La troisième partie passe en revue toutes les activités économiques et financières qui se sont développées dans le village








titreLa troisième partie passe en revue toutes les activités économiques et financières qui se sont développées dans le village
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§ 5.  Le secteur du cuir

 

1.  Le tanneur

 

La tannerie est une vieille tradition qui s'implantait à l’endroit où il y avait des chênes et des ruisseaux capables de fournir l’eau nécessaire à la préparation du cuir et à actionner le moulin à broyer. Depuis l’antiquité, il y avait des tanneurs qui réalisaient chaussures, ceintures et harnais pour les chevaux. A Silenrieux, la première tannerie connue est celle que Françoise Ernotte, Vve de François Boulouffe vendit à Jean Antoine en 1675.

Par la suite, Pierre Jacquart achète le 13 janvier 1733 une prairie près du moulin pour construire une tannerie (près de la pale actuelle). En 1749, il fait don de sa tannerie à son fils Jean Joseph Jacquart. En 1774, Jean Jacquart la remet à ses enfants avec une boutique en face de l’église (Nicolas, Marie Anne, Jean Théodore et Anne Louise) ; il s’agit d’une tannerie avec cuves, chaudières et ustensiles.

Le 17 mai 1785, les héritiers Jacquart mettent en vente publique la tannerie qui sera adjugée à Jean Jacques Lambotte de Boussu qui la revend le 14 septembre 1785 à Jean Joseph Ernotte prêtre principal du collège du roy et chanoine de Ste Anne à Douai.

En 1834, elle appartient à la Vve Médot et fut exploitée de 1840 à 1851 par Pierre Médot (fils). Par la suite, elle tomba en ruine en 1884.

Une autre tannerie fut exploitée par la famille Coenen dès l’époque française.

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La tannerie Coenen

 

Gérard Coenen de Pas de la l’eau est à la fois aubergiste, maître tanneur et corroyeur (d’au moins 1800 à 1840), puis la Vve Gérard Coenen ; en 1852, son fils Gérard Coenen prend le relais et construit une nouvelle tannerie au remblais ; il sera aidé dans son travail par Florent Coenen de 1852 à 1860 ; à partir de 1867 jusque 1880, la tannerie est la propriété d’Eugène Coenen qui la vendra en 1881 à Clovis Bastin qui en fera une maison.

Une troisième tannerie était exploitée par la famille Marsigny ; Jean Joseph Marsigny à la fin du 18ème siècle et Ferdinand Marsigny, corroyeur et tanneur de 1800 à 1830.

 

En 1833, Silenrieux comptait 4 tanneries selon le cadastre.

En 1847, Augustin François construit une nouvelle tannerie à la Pisselotte qui passera à Adolphe François de 1852 à 1900. Il sera aidé par Louis François de 1870 à 1900 et 2 à 3 ouvriers travailleront pour eux (les frères Corbiaux).

En 1880, il n’y a plus qu’une tannerie à Silenrieux (François) qui produit 7980 kg par an avec un ouvrier ; en 1900, Edgard Dubray reprend la tannerie François avec plus ou moins 5 ouvriers ; il est spécialisé dans les bandes noires, cuirs et courroies pour selliers et bourreliers et cuirs semelles, empeignes et veaux gris ; en 1905, il demande un moteur aéropétrolique pour sa tannerie ; en 1929, la tannerie est transformée en grange.

 

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La tannerie Dubray

 

En 1903, c’est l’arrivée à la Pisselotte de Louis Bombled, ouvrier tanneur qui travaillera chez lui jusqu’en 1936, puis la reprise sera assurée par son fils, André Bombled jusque 1960.

 

2. Le cordonnier

 

