-lyon.fr/, 15 janvier 2015
Document  : la transmission de la crise de 2008 aux échanges commerciaux

La crise financière de 2008-2009 a porté un coup sévère à l’économie mondiale. Entre 2008 et 2009, le PIB mondial a enregistré une baisse de plus de 5% en dollars courants. C’est bien sûr énorme, mais la contraction du commerce international de biens et services a été plus spectaculaire encore : il a diminué d’environ 20%.

Cet effondrement du commerce international n’a pas atteint l’ampleur de celui enregistré lors de la grande dépression du début des années 1930, mais c’est, de très loin, la plus importante chute depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cette baisse soudaine a frappé simultanément tous les pays exportateurs et la quasi-totalité des produits échangés. Il est bien sûr logique de s’attendre à voir les échanges mondiaux se contracter en période de récession. Mais une telle surréaction du commerce à la chute du PIB en a surpris plus d’un et a entraîné un débat passionné entre économistes. Dans un premier temps, beaucoup ont vu le signe que les pays ont recouru de façon massive aux protections commerciales, dans l’espoir d’arrêter à leurs frontières la propagation de la crise internationale. ce type de comportement a été une des causes premières de la réduction du commerce international dans les années 1930 et, on le sait aujourd’hui, a sensiblement accéléré le plongeon des économies. Toutefois, cela ne fut pas le cas lors de la crise récente. On a bien sûr vu, ici ou là, un certain nombre de pays prendre quelques mesures exemplaires ou profiter de la situation pour satisfaire aux demandes de protection de quelques lobbies. Néanmoins, l’élévation des barrières commerciales a été limitée et n’a touché qu’une fraction minime du commerce international. La deuxième explication à la surréaction du commerce tient à la nature même de la crise. La mise en péril de plusieurs grandes banques a asséché soudainement les sources de financement des entreprises. Or, pour exporter les entreprises ont souvent besoin d’emprunter : pour supporter les délais de paiement et s’assurer contre les risques financiers liés aux transactions internationales (la « trade finance »), mais aussi pour s’acquitter des dépenses nécessaires à leur entrée sur les marchés étrangers (cela peut concerner la recherche d’un client, la mise sur pied d’une chaîne logistique, l’adaptation aux normes en vigueur dans le pays de destination, la traduction des notices …). Cet effet a certainement joué un rôle non négligeable. La raréfaction des crédits a notamment affecté les petites et moyennes entreprises qui, financièrement plus fragiles, ont davantage peiné à se maintenir sur les marchés d’exportation. La troisième explication tient au comportement des consommateurs. En temps de crise, les ménages comme les entreprises tendent à délaisser les produits « haut de gamme » pour consommer à moindre coût. En moyenne, cette réorientation de la demande revient à faire chuter la valeur du commerce mondial. Plus encore, les entreprises comme les ménages ont tendance à remettre à plus tard leurs dépenses d’investissement. Ce type de comportement explique pourquoi la crise a été violemment ressentie dans les secteurs produisant des biens d’équipement. Or ces derniers pèsent lourd dans le commerce international, notamment pour les pays développés : les biens d’équipement représentent environ 20% de la valeur des exportations mondiales et près du quart des exportations françaises.

Source : Krugman, Obstfeld, Melitz et al. « Economie Internationale », Pearson, 9ième édition, 2013, p.14-15


    1. La dynamique de segmentation de la chaîne de valeur à l’arrêt


Document : les exportations chinoises à l’arrêt
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827
Document : la réduction de l’avantage comparatif des pays émergents en termes de CUP
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827

Document : recul des exportations des produits assemblés dans le total des exportations en Chine
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827



    1. Une économie mondiale de plus en plus portée par les services


Document : croissance du PIB mondiale et croissance de la production manufacturée
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827


    1. Tandis que l’intégration financière se renforce : les flux financiers de plus en plus déconnectés des soldes des balances commerciales (le cas de la Chine)


Document : évolution de la balance courante chinoise
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827

Document : on s’attend à ce que la devise chinoise s’apprécie, or ce n’est pas ce que l’on observe
Source : FlashEco Natixis, 5 août 2016, n°827
Document : les flux financiers permettent d’expliquer l’évolution du taux de change

Document : conclusion, quelles différences entre la première mondialisation et la mondialisation contemporaine ?

Les effets de convergence de la première mondialisation résultèrent largement des flux migratoires, qui jouent un rôle bien moindre aujourd’hui. A présent, c’est la production qui se déplace dans les pays en voie de développement dont les exportations sont destinées aux pays riches. (…) Les marchés financiers mondiaux ont eux aussi considérablement évolué, même si l’on considère leur degré d’intégration avant l’effondrement des guerres mondiales et la crise de 1929. Par leur vélocité et leur volume brut, les flux de capitaux actuels dépassent nettement ceux des années 1990. Un environnement totalement différent est apparu avec des nouveaux instruments financiers, de nouvelles technologies de communication et, du fait de la montée en puissance des investisseurs institutionnels, une plus grande concentration du capital. En outre, la situation actuelle est marquée par l’importance des échanges intra-industriels. Les capacités croissantes des pays en voie de développement leur permettent d’exporter une part de plus en plus importante de leur production vers les économies à hauts salaires, tout en ouvrant la voie aux investissements directs et aux délocalisations. Les technologies de l’information et du transport contribuent à fragmenter la production et du même coup à transformer le système industriel des pays développés. En prenant un peu de recul, on s’aperçoit que la mondialisation ne progresse pas d’une façon continue et irréversible. Au contraire, elle suit une évolution en dents de scie : le haut niveau d’intégration internationale atteint avant la Première guerre mondiale, précède une dislocation dévastatrice des liens d’interdépendance entre pays développés, suivie par une lente recomposition des réseaux de l’économie internationale. Enfin, en ce début de 21ième siècle, nous redécouvrons ce monde international peuplé de dangers et d’opportunités que nos arrières grands-parents les plus lucides avaient déjà entrevu.

Source : S.Berger « Notre première mondialisation. Leçons d’un échec oublié », La république des idées, 2003, p.11

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Camille Vernet 2016-2017

N.Danglade ESH 2
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