Si la crise s’aggrave, nous pouvons assurément nous passer d’informatique, d’aéronautique, d’automobile et d’électro-ménager… mais nous ne pouvons pas nous








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En fait nous voyons apparaître dans cette énumération d’aspirations nouvelles, une multitude d’emplois et de métiers nouveaux comme le suggère le Rapport « Agriculture et Environnement du Groupe de La Bussière 2004 – 2006 », commandité par le Ministère de l’Agriculture et le Ministère de l’Ecologie sur le thème : Quelle Agriculture en 2025 ?.

Trente experts du monde agricole conventionnel (INRA, FNSEA, CNJA, APCA, ADASEA, CEMAGREF…) ont planché pendant 2 ans pour arriver à la conclusion assez inattendue que le modèle agricole à venir sera celui qui se rapprochera le plus de l’Agriculture Biologique, baptisé A.H.P.E. (Agriculture à Haute Performance Environnementale). Ils ajoutent chiffres et schémas à l’appui que c’est ce modèle qui dominera dans 15 ans. Il recouvrira alors 100% du territoire et, suprême avantage, il ramènera 1 million d’emplois nouveaux à la terre… On peut s’étonner que de tels rapports ne soient pas divulgués aux élus régionaux et aux décideurs des politiques territoriales d’aménagement. Ces questions devraient faire l’objet d’un débat public au moins aussi intéressant que celui qui s’instaure sur l’identité nationale… car il s’agit de sécurité alimentaire et de paix civile…

N.B. pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce Rapport officiel éclipsé, il est possible de se le procurer auprès des Services de la Documentation Française 29 – 31, quai Voltaire 75344. PARIS. cédex 07. Voir également les publications et enseignement du Professeur Marc Dufumier, Chaire d’agricultures comparées à l’Institut National Agronomique - AgriTech Paris-Grignon..

Dans la même perspective nous résumons l’expertise que nous avons présentée à la Table Ronde du 11 juillet 2001 à la Commission Européenne lors du colloque organisé par le Commissaire à l’Agriculture M. Franz Fischler, afin d’éclairer les travaux de réforme de la Politique Agricole Commune. N.B. Dix ans après nos remarques sont toujours d’actualité…

Notre contribution portait sur 7 questions principales :

1- Que peut-on attendre d’un secteur agricole moderne et comment la politique communautaire peut-elle y concourir ?

2 - En quoi le secteur agricole diffère-t-il des autres secteurs de production ?

3 - Le modèle agricole européen doit-il être plus diversifié ?

4 - Comment peut-on promouvoir le Développement Durable dans le secteur agricole, sur les plans économique, environnemental et social ?

5 - Comment peut-on concilier une agriculture compétitive sur le plan mondial et une production alimentaire de haute qualité ?

6 - Quelles sont les composantes d’une politique de qualité et quelles en sont les conséquences en matières de prix ? 7

7 - Le secteur de la distribution répond-il aux attentes des consommateurs sur le plan de la sécurité sanitaire et de la qualité ?

La première impression à la lecture de ce programme, c’est l’absence de deux questions essentielles:

A) Les prix agricoles reflètent-ils les coûts réels de productions ?

B) La politique agricole est-elle fondée sur ce principe de vérité des coûts ?

- Aux deux questions la réponse est non !

Dans ces conditions comment peut-on établir une Politique Agricole cohérente sans connaître :

1°) Le coût énergétique d’un système : l’Agriculture contemporaine est passée en quarante ans de l’énergie solaire gratuite à l’énergie fossile, polluante et non-renouvelable, hypothèquant en même temps l’avenir de la planète.

Les millions de tonnes de pétrole nécessaires à la production d’engrais, de pesticides, et de transports ne figurent pas dans les comptes de l’Agriculture, puisque la comptabilité nationale ne ventile pas par postes d’activités la consommation de cette énergie, principal élément de déséquilibre de la balance des échanges. De plus les circuits longs, ravageurs d’espace, rendent notre modèle alimentaire très vulnérable. ( En caricaturant on pourrait dire que les aliments font trois fois le tour de la terre avant d’arriver dans l’assiette du consommateur)

2°) Le coût écologique : de l’érosion des sols, de l’appauvrissement des éco-systèmes, de la pollution généralisée des ressources en eau est lui aussi considérable. (une étude anglaise extraite de New Scientist à Londres reprise par Courrier International du 25 Janvier 2001 montre que l’agriculture coûterait chaque année à la Grande-Bretagne fr. 23.5 Md., ce qui équivaut pratiquement au revenu de ce secteur).

A titre indicatif, les chiffres des dépenses pour l’environnement en France publiés par l’IFEN, en 1997, (il y a plus de 12 ans), étaient déjà de 244,3 Md.de F. soit 37 Md. d’€uros tous secteurs confondus. Elles augmentent de 5% par an, plus que le PIB. Et la plus grande partie est liée aux dégradations causées par l’agriculture intensive. Aujourd’hui les dépenses occasionnées par la pollution se chiffreraient à € 57 Md. mais ce chiffre ne tient aucun compte des coûts « collatéraux » comme l’impact sur la santé qui s’élèveraient selon l’OMS à 140 Milliard d’€uros pour la France. On voit que désastres écologiques riment avec catastrophes économiques…

3°) Le coût social : de la déprise des terres, les flux migratoires des chômeurs des champs vers les chômeurs des villes, la paupérisation des populations rurales, la dégradation des rapports humains... A cet égard quelles sont les pertes en emplois directs et indirects causées chaque année en Europe par cette hémorragie silencieuse du monde rural ?