Au début du 18ème siècle, Jean Mascart ; au milieu du 18ème siècle, Théodore Lorent, Jean Baptiste Letellier, Philippe Ganard, Pierre Sevri ; à la fin du 18ème siècle, Pierre Sevrin, François Grandelet, Felix Ganard ; au début du 19ème siècle, François Grandelet (al Maman), Hubert Sternaux, Pierre Breda, Pierre Petit, Pierre Ganard, Nicolas Gillard, Lambert Noël, Jean Coenen, Felix Ganard, Pierre Sevrin, François Coenen, Joseph Petit, Pierre Louis ; au milieu du 19ème siècle, François Coenen, Pierre Grandelet, Dieudonné Marlier, Nicolas Bougard, Pierre Sevrin (bottier), Jean Bapt Marlier, Philibert Pimparet, Adolphe Jussiant (bottier) ; à la fin du 19ème siècle, Joseph Lechat, Adolphe Jussiant (maître), Jules Meunier (ouvrier), Dieudonné Marlier, Ernest Corbiaux (ouvrier), Albert et Camille Jonniau, Pierre Grandelet, Antoine Lacroix, Joseph Randoux, Arthur Lambotte, Victor Léonard ; au début du 20ème siècle, Jules Meunier, Albert et Camille Jonniaux, Justin Linard, Désiré Pavot, Maurice Charlier, Otto Fostier ; au milieu du 20ème siècle, Badillon Fostier, Jean Boulanger, Léopold Mathet.

 

 

3. Le bourrelier

 

(il fabrique en cuir les harnachements d’animaux de trait, les sacs et courroies).

A la fin du 18ème siècle, Nicolas Lambotte ; au début du 19ème siècle, Philippe et Jacques Lambotte, Antoine Gilcart ; au milieu du 19ème siècle, Philippe Lambotte (décès 1852), Jean et Elisé Lambotte ; à la fin du 19ème siècle, Elisé et Jean Lambotte (maître), Clovis Bastin ; au début du 20ème siècle, Antoni Dupont (maître), Clovis Bastin ; au milieu du 20ème siècle, Antoni Dupont.

 

 

§ 6.  La production de la bière et les brasseries

 

1.  Présentation générale et historique

 

La bière fut probablement déjà adoptée par les Gaulois qui habitaient sur les hauteurs de la vallée de l’Eau d’Heure du côté de Battefer. On parlait de cervoise (cervesia) et la production restait une pratique familiale. Sa popularité vient de la crainte des maladies que pouvait provoquer l’eau. Pour la produire, le grain germé de l’orge était mis à cuire dans l’eau, puis on laissait l’infusion fermenter et on la relevait par des plantes de marais aromatiques, voire avec du miel et des champignons. Aux Gaulois aussi revient le mérite d’avoir inventé le foudre et le tonneau en bois. Le foudre pour la fermentation et le tonneau pour la conservation et le transport.

A partir de l’époque gauloise au 8ème siècle, la fabrication restera essentiellement une recette familiale. A partir de Charlemagne, des brasseries publiques furent construites dans chaque domaine ou village. Dans le domaine de Sileno rivo (de l’abbaye de Lobbes), la population locale pouvait aller brasser à des jours précis moyennant un droit à verser au seigneur (la banalité) car le seigneur se réservait le monopole de la production de bière. A cette époque, on utilisait l’orge, l’avoine, le seigle, mais surtout l’épeautre. On y ajoutait pour aromatiser le gruit (ou gruy), c’est-à-dire une mixture d’herbes et plantes aquatiques des marais. Au 15ème siècle, le houblon remplace le gruit car il a une saveur plus appréciée et conserve plus longtemps la bière. Le mot « bière » apparaît à ce moment.

C’est aussi au 15ème siècle que le brasseur ajoute au moût la levure ou les restes fermentés provenant d’un brassin antérieur. La bière de consommation courante avait la teneur en alcool d’une « pils » d’aujourd’hui. A Silenrieux, le monopole de tenir une brasserie que détenait le seigneur avait disparu dès les temps modernes (il n’y avait plus de brasserie banale). Cependant, il était défendu de brasser le dimanche et de servir à boire pendant les offices sous peine d’amende. Les bourgeois pouvaient brasser pour leur propre consommation dans des chaudrons ; mais la bière houblonnée devient un produit semi industriel élaboré dans les brasseries (voir ci-dessous) par des artisans spécialisés. A Silenrieux, on a connu 2 houblonnières citées au 17ème siècle : la houblonnière près de Bethléem (1617) et la houblonnière du curé au centre du village près de la cure et de la brasserie Baslaire tenant au chemin royal.

L’âge d’or de l’industrie brassicole se situe au 19ème siècle quand l’usage de la bière se répand partout. On produit exclusivement des bières à fermentation haute de qualité inconstante. Vers 1870, l’utilisation de la machine à vapeur permet de produire plus de quantité.

Au 20ème siècle, il y a trop de brasserie ; lors de la guerre 14-18, les allemands réquisitionnaient les chevaux et les cuivres et font ainsi disparaître certaines brasseries ; mais c’est surtout après 1945 que les petites brasseries s’effondrent (brasserie Sohet-François et brasserie de Gerlimpont). Actuellement, on connaît un certain regain pour les petites brasseries avec bières spéciales (brasserie de Silenrieux).

 

 

2. Les brasseries de Silenrieux

 

a) La brasserie du village

 

Elle était en face du moulin et fut pendant plus ou moins 4 siècles la principale brasserie du village.

Au début du 16ème siècle, elle appartient à la famille Pasquoy.

Le 6 février 1557, Jehan Ghosson hérite de la part des enfants de Collo Pasquoy et Charlotte Ghosson de la brasserie proche du moulin avec courtil et étable.

Vers la fin du 16ème siècle, elle appartient à Englebert De Treigne qui la lègue en 1602 à Amand De Treigne. Vers 1616, celui-ci la vend à Jacques Petit.

Le 15 avril 1630, Jacques Petit vend par arrentement une maison, étable et brassine près de la cure à Jaspar Mallet.

D’au moins 1655 à 1663, elle appartient à Jacques De Treigne qui le 1er octobre 1663 la laisse à son fils Marc Antoine De Treigne.

En 1682, Marc Antoine De Treigne cède la brasserie au curé Thomas Baslaire.

A son décès en 1703, c’est son frère Gilles Baslaire qui hérite de la brasserie qui la vend le 20 avril 1705 à Félix Ganard.

Le 14 août 1760, la Vve de Félix Ganard fera passer publiquement la brasserie aux enchères ; elle fut acquise par Jean François Piret, propriétaire du moulin de Silenrieux.

Au décès de Jean François Piret, ses enfants héritèrent de la brasserie en indivision (Jean Joseph Piret, Antoine Piret, Isabelle Piret mariée à Antoine Libert, Jeanne Catherine Piret mariée à Jean Baptiste Jamar).

A l’époque française et hollandaise, elle fut louée à François Misson, puis à Jacques Renaud à partir de 1819 ; elle se composait de 2 chaudières et de 3 cuves et la production se consommait uniquement dans la commune.

A l’indépendance de la Belgique, elle occupe un ouvrier et utilise comme matières premières l’orge d’hiver et d’été avec le houblon ; 336 hectolitres d’orge et 720 kgs d’houblon par an pour produire 650 hectolitres de bières pour les habitants du village.

La brasserie fut vendue par les descendants Piret le 19 septembre 1837 à Jacques Bouillot qui convertit celle-ci en bâtiment rural en 1843.

 

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Le bâtiment actuel de la brasserie du village

 

Remarque : en 1662, le moulin de Silenrieux comprend aussi une petite brasserie.

 

 

b) Les brasseries de Pas de la l’eau

 

Les toponymies suivantes « au bacchus » ou « la place de la brassine » en 1588 supposent l’emplacement d’une brasserie très ancienne à cet endroit où se trouvaient les bâtiments principaux de la réserve du domaine appartenant au seigneur (au Moyen Âge). C’était probablement l’emplacement de la première brasserie banale du village quand le seigneur imposait l’utilisation de sa brasserie avec un droit banal à payer.

Longtemps après, en 1843, Gérard Coenen construisit une nouvelle brasserie dans ce quartier. Elle fonctionna jusqu’en 1880 et fut transformée en bâtiment rural en 1881. Elle fut exploitée par la famille Coenen (Gérard était maître brasseur, Eugène et Firmin brasseurs ; puis en 1867, Xavier et Florent).

 

 

c) Les brasseries de Falemprise

 

Il y eut 2 brasseries à Falemprise à la fin du 18ème siècle et au 19ème siècle.

L’une était près du fourneau et exploitée par la famille Deloge (Ferdinand, cabaretier de 1831 à 1850 ; Isidore, brasseur de 1851 à 1859 avec Augustin).

L’autre était le long de route Falemprise à Soumoy, elle appartenait aux barons Louis de Cartier d’Yves et Dupont d’Ahérée ; elle fut convertie en maison en 1841 ; en 1834, on y faisait 8 à 10 brassins par an avec une chaudière et 2 cuves.