4°) Les coûts sanitaires: de ce modèle sont évoqués dans de nombreux rapports. Le problème des anti-biotiques de croissance dans l’alimentation animale n’est qu’une partie de l’iceberg. Les hormones, les pesticides, les nitrates dépassent dans de nombreuses régions des niveaux de concentration inquiétants dans l’environnement.

Quand au problème des épidémies à répétition dans des élevages fragilisés par la concentration et le « forçage » (E.S.B., peste porcine, grippe aviaires, fièvres aphteuse, catharrale, zoonoses diverses…) qui peut dire les coûts de ces calamités et pendant combien de temps il faudra les supporter ?

Cette entrée en matière n’est qu’un survol non exhaustif des problèmes causés par l’agriculture contemporaine.

Sous réserve d’évaluer les coûts cachés des performances agricoles, nous avons tenté de répondre aux 7 points qui intéressent les instances communautaires.

Notre hiérarchie des priorités nous a conduit à intervertir les questions 1 et 2. d’abord la QUESTION N° 2 :

2 - En quoi le secteur agricole diffère-t-il des autres secteurs de production ?

Réponse: L’Agriculture est une activité de base qui doit répondre au plus fondamental de tous les besoins, la sécurité alimentaire des populations dans le respect des normes sanitaires. Parallèlement , elle a pour vocation d’assurer la préservation des ressources et des paysages dans des campagnes vivantes.

L’activité agricole, contrairement aux activités industrielles, est soumise aux lois du « vivant » pas seulement à la physique et à la chimie de la matière inerte.

Exemple: on peut faire des boulons économiquement en tous lieux et en toutes saisons. Pour faire du blé ou des abricots il faut tenir compte de la saison, du climat, de l’altitude et du terroir… sous peine d’échec retentissant.

1- Que peut-on attendre d’un secteur agricole moderne et comment la politique communautaire peut-elle y concourir ?

Réponse: Un secteur agricole moderne doit être un secteur constitué d’opérateurs formés à une approche globale du fonctionnement des écosystèmes pour en tirer durablement la meilleure productivité. (optimum plutôt que maximum).

Le meilleur exemple d’une bonne gestion d’un territoire est la complémentarité des productions (grandes cultures et élevages - céréales et légumineuses, rotations, assolements etc...

La Politique Agricole Commune peut y concourir en modifiant ses critères d’intervention, comme elle a commencé à le faire avec les aides directes aux exploitations respectueuses de l’environnement et génératrices d’emplois.

Elle peut encourager notamment la production de plantes à protéines dont l’Europe est grandement déficitaire.

Ce faisant elle améliorera le revenu brut des régions et les performances agronomiques des sols tout en diminuant la pollution (transports et azote importé sur des zônes restreintes et concentration d’animaux, ne permettant pas le recyclage). Elle générera des emplois et favorisera une renaissance économique des régions en difficulté.

Elle permettra de sortir d’une dépendance préoccupante à l’égard des protéines importées,(principalement soja) y compris d’un éventuel chantage des fournisseurs, ou de risques climatiques, politiques et sanitaires qui se sont déjà produit dans le passé.

Elle engagera ainsi une véritable politique de développement durable, dont nous ne voyons pas bien les signes concrets sur le terrain.

3 Le modèle agricole européen doit-il être plus diversifié ?

Réponse: la réponse à cette troisième question doit s’inscrire en cohérence avec les deux premières. Le modèle européen doit être aussi diversifié que le nécessitent les différentes situations et aptitudes des terroirs (climat, pédologie, topographie, histoire, savoirs-faire, traditions culturelles) pour que chaque région valorise sa différence, exploite ses atouts, plutôt que de s’épuiser dans une compétition mondiale des productions de masse où ne peut gagner (provisoirement) que celui qui possède les plus gros moyens financiers.

4 - Comment peut-on promouvoir le Développement Durable dans le secteur agricole, sur les plan économique, environnemental et social ?

Réponse: La nature, la vie, l’univers sont cohérents.

Exemple: Si l’on développe une politique agricole pour obtenir des produits de qualité, les pratiques mises en oeuvre à la réalisation de cet objectif vont simultanément être bénéfiques à l’environnement (moins d’intrants polluants)

- également bénéfiques à la création d’emplois selon le principe « qui dit qualité dit soin, qui dit soin dit temps passé, qui dit tant passé dit emplois... »

- également bénéfiques à l’économie locale, par la valeur ajoutée et l’image spécifique de produits non banalisés qui autrement sont dévalorisés dans l’anonymat des productions de masses.