 

 

d) La brasserie de Gerlimpont

 

En 1872, la brasserie fut construite dans les bâtiments de l’ancien moulin de Gerlimpont par Auguste de Thibaut ; elle comptait 3 chaudières. La famille de Thibaut (Oscar et Auguste) l’exploitèrent jusqu’en 1884. En 1880, avec la brasserie François, on produisait 4950 hectolitres par an à Silenrieux.

En 1884, elle fut vendue à Augustin et Jean Thiriau qui convertirent un bâtiment en malterie et agrandirent en 1886 la brasserie.

Le 11 avril 1888, elle est vendue à Désiré Crochelet qui l’agrandira encore. A la mort du père, les fils reprennent la brasserie en société en nom collectif « Aimé, Arthur, Emile et Camille » ; il y a 4 ouvriers.

 

En 1938, les frères Crochelet la vendent à Louis Bouckaert qui en 1942 la revendra à Raphaël Falcon qui la dénommera « R. Falcon-brasserie de Gerlimpont ». La production prit fin en 1952.

  

e) La brasserie de la famille François

 

En 1837, une écurie fut transformée en brasserie par Augustin François qui perdit son emploi de régisseur aux fourneaux de Falemprise ; il y avait 2 chaudières et 2 cuves. La fabrication de la bière brune était consommée localement à Silenrieux.

De 1837 à 1852, elle prit le nom de « François et consorts » ; puis de 1852 à 1861, elle fut exploitée par Charles François ; depuis 1861, elle devient la brasserie François frères (Charles, Alexandre et Adolphe) ; elle aura comme directeur Azari Canivet.

En 1902, Louis François installe un moteur aéro- pétrolique dans sa brasserie.

De 1906 à 1924, elle prend le nom de « société en commandite simple Louis François et Cie ».

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A partir de 1924, elle devient « Sohet et Cie » suite à son mariage avec Emma François ; il y a 2 ouvriers. Elle fut détruite complètement par les bombardements allemands de mai 1940 et on ne la reconstruira pas.

 

f) La brasserie de Jean Gailloz près de Beaupont

 

De 1608 à 1616 au moins, Jean Gailloz avait une brasserie avec étable à « la jambe de bois » (près du restaurant chinois actuel).

  

g) La nouvelle brasserie de Silenrieux au Noupré

 Pour en savoir plus sur la brasserie de Silenrieux

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Actuellement, Silenrieux possède encore une brasserie qui fut créée en 1992 dans un ancien entrepôt à grain sous forme de « SA brasserie de Silenrieux » dirigée par Eric Bedoret jusqu’en 2001. Elle a été remise à un brasseur de Silly.

C’est une brasserie très novatrice issue d’une coopérative agricole qui a mis au point la fabrication d’une bière brune à partir du sarrasin (la Sara qui a un label ecocert 100 % biologique) et une bière blonde à partir de l’épeautre (la Joseph) ; il y a aussi une bière au miel (l’Ours), une bière de Noël (la Noël de Silenrieux) et la Pagode (la bière de Julos Beaucarne).

En 1995, la production était de 110.000 litres de bière. 85 % sont vendus dans un rayon de 50 Kms, 10 % ailleurs en Belgique et 5 % en France surtout.

En 1996, l’exportation atteint 30 % vers la France, l’Allemagne et la Hollande ; des accords sont pris pour l’Espagne et les Etats Unis.

En 1998, les bières sont vendues en France, Finlande, Espagne, Suiss, Italie et Etats Unis.

A Chicago, en 1998, la brasserie reçut 2 places sur le podium au concours mondial des bières (world championship beer à Chicago): le premier prix pour la Sara et le troisième prix pour la Joseph. Elles ont été récompensées dans la catégorie belgian specialty beer.

La fabrication de la bière : les céréales sont concassées et puis mélangées avec de l’eau chaude afin de transformer l’amidon des céréales en sucre ; ensuite, on filtre pour séparer la partie solide des farines (ou drêches) qui sera valorisée en alimentation animale et le moût, future bière qui à ce stade ressemble à une eau sucrée ; dans la 3ème cuve, le moût est porté à ébullition ; cette opération sert pour l’élimination des protéines et la stérilisation ; c’est lors de l’ébullition que l’on ajoute le houblon ; le moût est alors refroidi grâce à un échangeur à plaques et mis en fermentation qui durera 6 jours ; la bière est ainsi refroidie et mise en garde. La garde est la période de clarification et de maturation. C’est à ce moment que la bière est mise en bouteilles et/ou en fûts ; à ce moment, commence alors la dernière phase de la fabrication, la refermentation ; elle dure 3 semaines et apporte un pétillant naturel à la bière ; la bière est alors prête à la vente.

 

3.  Les charges et taxes

 

a) Le droit d’afforage

 

C’est un droit payé au seigneur en échange du privilège de vendre la bière dans le village. Celui-ci était prélevé lors de la mise en perce des tonneaux. Il était fixé à une pinte par tonneau (en 1669) et la valeur de la pinte était fixée par la cour de justice de Silenrieux.

Exemple : « le 18 mai 1767, nous mayeur et échevins de la cour de Silenrieux déclarons avoir taxé la bière à 10 sols argent de France le pot faisant 10 doubles la pinte ; ordonnant à chacun de se conformer à la taxe dès ce jour jusqu’à autre ordre ».

En fait, la somme variera suivant la cherté des grains et du houblon.

A Silenrieux, ce droit d’afforage était payé pour un tiers à l’avoué et 2/3 au seigneur.

Pour récolter l’argent, on mettait à ferme pour un nombre d’années ce droit ; en 1628, le fermier fut Jean Ernotte.

  

b) Les impôts du braz

 

C’est un impôt de la principauté de Liège qui fut collecté au 18ème siècle à partir de 1720 à Silenrieux. En fait, on impose les céréales qui servaient à la fabrication de la bière au moment de leur conversion en drèche après la cuisson des grains. Les ecclésiastiques furent exemptés du braz. C’était un impôt minime ; mais vu l’importance de la bière dans l’alimentation, il a pesé sur les classes rurales.

A Silenrieux, le montant de l’impôt était de 40 patars ou 2 florins par muid du braz (245,695 litres) ; cependant, à partir de 1747, on y ajouta 20 patars ou 1 florins en plus.

Pour récolter cet impôt, un commis aux braz était désigné ; en 1777, Jacques Ropiquet est nommé commis aux braz pour Silenrieux, mais il propose de permuter son emploi avec Pierre François Parent contrôleur du 60ème denier.

 

En 1715, Philippe Antoine va à Thuin pour recevoir de Bailly Brogniet le bien des braz remis par l’état à la communauté de Silenrieux.

 

 

c) L’impôt sur les boissons alcooliques (droit de gabelle ou pécule de la cervoise)

 

C’est un impôt de la principauté de Liège qui frappe surtout la bière aux 16ème et 17ème siècles ; il sera abandonné à Silenrieux à cause de l’impôt du braz en 1720.

Il est fixé à la tonne ; à Silenrieux, le pécule était de 8 patars à chaque tonne de bière :

« Tous manants ne peuvent brasser la bière, ni faire aucune sorte de breuvage sans au préalable en avertir l’obtenteur du dit pécule et l’obtenteur devra payer le prix dans les mains de la cour de justice de Silenrieux ». L’obtenteur était le fermier chargé de recevoir cet impôt pour la cour de Silenrieux ; Les fermiers du pécule de cervoise ou gabelle sont en 1670, Nicolas Fontenelle, en 1686 et 1687, Lambert Loyet et Jean Baudy, en 1688, Laurent Mousquet.

Grâce aux statistiques du pécule de cervoise, on connaît la quantité de bière produite à Silenrieux de 1691 à 1719 : 1101 tonnes de 1691 à 1693 ; 272 tonnes en 1694 ; 192 tonnes en 1695 ; 402 tonnes en 1696 ; 445 tonnes en 1697 ; 446 tonnes en 1698 ; 729 tonnes en 1699 et 1700 ; 262 tonnes en 1701 ; 433 tonnes en 1703 ; 353 tonnes en 1704 ; 456 tonnes en 1705 ; 566 tonnes en 1707 ; 520 tonnes en 1708 ; 168 tonnes en 1709 ; 353 tonnes en 1710 ; 395 tonnes en 1712 ; 420 tonnes en 1713 ; 476 tonnes en 1715 ; 456 tonnes en 1719.

 

 

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