On voit combien ces orientations correspondent aux objectifs du Développement Durable, car ils préservent les ressources et les écosystèmes, tout en améliorant leur productivité au lieu de la compromettre à terme comme le fait l’agriculture intensive (appauvrissement des biotopes, rendements décroissants, désertification....). Elles favorisent en même temps la fidélisation d’une clientèle satisfaite par la qualité de produits identifiés et promotrice de l’image et de la réputation d’une région, permettant le développement d’activités connexes comme le tourisme vert, les gîtes ruraux, etc...

5 - Comment peut-on concilier une agriculture compétitive sur le plan mondial et une production alimentaire de haute qualité ?

Réponse: qu’appelle-t-on une agriculture compétitive ? (renvoi au préambule).

a) Si l’on entend par compétitive, la comparaison avec les pratiques du modèle nord-américain dont les prix artificiels fluctuent au gré des caprices des spéculateurs boursiers, c’est perdu d’avance ! D’autant plus que les américains, en fonction de leurs besoins, créent la monnaie qui sert de référence à l’ensemble de la planète, ou encore, pratiquent la délocalisation dans des pays dont les coûts de main-d’oeuvre et de matières premières sont dérisoires et les contraintes environnementales inexistantes. ( exemple des fruits et légume

b) Si au contraire, l’on entend par compétitive une agriculture dont l’objectif essentiel est d’assurer dans chaque régions du monde, l’autonomie alimentaire, l’indépendance et la sécurité des populations dans un environnement durablement préservé, les deux notions de « haute qualité » et de « compétitivité » sont parfaitement compatibles.

6 - Quelles sont les composantes d’une politique de qualité et quelles en sont les conséquences en matières de prix ?

Réponse: Il faut inverser les objectifs de la politique agricole en favorisant le retour à des pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé et socialement responsables.

Cette politique doit s’appuyer sur la vérité des coûts de production et cesser de subventionner l’industrie lourde et la pétrochimie par paysans interposés.

Cette orientation entraînera un relèvement des prix des denrées alimentaires, qui pourra être justifié et supporté par un abaissement des prélèvements fiscaux et des charges consacrées aux réparations des dégâts causés à l’environnement et à la société par l’agriculture intensive.

En résumé, ce que le consommateur paiera à l’étal du marchand pour des produits de qualité, il ne le paiera plus comme contribuable pour maintenir un système absurde de primes au gaspillage et à la dégradation des ressources. C’est le moyen d’instaurer une responsabilité citoyenne et une conscience collective pour l’avenir de la planète.

7 - Le secteur de la distribution répond-il aux attentes des consommateurs sur le plan de la sécurité sanitaire et de la qualité ?

Réponse : Sur le plan de la sécurité sanitaire, de gros efforts ont été faits mais surtout pour le contrôle de la qualité bactériologique. La pollution chimique des intrants, pesticides et additifs alimentaires est par contre très insuffisante. Ce qui fait que sur le plan de la qualité, en général, les situations sont très contrastées selon les enseignes et les gammes de produits.

Ecraser les prix... conduit inévitablement à rogner sur la qualité et à ruiner de nombreux opérateurs incapables de faire face aux exigences d’une distribution en position dominante.

En conclusion, le modèle agricole idéal qui permettrait de résoudre au mieux les problèmes évoqués, c’est celui de l’Agriculture Biologique et des circuits courts qui constituent une réalité sur le terrain depuis plus de trente ans et qu’il faudrait promouvoir de manière plus efficace.

L’Agriculture Biologique est largement plébiscitée par une consommation qui explose avec une croissance à deux chiffres, et qui, paradoxalement au niveau de la production, ne se développe que très lentement en France, puisque nous importons actuellement 50% de nos besoins. C’est d’autant plus étonnant pour un pays dont la vocation agricole et exportatrice est tellement vantée, alors que pour le secteur de l’Agriculture Biologique elle est totalement sous-développée, comme si la demande sociale n’avait aucun effet sur les politiques publiques…

Ce décalage entre l’offre et la demande d’une production très recherchée conduit à des aberrations et à des fraudes internationales retentissantes (cas de la mélanine dans des produits bio importés de Chine).

Force est de constater que les institutions ne jouent pas leur rôle pour développer un secteur de production dont les impacts sont éminemment bénéfiques à l’emploi, à l’environnement, à la renaissance des économies locales et à la lutte contre la pauvreté.

Il est évident que la puissance des lobbies qui maintient l’agriculture dans un état de dépendance et de prédation s’opposera de plus en plus à l’avènement d’une agriculture autonome, économe et non-polluante car les intérêts en jeu sont considérables.

C’est donc d’une politique courageuse dont nous avons besoin pour rééquilibrer les forces en présence dans l’intérêt des populations actuelles et dans celui des générations à venir.

N.B. Certaines considérations datent de presque dix ans, on voit bien que les écarts et les dégradations d’une politique agricole inadaptée, n’ont pas évolués en France.

C’est le même écho qui est rendu plus récemment par le rapport de la Conférence Internationale sur l’Agriculture Biologique et la sécurité alimentaire de la F.A.O. qui s’est tenue du 5 au 7 mai 2007 à Rome.
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